00:00Oui, il aime l'Europe comme les Américains, il aime la dinde à Thanksgiving, c'est-à-dire que c'est quand même une vieille histoire, l'histoire des Etats-Unis.
00:07250 ans aujourd'hui, c'est-à-dire peanuts, rien du tout chez nous. Vraiment, nous, ça démarre avec la grotte de Lascaux, avec Kosker ou avec Chauvet.
00:14Donc, c'est un pays impérialiste et c'est comme ça depuis le début. Moi, je me souviens à l'époque, Bernard-Henri Lévy faisait un combat des anti-anti-américains.
00:23Il parlait de l'anti-américanisme primaire. On a le droit d'avoir...
00:26On va entendre le général là-dessus, le général de Gaulle. Je vous ai trouvé une archive qu'on n'a jamais dit.
00:30Formidable. Et moi qui suis gaullien, et puis qui suis normand, et qui sait depuis très longtemps ce qui s'est passé le 6 juin 1944,
00:37c'est-à-dire pas du tout une espèce d'entreprise de libération le jour le plus long, pas les vieux longs, mais le pipo...
00:43Ça a existé quand même.
00:44Ça a existé parce qu'il y a eu Père Larbourg et parce que les Américains se sont dit, nous allons faire cette guerre sur le territoire européen
00:50pour éviter que les Allemands qui sont en train de travailler à la bombe atomique puissent nous atomiser à New York et à Washington.
00:55Et ils avaient à l'époque des avions à réaction, les nazis.
00:58Ils avaient d'ailleurs des gens qui travaillaient à ce programme, notamment des gens qui, comme Bernard von Braun, leur ont permis d'aller ensuite sur la Lune.
01:04Je rappelle qu'il n'y avait pas une détestation à ce point-là des nazis, puisqu'ils avaient prévu, les Américains,
01:10de travailler en France avec les préfets et les sous-préfets pétinistes et vichistes et maréchalistes
01:16pour pouvoir installer un régime d'occupation.
01:19L'AMGOT, L'apostrophe AMGOT, Administration Militaire des Territoires Occupés.
01:23Ils avaient l'intention, ça s'appelait l'invasion d'ailleurs de leur côté, l'opération.
01:27Et ça s'appelait Overlord, c'est-à-dire vassalisation.
01:29On ne peut pas dire que quand on vient vassaliser un peuple, on s'en vient le libérer.
01:33Non, on s'en vient l'occuper.
01:34C'est bien de le rappeler à Jean-Claude.
01:35Je le rappelle.
01:36Nos auditeurs et les spectateurs comme ça le savent.
01:39Et il y en a un qui nous dit, dans cette aventure, ça ne va pas se passer comme ça, il s'appelle Charles de Gaulle.
01:42Et donc c'est lui qui fait savoir que ça ne se passera pas comme ça,
01:45que l'Amérique ne va pas vassaliser la France et que l'Amérique ne connaît que des relations de vassalisation.
01:50J'ai fait un livre sur Tocqueville et les Indiens, j'ai appelé ça Tocqueville et les Indiens,
01:54et je m'étais intéressé à cette question de la création des Etats-Unis, de la constitution des Etats-Unis,
01:58et ça se constitue sur un génocide.
02:00Là pour le coup, on utilise le mot n'importe comment quand il s'agit d'Israël,
02:02mais le génocide, c'est la destruction programmée d'un peuple.
02:06Donc vous détruisez tous ceux qui vous gênent, et vous avez des gens qui sont les Amérindiens.
02:11La semaine dernière, nous avons, enfin j'ai personnellement, je ne vais pas vous impliquer dans mon combat,
02:15mais j'ai défendu les Inuits, moi je défends les peuples premiers.
02:18Et qu'est-ce qu'on a fait des Indiens ?
02:20On les a poussés de la côte Est à la côte Ouest,
02:22et quand ils sont arrivés au bord de la mer, on a tout détruit en même temps que les bisons.
02:25Et aujourd'hui, ils sont alcoolisés, ils boivent des sodas, ils sont obèses,
02:30et ils sont dans des réserves, et de temps en temps, ils sortent leurs plumes,
02:32et ils serrent les mains des sénateurs américains, ce genre de choses.
02:34On a détruit ce peuple. Enfin, les Américains ont détruit ce peuple.
02:38Ils ont également détruit le mode de vie français.
02:41C'est-à-dire que quand il dit aujourd'hui, je ne reconnais plus l'Europe,
02:43mais c'est l'Europe que ces gens-là ont fait.
02:45Ils ont fabriqué cette Europe-là.
02:47Quand les Américains arrivent, ils donnent du chewing-gum,
02:49ils ont les fameux Ray-Ban de notre chef d'État actuellement.
02:52On a le cinéma crétin qui arrive,
02:55on a la bande dessinée qui remplace Victor Hugo,
02:57on a le jazz qui remplace Debussy et Ravel, etc.
03:02– Et c'est l'arbeilleux aussi, le jazz.
03:03– Oui, d'accord, c'est merveilleux, mais quand il n'y a plus que ça,
03:06et quand ça devient du free jazz, pas exactement la même chose,
03:09mais je veux dire qu'il y a un mode de vie américain,
03:10le fameux American Way of Life, qui s'est installé en France.
03:13– On est d'accord.
03:13– Et si l'Europe a changé, bougé, comme le dit fort justement Trump,
03:18c'est sous l'influence des Américains.
03:20C'est une France qui s'est américanisée, malgré le fait que le général de Gaulle
03:24ait refusé, il a refusé un temps.
03:26Et après, quand Giscard a été élu, il s'est passé quoi ?
03:28Le premier discours que Giscard fait, il le fait en langue anglaise.
03:31On ne peut pas mieux dire qu'on prend la langue de l'occupant.
03:34Et puis voilà, quand Jacques Attali écrit un livre qui s'appelle
03:37« Demain, qui gouvernera le monde ? »
03:38nous avons la réponse, presque la réponse à la question.
03:40Du moins, nous savons qui est en train de finir dans la compétition en tête.
03:44Les Indiens sont très importants d'un point de vue démographique,
03:46mais ils n'ont pas de volonté impériale et impérialiste.
03:49Ils ont une volonté idéologique avec l'hindouisme.
03:51– Là, on parle de l'Inde.
03:52– Je parle de l'Inde, oui.
03:54Les Chinois, ils ont une volonté impérialiste.
03:57Les Russes n'ont pas une volonté impérialiste en dehors de l'espace russe, grand russe.
04:01Ils veulent refaire l'Empire quand il a été dans ses plus grandes dimensions.
04:05Donc il n'est pas du tout question d'arriver jusqu'à Brest.
04:07Notre Brest, pas Brest-Litovsk.
04:09Notre Brest, ce n'est pas du tout leur...
04:10Eux, ils veulent reconstituer un empire.
04:12Je ne dis pas que c'est bien.
04:13Les Chinois, ils ont un désir d'empire universel par le commerce.
04:17Vous savez, ils jouent comme ça, avec des jeux incroyables,
04:20et à un moment donné, paf, c'est fini.
04:21Vous n'allez même pas dire échec.
04:22Quand vous dites échec, ça veut dire échec et mat.
04:25Et c'est ce qui est en train de se passer.
04:26Et il le sait très bien, Trump.
04:28Donc le combat, c'est pas...
04:30Même Trump n'est plus...
04:31Il est hors-jeu.
04:32Ce n'est pas son aventure, ce n'est pas son affaire.
04:34J'ai dit Trump ?
04:35Non, Poutine, c'est Poutine.
04:37Poutine n'est pas dans cette aventure.
04:39C'est Trump et la Chine.
04:40C'est ça qui se joue avec ces deux-là.
04:42Et la question du Groenland, par exemple,
04:44ce n'est pas évidemment la question du...
04:46Nous en avons besoin pour notre sécurité.
04:49C'est les métaux rares qui lui permettent...
04:51Alors, il n'a pas tort de lui dire comme ça.
04:52Parce que c'est les métaux rares qui lui permettront
04:53d'obtenir des vitesses supersoniques
04:55supérieures aux vitesses supersoniques
04:57des lanceurs d'engins atomiques
04:59qui permettent de gagner la guerre.
05:00C'est aussi simple que ça.
05:01Il y a un bout de glace.
05:03Moi, je veux juste un petit bout de glace.
05:04Comme si c'était un enfant qui demandait une glace
05:06à sa maman et à son papa.
05:08Non, il veut les métaux rares
05:09pour pouvoir concurrencer les Chinois
05:11qui ont gagné cette guerre.
05:13C'est-à-dire que Trump...
05:15Moi, j'attaque moins Trump
05:15que ceux qui l'ont rendu possible.
05:18C'est-à-dire qu'il est fort de notre faiblesse.
05:20C'est parce que les Biden et autres,
05:22les Obama en amont,
05:24les Clinton et autres
05:24ont mené toute cette politique
05:26à l'endroit de la Chine
05:27qu'on les a laissés faire.
05:28Et également à l'endroit de la Russie.
05:30Parce que la Russie,
05:30elle aussi, ayant besoin de ces métaux rares,
05:32même s'ils ont une Sibérie
05:33qui leur permet,
05:34sont allés voir du côté des sous-sols africains.
05:36C'est pourquoi les Russes sont aussi présents,
05:38les Chinois sont aussi présents en Afrique.
05:39Et pourquoi nous n'y sommes plus ?
05:40Puisque nous avons tous peur
05:41de Mélenchon et ses copains.
05:43Parce que dès qu'on aurait mis
05:44un conseiller technique,
05:45on aurait été les colonialistes,
05:49ce genre de...
05:49Nous avons perdu sur tous les camps.
05:52Nous avons perdu l'Afrique,
05:54nous avons perdu les relations
05:55avec les pays internationaux.
05:56Nous avons perdu même l'Europe
05:58qui ne ressemble à rien,
05:59qui ne ressemble plus à rien.
06:00Et Trump, il arrive juste là
06:01et puis il dit
06:01« Mais je vais vous raconter la fontaine,
06:03la raison du plus fort
06:04et toujours la meilleure. »
06:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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