- il y a 6 jours
Retrouvez le replay de l'avant-course de l'individuel messieurs de la 6e étape de la Coupe du monde de biathlon à Nove Mesto du 22/01/2026.
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00:00:2516h45, soyez les bienvenus.
00:00:27On est heureux de vous accueillir à cet horaire inhabituel pour le biathlon.
00:00:29On est à Novémiesto.
00:00:30Les courses ont lieu plus tard dans la journée ou dans la nuit,
00:00:34puisqu'il fait déjà très sombre du côté de Novémiesto.
00:00:38C'est le charme de cette étape de Coupe du Monde où les courses se disputent en nocturne.
00:00:42C'est le Chaudreau, voilà comme on surnomme ce stade,
00:00:44qui avait accueilli les championnats du monde.
00:00:46On avait passé des moments incroyables ensemble pour ces championnats du monde.
00:00:49Ce sont les dernières courses avant les Jeux Olympiques.
00:00:52Vous devinez l'importance et l'impact de ces courses pour la caravane du biathlon.
00:00:56Tanguy nous fait l'honneur de sa présence ici.
00:00:59Comment ça va, Tanguy ?
00:01:00Bonsoir, mais ça ouvre.
00:01:01Tout va très bien.
00:01:02Oui ?
00:01:02Oui, on compte faire.
00:01:03Content d'être à côté d'Alexis ?
00:01:05Bien sûr.
00:01:05On ne se voit pas beaucoup ces derniers hivers.
00:01:08On se voit un peu plus.
00:01:09La réciproque est moins...
00:01:12Est-ce que moi je suis content ?
00:01:15Qu'est-ce que vous sous-entendez ?
00:01:16Si, ça change un peu.
00:01:18Oui, voilà, vous voyez, il fait avec, quoi.
00:01:21Il est très joué par contre.
00:01:22Moi je m'adapte de toute façon, je fais bien avec ce qu'on me propose.
00:01:25Ce qu'on me propose Tanguy, je prends Tanguy.
00:01:28On était heureux d'avoir Marie avec nous tout au long de la semaine.
00:01:30Comment ça va Marie ?
00:01:31Ça va, très contente d'être à côté d'Anne-Sophie et en face d'Alexis et de Tanguy.
00:01:35Et Anne-Sophie nous fait également l'honneur de se présenter.
00:01:39Et je me réjouis d'être parmi vous tous.
00:01:42On est heureux.
00:01:43Charles-Antoine aussi va regarder l'équipe de choc, évidemment, qui laisse place au biathlon.
00:01:46Mais l'équipe de choc qui est de retour la semaine prochaine puisqu'il est 16h46
00:01:49et que c'est l'horaire habituel de l'équipe de choc.
00:01:51Charles-Antoine qui fait ça.
00:01:54Mais il le fait parce qu'il y a une vraie bonne raison, Charles-Antoine.
00:01:59Oui, bonjour à tous.
00:02:00Il fait froid ici, mais Saoud, regardez, on a mis les moufles, le bonnet bien accroché sur la tête.
00:02:05Moins 6 degrés tout à l'heure, la nuit tombe là.
00:02:08Il fait quasiment nuit ici en République tchèque.
00:02:11Et c'est un froid glacial qui a envahi ce pays depuis quelques jours.
00:02:15Moins 10 il y a 3 jours.
00:02:16Les garçons sur le patir avaient du mal à tirer.
00:02:18On voit pendant les entraînements, chacun essaye de remettre un petit peu de sang dans les extrémités
00:02:23en faisant ce geste-là qu'on voit très régulièrement pendant les réglages.
00:02:27Eh bien, il est propice parce qu'il fait froid.
00:02:28Et le vent, c'est une petite brise qui n'est pas forcément très forte, mais elle vient de derrière, juste derrière, de l'est, sud-est.
00:02:35Là, je me trouve à l'entrée du retour dans le stade.
00:02:39On va faire le petit chemin avec Jérémy.
00:02:41Et là, on a vent dans le dos, si vous voulez.
00:02:44Mais quand on est face au vent, comme c'est mon cas actuellement, il fait assez froid.
00:02:48Et donc, ça veut dire aussi que les athletes, aujourd'hui, ils auront ce vent dans le dos pour récupérer le patir.
00:02:54Donc, une petite aide précieuse, m'a dit Cyril Burdé tout à l'heure.
00:02:57Et puis, si on continue d'avancer, vous voyez que le chaudron de Nové Mesto, comme vous aimez l'appeler,
00:03:03il commence à se remplir un petit peu.
00:03:04En tout cas, le speaker, il est toujours présent.
00:03:07Lui, il nous crie très fort dans les oreilles.
00:03:09Et puis, à gauche, vous avez beaucoup de monde.
00:03:12Ils vont remplir les tribunes dans quelques instants.
00:03:14C'est la tempe VIP.
00:03:14Vous savez, mes salutes, c'est là où vous passez beaucoup de temps quand vous venez sur le terrain.
00:03:17C'est là où on se remplit avant les courses.
00:03:19Parce qu'il faut prendre des forces.
00:03:20Il fait froid dehors.
00:03:21Il faut avoir chaud dans les tribunes, aujourd'hui.
00:03:23Les téléspectateurs ont corrigé, Charles-Antoine.
00:03:26Alors, on se trouve plutôt, blague à part, là où il y a la tribune de l'autre côté.
00:03:29Derrière la tribune, où il y a beaucoup de petites cabanes.
00:03:31Où il y a beaucoup de choses très sympas à manger, à boire également.
00:03:35Pendant les Mondiaux, c'était comme ça.
00:03:36En tout cas, c'est tout le temps comme ça ou pas ?
00:03:38Oui, l'espace de vie pour les athlètes.
00:03:40Pour les athlètes, quand ils ont terminé leur semaine.
00:03:43Mais pour les spectateurs, et derrière la tribune, effectivement.
00:03:46L'équipe Connect, Anne-Sophie.
00:03:48Alors, quelles questions la cellule biathlon a choisie pour le sondage, aujourd'hui ?
00:03:51C'est le tout dernier individuel avant les Jeux Olympiques.
00:03:54Vous le savez.
00:03:55Alors, qui va le remporter, ce dernier individuel, avant les Jeux ?
00:03:58Est-ce que ce sera Éric Perrault, lui, qui est champion du monde, en titre de ce format ?
00:04:02Est-ce que ce sera Johan Olav Botten, le Norvégien, qui fait son grand retour sur cette étape ?
00:04:07Est-ce que ce sera Tommaso Giacomel, c'est toujours lui, qui est maillot jaune ?
00:04:10Ou Sébastien Semuelsen, sur sa lancée de Rupolding ?
00:04:13J'ai déjà voté, c'est une évidence, mais ça hôte pour vous.
00:04:16Éric Perrault, il a en plus très envie de briller en Tchéquie cette semaine.
00:04:20Alors, on vote Perrault.
00:04:21Je vote Perrault.
00:04:22Ça, c'est vrai, mais si on peut afficher de nouveau le sondage, ça ne va pas du tout, la cellule biathlon.
00:04:26Ah, ça ne vous va pas ?
00:04:26Où est le champion olympique de l'individuel sur ce choix ?
00:04:29C'est vrai, on a oublié Quentin Fillon-Maillet.
00:04:30Mais vous avez un autre biathlète, je vous laisse me le proposer.
00:04:34C'est Maïlis qui sera à la réception de tous vos Quentin Fillon-Maillet
00:04:38qui vont désormais inonder la boîte mail de l'équipe Connect.
00:04:42Quentin Fillon-Maillet, c'est une petite boutade parce qu'on s'intéressera à Quentin Fillon-Maillet.
00:04:46On reviendra sur ses quatre ans depuis ces Jeux Olympiques extraordinaires de Pékin.
00:04:50L'itinéraire de Quentin Fillon-Maillet qui n'a pas toujours été simple,
00:04:53mais il est de retour en forme, on le souhaite, pour la nouvelle Olympiade J-15 avant les Jeux Olympiques.
00:05:00Marie et Alexis, est-ce que vous sentez une atmosphère toujours particulière
00:05:04sur cette dernière étape qui précède les Jeux Olympiques ?
00:05:07C'est une étape où on a envie de, comment dire, je ne sais pas si on peut dire se rassurer
00:05:11parce que ce ne serait pas le bon mot à employer,
00:05:14mais en tout cas aller chercher des points positifs pour arriver en confiance sur les Jeux.
00:05:17essayer de trouver des petits détails qui vont compter, des points sur lesquels se raccrocher.
00:05:24C'est tout ça qu'on va chercher.
00:05:25Après, il y en a qui vont chercher aussi le classement général
00:05:27parce qu'en fait, il y en a qui jouent sur tous les tableaux et nos Français en font partie.
00:05:31Donc, c'est un petit peu tout ça qu'on va aller chercher ce soir
00:05:35sur un format un peu différent aussi,
00:05:38avec des courses un peu différentes cette semaine,
00:05:40individuels cours, les mix, ma start.
00:05:42C'est un enchaînement un peu inédit.
00:05:45Donc, on va suivre ça avec attention.
00:05:47On va écouter les biathlètes sur ce choix de stratégie d'être à Novémesto
00:05:50pour préparer ces Jeux Olympiques également.
00:05:54Et vous réagirez ensuite, Alexis.
00:05:55Voici les biathlètes de l'équipe de France qui réagissent à ce choix stratégique
00:05:59d'être à Novémesto et de préparer les Jeux via cette étape de Coupion.
00:06:03Pour moi, la compétition, c'est ce qu'il y a de mieux en termes de prépa.
00:06:05Je ne vois pas vraiment de gros intérêt de faire d'impasse,
00:06:08sachant que nous, on est un peu plus habitués que les Scandinaves à l'altitude.
00:06:12J'ai eu la chance d'expérimenter ça en 2021,
00:06:15de repartir en altitude pour préparer les Chapa du Monde.
00:06:19Ça n'a surtout pas du tout marché.
00:06:21Ils partent pour trois semaines de stage.
00:06:24Personnellement, moi, je comprends, mais ce n'est pas du tout ce que je souhaiterais faire.
00:06:29Tu arrives au jeu, ça fait cinq semaines que tu es parti.
00:06:31Il reste trois semaines et finalement, c'est les trois semaines les plus importantes de la saison et peut-être de ta vie.
00:06:37C'est lourd et clairement, ce n'est pas du tout un choix que j'aurais aimé qu'on me fasse faire.
00:06:44Pour moi, mettre le dossard, c'est la meilleure préparation.
00:06:48C'est ma manière d'être bien sur les skis, d'être affûtée, d'être là.
00:06:52D'être tout le temps dans un seul objectif aussi mental, je trouve que ça peut être fatigant.
00:06:57Moi, j'ai besoin de créer du contraste pour être plus tranquille.
00:07:02Des fois, vraiment posé et ensuite, revenir vraiment plus tranchant derrière.
00:07:05C'est repousser le moment où on se met en mode JO.
00:07:08Là, du coup, il y a des nations qui sont en mode JO depuis une semaine.
00:07:11Moi, j'ai encore cinq jours de répit, entre guillemets, avant de soutenir.
00:07:14Le public, en plus ici, de Mesto, c'est assez incroyable l'atmosphère.
00:07:18Il y a du monde, ça fait du bruit.
00:07:20Il y a de l'attente aussi.
00:07:21Donc voilà, je pense que pour moi, en fait, tout est réuni pour faire la meilleure prépa possible.
00:07:26Beaucoup d'arguments, de bons arguments développés par l'équipe de France.
00:07:29Alexis, si vous deviez éclairer nos téléspectateurs, ce serait quoi le plus important ?
00:07:32C'est vraiment ça.
00:07:33La spécificité de cette date, c'est que c'est la dernière, certes.
00:07:36Mais elle est quand même, mine de rien, assez loin encore des JO.
00:07:38Les biathlètes français l'évoquent.
00:07:41Et puis, on a quand même cette particularité des impasses, où effectivement, on a beaucoup de choix différents.
00:07:46Il y en a qui se disent, on coupe pour se reposer.
00:07:48Il y en a qui se disent, on coupe pour aller faire un stage.
00:07:50Il y en a qui se disent, on coupe pour aller en altitude.
00:07:52Et il y en a qui se disent, on reste là pour participer.
00:07:55Et puis, on voit que ceux qui avaient des grandes stratégies, peut-être, finalement, ils s'étaient dit, on va partir dans une direction.
00:08:01Ils ont changé.
00:08:02Samuelson, à la base, ne devait pas être là.
00:08:04Finalement, voilà, ça change.
00:08:05On a également Botton, qui lui avait prévu de faire l'impasse.
00:08:09Mais avec tout ce qui s'est passé, il a dû réajuster.
00:08:11Donc, on a un petit peu une date qui va être particulière par rapport aux enjeux différents qu'il peut y avoir.
00:08:19Il y aura peut-être moins de densité, parce qu'il va quand même manquer pas mal de Norvégiens et pas mal d'Allemands.
00:08:25Mais on a les meilleurs, malgré tout, qui sont présents.
00:08:28Donc, on va vraiment avoir un niveau très élevé sur les toutes premières places.
00:08:31Ça, ça va être intéressant.
00:08:32Et on a, voilà, cette stratégie de l'équipe de France qui veut rester dans le rythme des compétitions, faire une pause plus courte avant les Jeux Olympiques
00:08:39et ensuite repasser un petit peu comme on le ferait normalement sur des championnats du monde, plutôt que tout réinventer pour les Jeux Olympiques.
00:08:45C'est l'individuel court qui est au programme aujourd'hui.
00:08:48On découvrira les spécificités avec Anne-Sophie dans un instant.
00:08:51Tanguy, ce qui nous éclaire du côté de l'équipe de France, c'est qu'il n'y a pas eu de changement de stratégie en cours de route.
00:08:56Est-ce que vous confirmez ou pas ? On est resté sur la même ligne avant d'aller voir Charles-Antoine pour les autres nations.
00:09:00Ce qu'il faut comprendre, c'est que ça fait deux saisons qu'ils utilisent finalement les mondiaux et la préparation de tout le printemps jusqu'à début de l'automne
00:09:07et de tout décembre-janvier pour préparer les mondiaux en vue des Jeux Olympiques.
00:09:12Donc il y a deux ans, ils ont fait des choses qui étaient peut-être à peine radicales.
00:09:15Ils ont réajusté l'année dernière.
00:09:16Ils ont vu les effets à chaque fois sur les mondiaux.
00:09:18Ça, c'est bien passé l'année dernière.
00:09:19Donc on reproduit à peu de choses près ce qui a marché l'année dernière pour une saison olympique.
00:09:23Donc on ne vient pas tout chambouler.
00:09:26Ce qui n'est pas le cas de certaines nations.
00:09:28Les Suédois sont habitués à rater, à ne pas faire cette dernière étape pour préparer différemment les Jeux.
00:09:33Chacun reste un petit peu dans son couloir et il serait bien mal avisé d'aller regarder dans le couloir d'à côté et de changer de couloir au dernier moment.
00:09:40Alors les couloirs des nations étrangères justement.
00:09:42Charles-Antoine, en résumé, ça donne quoi ?
00:09:44Justement pour parler des Suédois, pour aller un peu plus loin.
00:09:49Les filles, les sœurs Oberg notamment, elles sont directement parties en altitude à Livigno.
00:09:55Avant de rejoindre la semaine prochaine Martel, un autre lieu en altitude.
00:09:58Mais les garçons, Martin Potselmois et Sébastien Samuelsson, ils sont ici parce qu'ils ont besoin de tirer.
00:10:04Ils ont envie de s'entraîner au tir.
00:10:05C'est ce que l'équipe de Suède nous a dit un peu plus tôt dans la journée.
00:10:09Ils ont besoin de compétition un petit peu comme c'est le cas pour les Français.
00:10:12Et du côté des filles, on a aussi un choix très contrasté.
00:10:15Par exemple, chez les Allemandes, où une grande partie de l'équipe A est déjà partie en altitude.
00:10:19Alors que Francisca Preuss, elle a besoin de prendre des repères.
00:10:22Elle est venue s'entraîner tout à l'heure.
00:10:24Elle est ici à Nové-Mesto parce qu'elle a été un petit peu malade.
00:10:27Donc, elle a aussi besoin de retrouver du rythme.
00:10:29Et le changement, il se situe aussi sur le pas de tir.
00:10:31Parce qu'il y a des coachs qui sont absents.
00:10:32On va le voir dans quelques instants, notamment du côté des Scandinaves.
00:10:35Des coachs qui sont repartis un peu à la maison avant de rejoindre leur équipe A dans les différents camps en altitude.
00:10:40Tant que Siegfried Mazé est là, côté Norvège.
00:10:43Il n'est pas là ?
00:10:44Il n'est pas là ?
00:10:45Je pense qu'il n'a pas soudi la Vatze.
00:10:47Ah ouais ?
00:10:47Ah bah mince alors !
00:10:48C'est sûr que ça oblige les équipes justement à s'organiser et à se diviser.
00:10:54Et c'est ça aussi qui peut être perturbant si proche des Jeux Olympiques.
00:10:57C'est-à-dire se retrouver finalement avec d'autres entraîneurs.
00:10:59Pas avoir l'équipe au complète à certains endroits parce qu'on éclate.
00:11:02Là, on vient de prendre des exemples.
00:11:04La Norvège, la Suède, en fait, les équipes, elles sont un peu exposées.
00:11:07Il y en a qui sont en stage, il y en a qui sont en repos.
00:11:09Il y en a qui sont en train de faire la compétition.
00:11:11Moi, je trouve que la stratégie de l'équipe de France...
00:11:13Bon, on verra aux Jeux Olympiques.
00:11:14De toute façon, ce sera le juge de paix et on fera le point à la fin.
00:11:16Mais la stratégie de l'équipe de France, voilà, elle est basique.
00:11:20On continue à courir, on ne se pose pas de questions.
00:11:22Mais au moins, on ne s'embête pas non plus avec des trucs des fois qui partent dans tous les sens.
00:11:25Et puis là, on parle de Samuel Son.
00:11:27Bon, ils ont beau dire on veut tirer, on veut machin.
00:11:30En vérité, Samuel Son, il est bien classé au classement général.
00:11:32Il dit que c'est peut-être la seule fois de ma vie que je peux le jouer.
00:11:34Je vais le jouer.
00:11:34Et en fait, il a beau nous inventer tout ce qu'il veut de tirer, de ne pas tirer,
00:11:37ce n'est pas une course de plus ou de moins qui va changer quoi que ce soit pour les Jeux Olympiques.
00:11:40C'est juste que tout d'un coup, ils se sont pris au jeu avec Pansillo-Oma de ce classement général
00:11:43où ils se disent, on a peut-être un coup à faire.
00:11:45Pansillo-Oma, il peut peut-être jouer le podium.
00:11:47Samuel Son, il peut peut-être jouer la victoire.
00:11:49Voilà, ils se font ça aussi en plus.
00:11:51Tous ceux qui jouent le classement général sont là.
00:11:53Ceux qui ont des chances au classement général sont là.
00:11:55C'est important de le rappeler avant le départ de l'individuel cours.
00:11:58Tanguy, très rapidement.
00:11:59Et on redécouvre avec Anne-Sophie la sélection officielle des Bleus pour les JO.
00:12:04Non mais quand on regarde le calendrier, on se rend compte que là, dimanche, on sera le 25 janvier.
00:12:08La première course des Jeux, c'est le 8 février.
00:12:10Ça laisse de la marge.
00:12:11Et le 8 février, c'est un relais mixte.
00:12:13Ça veut dire qu'il y a une grande partie des athlètes qui ne vont pas courir avant le 10 ou le 11 février.
00:12:17Ça fait 16 ou 17 jours entre le dernier dossard ici et le premier dossard des Jeux.
00:12:22Ça laisse du temps aussi pour se repréparer.
00:12:24Et ceux qui ne sont pas là cette semaine, ça veut dire qu'ils auront une semaine encore en plus sans dossard,
00:12:27sans intense, sans confrontation.
00:12:29Ça commence à faire beaucoup.
00:12:30La seule vraie raison valable, si on devait en donner une, potentiellement, c'est le bloc en altitude.
00:12:36C'est de dire, OK, on part pour être suffisamment longtemps en altitude et pas on arrive une semaine avant ou pas on ne fait que deux semaines.
00:12:41C'est vraiment, on essaie de faire un bloc de trois semaines ou d'un mois.
00:12:44Voilà, ça, ça peut être entendable par rapport à certaines stratégies, bien sûr.
00:12:46Un nouvel esto de soir.
00:12:47Oui, Marie.
00:12:48Moi, je dirais juste que sur les Jeux, en fait, chaque nation a sa stratégie.
00:12:52Et que c'est compliqué de savoir vraiment qui a raison.
00:12:56Il y a tout qui a déjà été fait, que ce soit en altitude ou pas.
00:12:58On a déjà vu des impasses sur les dernières Coupes du Monde avant les Jeux.
00:13:01Il y a toujours eu des nations qui faisaient des impasses, qui testent des choses, qui permettent de se repréparer, de refaire un bloc musculaire ou un bloc de volume.
00:13:08Enfin, voilà, c'est vraiment des stratégies différentes.
00:13:11Moi, personnellement, je suis d'accord avec la stratégie des Français parce que je trouve qu'il n'y a rien qui remplace le mieux une compétition pour préparer une compétition.
00:13:18Mais après, voilà, tout s'entend et ça ouvre la porte à d'autres personnes.
00:13:24C'est ça, ça va faire notre affaire.
00:13:25Celui qui gagne a raison.
00:13:27Et ce qui est rigolo, c'est qu'il y a quatre ans, il y en a deux qui ont gagné aux Jeux Olympiques.
00:13:29C'est Quentin Fionmaillac qui a fait toutes les courses avant les Jeux.
00:13:32Et c'est Johannes Böck qui a fait des impasses avant les Jeux.
00:13:34Oui, il n'y a pas de vérité.
00:13:35Merci aujourd'hui.
00:13:37La liste officielle de l'équipe de France, Anne-Sophie.
00:13:40Une dernière réunion a eu lieu en début de semaine et donc on connaît la sélection.
00:13:44Il restait deux tickets, effectivement, pour l'équipe de France.
00:13:47Dans l'équipe de France masculine, ce sont Oscar Lombardo et Emilia Claude qui ont décroché sans surprise les deux précieux sésames.
00:13:55Voici donc les six biathlètes que l'équipe de France va emmener en Tolst pour les Jeux Olympiques.
00:14:01Mais vous le savez, il va encore falloir trancher parmi ces six photos-là, puisque seulement quatre biathlètes par nation pourront être alignés au départ des courses.
00:14:10Ça veut dire que les quatre titulaires, a priori, on les connaît ?
00:14:14Oui, parce que là, on verra, on ne sait jamais.
00:14:17Surtout s'il peut y avoir des changements en dernière minute, s'il y en a un qui est malade ou autre.
00:14:21Mais là, avec la course que Fabien a fait sur la poursuite, on aurait pu se dire, tiens, est-ce qu'Oscar, à un moment donné, on va penser à lui pour le mettre sur une course individuelle ?
00:14:28Là, il n'y a peut-être plus vraiment de raison de se poser cette question.
00:14:31Par contre, est-ce qu'on décide avant pour le relais, est-ce qu'on attend le dernier moment, ce genre de choses, à voir ?
00:14:37Après, il peut y avoir quand même sur certaines courses individuelles, notamment justement sur l'individuel, sur le 20 km, qui est une course un peu différente.
00:14:42Il peut peut-être y avoir une ouverture pour un des deux plus jeunes de l'équipe, s'il y en a un qui, à un moment donné, passe un peu à côté.
00:14:49Mais sur le sprint et la poursuite, en tout cas, personnellement, je serais surpris de voir un autre billet athlète réintégrer ce quatuor.
00:14:58Marie, c'est votre sentiment ?
00:14:59Je n'ai rien à ajouter. Moi, oui, je suis entièrement d'accord. Pour moi, on ne s'embête pas.
00:15:02On pouvait séparer la feuille en deux, sauf pépins, grippe. C'est pour ça qu'on a des remplaçants.
00:15:08Et au contraire, on aurait tort de se priver, d'autant plus qu'on a des remplaçants de luxe.
00:15:12Le seul petit enjeu, il est sur cet individuel court. Aujourd'hui, s'il y a un de ces deux remplaçants potentiels qui vient chercher un podium aujourd'hui,
00:15:21ce qu'a fait Emilien Claude l'année dernière, avant les Mondiaux, il peut aller chercher une place juste sur la course de l'individuel au jeu.
00:15:27Ça peut être ça, un des enjeux pour les gars aujourd'hui.
00:15:30Mais ça dépendra aussi des résultats. Si, en fait, les Français qui sont alignés vont chercher des médailles et qu'ils ont envie de continuer à courir.
00:15:35En fait, c'est un peu ça qui se passe souvent sur les Jeux Olympiques pour les remplaçants.
00:15:38C'est que des fois, on a des stratégies un peu en se disant, tiens, on va peut-être pouvoir mettre le remplaçant à tel moment.
00:15:43Mais s'il y en a un qui est vraiment en méforme, on ne se pose pas la question, on remplace.
00:15:47Par contre, s'il y en a un où on s'était dit, tiens, lui, on va l'intervertir.
00:15:50Puis finalement, il fait une médaille sur une des premières courses.
00:15:53En fait, après, il a la priorité. Il se dit, bon, attends, j'ai eu ma médaille. Tant que j'ai envie de courir, je continue de courir.
00:15:57Donc, c'est presque impossible de faire les projections.
00:16:00Par contre, les toutes premières courses, déjà, ça va être dur pour eux de choisir pour le relais mixte.
00:16:03Où là, il va y avoir une vraie sélection, quand même, où il va falloir se poser les bonnes questions et bien décider chez les garçons et chez les filles qui ont choisi.
00:16:10Par contre, après, pour les courses individuelles, dans les deux genres de l'équipe de France, ça a l'air d'être plutôt clair sur celles et ceux qui devraient participer au sprint à la poursuite.
00:16:18Relais mixte et relais mixte simples au programme à Nové-Miesto ce samedi.
00:16:21Soyez là pour cette dernière étape avant les Jeux Olympiques.
00:16:24Il est 17h, passé d'une minute, si vous en rejoignez.
00:16:28Et on est bien en direct pour le biathlon avec cette étape à Nové-Miesto, des courses qui ont lieu en soirée.
00:16:33L'individuel cours est au programme aujourd'hui avant de découvrir la sélection pour les championnats d'Europe qui ont lieu la semaine prochaine, Anne-Sophie.
00:16:38Et ça compte quand on parle de remplaçants.
00:16:41Il y a des athlètes qui ont peut-être encore une carte à jouer en vue des Jeux Olympiques en cas de pépins.
00:16:46On va aller voir Charles-Antoine qui est sur place, les techniciens qui savent faire.
00:16:50Charles-Antoine dans des conditions qui semblent difficiles aujourd'hui pour l'individuel cours.
00:16:54Difficile parce qu'un peu froide et glaciale, notamment quand on remonte, quand on sort du pas de tir,
00:17:03comme c'est le cas des techniciens qui passent là à l'instant.
00:17:05Voilà, hop, on sort du pas de tir et on a vraiment le vent de face.
00:17:08Et on le sent même nous sans faire d'efforts.
00:17:10Et bien que ce vent, il pousse et il rend le stade assez froid.
00:17:15C'est un vent et une température qu'il va falloir gérer au pas de tir.
00:17:19Parce qu'on sait que les membres, les doigts sont à un endroit très très sensible et parfois on perd un petit peu de la sensibilité.
00:17:26Et c'est ce qui est très important.
00:17:27Il faut garder la sensibilité pour bien tirer.
00:17:29Et en revanche sur le pas de tir, il faut le dire, il y a quand même un mur à droite.
00:17:33Vous savez, Messa, où vous êtes venus ici, il y a un petit mur de bois qui protège en fait le pas de tir.
00:17:39Et donc la brise qui vient de l'Est, elle n'est pas aussi franche sur le pas de tir.
00:17:44Et on voit les fagnons qui bougent, mais tout doucement, notamment sur la cible 1, 2, 3.
00:17:48Et dès qu'on sort un petit peu des cinq premières cibles, là on voit que très franchement, les fagnons bougent beaucoup plus.
00:17:54On s'installe, vous voyez, la combinaison de l'équipe de France pour l'entraîneur de tir, l'individuel court au programme aujourd'hui.
00:18:00On y revient dans un instant, Anne-Sophie, c'est important.
00:18:03La semaine prochaine, on vivra ensemble les championnats d'Europe.
00:18:05La sélection française est tombée également.
00:18:07Oui, à partir de mercredi, 10h, début de ces championnats d'Europe, où on retrouvera le meilleur de l'équipe de France B, avec notamment Antonin Guigona.
00:18:16Il aurait pu bousculer la sélection olympique, Antonin, parce qu'il a signé deux victoires ces dernières semaines depuis le début de l'année 2026.
00:18:24Il sera donc aligné sur ces championnats d'Europe.
00:18:27On notera également la présence de Damien Levé ou encore de Gaétan Paturel.
00:18:31Les trois que je viens de vous citer, ils sont deuxième, troisième et quatrième du classement général de cette IBU Cup.
00:18:37Rendez-vous donc à partir de mercredi, 10h sur la chaîne l'équipe, au programme individuel sprint, poursuite et relais.
00:18:44Et c'est important, en cas de pépin pour la sélection, d'accrocher un éventuel billet pour être remplaçant aux Jeux Olympiques.
00:18:51Ça passera par des bons championnats d'Europe.
00:18:53Au lendemain de ces championnats d'Europe, lundi 2 février à 21h15, l'équipe Explore vous prépare un documentaire exceptionnel
00:19:03qui revient sur la préparation de l'équipe de France pour ses Jeux Olympiques, avec Pierre Esquer et Jean-Pierre Bidet.
00:19:08Tanguy, qui a également participé avec tous les stages au sein de l'équipe de France.
00:19:13Documentaire exceptionnel, soyez là, lundi 2, 21h25.
00:19:16Voici un petit extrait de cette préparation des Bleus pour les Giro.
00:19:19Tes objectifs au jeu, ce serait quoi ?
00:19:22J'aime pas trop ça. On peut se causer la question ?
00:19:32Allez Rico, 20 secondes de la tête !
00:19:35Il y a de la place, mais faut les coller au fond !
00:19:37Je cherche à être champion olympique, c'est mon objectif, c'est mon rêve, même plus qu'un objectif.
00:19:43C'est un rêve d'enfant.
00:19:44Les Jeux Olympiques, pour moi, ils ont déjà démarré.
00:19:49J'ai fait une préparation comme jamais je l'ai faite jusqu'à présent.
00:20:00Il y a quelques années, on m'avait dit, de toute façon, en 2026,
00:20:03voilà, faudra pas s'attendre à grand chose, vous êtes la génération 2030.
00:20:07C'est Océane, qui va peut-être aller chercher une victoire.
00:20:16Il y aura six filles qui seront sélectionnés en olympique.
00:20:22Lou, c'est une biathlète d'exception, elle est aussi forte sur le pas de tir que sur la piste.
00:20:26A Océane, c'est une jeune athlète.
00:20:31Elle veut tout, mais puis elle veut tout tout de suite.
00:20:38Ça c'est mal à souvenir.
00:20:42Je me suis posé vraiment la question, est-ce que je suis encore capable d'aller gagner une course ?
00:20:46Aujourd'hui, il y avait Eric Perrault et le reste du monde, c'est lui le plus fort de la course du jour.
00:20:55Il est comme ça, il y en a un par génération et il est chez nous.
00:21:03Il faut qu'on en profite.
00:21:04Les chasseurs d'or, lundi 2 février, 21h25.
00:21:12Documentaire exceptionnel de l'équipe Explore.
00:21:14Soyez là pour en profiter, ce sera au lendemain des championnats d'Europe.
00:21:17Nous, on profite aujourd'hui de l'individuel court à Nové Besto, horaire inhabituel.
00:21:21On va profiter du biathlon avec les garçons.
00:21:25Dans un instant, on reviendra sur la légende.
00:21:27Quentin Firmaillet qui, il y a quatre ans, décrochait cinq médailles au jeu.
00:21:30Et puis la lutte pour le classement général qui est intense entre Thomas Zouziacomel notamment et Eric Perrault.
00:21:36A tout de suite.
00:21:37De retour à Nové Besto, bienvenue à vous si vous nous rejoignez.
00:22:0217h14 en direct. Soyez les bienvenus.
00:22:06L'individuel court est au programme aujourd'hui avec Tanguy, Alexis, Marie et Anne-Sophie.
00:22:11Il y a des sourires entre Tanguy et Anne-Sophie.
00:22:14J'ai raté quelque chose sur la reprise, non ?
00:22:16Ah non, pas.
00:22:17Non, on se moque gentiment de Geoffrey Sharpie, notre chef d'édition.
00:22:21Ah non, jamais.
00:22:22Non, on ne se moque pas avec beaucoup de tendresse.
00:22:24C'est vrai qu'il est facilement notre victime préférée.
00:22:27Notre personnage nouveau membre de l'équipe Biathlon.
00:22:31On n'est pas déçus.
00:22:33Et qui est au top.
00:22:34On est au top pour vous accueillir, pour vivre cet individuel court.
00:22:37Charles-Antoine sur place.
00:22:39Charles-Antoine, on rappelle à nos téléspectateurs les conditions du côté de Nové Besto.
00:22:44Horaire inhabituel.
00:22:45On a l'habitude pour les suiveurs de Nové Besto, mais c'est toujours bon de rappeler.
00:22:49La journée des bleus, comment on organise ça ?
00:22:52Parce qu'avec des courses aussi tard par rapport au calendrier habituel.
00:22:55Oui, c'est une vraie question intéressante.
00:22:59Vous savez qu'ils sont un peu réglés comme des Formule 1, ces athlètes de haut niveau.
00:23:04Et Fabien Claude nous disait hier, moi en fait j'aime bien ce rythme parce que je me lève un peu plus tard.
00:23:09Ils vont faire leur footing durant la matinée, puis ils mangent.
00:23:12Ils ont le temps de faire leur sieste avant de se mettre dans la course.
00:23:16C'est important le temps de sieste.
00:23:18Aujourd'hui, le sommeil c'est un des piliers de la performance.
00:23:22Et donc ils prennent beaucoup de temps pour eux.
00:23:24En plus, la force de l'équipe de France, l'avantage plutôt, c'est de loger directement sur le stade.
00:23:29Ils sont littéralement à 30 mètres derrière la tribune.
00:23:32Donc ils sont tout près du stade.
00:23:34Ils enfilent les skis, ils marchent 30 mètres, ils sont déjà sur la piste.
00:23:37C'est formidable.
00:23:38Et puis ils ont la forêt pour aller courir.
00:23:39Donc la journée, elle s'organise autour de l'entraînement et puis des repas et des siestes.
00:23:44Marie, c'est un rythme qui convient bien aux biathlètes d'avoir tout sur place comme ça.
00:23:48Ou bien on aime bien ne pas être constamment avec le regard sur le stade et être immergée en permanence dans l'ambiance biathlon.
00:23:56Quand on est du matin, ce n'est pas un rythme qu'on aime bien.
00:23:59Moi, j'étais du soir, donc j'aimais bien courir le soir.
00:24:03Je trouve que physiologiquement, on est sans rire.
00:24:06C'est Stéphane Lutiot qui m'avait dit ça à l'époque.
00:24:08Il m'avait dit, tu sais, physiologiquement, 17 heures, c'est l'heure idéale.
00:24:11Alors, je ne sais pas si c'était pour nous rassurer parce que c'est une époque où, en fait, toutes les Coupes du Monde, Oberhof, Roopolding, etc.
00:24:17Elles se faisaient très tard.
00:24:18On courait souvent à ces heures-là.
00:24:20Et voilà.
00:24:21Après, disons que le temps d'attente est un peu long.
00:24:24Il faut savoir le gérer quand même.
00:24:25Il faut savoir gérer aussi les repas.
00:24:27Pas faire que manger parce que sinon, on est écœuré.
00:24:30Et à l'inverse, faire quand même attention à s'alimenter pour pouvoir avoir des réserves pour la compétition.
00:24:35Mais après, ils s'adaptent.
00:24:37Ils connaissent aussi.
00:24:38Enfin, voilà.
00:24:39C'est quand même pas une première fois pour beaucoup d'athlètes que ça court si tard.
00:24:44Donc, c'est plus après la course.
00:24:46Ou des fois, c'est un peu particulier parce que si on fait un bon résultat, on termine tard.
00:24:50Et puis, même avec l'excitation, l'adrénaline de la compétition, on peut avoir un peu de mal à dormir.
00:24:57Et des fois, ça casse un peu ce rythme-là où on peut vite s'endormir seulement à une ou deux heures du matin.
00:25:03Donc après, bon, ça va parce que le lendemain matin, on peut se lever plus tard.
00:25:05Et ça décale un petit peu tout le rythme global et les habitudes.
00:25:10Mais c'est vrai que ce que dit Marie, c'est important quand même.
00:25:14Ça va vraiment dépendre aussi de comment on gère son stress pendant la journée.
00:25:18Ceux qui ont tendance à beaucoup stresser, ils vont consommer beaucoup d'énergie pendant toute la journée.
00:25:23Parce qu'il faut attendre toute la journée.
00:25:24Alors que quand c'est le matin, on stresse un petit peu et puis après, on y va assez vite.
00:25:27Donc voilà, c'est ces deux facteurs principalement qu'on va surveiller.
00:25:32Après, maintenant, également comme le disait Marie, on n'a que des biathlètes qui connaissent et qui ont de l'expérience.
00:25:37Donc normalement, tout le monde a déjà vécu un peu ce genre de situation.
00:25:40La startlist, Sophie, qui va partir en premier du côté de l'équipe de France et des favoris ?
00:25:45Ce sera Emilia-Claude, le premier dossard tricolore avec le dossard numéro 6.
00:25:50Il partira tôt dans cette course.
00:25:52On suivra également Oscar Lombardo avec le dossard 20.
00:25:55Et le premier norvégien, il aura le dossard 29.
00:25:58Parmi les favoris, il y a donc le grand retour de Johan Olav Botten.
00:26:02Le dossard rouge, toujours, puisqu'il y a eu un seul individuel depuis le début de la saison à Ostersund.
00:26:08Et c'est le norvégien qui l'a remporté.
00:26:10Il partira avec le dossard 38.
00:26:12Vous l'avez vu, ce groupe rouge qui partira tôt aujourd'hui autour des dossards 40,
00:26:17où on retrouvera également Campbell Wright et Tommaso Giacomel,
00:26:20toujours en tête du classement général avec son dossard jaune.
00:26:23Emilia-Jacquelin partira une minute devant Quentin Fillon-Maillet,
00:26:27qui lui-même partira une minute devant Sébastien Samuelsson.
00:26:31Les deux favoris suédois qui sont bien présents sur cette étape vont s'enchaîner.
00:26:36Samuelsson, puis Martin Poncilloma, puis Eric Perrault.
00:26:40Isaac Frey est également présent, lui qui joue le dossard bleu cette saison,
00:26:45puisqu'il est le meilleur biathlète de moins de 23 ans au classement général.
00:26:50Des Norvégiens, il y en a beaucoup, il y en aura un peu partout.
00:26:53Le 65 avec André Stromschein, qu'on a très peu vu cette saison.
00:26:56Et vête-les Paul Fenn.
00:26:58Allez, encore un nouveau Norvégien qui va vous faire peut-être souffrir,
00:27:02mais Saoud qui dispute sa toute première course en Coupe du Monde.
00:27:06Lui, c'est le dossard 79 et ça, c'est pas mal pour le suspense.
00:27:09Comme ça, il faut rester jusqu'au bout.
00:27:11On va le découvrir, ce Norvégien dossard 79.
00:27:13C'est noté, Anne-Sophie, cet individuel court, le dernier avant les Jeux olympiques.
00:27:18C'est l'occasion de replonger avec une histoire formidable, celle de Quentin Fillon-Maillet.
00:27:24Et revoyons le 9 février 2022.
00:27:28Voici la une du journal l'équipe qui consacrait Quentin Fillon-Maillet après sa médaille d'or sur l'individuel quintuple médaillé olympique.
00:27:39Quentin Fillon-Maillet, depuis ses Jeux de 2022, il n'a pas connu que des choses simples, Quentin.
00:27:45C'est l'occasion puisqu'il retrouve la forme, on l'espère, avant les Jeux de Milan-Cortina.
00:27:50Eh bien, revivons ensemble ces 4 années de Quentin Fillon-Maillet depuis la légende des Jeux olympiques 2022 et ses 5 médailles.
00:28:00Quentin Fillon-Maillet !
00:28:04C'est une image d'un autre temps. Quentin Fillon-Maillet, soulevant le globe de cristal, un mois après avoir décroché 5 médailles olympiques.
00:28:16Ça, c'est ce qui matérialise un de mes plus grands rêves, tout comme les médias olympiques, donc c'est vraiment fort.
00:28:23Un hiver doré qui va laisser des traces chez le franc-comptois.
00:28:27La saison, elle m'a beaucoup coûté. Sur le moment, je ne m'en rendais pas compte. Je continue à surfer sur la vague et le contre-coup a été très dur.
00:28:36Il n'a pas su tenir compte de tout ce qui s'était passé dans la saison, de tout ce qui s'est passé après la saison, toutes les sollicitations qu'il a honorées.
00:28:45C'est bien, tu as bien avancé. J'ai bien avancé. J'ai voulu reprendre l'entraînement trop vite alors que je vais du couper et puis attendre que le corps est complètement récupéré et aussi bien physiquement que mentalement.
00:28:57Et du coup, il arrive en début de saison, il est au bout du rouleau.
00:29:03Dès la première course de la saison, le tenant du titre abandonne son dossard jaune, seulement 15e de l'individuel de Contiolarti.
00:29:13C'est frustrant parce que j'aimerais bien. Alors les belles sensations de l'hiver dernier où ça skie facilement, je fais des temps corrects et là je subis un peu l'effort en ski.
00:29:27Une fatigue qui perdure. Quentin doit attendre 10 courses pour enfin signer son premier podium de la saison.
00:29:34Les supporters français vont pouvoir se réjouir. C'est Quentin Fillon-Maillet qui va terminer 2e.
00:29:38Une éclaircie en plein brouillard. Au Mondiot d'Oberhof, le français n'accroche aucune médaille individuelle, mais sauf sa quinzaine sur le relais masculin.
00:29:50Un triomphe collectif et un soulagement qui le porte vers un nouveau podium en fin de saison sur la poursuite d'Oslo.
00:30:08Un triomphe collectif et un soulagement qui le porte vers un nouveau podium en fin de saison sur la poursuite d'Oslo.
00:30:20Ça fait du bien de le voir 2e de celle-ci.
00:30:24Je suis content de m'être battu jusqu'au bout parce que je m'entraîne 7 mois pour des moments comme ça et que les courses, même si je ne les gagne pas, je prends plaisir à y être.
00:30:32Je finis cette saison avec le sourire.
00:30:36Le sourire met une 8e place seulement au général.
00:30:40Le jurassien cherche alors un nouveau souffle.
00:30:44L'équipe de France aussi.
00:30:47Simon Fourcade débarque sur la piste.
00:30:49Jean-Pierre Amat derrière la jumelle.
00:30:51Mais sur le pas de tir d'Ostersund, Quentin n'y arrive toujours pas.
00:30:5542e de l'individuel d'ouverture, il enchaîne 8 courses avec au moins une faute au tir couché.
00:31:02Là, je travaille sur une période difficile où j'essaie de comprendre un peu qu'est-ce qui se passe.
00:31:07Mais voilà, la saison n'est pas finie donc je continue à me battre.
00:31:11Et lorsque les balles finissent par rentrer, c'est le matériel qui flanche côté français.
00:31:18Ça rentre vite derrière.
00:31:21Voilà, Souherou qui passe devant Quentin Fillon-Maillet.
00:31:24Là, c'est un coup de massue pour l'équipe de France, pour Quentin Fillon-Maillet qui les bras baissés va passer cette ligne.
00:31:31d'arrivée en 4e position.
00:31:34Fâché, Quentin va retrouver le sourire au Mondiaux de Nové Mesto.
00:31:40Fâché, Quentin va retrouver le sourire au Mondiaux de Nové Mesto.
00:31:55Deux médailles d'or en relais mixtes et mixtes simples avant une 3e place sur la Mastart.
00:32:01Ah oui, Quentin Fillon-Maillet !
00:32:03Médaille de bronze !
00:32:04Pour aller chercher la médaille de bronze et le premier podium d'or cet hiver pour l'équipe de France masculine, énorme, Quentin Fillon-Maillet.
00:32:11Une délivrance pour tout un groupe.
00:32:13T'es un king !
00:32:15Allez !
00:32:16Profit !
00:32:17Merci Quentin !
00:32:18Oh, le dernier délivre !
00:32:22Quand tu veux, tu me le refais celui-là !
00:32:24C'est ce pourquoi je m'investis autant dans tout ça.
00:32:29C'est des courses comme celle-ci pour lesquelles je me barre.
00:32:34Un bonheur au milieu d'une saison décevante, terminée à la 16e place du classement général.
00:32:40Dans l'obscurité, Quentin cherche encore la fin du tunnel et pense retrouver en début de saison le physique qui lui manquait.
00:32:52Quentin Fillon-Maillet devant, doublé pour l'équipe de France !
00:32:56Un premier podium sur la Mastart de Contiolarty, mais un tir couché toujours défaillant.
00:33:01Tombé à 78% de réussite, le pire pourcentage de la carrière du français.
00:33:072025 signe un renouveau.
00:33:10Lorsqu'à Oberhof, les planètes s'alignent enfin.
00:33:16Oui, il l'a fait !
00:33:17Quentin Fillon-Maillet, du très grand Quentin Fillon-Maillet, de retour à Oberhof !
00:33:22C'est lui, désormais, le temps de référence de ce sprint !
00:33:28Une victoire, deux ans et dix mois après la dernière.
00:33:31Ah ça, c'est quand même magnifique !
00:33:33Ça a été le chemin de croix, vraiment, pour en arriver là.
00:33:40La bagarre des deux dernières années pour aller chercher la Formansky.
00:33:43Voilà, une remise en question, me dire qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:33:46Est-ce que j'en suis capable ou quoi ? Vraiment, beaucoup, beaucoup de questions.
00:33:51Et enfin, cette victoire, elle signifie beaucoup pour moi, beaucoup, beaucoup.
00:33:56Ça, ça met vraiment de l'énergie dans la machine et puis ça me permet de me dire, bon voilà, je ne suis pas foutu quoi.
00:34:06Et au Mondiaux de l'Enzer High Bay, Quentin fait justement parler sa science des grands rendez-vous.
00:34:13Quatre médailles, dont deux en bronze sur le sprint et l'individuel.
00:34:18Je peux quand même dire que j'ai ramené un paquet de médailles au championnat du monde ces trois dernières années en disant que je n'étais pas à mon meilleur niveau.
00:34:27Merci.
00:34:28Merci.
00:34:29La renaissance semble confirmée avec deux nouveaux podiums à Popuka puis à Oslo.
00:34:36Il est devant pour l'instant, mais c'est limite parce qu'on voit que Giacomo est en train de reprendre de la vitesse.
00:34:39Allez, Quentin, il faut remettre les bras. Ça va jouer à rien du tout. Malheureusement, c'est en train de reprendre de la vitesse.
00:34:43Si, c'est bon. Quentin fera deuxième, troisième.
00:34:47Le jurassien termine la saison aux côtés des plus grands à la cinquième place du général.
00:34:52Il y a plus de déceptions que de plaisir sur ces saisons. Je me dis que c'est des cycles et que là, j'arrive dans la bonne année.
00:35:01Toi, tu prépares déjà les JO, là ?
00:35:03Ah oui. Je ne me suis pas construit dans la facilité, donc ce n'est pas aujourd'hui que je vais le faire.
00:35:09Milan Cortina dans le viseur. Quentin Fillon-Maillet entame une nouvelle préparation.
00:35:16J'ai une équipe qui est motivée. On ne sait pas qu'on allait courir. Il faut que là.
00:35:20Ça sent la victoire.
00:35:22Du stage pré-olympique de hier, à la découverte des pistes de Seillac.
00:35:27Il faut faire croire à mes adversaires que je ne fais pas grand-chose.
00:35:32Et voilà bon ?
00:35:33Ah ben voilà.
00:35:34Tous les chemins mènent à Anthos.
00:35:36Rappelle-toi d'essayer de limiter autant que tu peux ce... au bas, au bas, au bas.
00:35:46J'aime aborder ces jeux comme si j'avais un... que j'avais fait table rase de mon palmarès pour arriver sur ces JO avec l'envie d'un jeune qui a encore rien gagné.
00:35:58Mais aussi celle d'un biathlète de 33 ans, attentif désormais aux moindres détails.
00:36:03Les moments de repos, les quantités de sommeil, de sieste, de nutrition, je ne fais plus attention.
00:36:13Une recette payante.
00:36:15À Ostersund, le Français réalise le 10 sur 10 pour prendre la 3ème place du sprint.
00:36:21Et fait remonter les souvenirs d'une époque où tout lui sourit.
00:36:28Je pense qu'il a appris beaucoup pendant ces 4 années.
00:36:30Et que cette année, en vue des jeux, encore une fois, il a parlé encore plus stable, plus solide.
00:36:35...
00:36:48Il n'est pas loin du niveau physique qu'il avait en 2022.
00:36:52Donc on sait qu'il sera très rarement quand même sur les grands événements.
00:36:55À quelques mois d'aller à Antol, en février prochain, pour défendre son titre,
00:37:00le champion olympique de la poursuite remporte celle-ci.
00:37:04Magnifique victoire de Quentin Fillon-Maillet.
00:37:16Ensuite, j'y vais pour gagner et il n'y a pas d'autre issue.
00:37:19L'ambitieux Quentin Fillon-Maillet est de retour.
00:37:24Magnifique sujet de Jérémy Hansmann.
00:37:26L'Olympiade donc depuis 2022 jusqu'à aujourd'hui.
00:37:29Marie, honnêtement, votre ressenti sur Quentin Fillon-Maillet,
00:37:34juste avant ces jeux avec les 4 ans qu'il vient de traverser,
00:37:36vous le situez où ?
00:37:37Vous avez quelle attente pour lui ?
00:37:40Pour moi, Quentin, cette saison, il montre quand même qu'il est présent sur les skis.
00:37:46Il a déjà performé.
00:37:47Donc, en fait, c'est de bonne augure
00:37:49parce que c'est quand même quelqu'un qui est souvent présent sur les grands événements.
00:37:53C'est pas le Quentin qu'on a connu en 2022.
00:37:56Après, c'est un Quentin qui a plus aussi de maturité.
00:37:59Il le dit très bien et ça, c'est un bon point pour lui.
00:38:02C'est-à-dire, quand on est un peu plus âgé,
00:38:04quand on a plus d'expérience, en fait,
00:38:05la difficulté, c'est d'accepter de s'entraîner mieux.
00:38:07C'est pas s'entraîner plus, c'est s'entraîner mieux.
00:38:09Donc, ça veut dire d'avoir des temps de récupération un peu plus importants
00:38:12parce qu'on a un corps qui récupère un peu moins facilement que 4 ans auparavant.
00:38:16Mais toute cette expérience, en fait, elle sert.
00:38:18Et elle sert notamment dans les grands rendez-vous
00:38:20à mettre toute l'énergie là où il faut et pas s'éparpiller dans toutes les directions.
00:38:24Ça, c'est quelque chose que Quentin, il sait vraiment bien faire.
00:38:26Et voilà, si Quentin, il passe des bons couchers,
00:38:29normalement, ça devrait bien se passer pour lui.
00:38:31On croise les doigts à chaque fois pour Quentin.
00:38:33Des bons couchers et après, on peut devenir ambitieux.
00:38:35Alexis, je vous donne la parole, mais Anne-Sophie,
00:38:37pour mieux mesurer les 4 années qu'il vient de vivre
00:38:39et parfois les trous d'air un peu pour Quentin.
00:38:41Vous avez regardé le nombre de podiums année après année sur cette Olympiade.
00:38:44Oui, tout à fait. Et on voit que cette année 2021-2022,
00:38:48l'année des Jeux Olympiques, Quentin Fillon-Maillet avait tout explosé.
00:38:5216 podiums au total.
00:38:54Quand vous voyez qu'il y en a eu beaucoup moins ensuite.
00:38:586 la saison dernière quand même.
00:39:00Et à ce stade de l'hiver, il en compte déjà 2.
00:39:04Alexis, ça veut dire qu'il a repris le bon fil, Quentin ?
00:39:07Oui, il est quand même sur une saison correcte.
00:39:10Bien sûr, il y a toujours cette aléa du coucher où, pour moi,
00:39:13c'est un peu son point faible principal.
00:39:16Par contre, il y a une donnée clé, là, dans ce qu'on analyse de Quentin,
00:39:19pour moi qui fait toute la différence, c'est le lieu des Jeux Olympiques.
00:39:22On parlerait des Jeux Olympiques à Contiolati.
00:39:24On parlerait des Jeux Olympiques à Ostersund.
00:39:26On pourrait se dire, tiens, c'est peut-être un peu juste.
00:39:28Là, on parle de Jeux Olympiques à Antolse, sur des altitudes où Quentin, il arrive à être bon.
00:39:35Et c'est en plus une piste où il faut travailler.
00:39:38C'est une piste qui peut vraiment correspondre à ses capacités physiques.
00:39:42Et ça, ça fait toute la différence.
00:39:44Pour moi, le fait que ce soit sur ce site d'Antolse, ça change tout par rapport aux attentes qu'on peut avoir par rapport à Quentin.
00:39:50Et vraiment, je pense qu'il est tout à fait capable d'aller chercher des titres, d'aller chercher des médailles individuelles sur ses Jeux Olympiques.
00:39:58Même si depuis une ou deux saisons, il est un peu moins bien.
00:40:00Si ce jour-là, on a les skis, que ça glisse bien.
00:40:02Si ce jour-là, il arrive à passer ses couchers, Quentin, il est vraiment sur un site qui lui correspond bien et où il peut faire la différence.
00:40:10Et voilà, il faudra peut-être aussi voir les températures, ce genre de choses.
00:40:14Mais globalement, je ne vois pas vraiment de points bloquants.
00:40:17En plus, c'est le plus fort en termes de palmarès au moment de débuter ses Jeux Olympiques.
00:40:22C'est lui qui a la meilleure expérience olympique.
00:40:24Donc voilà, il y a quand même beaucoup d'atouts dans sa manche pour qu'il aille faire de beaux JO.
00:40:28Je vais vous donner une petite info qui va vous plaire.
00:40:30Oui.
00:40:31C'est que quand je me suis rendue il y a quatre ans sur le site de Pékin, je me suis dit, tiens, cette piste, elle ressemble à celle d'Antolse.
00:40:36C'est-à-dire une piste où il faut avoir un effort long tout le temps.
00:40:39Voilà, donc ça va vous plaire parce qu'il avait performé.
00:40:42Il n'y a pas meilleur argument, Marie.
00:40:44Quentin Fionmaillet va réussir de grands jeux et on espère qu'il va réussir une grande étape à Nové Mesto.
00:40:49L'individuel court est au programme.
00:40:51Il s'élancera avec le dossard numéro 46.
00:40:53Quentin Fionmaillet, les meilleurs sont là pour se disputer la tête du classement général.
00:40:57Éric Perrault, bien sûr, ce sera le dernier Français à s'élancer.
00:41:00Dossard numéro 52.
00:41:01Il sera renseigné sur les temps de Tommaso Giacomel.
00:41:04Giacomel, c'est un magnifique duel, cette nouvelle génération entre Tommaso Giacomel et Éric Perrault.
00:41:09On en parle juste après une courte pause.
00:41:1117h33, horaire inhabituel pour le biathlon.
00:41:13On est ensemble jusqu'à 21h avec cet individuel.
00:41:16A tout de suite.
00:41:1817h40, très heureux de vous accueillir dans la nuit de Nové Mesto en République Tchèque pour cette étape de Coupe du Monde de biathlon.
00:41:39C'est la dernière étape avant les Jeux Olympiques.
00:41:42La course du jour, c'est l'individuel court homme.
00:41:45Cours parce que la distance a été un petit peu raccourcie.
00:41:48Vous pouvez poser toutes vos questions sur l'équipe Connect.
00:41:50Le QR code qui est affiché en permanence en bas à droite.
00:41:52Tanguy, Alexis, Marie, Charles-Antoine et Jérémy.
00:41:55Heinzman sur place, ils répondront avec plaisir.
00:41:57Anne-Sophie, on peut peut-être rappeler ce format et le règlement tout simplement de l'individuel court.
00:42:02Oui, donc c'est le même principe que l'individuel.
00:42:05En raccourci, ça porte bien son nom.
00:42:08L'individuel, vous le savez, c'est une course contre la montre.
00:42:10C'est comme le sprint.
00:42:11C'est-à-dire que chaque biathlète va partir toutes les 30 secondes.
00:42:14Et celui qui aura le meilleur chrono à la fin de la course, c'est lui qui l'emportera.
00:42:18C'est la boucle de 3 km aujourd'hui que les biathlètes vont parcourir.
00:42:21Il faut la faire 5 fois.
00:42:22Donc ça fait 15 km quand même au total dans les jambes.
00:42:25C'est une course longue.
00:42:26C'est un des formats les plus longs du biathlon.
00:42:29Même si ce format raccourci, c'est comme les kilomètres de la Mastarte.
00:42:3315 km pour les garçons.
00:42:354 passages sur le pas de tir.
00:42:36Un couché, un debout, un couché, un debout.
00:42:39C'est une des spécificités aussi.
00:42:41C'est interverti par rapport à la poursuite où on fait coucher, coucher, debout, debout.
00:42:44Et puis, il n'y a pas d'un autre pénalité.
00:42:46Il est condamné aujourd'hui.
00:42:48Car si vous faites une erreur, vous écopez de 45 secondes directement sur votre chrono.
00:42:53Si vous faites deux erreurs, 1 minute 30, etc.
00:42:56Donc, priorité au tir sur ce format-là.
00:42:59Le tir qui sera capital pour aller chercher un résultat.
00:43:0215 km au lieu de 20 km.
00:43:04Quand vous dites long, l'individuel, ça peut être très très long.
00:43:07Même pour le ressenti, pour les biathlètes.
00:43:09Le classement général qui va vivre une étape importante à Novemesto.
00:43:14Anne-Sophie, on a la chance d'avoir Eric Perrault qui se mêle à la lutte face à Tommaso Giacomel, l'italien.
00:43:2182 points d'avance pour l'italien sur le français.
00:43:25Une victoire vous rapporte 90 points.
00:43:28Donc, vous comprenez que l'italien a pris une belle marge en faisant une très belle étape à Oberhof, notamment, où il a reporté deux succès.
00:43:36En revanche, entre Eric Perrault et Sébastien Samuelson, il y a très peu d'écarts.
00:43:4014 points seulement.
00:43:41Johan Olav Botten, absent des deux dernières étapes, est encore dans le coup en étant quatrième.
00:43:46Puisque, mathématiquement, ils peuvent être quatre, les quatre premiers que vous voyez sur ce classement général, à être en jaune à l'issue de la semaine.
00:43:54Le classement général qui va vivre un moment important.
00:43:57On est heureux de retrouver Johan Olav Botten.
00:43:59On s'y intéressera dans quelques instants.
00:44:01Écoutons rapidement Eric Perrault qui parle des qualités de Tommaso Giacomel.
00:44:05Et vous nous direz, Marie, Alexis et Tanguy si vous êtes d'accord.
00:44:09C'est quelqu'un qui adore la gagne.
00:44:12Je pense qu'on est pareil là-dessus, mais lui est très fort.
00:44:14Il l'a montré quand il a vraiment cette énergie.
00:44:16C'est quelqu'un de très rigoureux à l'entraînement aussi.
00:44:19Il s'entraîne beaucoup.
00:44:20Il est très au point sur l'aspect scientifique du sport.
00:44:24Il sait très bien ce qu'il fait.
00:44:27Il est capable de se préparer pour des événements très importants et aussi de se monter en puissance comme il le fait actuellement tout simplement.
00:44:34C'est quelqu'un sur la piste.
00:44:35Quand tu sais que tu te retrouves face à lui, c'est quelqu'un qui est solide.
00:44:38Je sais que je ne m'attends pas du tout à ce qu'il explose.
00:44:41Je ne m'attends pas du tout à ce qu'il craque parce que c'est quelqu'un qui est rigoureux et très puissant quand il le décide.
00:44:47Et là, il l'a décidé en ce moment.
00:44:48Donc non, c'est quelqu'un de très fort.
00:44:50Sur les points un petit peu ou les plus instables, ça peut être au niveau du tir.
00:44:53C'est vrai qu'il y a des passages qui réussissent moins bien.
00:44:56On l'a déjà vu, même régulièrement, qu'il arrive à compenser souvent par le fait de jouer devant, le fait d'être très fort aussi en ski.
00:45:04Et puis une solidité mentale qui fait que même si c'est plus compliqué à un moment donné, ce n'est pas quelqu'un qui se dessoude et qui arrête.
00:45:10Voilà, il va se relancer.
00:45:11Et je pense que sa grosse base d'entraînement y est pour quelque chose.
00:45:14Et puis la grosse motivation, encore une fois, quand on veut vraiment gagner les courses, il faut vraiment en avoir envie.
00:45:19Et je trouve qu'il montre cette énergie-là.
00:45:21On loue la qualité d'analyse à chaque fois d'Eric Perrault.
00:45:25Est-ce que les mots que vous entendez sur Thomas Ogiacomel, il est en plein dans le mille ?
00:45:29Oui, c'est assez rigolo de les comparer tous les deux parce qu'ils se battent tous les deux pour le classement général, entre autres.
00:45:34Parce que c'est vrai que Thomas Ogiacomel, je ne sais pas si on peut le dire qu'il ressemble à un taureau, mais il est très massif, très musculeux.
00:45:41On a l'impression qu'il a les cornes pointées devant et qu'il fonce.
00:45:45C'est vrai qu'en ski, il est redoutable.
00:45:47Il faudra voir comment il se comporte aussi si on va un peu plus loin que cette étape-là sur les Jeux, parce qu'il sera à domicile.
00:45:52Donc très attendu aussi, surtout avec le jaune sur les épaules s'il le conserve.
00:45:59Enfin voilà, c'est des données qu'on va observer attentivement.
00:46:03Et à côté de lui, on a un Eric Perrault qui est plutôt tout en longueur, avec un ski très long, avec des qualités aussi.
00:46:09Enfin voilà, un petit peu plus axé sur le tir, on va dire.
00:46:13Moi, je suis assez d'accord avec Eric.
00:46:15Peut-être que c'est là où on peut peut-être le battre, ce serait sur un craquage au niveau du tir.
00:46:20Alors qu'Eric a montré quand même un petit peu plus de régularité.
00:46:23Bon voilà, on joue avec des micro-trucs, parce que là, on parle des deux meilleurs.
00:46:28Globalement, on les attend en tout cas au sommet, sur cette étape, mais pour la suite aussi.
00:46:34Des fois, sur ses couchers, il a des choses qui sont un peu inexplicables, en tout cas de notre point de vue à nous.
00:46:39Quelques balles ratées en milieu de tir.
00:46:41Mais plutôt, revenir sur cet aspect mental d'une saison complète, avec des Jeux olympiques à domicile au milieu.
00:46:47C'est vrai qu'il ne s'est pas facilité la tâche de devenir leader du classement général.
00:46:51Si il reste en jaune, comme vient de le dire Marie, jusqu'au JO, ça va changer la donne.
00:46:55Il va être attendu, ça va être un des favoris.
00:46:57Et ça, on ne sait pas quel impact ça va avoir sur lui pendant les Jeux olympiques.
00:47:00Parce que ça peut soit le galvaniser en se disant, je suis le meilleur.
00:47:03Et au contraire, ça peut le rendre invincible sur ses JO.
00:47:05Ou plutôt, pression médiatique, vous déstabiliser et se dire que si ça commence mal,
00:47:09ça peut l'emmener dans un trou sans fond.
00:47:10Ou peut-être qu'il subira encore ça sur la fin de la saison.
00:47:14Donc c'est compliqué, là, tout de suite, de dire est-ce qu'il va être capable de tenir
00:47:18jusqu'à la dernière course du mois de mars pour jouer ce dossard jaune.
00:47:20On sait que, logiquement, dans sa préparation, il s'est bien préparé pour être présent sur ce début d'hiver
00:47:25et pour être performant aux Jeux olympiques.
00:47:26Par contre, après, c'est un peu l'inconnu.
00:47:28Ça va, je pense, en grande partie dépendre de ce que je viens de dire, de ses résultats.
00:47:33Et puis aussi, peut-être, dépendre de sa préparation.
00:47:36Parce que s'il a vraiment, vraiment optimisé une préparation que pour les Jeux olympiques,
00:47:40pour vraiment aller chercher ça avant tout sur cette saison-là,
00:47:43peut-être qu'il aura du mal à finir, qu'à un moment donné, il va être un peu fatigué
00:47:46et qu'il va lâcher l'affaire.
00:47:47Donc là, on apprécie, on sait que ça va être un des leaders à suivre pendant les Jeux olympiques.
00:47:53D'autant plus parce que c'est chez lui, ça, on vient de le répéter.
00:47:56Mais pour le général, pour moi, c'est trop tôt.
00:47:59Il faudra voir début mars qu'on fasse le bilan des Jeux.
00:48:03Ça nous arrange ça, Alexis.
00:48:05Le duel qui est fantastique, vraiment ce duel au sommet entre Giacomel et Perrault.
00:48:09Cette saison, est-ce qu'il n'est pas en train de tourner en faveur de Giacomel
00:48:13sur les chiffres que vous allez nous présenter ?
00:48:15Oui, vous le voyez, en fait, la régularité, elle est pour Éric Perrault
00:48:18avec 12 top 10 depuis le début de cet hiver.
00:48:21En revanche, celui qui gagne davantage, c'est Tommaso Giacomel.
00:48:25Giacomel, vous le savez, prime à la victoire dans cette saison de biathlon.
00:48:29Elle rapporte 90 points, donc elle permet de faire des écarts assez retentissants.
00:48:34Les deux victoires, le doublé qu'il a signé à Oberhof sur le sprint et la poursuite,
00:48:38ont fait très mal à Éric Perrault sur ce classement général.
00:48:41Éric, pour l'instant, c'est un seul succès depuis le début de l'hiver.
00:48:44Même si Éric, contrairement à Tommaso Giacomel, il n'a jamais fait moins bien qu'une dixième place.
00:48:50Il est toujours dans le top 10 d'une course.
00:48:53La régularité dans le top 10, il faudrait qu'il devienne régulier dans les victoires Éric Perrault.
00:48:57Alors, la lucidité d'Éric Perrault, il se souvient de tout.
00:49:00Tanguy, vous nous donnerez ce trait de caractère-là chez Éric, cette capacité à être lucide.
00:49:05On va l'entendre avant cela, encore une fois au micro de Charles-Antoine et de Jérémy, à Nové Mesto,
00:49:11sur les différences avec Thomas Giacomel et il se souvient de toutes les courses Éric. Écoutez bien.
00:49:16Très factuellement, ce qui me sépare de lui, c'est ce week-end à Oberhof.
00:49:19Alors là, on parle de résultats purs, mais en fait, c'est cette petite différence entre lui qui a été capable d'aller chercher peut-être une petite balle de plus,
00:49:27un peu d'énergie supplémentaire pour aller faire la diff entre une sixième et une première place, tout simplement.
00:49:32Il n'y a pas grand-chose. Des fois, il n'y a qu'une balle. Lui a été capable de faire ce gap-là et d'aller chercher deux victoires.
00:49:37Là où moi, j'étais pas loin, sixième, huitième, mais tout de suite un petit peu plus compliqué.
00:49:42Je m'embourbe un tout petit peu. Voilà. Lui a réussi à être plus tranchant sur un week-end.
00:49:46Voilà. Moi, de montrer que je suis capable d'être tranchant sur un week-end entier, c'est ce que j'attends de moi à Nové Mesto.
00:49:51C'est pour ça que je suis là et très motivé.
00:49:54Très motivé pour aller chercher ce dossard jaune. Tanguy, la personnalité, la maturité d'Éric,
00:50:00si vous deviez donner quelques éléments dans ce duel face à Tomaso Giacomel, à nos téléspectateurs, ce serait quoi ?
00:50:05Les deux sont déjà bien en place. Ils se connaissent très, très bien.
00:50:09Et les deux ont un peu la même façon de fonctionner.
00:50:12C'est deux perfectionnistes. Ce qu'on sait d'Éric, c'est qu'en plus d'être perfectionniste, il déteste perdre.
00:50:19Ça, c'est vraiment un trait important de sa personnalité.
00:50:22Quand il était adolescent, il jetait sa télécommande quand il jouait aux jeux vidéo, quand il perdait.
00:50:29Il a ça en lui, cette haine de la défaite.
00:50:33Quand on les regarde s'exprimer hors biathlon, on voit un Éric Perrault beaucoup plus à l'aise, par exemple, avec les médias.
00:50:41De plus 360, il maîtrise le biathlon, il maîtrise déjà aussi l'envers du décor.
00:50:47Là où Giacomel, on le voit très expansif quand il passe la ligne d'arrivée.
00:50:50Et derrière, c'est un petit animal qui se replie, qui baisse la tête, très timide,
00:50:56timide maladif, disent certains dans son équipe.
00:50:59Il se soigne en venant de plus en plus souvent d'ailleurs en zone mixte pour progresser aussi là-dessus.
00:51:04Parce que ça va être un élément pour lui aux Jeux Olympiques.
00:51:07Les Italiens suivent très peu la Coupe du Monde de biathlon.
00:51:10Donc, il va y avoir vraiment un gros effet pour lui.
00:51:14Il est boomerang sur les Jeux si ça perf.
00:51:18Et il est parti quand même pour faire des belles performances là-bas.
00:51:21Il y a quelque chose pour moi qu'on doit aussi aborder avec Giacomel
00:51:25et qu'on va aussi réaborder tout de suite avec Botton de qui on va parler dans quelques minutes.
00:51:28Ils ont tous les deux eu une préparation.
00:51:31Botton très en forme sur ce début d'hiver.
00:51:33Giacomel une progression linéaire.
00:51:36Et ils ont tous les deux vécu un drame avec Bacon.
00:51:39C'est les deux athlètes de la Coupe du Monde, les deux plus impactés par ce qui s'est passé.
00:51:43Parce qu'ils étaient là à ce moment-là.
00:51:45L'un avait un rendez-vous avec lui et l'autre était en stage avec lui.
00:51:50Ce que je veux dire par là et pourquoi je veux en parler, c'est que ce qui s'est passé à ce moment-là
00:51:55pendant les fêtes en Italie, Giacomel l'a vécu.
00:51:59Il l'a peut-être traduit dans une espèce de façon où il a eu une surmotivation quand il est arrivé à Oberhof.
00:52:06Parce qu'il avait envie de faire honneur à son pote qui a disparu.
00:52:09Parce que ça a amené quelque chose peut-être de différent chez lui.
00:52:12Ce genre d'inconnu qui peut arriver parfois dans une saison, il peut y avoir des choses de la sphère privée qui viennent impacter la performance.
00:52:22C'est difficile à quantifier et on ne sait pas à quel point ça a pu l'aider ou le déstabiliser dans cette période de préparation.
00:52:28Peut-être que c'est quelque chose à chaud très vite.
00:52:30Ça vous galvanise, ça vous aide, vous dites voilà je veux lui faire honneur, je vais tout casser à Oberhof et je vais faire quelque chose dans sa mémoire.
00:52:36Ça peut être quelque chose qui va activer des choses en plus chez vous.
00:52:39Par contre après dans un deuxième temps, ça peut aussi avoir des effets plus négatifs ou vous pouvez repenser, il peut y avoir un down.
00:52:44Donc voilà, on va en parler avec Botton forcément.
00:52:46Mais pour Giacomel, même s'il est italien, ça a eu un impact aussi.
00:52:49C'était quand même important de pouvoir dire que ça peut à un moment donné peser dans cette balance.
00:52:54Et ça se voit sur son bilan depuis le début de cette année 2026, Anne-Sophie, par rapport à Éric Perrault.
00:53:00Oui, il y a eu cette première victoire sur la Mastart à Nancy Legrand-Bornan.
00:53:03C'était la dernière course de 2025.
00:53:05Et ensuite, regardez pour ce qui s'est passé pour Tommaso Giacomel.
00:53:12Alors qu'Éric avait 16 points d'avance en arrivant à Oberhof,
00:53:17là aujourd'hui Éric a 82 points de retard par rapport à Tommaso Giacomel.
00:53:23On ne peut pas faire mentir les chiffres là-dessus, Marie.
00:53:27L'ascension de Giacomel au classement général, elle est nette face à Éric.
00:53:32Après, sur ce système de classement, de comptage de points, en fait, les victoires comptent...
00:53:3890 points pour une victoire, donc ça...
00:53:40Voilà, ça privilégie plutôt les coups d'éclat que la régularité.
00:53:46Même si, voilà, il ne faut quand même pas aller trop trop loin trop souvent
00:53:49pour pouvoir prétendre à conserver le maillot jaune.
00:53:52Moi, j'ai vraiment l'impression que Tommaso Giacomel, il est vraiment très en forme physiquement.
00:53:58Je ne sais pas, c'est mon ressenti, mais je trouve que sur les skis, il y a quand même beaucoup d'énergie.
00:54:04À voir s'il est capable de tenir ça pendant deux mois, du coup, parce que début de mois janvier, il a attaqué vraiment très fort.
00:54:11À voir s'il est capable de tenir ça durant les Jeux.
00:54:14Je pense que c'est un athlète qui a des grosses capacités physiques, mais en tout cas, on sent qu'il y a énormément d'énergie.
00:54:20Et ça, des fois, ce regain d'énergie, il est parfois dur à faire durer dans le temps.
00:54:26Tommaso Giacomel, l'inconnu, c'est effectivement, est-ce qu'il pourra durer longtemps avec autant de performances ?
00:54:32Est-ce qu'il n'est pas prêt trop tôt ? Si vous nous rejoignez, 17h54 quasiment.
00:54:37On est ensemble pour vivre l'individuel court à Novemi Esto, horaire inhabituel pour le biathlon.
00:54:42Mais c'est traditionnel du côté de Novemi Esto par rapport au reste de la Coupe du Monde.
00:54:46Le grand duel entre Éric Perrault et Tommaso Giacomel dans la lutte pour le globe de cristal.
00:54:51Tanguy, il y a un élément pour Giacomel, c'est qu'il gagne de plus en plus.
00:54:55Oui, c'est ça. Si on regarde les années passées, on se rend compte que le premier à avoir remporté une Coupe du Monde entre les deux, c'est Éric Perrault,
00:55:02qui est un an de moins que Tommaso Giacomel. On les compare, ils sont tous les deux jeunes, mais Éric est encore un petit peu plus jeune.
00:55:07On voit que la saison dernière, Éric avait gagné trois cours, six podiums l'année dernière pour les deux athlètes.
00:55:12Une victoire pour Tommaso Giacomel, la première de sa carrière, et trois pour Éric.
00:55:17Et cette année, ça s'inverse avec cette série de Giacomel entre fin décembre et début janvier où il enchaîne les victoires.
00:55:24Ce qui est notable sur Tommaso Giacomel, c'est que depuis un an, depuis Oberhof l'année dernière, où il est au-delà de la trentième place sur les deux courses,
00:55:30il a gagné en régularité, là où il avait une course sur deux au-delà du top 20 depuis le début de sa carrière.
00:55:37Depuis un an, il est sorti seulement trois fois du top 20.
00:55:40Le duel passionnant entre Tommaso Giacomel et Éric Perrault, c'est vraiment ce qui se fait de mieux sur la planète biathlon.
00:55:46En ce moment, on a la chance d'en profiter avec l'individuel homme aujourd'hui à Novemesto.
00:55:50Anne-Sophie, c'est une course qui est très particulière pour l'équipe de Norvège et pour Johan Olaf-Botten.
00:55:55Un retour qui va évidemment être l'un des temps forts de cet individuel.
00:56:00Alors, je vous propose de vous rafraîchir un petit peu la mémoire pour nos téléspectateurs qui étaient absents en début de saison.
00:56:05Concentrons-nous d'abord sur le sportif avec les premiers pas de Johan Olaf-Botten qui a crevé l'écran cette saison,
00:56:11mais qu'on avait déjà vu sur le circuit de la Coupe du Monde il y a deux saisons.
00:56:15Il prend son premier départ sur un sprint, il a 24 ans seulement, 4 fautes sur le pas de tir et pourtant une 26ème place à l'arrivée.
00:56:21Comment l'expliquer ? Il a le meilleur temps de ski.
00:56:24Alors, la concurrence est prévenue, Johan Olaf-Botten est monstrueux et le jour où il mettra les balles au fond, ça risque de faire très très mal.
00:56:30Et l'attente est de courte durée. Dès la fin de cet hiver-là, il monte sur le podium sur le sprint de Sol d'Yarolo.
00:56:37Il bouleverse la fin de course avec son dossard 98.
00:56:40Un premier podium dès son troisième départ en Coupe du Monde à 24 ans.
00:56:43On tremble en se projetant sur la saison suivante, mais les places sont chères et Botten passe l'hiver en IBU Cup.
00:56:49L'horizon se dégage finalement dans le groupe A après la retraite des frères Bœuf.
00:56:53Et nous y voilà, nous sommes donc en novembre pour le début de cette saison.
00:56:58Deux premières courses à Ostersund, deux premières victoires d'entrée sur l'individuel et le sprint.
00:57:04Il ne commet pas la moindre erreur.
00:57:07Et cette facilité derrière la carabine, ça pourrait tout changer pour ceux qui ont déjà suivi quelques performances de Johan Olaf-Botten.
00:57:15Nous, le Botten qu'on a connu, il était très très fort en ski, à des ouvertures.
00:57:20Il arrivait à nous mettre une minute en ski sur tout le monde.
00:57:23Mais par contre, il pouvait tirer à 7 sur 10, on va dire.
00:57:25Donc il ouvrait des grosses portes au tir.
00:57:27Où cette année, il est très bon en ski.
00:57:31Mais par contre, il met toutes les balles au fond et là-dessus, il a beaucoup progressé.
00:57:34Je dirais qu'en fait, un peu comme Eric, ils sont très intelligents sur leurs courses.
00:57:37Et donc à la fin, ils arrivent à mettre les balles au bon endroit.
00:57:40Et 25 secondes, c'est plus facile de les mettre au pas de tir que sur la piste.
00:57:44Logiquement, Dosarjon, dès décembre, il ne quittera pas le fauteuil de leader du classement général des trois premières étapes de l'hiver.
00:57:51Son début de saison, Tony Truant, n'est pas un feu de paille.
00:57:54Un podium supplémentaire à Orphilzen.
00:57:56Une victoire, on s'en souvient sur cette poursuite à Annecy le Grand Bornand.
00:58:00Le Norvégien ne sort pas une seule fois du top 5 en huit courses individuelles.
00:58:04Il quitte l'étape française avec plus de 100 points d'avance sur son premier poursuivant, Eric Perrault.
00:58:11J'ai l'impression de vivre un rêve sur ce début de saison.
00:58:15Je n'ai pas envie de me réveiller. Je veux juste continuer de rêver.
00:58:21Et malheureusement, Anne-Sophie, au sortir du Grand Beau, c'est ce drame qui s'abat sur la sélection norvégienne.
00:58:26Et Johan Olav Botten, il est malheureusement aux premières loges de ce drame qui s'est noué pendant les fêtes.
00:58:32Oui, parce qu'à l'issue du Grand Bornand, le Norvégien quitte la France.
00:58:35Direction Passo di Lavadze avec plusieurs coéquipiers et avec Tommaso Giacomel au programme de la trêve de Noël.
00:58:42C'est un stage hors de la fédération, du cadre de la fédération, pour passer les fêtes entre amis
00:58:47et surtout pour continuer à se préparer pour la suite de la saison et les JO.
00:58:54Et au deuxième jour de ce stage, c'est lui, c'est Johan Olav Botten qui découvre le corps sans vie
00:58:59de Sivert Bakken dans sa chambre d'hôtel.
00:59:02Évidemment profondément marqué par la tragédie, il renonce à l'étape d'Oborov après être tombé malade.
00:59:09Johan Olav, il a, je pense aussi, peut-être eu un contre-coup après ce qui s'est passé
00:59:14puisqu'il était aux côtés de Sivert quand c'est arrivé.
00:59:17Enfin, c'est lui qui a découvert Sivert le matin.
00:59:21C'est ce tour-là, la Y fait son retour dès la deuxième semaine à Rupolding.
00:59:25Johan Olav Botten, lui, n'est toujours pas apte à remettre un dossard.
00:59:29Initialement, c'est ce qui avait été prévu au tout début de l'hiver,
00:59:32il était annoncé absent sur cette étape de Novemesto.
00:59:35Lui aussi aurait dû faire partie du stage avec les Norvégiens pour se préparer pour les Jeux.
00:59:38Il est finalement au départ, aujourd'hui, après deux étapes manquées
00:59:43et zéro point marqué en quatre courses individuelles.
00:59:46Malgré tout, le Norvégien est encore dans le coup au classement général.
00:59:50Il n'a rétrogradé que en quatrième position
00:59:53et pourrait même mathématiquement retrouver le jaune cette semaine.
00:59:57Pour ça, il faudrait une grosse défaillance des trois premiers billets athlètes au général.
01:00:02Merci Anne Sockley.
01:00:03Vous devinez la charge émotionnelle pour Johan Olav Botten.
01:00:05Alexis, Marie et Tanguy, un petit mot sur l'événement du jour,
01:00:10la charge émotionnelle en biathlon.
01:00:11On sait à quel point c'est dur à porter parfois
01:00:14et Johan Olav Botten, c'est quelque chose d'encore plus immense à porter aujourd'hui.
01:00:19C'est un retour qu'on attend avec grande impatience pour voir dans quel état il est.
01:00:24Et c'est surtout un programme pour lui pour aller jusqu'aux Jeux Olympiques
01:00:28qui a été complètement bouleversé.
01:00:29Il a vraiment dominé.
01:00:31Ce n'est pas juste qu'il a gagné en début d'hiver.
01:00:33Il a vraiment dominé tout le mois de décembre avec beaucoup d'avance sur tous ses adversaires.
01:00:37Donc, il était en train de devenir le favori, vraiment, mais loin devant tous les autres.
01:00:41Et il avait prévu ensuite altitude.
01:00:43Je reviens faire deux étapes de Coupe du Monde.
01:00:45Je retourne en altitude directement.
01:00:47Au final, altitude, voilà ce qui s'est passé.
01:00:50Ça a tout changé.
01:00:51Comment a-t-il terminé son stage ?
01:00:53Qu'est-ce qui s'est passé pour lui exactement ?
01:00:55Personne ne le sait vraiment.
01:00:56Derrière, tout se retrouve à l'inverse.
01:00:58Il est malade.
01:00:59Il ne fait pas les Coupes du Monde qu'il avait prévu de faire.
01:01:01Et au final, il fait celles qu'il n'avait pas prévu de faire.
01:01:02Donc, il casse son bloc d'altitude.
01:01:03Donc là, c'est un peu l'inconnu à plusieurs niveaux.
01:01:06C'est comment est-il déjà maintenant ?
01:01:08Et comment sera-t-il au JO par rapport à ce qu'il avait prévu ?
01:01:10Lui qui est hyper précis normalement dans son programme d'entraînement.
01:01:13Marie, qu'est-ce qui est le plus fort à surveiller aujourd'hui pour Johan Olav Botten pour vous ?
01:01:20Je pense que c'est…
01:01:22Enfin, je ne sais pas comment il est dans sa tête pour courir aujourd'hui.
01:01:26Je pense qu'il y a une grosse envie de casser le cycle qu'il a pu vivre depuis le décès de son ami.
01:01:34C'est quand même un drame qu'ils ont tous vécu aussi.
01:01:37Donc, pour lui, c'est la première fois qu'il remet un dossard, qu'il renoue avec ça.
01:01:42Parce que c'est quand même dans un contexte bien particulier que ça s'est produit.
01:01:45Juste après, une série parfaite pour lui, la série de décembre.
01:01:50On parle quand même de quelqu'un qui avait, je crois, 96% de réussite au tir.
01:01:53Quelque chose, c'est quand même vraiment monstrueux.
01:01:55Pas sorti du top 5, 96% de réussite au tir.
01:01:58Donc, moi, je dirais qu'aujourd'hui, on va l'attendre sur son tir en premier.
01:02:01Parce que le ski, ça va peut-être mettre un peu plus de temps.
01:02:04Ça fait longtemps qu'il a permis un dossard.
01:02:05On ne sait pas trop dans quelles conditions physiques il est.
01:02:07Donc, peut-être essayer d'aller chercher des bonnes sensations sur le tir.
01:02:10D'autant plus qu'on est sur un individuel court.
01:02:12Donc, c'est peut-être ça que je vais suivre le plus attentivement chez lui.
01:02:15On va écouter un membre du staff de l'équipe de Norvège.
01:02:18Charles-Antoine a pu rencontrer il y a quelques minutes.
01:02:21On va recueillir ce témoignage qui est important pour mieux savoir où en est exactement Johan Olaf.
01:02:27Vous avez suivi Johan Olaf pendant l'entraînement ?
01:02:41Comment il se sent ?
01:02:46Je pense que c'est un nouveau chapitre dans sa vie.
01:02:53C'est différent d'avant la trêve de Noël forcément.
01:03:00Je pense que tout va bien maintenant du point de vue de l'être humain qu'il est.
01:03:12Du point de vue du biathlète, on se demande encore où est sa forme.
01:03:19Il peut avoir besoin de rythme pour retrouver sa fin.
01:03:23Ce dossard jaune, c'était plus un rêve qu'un objectif.
01:03:33S'il y a une opportunité à saisir d'ici la fin de la saison, il l'apprendra.
01:03:36Mais maintenant, dans son état d'esprit, c'est Focus Jeux Olympiques.
01:03:40L'objectif là, c'est de prendre du plaisir sur la compétition parce que la compétition, c'est du plaisir avant tout.
01:03:56Merci Anne-Sophie, l'entraîneur de tir de cette équipe de Norvège.
01:04:00Nos confrères de la télévision norvégienne, la fameuse TV2, nous a fait parvenir une réaction de Johan Olafbotten lui-même sur sa maladie.
01:04:10Ce qu'il a eu précisément, c'est lui-même qui nous en parle et on remercie nos confrères norvégiens.
01:04:18C'est vraiment cool de pouvoir de nouveau m'entraîner, c'est bien d'être ici et de revoir les autres, de sentir que je suis de retour.
01:04:30Johan Olafbotten qui est content de retrouver le circuit, on va évidemment surveiller sa prestation aujourd'hui avec une attention particulière.
01:04:37Dossard numéro 38 pour Johan Olafbotten.
01:04:42Ça file les amis, 18h04, il est temps d'aller se mettre en place pour vivre l'individuel court.
01:04:46Avant cela, cette semaine, vous le savez, on vous fait gagner la très belle somme de 3000 euros.
01:04:50Voici la question du jour, soyez bien attentifs.
01:04:53C'est la question, elle concerne l'individuel court qui est au programme aujourd'hui.
01:04:57En cas d'erreur au tir, la pénalité est de 45 minutes, 1, 45 secondes, 2, vous envoyez 1 ou 2 au 7, 10, 21, 1 ou 2 au 7, 10, 21.
01:05:08Bonne chance à vous pour le tirage au sort.
01:05:11Alexis Anne-Sophie, 18h04.
01:05:13Eh bien, allons-y, on est en place, horaire inhabituel pour l'individuel court à Novémi Estois.
01:05:17On va tout de suite.
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