00:00Salut Thomas, salut Anissa, c'est Marie Portolano.
00:02Bonjour, c'est Michel Denizot.
00:04Bonne 500e à Culture Média.
00:05Très bon anniversaire, une très belle 500e émission.
00:08Bonne 500e Thomas, quand on est à 500, c'est pour aller à 1000.
00:11La 500e de Thomas Hille.
00:14Et vous êtes bien sur Europe 1, vous écoutez la 500e de Thomas Hille dans Culture Média.
00:19Jusqu'à 11h, une émission exceptionnelle en public, évidemment vous l'entendez, dans le grand studio Europe 1.
00:26Avec vos invités ce matin, Thomas, Isabelle Iturburu, Jean-Pierre Foucault, Stéphane Rottenberg, Cyril Ferraud, Jean-Pierre Foucault, Michel Drucker, ils sont tous là ce matin.
00:34Et alors cette émission ne serait pas la même sans les chroniqueurs que vous retrouvez tous les jours.
00:38Certains vont venir nous rejoindre pour évoquer quelques souvenirs sur ces 500 émissions, comme le plus sportif de la bande, Sacha Nocovitch qui est là.
00:47Vous nous racontez un petit souvenir marquant, Sacha ?
00:50Bon, je n'ai pas voulu vous mentir, le souvenir le plus marquant pour moi c'est une énorme boulette en direct.
00:55On est en décembre 2023, je pense à Jean-Pierre, on est à quelques jours de l'élection de Miss France, et je ne sais pas pourquoi je veux parler des Miss France reconverties dans le sport à la télévision.
01:05Il y en a eu quelques-unes.
01:07J'appelle Sophie Talman, on fait un témoignage très sympa, le son part, Christophe Ondelat est attentif, je reprends la main en direct.
01:15Là, la langue fourche d'une manière très malheureuse.
01:17Je tente de me rattraper, je me dis que ça va passer, sauf que ça ne passe pas.
01:23Les portes s'ouvrent pour Sophie Talman qui, chaque dimanche, vient sur le plateau de Téléfoutre.
01:28Téléfoutre, pardon.
01:29Téléfoutre, ça c'est du Christophe Ondelat.
01:32Ça c'est un peu dur, elle est superbe.
01:38Elle était superbe, celle-ci, la force du subsconscient.
01:40J'ose plus dire Téléfoutre là, jusqu'à aujourd'hui, c'est fini.
01:46Merci Sacha pour ce bon souvenir.
01:48Bon, ça nous est tous arrivé de faire des petites boulettes à l'antenne.
01:51Vous avez eu, vous avez des souvenirs comme ça de grands moments de solitude ?
01:55Moi j'en ai eu un sur le Téléthon où on m'a mis à l'antenne alors que je n'étais pas censé l'être
01:59et j'étais en train de rire avec un assistant réalisateur d'une répétition qui était en train de se passer
02:05en disant, regarde, comme il a l'air idiot.
02:07Et donc je suis passé à l'antenne comme ça.
02:09Il s'est passé assez inaperçu.
02:13Après, il faut dire qu'il y a beaucoup moins d'émissions en direct aujourd'hui, Michel Drucker.
02:17Comme les émissions sont enregistrées, il y a moins de risques de boulettes quand même.
02:21Oui, moi je pense à Whitney Houston et Serge Gainsbourg.
02:24Oui, là c'est ça.
02:26C'est la boulette de classe quand même.
02:28La boulette d'or, c'est une boulette planétaire.
02:31Il y en a une qui m'a marquée, elle concerne Jean-Pierre.
02:34Ça fait longtemps que je voulais vous en parler.
02:35Vous receviez Karen Chéryl qui chantait à l'endroit, à l'envers.
02:40Et vous avez désannoncé en disant, bravo Karen Chéryl, par devant, par derrière.
02:46Je vais enfin vous dire la vérité que Karen Chéryl connaît.
02:51C'est elle-même qui me l'a rappelé d'ailleurs.
02:52J'étais avec Jacques Dutronc, elle chantait à l'envers, à l'endroit.
02:55Et Dutronc me dit, t'es pas capable de dire, par devant, par devant.
02:59Ah, c'était pas une boulette !
03:01J'ai dit, tu ne me connais pas, et je l'ai dit.
03:04Et c'est ainsi que je nourris des bêtisiers télé depuis 75 ans.
03:09Magnifique, c'est magnifique.
03:11Bon, Cyril, vous faites encore un peu de direct quand même.
03:12Vous avez les Victoires de la Musique.
03:14Oui, dans quelques jours.
03:15Ça c'est en direct avec Elena Noguera.
03:17C'est une grande machine ça quand même.
03:18C'est une grosse machine, c'est un peu de stress, c'est un timing à respecter très précis.
03:22Mais c'est surtout le plaisir de voir toute la scène française et surtout, surtout les révélations.
03:28Parce qu'ils jouent énormément ce soir-là.
03:30Ils peaufinent à la lumière près leurs prestations.
03:34Et c'est pour ça que les Victoires, c'est un truc très chouette à présenter.
03:37Oui, et puis que ça fait du bien parce qu'effectivement, c'est quelque chose en direct.
03:40Moi, je me demande si le direct, ce ne serait pas finalement un peu l'avenir de la télévision aussi.
03:44Vous qui faites beaucoup de direct, Isabelle Iturburo.
03:46Moi, j'ai la chance de faire le sport.
03:47Et je pense que ça ne changera jamais parce qu'on ne peut pas regarder un match quand on connaît déjà le résultat.
03:52Enfin, ce n'est pas la même passion.
03:54Et forcément, oui, moi le direct, j'ai grandi là-dedans.
03:58Je n'ai connu que ça jusqu'à mon arrivée à TF1.
04:00Et j'ai eu la chance de continuer avec le JT et le sport.
04:04Et je pense qu'il n'y a pas de meilleure école.
04:06Et il n'y a pas de meilleure sensation que dans le direct.
04:10Alors oui, il y a des petites bafouilles.
04:12Il y a des fourrilles.
04:13Oui, mais les gens adorent ça.
04:14Oui, au moins, ils nous voient tels qu'on est parce qu'on ne peut pas se transformer en direct.
04:19C'est vrai.
04:20Moi, j'ai la chance de faire la seule dernière grande émission de direct de la télévision.
04:24Miss France.
04:25Bien sûr.
04:26Or, le sport, bien entendu.
04:27Le loto, ce n'est pas en direct ?
04:28Non, c'est semi-direct.
04:30Mais enfin, c'est une trente.
04:32Donc, Miss France, c'est trois heures et demie.
04:33Il peut y avoir pas mal d'imprévus.
04:36À part se tromper de numéro, on ne peut pas trop faire de courbes sur l'auto.
04:39En direct, c'est que vous annoncez quelque chose et dans l'oreille, on dit « Elles ne sont pas prêtes. »
04:44Vous continuez et le public n'y voit rien.
04:47Mais c'est un vrai bonheur, un vrai plaisir.
04:49Notre métier, c'est le direct.
04:50Et je disais, peut-être que ça va aussi en partie sauver la télévision.
04:54Est-ce que vous êtes inquiet sur l'avenir de la télévision quand vous voyez chaque année les chiffres de la consommation de la télévision qui ont tendance à baisser Stéphane Rottenberg ?
05:03Je pourrais apporter, on ne va pas revenir, mais une note dissonante sur le direct parce qu'il y a plein d'émissions.
05:06Moi, j'ai travaillé avec Ardisson et regarder Ardisson en direct aurait été factuellement impossible.
05:11C'est trop long, c'est des interviews interminables, volontairement, parce qu'il savait qu'il allait garder le mieux.
05:16Pour certaines de mes émissions au Pékin Express, c'est injouable.
05:18On parlait, avant que ça commence avec Cyril, les jeux avec des mécaniques d'informatique.
05:24On ne gagne pas grand-chose à faire du direct et on a plein de risques mécaniques.
05:28Donc, il y a quelques émissions.
05:29Pour celle-là, bien sûr, c'est dix fois mieux.
05:31Mais sur certains genres, on gagne à éditer un petit peu.
05:35Et je vous encourage, moi qui étais en régie dans les émissions de Thierry Ardisson pendant trois ans quand j'étais à France 2 derrière la caméra,
05:41c'était franchement intenable, alors que la version finale était absolument géniale.
05:45Non, alors, il ne faut pas oublier que maintenant, les gens regardent aussi sur les plateformes et que ça, sur certaines émissions, c'est spectaculaire.
05:52Nous, sur certaines émissions, on a à peine bougé en dix ans entre le replay.
05:56Aux Etats-Unis, aujourd'hui, c'est plus de 50% de l'audience.
05:59Donc, je pense qu'il ne faut pas oublier ça.
06:01Après, bien évidemment, il y a plus de concurrence.
06:03Donc, ce sera plus dur.
06:04Mais on va résister encore un petit peu.
06:06C'est vrai que quand on voit les scores le matin, 3 millions arrivent en tête.
06:102 millions parfois.
06:102 millions parfois.
06:11TF1 en tête.
06:12Dans les années 80.
06:13Moi, je me souviens un jour, sacrée soirée, on faisait, à l'époque, il n'y avait pas la concurrence de la TNT,
06:17on faisait 10 millions à peu près de téléspectateurs.
06:20Un jour, on a fait 9 millions et demi.
06:21Etienne Moujot nous a convoqués.
06:22Il nous a dit, il va falloir vous ressaisir.
06:25Il va falloir resserrer les boulons, là.
06:27Et on s'est ressaisis.
06:27Mais c'est vrai que vous, vous avez vécu vraiment ce qu'on appelle l'âge d'or de la télévision avec Michel Drucker.
06:33Une époque où vous étiez en prime toutes les semaines.
06:36Je plaisantais tout à l'heure sur Patrick Sabatier, mais il faisait partie effectivement de son concurrent avec Sébastien.
06:40Sabatier, Sébastien, Michel.
06:42Vous étiez quatre, en fait, à tenir un soir chacun de la semaine.
06:47Est-ce qu'il y avait, maintenant vous pouvez nous le dire, il y a prescription,
06:49est-ce qu'il y avait une forme de rivalité entre vous, notamment dans l'Ichi ?
06:52Nous étions quatre, mais il n'y avait que les mêmes artistes.
06:55Donc la compétition, c'était séduire un artiste pour qu'il vienne chez vous plutôt que chez le voisin.
07:00C'est ça.
07:00Un contexte, y compris des artistes étrangers.
07:04Michel était assez fort parce qu'il avait une antériorité.
07:06C'est-à-dire que les Américains, les Anglais, les Anglo-Saxons le connaissaient.
07:11Mais bonhomme, on ne s'est pas amené à débrouiller tous les quatre.
07:14Et à une époque, il y avait quatre émissions en prime time de variété, ce qui était rare.
07:18Incroyable.
07:19Non, non, mais je n'ai pas senti ça comme ça.
07:21Mais quand même, quand vous regardiez les chiffres des autres,
07:24il n'y avait pas de temps en temps une petite jalousie, non ?
07:27Non, parce que je me disais, ça va peut-être s'arrêter demain et le plus dur est fait.
07:30Alors que maintenant, j'en suis à la 63e saison.
07:34Oui, mais maintenant, je comprends que vous vous relativisiez, évidemment.
07:37Maintenant, c'est du bonus.
07:39Non, mais c'est vrai qu'un jour, on avait dit la ménagère de moins de 50 ans
07:44qui est devenue la responsable des achats.
07:46Oui.
07:46Donc, moi, très vite, j'ai voulu séduire la ménagère qui avait plus de 50 ans.
07:50Oui, ça a été votre créneau, oui.
07:52Non, non, moi, je pense que la télévision linéaire a encore quelques belles saisons.
07:57Et s'il y a un héros, vous, sur cette rivalité entre animateurs,
08:01parce qu'on le sait, vous avez beaucoup d'émissions actuellement sur France Télévisions.
08:04J'attendais le moment où il allait prononcer cette phrase.
08:06J'attendais le moment.
08:08Qui fait des comptes ?
08:09Qui fait des comptes ?
08:09On n'arrive plus, hein ?
08:11Mais ça peut faire quelques jaloux dans le métier, vous le savez bien.
08:14Ça peut faire quelques jaloux, mais Jean-Pierre le disait très bien tout à l'heure,
08:17tout ça, c'est du travail.
08:18Je pense que j'ai la chance de présenter beaucoup d'émissions aujourd'hui sur le service public.
08:23Vous me le dites à chaque fois que je viens vous voir,
08:25même s'il y en a d'autres sur d'autres chaînes qui en présentent beaucoup aussi.
08:27La santé, la pointe de jalousie.
08:28Non, vous allez y arriver à prendre ma place un jour, Thomas.
08:32Surtout avec cette veste, vous allez voir.
08:34Non, mais toutes ces émissions, c'est parce qu'elles marchent, en fait.
08:38C'est que toutes ces émissions fonctionnent.
08:39Je vais m'audire quiconque de dire,
08:41on donne des émissions à Cyril Ferrault qui ne marchent pas
08:44et pourtant on le garde à l'antenne.
08:46Moi qui te regarde régulièrement, j'ai remarqué
08:48qu'il y a beaucoup de concurrents
08:51qui font des émissions qui ressemblent beaucoup aux tiennes.
08:54Alors, je te remercie de le dire à ma place.
08:57Non, mais ce qui est assez drôle,
08:58c'est que par exemple,
08:59quand on a vraiment relancé,
09:02il y a eu des jeux sur TF1 pendant des années,
09:04il y en a eu sur M6,
09:05mais il y a eu une époque où il n'y en avait plus du tout,
09:06voire un ou deux.
09:08Quand on est arrivé avec le quiz des champions,
09:11avec 100% logique,
09:13avec The Floor,
09:13bizarrement,
09:14on a eu des jeux revenir en prime
09:16sur toutes les chaînes
09:17et parfois,
09:18des jeux qui ressemblent,
09:19on va dire,
09:20pas mal à ceux qu'on avait initialement.
09:22Avec un peu de logique par exemple ?
09:23Je ne sais pas.
09:25C'est possible,
09:25c'est possible qu'on s'imite les uns les autres.
09:27Allez, on va se retrouver dans un instant,
09:29chers invités,
09:30vous qui êtes très joueurs,
09:31vous allez pouvoir jouer.
09:32On vous a préparé un petit blind test spécial,
09:34générique télé,
09:35mais comme vous êtes très très forts,
09:36on les a un petit peu modifiés,
09:38vous allez voir ça.
09:39La flûte à bec.
09:39On revient.
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