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Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, était l'invité de BFMTV ce 22 janvier 2026.

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00:00Donald Trump qui a lancé son conseil de la paix en présence de 20 dirigeants, tickets d'entrée, 1 milliard de dollars.
00:15Nous sommes dans un forum économique que Donald Trump a décidé de privatiser pour ce Board of Peace.
00:21Au moins d'une vingtaine de pays étaient représentés sur cette scène aux côtés de Donald Trump.
00:26C'est plutôt le conseil des affidés de Donald Trump qu'un conseil pour la paix.
00:30Il a parlé beaucoup plus de lui-même que de la paix.
00:35Il a refait le bilan de son année à la Maison-Blanche et de toutes ses victoires à lui, à lui et à lui.
00:51Je vous voyais regarder les images, Jean-Pierre Raffrin. Comment est-ce qu'on parle à cet homme ?
00:57Avec une grande fermeté, avec de la profondeur, profondeur historique, profondeur géographique, une grande sagesse.
01:06On parlait tout à l'heure de lucidité, c'est exact, mais avec une grande fermeté.
01:11Je pense que pour être un vrai leader aujourd'hui, il faut des circonstances.
01:15Et au fond, ces circonstances-là, elles servent peut-être Emmanuel Macron.
01:20Au fond, aujourd'hui, le gaulliste, tout le monde veut être gaulliste dans ce pays.
01:24Le gaulliste, peut-être Macron.
01:26Et donc je trouve que dans tout ce qui se passe actuellement, qui est assez révoltant de la part de M. Trump,
01:34ne pas nous respecter, ça nous révolte.
01:36C'est-à-dire que vous, qui il y a quelques mois, avez appelé Emmanuel Macron à démissionner pour d'autres raisons,
01:40pour des raisons de politique, après la dissolution, vous pensez que c'est son moment aujourd'hui ?
01:44Non, je n'ai pas appelé Emmanuel Macron à démissionner.
01:46Vous avez soutenu Edouard Philippe quand il a dit ?
01:48Non, mais je soutiens Edouard Philippe.
01:49Mais c'est autre chose.
01:50Sur ces sujets, je disais simplement que c'est l'élection présidentielle qui crée les majorités dans ce pays.
01:55Donc c'est autre chose.
01:56Mais sur cette question-là, je vois qu'il y a une forme de lucidité, de fermeté chez Emmanuel Macron
02:04qui dit que finalement les Français sont plutôt contents du fait que c'est quand même la France
02:08qui aujourd'hui se fait respecter et réagit à ces marques de non-respect permanente de Trump.
02:18Franchement, cette opération de ce club de la paix, c'est en effet une privatisation.
02:26Moi, je travaille avec Leader pour la paix depuis un certain temps sur le multilatéralisme.
02:31On n'avait encore jamais, dans ce monde où il y a plus de 100 pays dont un grand nombre sont en grande pauvreté,
02:38faire en sorte que participer à une organisation de la paix, sans véritablement droit de vote,
02:44parce qu'il n'y a que le président Trump qui aura vraiment la possibilité de tout faire parce qu'il a son droit de veto,
02:48et tout ça à l'avoir à un milliard.
02:50Mais qu'est-ce que c'est que ce monde où il faut un milliard pour avoir un droit de vote ?
02:53Un milliard, le ticket d'entrée pour faire partie de ce club pour la paix.
02:55Oui, c'est quand même inacceptable.
02:56On voit, Jean-Pierre Affarin, que l'Europe marche sur un fil.
02:59Ce soir, il y a un sommet extraordinaire des 27 en ce moment même à Bruxelles.
03:02L'Europe cherche la bonne réponse.
03:05Donald Trump a renoncé, a remballé finalement ses droits de douane supplémentaires.
03:09Est-ce qu'il faut mettre à nouveau la pression, avec peut-être des sanctions,
03:13ou au contraire calmer le jeu en considérant qu'il a reculé ?
03:16Je pense qu'il faut continuer la pression.
03:19Nous avons un certain nombre de bonnes nouvelles quand même.
03:22Le fait qu'aujourd'hui, on n'est pas surpris par ceux qui sont présents à cette réunion à Washington.
03:29On a quand même un rapprochement avec les Anglais qui est très significatif.
03:33Et en matière de défense, c'est très important.
03:35On n'oublie pas les accords de Lancaster House entre l'armée française et l'armée britannique
03:38qui font que nous avons là un pôle militaire de première importance.
03:42Il est en train de ressouder l'Europe ?
03:43Je pense qu'il est en train de ressouder l'Europe.
03:46Je pense qu'il est en train de redonner une ambition à l'Europe,
03:49qu'il est en train de donner une perspective, qu'il accélère les échéances,
03:52parce qu'au fond, on voit bien que la nécessité de notre sécurité est aujourd'hui posée.
03:57Elle était posée par Poutine et son agression de l'Ukraine.
04:00Et finalement, toute cette agitation de Donald Trump,
04:03finalement, accélère un processus de fermeté de l'Europe.
04:07Et de ce point de vue-là, c'est plutôt une bonne nouvelle.
04:09Quand on regarde tout ce qui s'est passé depuis un certain temps,
04:11au fond, on est obligé de se dire quand même qu'il y a du sursaut,
04:14qu'il y a une réaction, que les gens se parlent,
04:16ils se voient que l'Europe existe quand même.
04:19Mais l'Europe résiste.
04:21L'Europe n'est pas aujourd'hui, à Washington,
04:23en train de se coucher un milliard le fauteuil.
04:26Vous dites qu'il faut que l'Europe continue à mettre la pression sur Donald Trump.
04:29C'est l'un des enjeux du sommet du soir à Bruxelles.
04:32On sait déjà, puisque ça a fuité aujourd'hui de la part de la Commission européenne,
04:35que le fameux bazooka économique qui aurait pu sanctionner les entreprises américaines en Europe est écarté.
04:42Pour l'instant, est-ce que ça veut dire qu'on est en train de reprendre notre posture d'avant ?
04:46Ou bien est-ce que vous considérez qu'il faut un chapitre économique,
04:50des sanctions économiques ce soir, contre les États-Unis ?
04:53Je pense qu'il faut négocier l'unité.
04:55Ce qui est important, c'est de monter en puissance.
04:59Progressivement, sagement, avec détermination et sans froid,
05:02il faut avancer clairement sur une forme de résistance à ces provocations de Trump.
05:07Mais il faut naturellement agir en responsable et donc rester rassemblés.
05:11Ce qui est important, c'est notre unité.
05:14Si l'Europe est désunie, elle sort de l'histoire.
05:17Et donc, ce qui est très important aujourd'hui, c'est que cette idée de bazooka est une perspective.
05:22Il faut y aller progressivement en faisant en sorte qu'on puisse emmener les pays de l'Union européenne.
05:28C'est l'unité de l'Europe qui fait la force de l'Europe.
05:30C'est-à-dire qu'on saura si on résiste là, si l'Europe explose aussi ou pas.
05:36Donald Trump, il est malin.
05:36Les droits de douane, il les avait infligés non pas aux 27, mais à une partie.
05:40Six pays européens, six pays membres de l'Union uniquement.
05:43Qu'est-ce que fait Trump en permanence, y compris au Canada, y compris à l'Europe du Nord ?
05:50C'est de diviser. Ils cherchent à nous diviser.
05:54Comme d'ailleurs Poutine, avec l'Ukraine, nous a divisé.
05:58Et comme d'une certaine manière, la Chine nous divise.
06:01Quand pour des taxes sur les voitures électriques, elle sanctionne le cognac.
06:07Elle désigne la France.
06:08C'est-à-dire que pour une mesure européenne, elle cible la France.
06:11Et aujourd'hui, le lait et le fromage.
06:14Donc il y a quand même un ciblage de la France qui est assez préoccupant.
06:17Donc on voit bien que toutes les grandes puissances aujourd'hui cherchent à diviser l'Europe.
06:21Donc l'Europe doit comprendre que sa survie, sa puissance, passent par le rassemblement.
06:27On parle un mot du budget.
06:29Sébastien Lecornu, au prix de pas mal de concessions à la droite, à son propre camp,
06:33et à la gauche, a réussi, s'il échappe aux motions de censure,
06:38à ramener le déficit public à 5% du PIB.
06:41Ce soir, Michel Barnier, ancien Premier ministre, comme vous dit,
06:44qui est chez Les Républicains, vous êtes chez Horizon.
06:46Je précise, ce sont deux familles, parfois voisines, parfois turbulentes.
06:51Il dit qu'il faut envisager la censure.
06:54C'est ce que dit Michel Barnier.
06:56Vous êtes d'accord avec lui ?
06:58Je ne suis pas sûr que la censure apporte quoi que ce soit en ce moment.
07:01D'abord, personnellement, je crois que...
07:03Les élections les plus raisonnables sont les élections municipales.
07:08C'est là où on vote sur des gens qu'on connaît, avec un bilan, je trouve.
07:11Et donc, mettre des législatives avant les municipales,
07:14ce serait polluer terriblement les municipales.
07:15Donc, je trouve que ce serait une très mauvaise idée
07:17que d'abîmer l'élection qui est la plus respectée par les Français,
07:20l'élection municipale.
07:21Donc, si on pouvait chasser la politique partisane de l'élection municipale,
07:25on gagnerait beaucoup.
07:27Donc, je ne suis pas favorable à ce qu'on fasse des élections législatives aujourd'hui.
07:31Ce qui me paraît utile, c'est d'essayer d'avoir un budget.
07:34Bien sûr, ce budget est loin d'être parfait.
07:38Il y a un certain nombre de désaccords.
07:39Mais je crois qu'il faut avoir un budget.
07:41Et le 49-3, qu'est-ce que c'était toutes ces pudeurs sur le 49-3 ?
07:46C'est un outil constitutionnel.
07:48Et finalement, l'opposition, elle a une capacité de répondre.
07:51Vous n'en voulez pas, Sébastien Lecornu, d'avoir ravalé sa promesse ?
07:54Non, non, je n'ai jamais vraiment trouvé que cette promesse était pertinente.
08:00Les outils constitutionnels, ils sont faits pour l'exécutif.
08:02Vous n'êtes pas content du 49-3 ?
08:04Vous déposez la motion de censure.
08:05C'est vous qui avez la majorité ?
08:07Vous renvoyez le gouvernement.
08:08C'est le gouvernement qui a la majorité ?
08:09C'est lui qui passe.
08:10Donc, au fond, c'est tout à fait démocratique.
08:14Naturellement, je préfère le dialogue.
08:16Je préfère quand il s'agit de la paix.
08:17Je vois bien que dans la paix, il n'y a que le dialogue.
08:19Ce n'est pas l'épreuve de force à la Trump qui peut avancer.
08:21Donc, le dialogue est mieux que le 49-3.
08:23Mais le 49-3, quand on est dans une impasse,
08:26il faut que l'exécutif puisse sortir de l'impasse.
08:28La cinquième république, c'est de donner un leadership à l'exécutif.
08:33De donner de la force.
08:34Et à un moment, quand on est dans l'impasse, l'exécutif doit passer.
08:38Et pour passer, il a le 49-3.
08:40Les gens ne sont pas contents.
08:40À ce moment-là, il change.
08:42Notre alternance, c'est ça.
08:44La démocratie de l'alternance.
08:45Je voudrais vous montrer deux photos, Jean-Pierre Raffarin.
08:47Vous allez les voir apparaître à l'écran.
08:50Il y a deux hommes.
08:51Il y en a un que vous devez reconnaître plus facilement.
08:53C'est vous.
08:55Sébastien Lecornu est à droite, évidemment.
08:57Et on se disait, en préparant cette émission tout à l'heure,
08:59finalement, vous avez un peu le même profil.
09:01Tous les deux, vous venez du Sénat.
09:02Tous les deux, vous avez un côté anti-parisien.
09:04Vous, c'est le Poitou.
09:05Lui, c'est la Normandie.
09:06Vous n'avez pas fait l'ENA.
09:07Ni lui, ni vous.
09:09Et dans les deux cas, sans vous faire un jour,
09:11on ne vous avait pas vu venir à Matignon.
09:13Ça a été une surprise, votre nomination.
09:15Et celle de Sébastien Lecornu, peut-être un petit peu moins.
09:17Est-ce qu'il y a du, j'allais dire, du Lecornu en vous ?
09:20Non, mais du Raffarin en lui ?
09:22Je pense qu'on a des points communs.
09:24Oui, c'est qu'on est très attaché à nos territoires.
09:26On est très attaché à une France décentralisée.
09:30On a d'abord eu des responsabilités.
09:32Moi, une présidence de région.
09:33Lui, une président de département.
09:34Donc, on est monté l'escalier des responsabilités,
09:37marche par marche.
09:38Il y en a qui les montent quatre à quatre.
09:40Mais après, la descente est rapide.
09:42Donc, on a fait ça progressivement.
09:44Donc, on a ce parcours qui est un parcours progressif
09:47où l'expérience progresse au fur et à mesure des responsabilités.
09:51Vous êtes resté trois ans à Matignon.
09:53Lui, ça fait trois mois.
09:53Est-ce que vous lui souhaitez d'y rester ?
09:55Moi, je pense qu'il est bien à sa place.
09:57Oui, il a une mission.
10:00La Ve République, elle est faite pour marcher sur la majorité.
10:02Aujourd'hui, il n'y a pas de majorité.
10:03Ni à l'Élysée, ni à Matignon, ni au Parlement.
10:07Donc, un Premier ministre sans majorité.
10:09Qu'est-ce que le Premier ministre ?
10:10C'est le chef de la majorité.
10:12Lui, il est chef de quelque chose qui n'existe pas.
10:14Donc, c'est très difficile.
10:15Mais vous voyez, comme l'a dit François Hollande,
10:17rester jusqu'au bout, rester jusqu'à l'élection présidentielle ?
10:21Vous le souhaitez ?
10:23Je pense que je souhaite la stabilité pour le pays.
10:26Et donc, je ne souhaite pas simplement un jeu de quille.
10:29On l'a déjà fait beaucoup.
10:31Et je trouve que la stabilité est quelque chose de très important.
10:34Donc, si on peut avoir de la stabilité pour la fin des choses,
10:37je serai tout à fait pour.
10:39Je ne suis pas pour l'instabilité permanente.
10:41L'instabilité coûte très cher quand on est en été.
10:44Je voudrais vous montrer une autre image
10:45qui s'est passée aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
10:48Je sais que vous connaissez davantage le Sénat,
10:50mais vous connaissez très bien les députés aussi,
10:52Jean-Pierre Affarin.
10:53Il y a eu un incident de séance assez fort aujourd'hui
10:56qui a opposé l'un des vice-présidents de l'Assemblée nationale,
10:59le RN Sébastien Chenu,
11:01à un député de la France Insoumise,
11:03Antoine Léaumant.
11:04On regarde, vous nous direz juste après ce que vous en pensez.
11:06Est-ce que ça dit peut-être de l'ambiance politique en France ?
11:09Ce que vous venez de faire est absolument odieux.
11:12Il faut arrêter de se moquer du monde quand même, là.
11:15Allez, monsieur le rapporteur.
11:19Stop, stop aussi, là, ça va.
11:21Ça va aussi.
11:22Monsieur le rapporteur général,
11:23et vous vous asseyez, monsieur Léaumant.
11:25Vous asseyez, monsieur Léaumant.
11:28Monsieur Léaumant, ne créez pas d'incident.
11:31Monsieur Léaumant, stop.
11:33Alors, monsieur Léaumant, je vous fais un rappel à l'ordre.
11:39Vous n'avez pas à me menacer.
11:41Vous n'avez pas à me menacer physiquement.
11:44Monsieur Léaumant, vous êtes rappelé à l'ordre.
11:47Sébastien Chenu qui est donc au perchoir de l'Assemblée
11:49qui dit qu'il a été menacé verbalement par Antoine Léaumant.
11:54Vous dites quoi ?
11:54C'est la vie politique, ça a toujours été comme ça ?
11:57Ou la bordélisation, maintenant, on est peut-être allé un peu trop loin ?
12:00Là, on a les deux extrêmes qui s'affrontent,
12:02mais qui, au fond, se ressemblent.
12:04Et on voit bien que c'est le Rassemblement National et les fils, quand même.
12:08Ce sont les extrémistes de l'Assemblée Nationale
12:11qui ont la parole et qui, sur cet incident, ont le monopole de la parole.
12:14Donc, on ne peut pas attendre à ce que, quand les deux extrêmes s'affrontent,
12:17tout ceci puisse donner de la sagesse.
12:19Donc, je vois bien qu'il y a de la nervosité, qu'il y a de la tension,
12:22mais au fond, on est là dans ce qu'on appelle la radicalisation.
12:26Il y a deux grandes cultures aujourd'hui, la radicalisation ou le rassemblement.
12:29Soit on cherche à rassembler pour gouverner ensemble,
12:31soit on cherche la radicalisation.
12:34On voit des gens qui cherchent la radicalisation.
12:36Moi, je fais partie de ceux qui cherchent le rassemblement.
12:38Est-ce que vous mettez un signe égal, aujourd'hui,
12:40entre la France insoumise et le Vérenne ?
12:41C'est un débat qui divise, déchire la droite et le centre depuis des mois.
12:45Écoutez, moi, j'ai refusé, aux dernières élections législatives,
12:50de voter pour l'extrême-gauche et face à l'extrême-droite.
12:56Donc, autrefois, le Front républicain me conduisait à voter systématiquement contre...
13:04Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ?
13:05Le Front républicain, ça a été l'ADN de Jacques Chirac que vous avez servi pendant des années.
13:10Absolument.
13:10Mais je reste très hostile au Front national et je ne fais pas partie de ceux qui veulent flirter avec le Front national.
13:17Mais aujourd'hui, je vois que la France insoumise a des visions, un communautarisme,
13:24qui, de mon point de vue, sont autant hostiles à la République que ne l'est le Rassemblement national.
13:30Donc, de ce point de vue-là, je suis parmi les républicains
13:33et je ne suis ni pour l'un ni pour l'autre, je ne veux pas voter anti-république.
13:37Donc, de ce point de vue-là, vous êtes sarkoziste quand il dit que le Front républicain s'est terminé aujourd'hui.
13:42Non, parce que, non, non, Nicolas, Nicolas, on voit dans Bardella un Chirac du RPR,
13:50je ne vois pas un Chirac du RPR dans Bardella.
13:53Pourquoi ?
13:53Parce que Jacques Chirac était fondamentalement républicain,
13:56qu'il s'est toujours opposé aux extrêmes et qu'il connaît cette dérive
14:00qui fait que l'extrémisme conduit à la violence, conduit à la brutalité, conduit à la négation de l'autre.
14:06Il dit donc qu'au contraire, il faut cette attitude démocratique d'ouverture, de respect de l'autre
14:11et non pas de vouloir l'affaiblissement, la simple destruction de l'autre.
14:15Je trouve qu'il y a dans l'extrémisme aujourd'hui des volontés de destruction.
14:20D'ailleurs, on le voit, tout ceci est porté par la violence.
14:22Moi, je fais partie de ceux qui sont des militants du respect.
14:26J'ai mes convictions, j'ai mes amis, j'ai mes adversaires,
14:29mais j'essaie de ne pas jouer la carte de la violence.
14:32Donc, il y a des extrémistes, ils mènent leur jeu, on voit leur méthode, on voit comment ils travaillent.
14:37Je suis content que les Français voient leur forme de travail.
14:40Mais donc, j'espère que ça fera en sorte que les Français rejettent cette tension-là et cet extrémisme-là.
14:45Vous savez qu'il y a deux grands événements en 2027, Jean-Pierre Raffarin.
14:48L'élection présidentielle et un autre événement qui va sans doute vous concerner,
14:51vous, le grand fan, l'amoureux de Johnny Hallyday.
14:54C'est le film sur Johnny qui doit sortir en 2027, le biopic.
14:58Je ne sais pas si vous avez vu les infos aujourd'hui, mais Raphaël Quenard,
15:02qui devait jouer Johnny au cinéma, annonce finalement qu'il jette l'éponge.
15:06Ce ne sera pas lui.
15:07Ça y est, la place est libre pour vous.
15:09Vous y allez, ça y est, l'horizon se dégage.
15:11Eh bien, écoutez, voilà, vous me donnez une idée.
15:14D'habitude, c'est les hommes politiques qui donnent des idées au journalisme.
15:17Maintenant, c'est l'inverse.
15:18Donc, je note cette proposition.
15:20Mais vous voyez, si Johnny avait eu à répondre à votre émission tout à l'heure,
15:24qu'est-ce qu'il y avait de désolant dans cet affrontement entre le Rassemblement National et les filles ?
15:30C'est qu'on ne me donne pas l'envie d'avoir envie.
15:32La démocratie, c'est de donner envie à l'électeur d'avoir envie.
15:36Et ces images-là ne donnent pas envie d'aller voter,
15:39ne donnent pas envie de se battre pour la démocratie.
15:41Et ces images-là ne donnent pas envie de se battre pour la démocratie.
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