00:00Premier jalon d'une véritable appropriation nationale des enjeux liés à la gouvernance de l'Internet,
00:06l'Atelier national sur la gouvernance de l'Internet et la souveraineté numérique,
00:10tenu les 22 et 23 janvier 2026 à Libreville, a globalement répondu aux attentes.
00:15Organisé par l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes,
00:19la rencontre a rassemblé l'ensemble des acteurs de l'écosystème numérique gabonais,
00:24institutions publiques, secteurs privés, sociétés civiles et universitaires,
00:28ainsi que des experts internationaux.
00:30L'objectif affiché était clair, faire de l'Internet un levier d'émancipation,
00:35de développement et de souveraineté pour le Gabon.
00:37Nos discussions ont permis de lever le voile sur la complexité
00:41de l'équilibre entre gouvernance globale et impératif national.
00:48Grâce à la diversité de vos profils, qu'ils soient issus du secteur public, privé,
00:53de la société civile ou du monde académique,
00:55nous avons pu saisir les enjeux et esquisser des réponses concrètes
01:00aux problématiques de la gouvernance mondiale de l'Internet
01:04et de la souveraineté numérique nationale.
01:07Les travaux ont ainsi permis de poser un cadre de réflexion structuré
01:11enrichi par l'expertise d'intervenants étrangers
01:14venus partager leur expérience et proposer des outils concrets d'analyse et d'action.
01:19L'objectif même déjà de l'atelier, c'était de travailler à leur donner les connaissances,
01:25à leur parler un peu de tout ce qui existe en termes de gouvernance de l'Internet,
01:29en termes de souveraineté numérique,
01:30et de voir dans quelle mesure est-ce qu'ils peuvent se parler pour accorder les violons,
01:35pour travailler mieux et renforcer justement leurs contributions et leurs interventions
01:39dans l'écosystème national, régional et international.
01:43Mon rôle dans cet atelier a été d'entretenir les participants sur des modules essentiels
01:47liés à la souveraineté numérique, à l'histoire de l'Internet, à la cybersécurité, à l'intelligence artificielle
01:52et surtout ce qui pouvait permettre au Gabon de pouvoir se saisir du sujet
01:57et surtout avoir une voix dans les instances comme à l'ICAN, à Afrinic
02:01et tous les instances de décision sur les questions de gouvernance de l'Internet en général.
02:05En sa qualité de bras séculier de l'État en matière de gouvernance numérique,
02:09l'ARCEP a profité de ses échanges pour identifier clairement les défis majeurs
02:13auxquels fait face l'écosystème national.
02:16Concernant la mise en synergie des parties prenantes de la gouvernance Internet au niveau mondial,
02:21il ressort clairement que celle-ci nécessite un véritable cadre de discussion
02:26et de préparation des grandes rencontres internationales.
02:29Sur le plan de la résilience des infrastructures numériques
02:32et des ressources critiques de l'Internet,
02:34des insuffisances ont été mises en évidence pendant vos travaux.
02:39Elles nécessitent donc des réponses appropriées et coordonnées
02:42de la part de l'ensemble de l'écosystème numérique national.
02:46Pour les participants, la rencontre marque une étape importante
02:49et appelle à aller plus loin dans la réflexion.
02:52Pour moi, c'est un sentiment de satisfaction, de véritable satisfaction,
02:56au vu des participants qui sont venus de tout l'écosystème du numérique
03:01et de l'affluence que nous avons eue déjà avant l'atelier.
03:07Nous avons eu beaucoup d'appels qui demandaient à intégrer cet atelier.
03:12Malheureusement, nous n'avons pas pu accepter tout le monde,
03:15mais au final, nous sommes extrêmement satisfaits.
03:19Cet atelier s'est achevé par la remise de certificats aux participants,
03:24gage de leur engagement constant envers une souveraineté numérique nationale.
03:27Notons enfin que le président du conseil de régulation de l'ARCEP
03:30a annoncé que ce type d'initiative sera pérennisée
03:33avec l'ambition affirmée de bâtir à terme
03:36une gouvernance numérique gabonaise indépendante,
03:39cohérente et pleinement souveraine.
03:41Bon, à trois ans.
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