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00:00– Retour à l'essentiel, on va plus loin à présent avec Zyad Limam,
00:05directeur du Monsieur l'Afrique magazine, bonjour Zyad.
00:07– Bonsoir.
00:07– Et Gauthier Ribinski, chroniqueur international ici à France 24, bonjour Gauthier.
00:10– Bonsoir.
00:11– Au sommaire, pas de coup de force au Groenland,
00:14Donald Trump exclut toute action militaire pour s'emparer du territoire
00:17sous souveraineté danoise.
00:19Dans son discours à Davos, point d'ordre de cette édition 2026 dans les Alpes suisses,
00:23le président américain exige néanmoins des négociations immédiates avec Copenhague
00:27pour permettre cette acquisition.
00:29– Les Sénégalais, eux, ont célébré hier le retour de leur champion,
00:33les Lyons de la Teranga, auréolés de leur deuxième sacre à la Coupe d'Afrique des Nations.
00:37Une victoire qui n'efface pas les contestations après leur départ précipité de la pelouse
00:41sur un pénalty sifflé contre dimanche.
00:43On en parle dans un instant.
00:45Claude Leroy sera notre invité en direct.
00:47Retour donc sur la victoire du Sénégal.
01:06C'était dimanche en finale de la Coupe d'Afrique des Nations.
01:08Les Lyons de la Teranga fêtés par des milliers de supporters sénégalais hier à Dakar
01:12pour leur deuxième étoile après celle de 2021-2022.
01:16Des scènes de liesse qui ne suffisent pas à faire oublier à le climat
01:19dans lequel s'est déroulé cette finale, avec un but refusé pour le Sénégal,
01:23un pénalty manqué pour le Maroc dans les dernières minutes du temps réglementaire.
01:26La sortie puis le retour des joueurs sénégalais sous la pression conjointe de leur capitaine Sadio Mane
01:31et également de leur ancien sélectionneur, le français Claude Leroy,
01:36qui est avec nous en direct, actuellement consultant pour Canal+.
01:40Je le disais, vous avez été sélectionneur entre autres du Sénégal parmi plusieurs équipes africaines.
01:45Merci d'être avec nous.
01:47Ce qui s'est passé dimanche, Claude Leroy,
01:49quelle a été votre réaction lorsque le but sénégalais a été annulé
01:52et que quelques minutes plus tard, l'arbitre a donc décidé de siffler ce pénalty pour le Maroc.
01:58D'abord, que vous êtes-vous dit ?
02:00Pour être tout à fait précis, ce n'est pas un but qui a été annulé.
02:03C'est-à-dire que c'est l'arbitre qui a sifflé une faute sur Achraf Hakimi
02:08avant que l'action continue et que les Sénégalais marquent un but.
02:11Donc il ne pouvait pas revenir.
02:12Il avait déjà sifflé.
02:14Si bien qu'il a trop anticipé, il est allé trop vite,
02:19il aurait dû laisser l'action se terminer,
02:21puis après consulter le cachet en levard.
02:24Ensuite, sur un autre compte, quelques minutes après,
02:27il a accordé un pénalty aux Marocains
02:30et c'est là que tout a généré.
02:31C'est là que ça a basculé.
02:33Les Sénégalais, dans l'émotion,
02:36il y a beaucoup de jeunes joueurs.
02:37Le sélectionneur, c'est sa première Coupe d'Afrique Nation.
02:40On quittait le terrain.
02:41Moi, petit à petit, je me suis rapproché d'endroit pour...
02:46Au départ, juste pour calmer, pour essayer un petit peu de calmer
02:49parce que je voyais bien que ça allait dégénérer.
02:52Que c'était à coup sûr la fin de l'aventure sénégalaise
02:56et puis des sanctions énormes.
02:58Et à ce moment-là, Sadio Mane, le capitaine, m'a vu,
03:02est venu vers moi, lui douter, lui aussi sentait quelque part
03:05qu'il ne fallait pas abandonner le terrain.
03:08Il m'a dit, qu'est-ce que tu ferais ?
03:10Je lui ai dit, moi, à ta place, j'irai chercher mes potes au VCR
03:13et je les ramènerai sur le terrain.
03:15Donc c'est grâce à vous, finalement, que le match a pu reprendre ?
03:17N'exagérons rien.
03:20Je pense que Sadio avait besoin peut-être d'être conforté
03:24dans ce que, quelque part, il sentait confusément.
03:27Et moi, je lui ai dit, donc, à partir de là, il est parti au vestiaire.
03:32Il a récupéré son équipe parce qu'on ne pouvait pas imaginer une seconde
03:39qu'une Coupe d'Afrique des Nations se termine comme ça.
03:42Et puis, il faut savoir aussi que Sadio Mane, qui est un joueur exceptionnel,
03:45qui a été ballon d'or africain, qui a joué dans les plus grands clubs,
03:48c'était sa dernière canne.
03:50Donc lui aussi, j'ai l'impression qu'il ne voulait pas abîmer
03:53cette dernière canne par de telles images.
03:55Vous comprenez néanmoins la réaction du sélectionneur sénégalais,
03:58Papio, qui a donc appelé ses joueurs à rentrer au vestiaire ?
04:02Je comprends.
04:04Moi aussi, j'ai subi des erreurs d'arbitrage énormes et tout.
04:08Et je pense que dans ces cas-là, il ne faut pas perdre des pédales.
04:11Je pense qu'il a été complètement submergé par l'émotion,
04:14qu'il a eu un sentiment, après ce but non accordé,
04:19parce que s'il fait précipitamment que quelque chose se passait,
04:24que oui, cette submersion d'émotion a fait qu'il a demandé à ses joueurs.
04:30Je pense que c'est une erreur.
04:31Il en est convenu après.
04:33Il a tout de suite dit que c'était une grave erreur.
04:36Mais dans ces cas-là, c'est vrai que quand on dirige une équipe,
04:39dans ce genre de compétition, il faut savoir garder raison,
04:43il faut garder son calme parce qu'autrement, très vite, tout peut se précipiter
04:47parce qu'il y a aussi des supporters.
04:48Il y a des gens qui peuvent s'énerver.
04:51Il y a des Marocains aussi qui commençaient à s'énerver avec le gardien de but sénégalais
04:57qui réclamait une serviette pour s'éponger vu le déluge qu'il y avait.
05:00Donc il faut essayer de mettre un petit peu de sérénité dans des moments
05:05où la sérénité n'est pas le fort pour tout le monde,
05:08pour les entraîneurs comme pour les joueurs.
05:09Il risque, lui d'ailleurs et certains de ses joueurs, la suspension pour la Coupe du Monde
05:13qui doit débuter cette année, donc 2026, aux Etats-Unis, Mexique.
05:19Vous comprendriez qu'une sanction soit prise puisqu'elle est à l'étude aujourd'hui au niveau de la FIFA ?
05:25Il y a des règlements.
05:27Vous savez même, le règlement dit même que si des joueurs quittent le terrain,
05:30quand ils reviennent sur le terrain, ils doivent prendre un carton.
05:33Il y avait déjà deux sénégalais qui avaient un carton,
05:35donc ils auraient dû y avoir un deuxième, donc carton rouge.
05:37Mais je pense que la FIFA doit savoir aussi dans quel contexte ça s'est passé.
05:42Ce qui est dingue dans cette affaire, c'est que le Maroc a véritablement parfaitement bien organisé.
05:49C'était une super coupe d'Afrique des Nations et que quelques minutes de chaos comme ça ont tout abîmé.
05:55Donc j'espère qu'il y aura quelque part de la clémence.
05:58Mais il faut aussi être lucide.
06:00Moi, j'adore ce pays, le Sénégal.
06:04Bien évidemment, je voulais que cette finale se termine bien.
06:07Au moment où j'interviens, il faut se rappeler quand même qu'il reste une minute à jouer
06:11et qu'il y a un pénalty à tirer pour le Maroc.
06:14Donc moi, je dis aux joueurs sénégalais, je dis à Sadio de revenir sur le terrain
06:19en sachant qu'une minute après, le Maroc, normalement, a de fortes chances d'être sacré champion d'Afrique.
06:25Mais il fallait que le match se termine normalement
06:27et pas qu'il y ait un non-match sur les dernières minutes.
06:32Vous avez été manifestement bien inspiré, en tout cas pour les Sénégalais, sur ce pénalty
06:37puisqu'il a été raté dans les conditions que l'on sait par Brahim Diaz.
06:40Le choix de cette panenka, qu'en avez-vous pensé ?
06:43Vous savez, c'est ce qu'on dit après quand c'est raté, que le geste paraît insensé.
06:48Je pense qu'il a fait un péché d'orgueil, il était le meilleur buteur de la compétition.
06:54Il est en délicatesse au Real où il ne joue pas souvent.
06:57Il a voulu marquer une panenka pour l'éternité en se disant, je crois qu'il a voulu un petit peu
07:05humilier Edouard Mendy, qui lui me disait juste après le match qu'à un moment,
07:10cette possibilité de panenka lui a traversé l'esprit.
07:14Et c'est pour ça que c'est absolument incroyable, parce qu'il ne bouge pas.
07:1799 fois sur 100, un gardien va partir, va choisir un côté, gauche ou droit.
07:22Lui reste complètement figé au milieu du terrain et la balle lui arrive comme ça dans les bras.
07:27Ça fait une situation ubuesque et presque drôle,
07:32parce qu'on se demande à ce moment-là ce qui s'est passé véritablement.
07:36– Merci beaucoup Claude Leroy d'avoir répondu à nos questions en direct sur 1524.
07:40– Je vous en prie, au revoir.
07:42– Peut-être un mot sur cette panenka et puis on passera au reste.
07:45Les commentaires de Claude Leroy rejoignent précisément ce que vous m'avez dit hier,
07:51pour livrer un petit peu le contenu de discussion.
07:55Gauthier Rybinski, vous avez vu effectivement dans ce geste un excès de confiance,
08:00presque une forme de mépris pour l'adversaire.
08:02– Alors, il y a un excès de confiance qui peut être individuel,
08:06comme le soulignait Claude Leroy.
08:07Il y a aussi un excès de confiance qui peut être collectif.
08:11Vous avez vu que le Maroc était extrêmement fier et à juste titre
08:14de l'organisation de cette Coupe d'Afrique
08:18et qu'en quelque sorte, il y avait l'idée que le résultat ne pouvait pas lui échapper.
08:24Et quand vous tentez un geste technique de ce type-là,
08:27souvent c'est extrêmement cuisant, et quand vous le réussissez pour le gardien,
08:33je pense qu'il y a à la fois peut-être la question du joueur, Diaz lui-même,
08:37et puis aussi cette idée que la nation pousse, qu'il faut y arriver,
08:41qu'on va y arriver, y compris même avec un panache extraordinaire,
08:46et que l'incompréhension du Maroc, c'est de se dire
08:48comment est-il possible que nous l'ayons loupé
08:51alors qu'elle était taillée sur mesure pour nous.
08:54Il y a quelque chose pour moi de cet ordre-là,
08:56et alors là on pourrait revenir sur la raison, la fonction du foot,
09:00la fonction des épreuves, des coupes,
09:02mais ça n'est pas complètement, je ne crois pas qu'on puisse le réduire.
09:04Pêché d'orgueil.
09:05Pêché d'orgueil, qu'on ne puisse pas le réduire uniquement
09:07à la problématique du joueur.
09:09Viens de l'imam, sur ce geste, et puis peut-être plus généralement aussi,
09:13sur ce à quoi on a cité, parce que c'était une fin de match complètement folle.
09:16Alors, celle-là était vraiment folle,
09:20mais ce n'est pas une aberration dans le monde du football,
09:23les équipes qui quittent le terrain.
09:26Dans la Cagne, il y en a eu un certain nombre,
09:27il y en a eu en Europe, il y en a eu...
09:30Ça existe, après, il y a des sanctions, pas des sanctions, etc.
09:33Ce qui s'est passé, en fait, là, c'est...
09:36D'abord, il y avait un contexte.
09:40C'était probablement les deux meilleures équipes du tournoi,
09:43avec des enjeux maximums.
09:45On sait très bien à quel point le football,
09:46en particulier dans les compétitions d'équipes nationales,
09:50peut focaliser de l'énergie, parfois excessive,
09:53en termes de nationalisme, d'identité, etc.
09:58On a vu aussi, peut-être pour la première fois,
10:01mais déjà en Côte d'Ivoire, c'était un peu le cas, etc.
10:03On a vu aussi l'influence très négative des réseaux sociaux,
10:06des campagnes de...
10:09D'abord, beaucoup d'agressivité sur le Maroc, il faut le dire,
10:12sur ces vendus, ils ont acheté,
10:14les arbitres sont tous achetés,
10:15le Maroc a acheté sa coupe, etc.,
10:17ce qui est un non-sens dans la réalité.
10:21Et donc, les gens s'interpellent par téléphone,
10:25par réseaux sociaux, par Twitter fixe, par...
10:28Donc, ça fait monter l'attention.
10:31Et donc, tout se passe bien pendant 88, 9 minutes,
10:38un grand match de foot, un grand stade,
10:41une grande canne, deux grandes équipes,
10:43et là, ça disjoncte.
10:45Ce qui est fou dans cette histoire,
10:46c'est que ça disjoncte sur une série d'événements.
10:48Il n'y en a pas un, il y en a deux, il y en a trois, etc.
10:51Et donc, bon, là, on ne peut plus rien,
10:54sauf que ça devient le rôle des officiels
10:56et de l'arbitre de tenir la baraque,
10:58il n'y arrive pas.
11:01Enfin, je ne veux vraiment pas rentrer dans ce débat,
11:03parce que quand je vois la violence de ce qu'on se dit sur Internet,
11:05il y a clairement une...
11:06Pour moi, qui suis un footballeur amateur,
11:08il y a une erreur sur l'arbitrage sur le premier but du Sénégal,
11:13ça c'est, à mon avis, c'est assez...
11:14Il siffle trop vite.
11:16Il aurait dû laisser, normalement, la règle...
11:18L'action.
11:18Je crois que la règle, c'est de laisser se dérouler l'action,
11:20puis, éventuellement, VAR, etc.
11:22Sur le pénalty, un arbitre sifflera pénalty,
11:26ce qui serait normal.
11:26Un arbitre sifflerait pas pénalty,
11:28ce qui serait peut-être normal aussi,
11:29donc on ne peut pas dire.
11:30Et ça fait partie des faits de jeu.
11:32Et là, ça dérape.
11:33Et la réaction du sélectionneur, vous la comprenez ?
11:34Non, je pense que Claude Leroy, qui est un habitué des terrains,
11:41l'a dit parfaitement.
11:42Il y a une submersion de l'émotion,
11:44parce qu'aussi, comme je vous ai dit,
11:45les enjeux sont au maximum,
11:47parce que les identités sont chauffées à blanc,
11:49parce que...
11:50Voilà.
11:51Et donc, il y a l'impression d'une injustice,
11:53mais parce qu'on a mis aussi la petite musique sur l'injustice,
11:56ce qui ne change rien au résultat,
11:58puisque, de toute façon,
11:59la suite a montré que le foot,
12:02ça se joue de toute façon,
12:04et qu'il faut accepter l'effet de jeu,
12:05et qu'un pénalty,
12:06ce n'est pas forcément un but,
12:07et qu'un joueur talentueux peut,
12:11excusez-moi le terme,
12:12faire une connerie d'orgueil,
12:13ou se planter complètement,
12:15et que le Sénégal peut marquer un but somptueux
12:17dans les arrêts de jeu.
12:19Moi, ce qui me gêne,
12:21une fois que ça s'est fait,
12:22que les sanctions seront prises,
12:23que voilà, tout ça,
12:24et que le Sénégal a gagné sa...
12:26Vous trouvez logique la réaction de Janine Fantino,
12:27par exemple ?
12:28Alors, là aussi,
12:29je ne veux pas rentrer là-dedans,
12:30parce que les histoires de la CAF
12:32et de la FIFA,
12:34et les rapports de force entre eux,
12:35et ce qu'on sait ou ce qu'on ne sait pas,
12:37je ne veux pas savoir.
12:39Enfin, j'aimerais savoir,
12:40mais ça supposerait une enquête extrêmement longue
12:42et extrêmement détaillée.
12:43Ce qui me gêne, moi,
12:44en tant que passionné,
12:46c'est que le Sénégal a gagné,
12:51le Maroc a fait une très belle Coupe d'Afrique
12:53avec une équipe qui est quand même
12:54encore une équipe en formation,
12:55en construction vis-à-vis de la Coupe du Monde.
12:58Ils ont un enjeu Coupe du Monde,
13:00donc tout ça est important.
13:02Mais il faut absolument arrêter
13:04cette espèce de poussée,
13:06encore une fois, je dis identitaire,
13:08des deux côtés.
13:09Ce qui se publie en ce moment sur les réseaux,
13:11au Maroc, au Sénégal,
13:12en Afrique subsaharienne,
13:14c'est trop, c'est too much,
13:15c'est d'une violence incendiaire.
13:17Il faut redescendre.
13:19Comme tous les matchs de foot
13:20et comme toutes les finales,
13:21ça peut être extrêmement douloureux.
13:22Et nous, en France, on a un souvenir
13:24de la douleur.
13:26Je ne veux pas vous rappeler Séville,
13:27qui a à peu près marqué
13:28toute une génération de gens.
13:30Jusqu'à aujourd'hui,
13:31les gens se rappellent de Séville,
13:32où est-ce qu'ils étaient ?
13:33La Tini ?
13:33Non, oui,
13:35Baptiste, on se fait assassiner
13:36par le gardien allemand.
13:38Bref, ça fait partie du foot.
13:39Mais restons en Afrique,
13:40il s'est passé des choses positives.
13:42Gardons le positif et avançons.
13:43Un mot de réaction, peut-être, Gauthier ?
13:46Oui, je suis d'accord
13:48avec ce que disait.
13:49Il y a quelque chose, moi aussi,
13:51qui me choque profondément,
13:52c'est que, n'étant pas un amateur
13:55comme vous, je pense qu'il y a,
13:58si vous voulez, quelque chose
13:59de consubstantiel à la nature même
14:01du jeu qui concerne
14:03et qui contient
14:05ce déluge identitaire.
14:09Et je vois mal comment...
14:10D'ailleurs, vous l'avez dit à juste titre,
14:11ça arrive aussi en Europe
14:13et on pourrait rappeler
14:13des tas de choses.
14:14Et donc là, je vois que
14:16quand vous avez aussi, par exemple,
14:17entre le Maroc et l'Algérie,
14:18dans d'autres domaines,
14:20des tweets, des échanges
14:22extrêmement rugueux,
14:23extrêmement...
14:24Même pour savoir qui
14:25a la paternité de tel ou tel plat,
14:27tel ou tel mets,
14:28telle ou telle expression,
14:30ça va très très loin,
14:31ça va très fort.
14:31Et là, finalement,
14:32ce qui m'étonne,
14:33c'est de ne pas être étonné
14:34par rapport à cet enjeu démentiel
14:36qui, finalement, piège
14:39les uns et les autres.
14:40Et je dirais que,
14:41d'une certaine manière,
14:43l'issue de ce match
14:44est à la hauteur
14:46de ce qu'on avait perçu,
14:47peut-être moins pour le Sénégal,
14:49on ne l'avait pas perçu,
14:50mais en tout cas pour le Maroc,
14:51il y a quelque chose
14:51d'extrêmement à vif.
14:54Et au fond,
14:55est-ce que ce n'est pas ça,
14:56à tort ou à raison,
14:58mais est-ce que ce n'est pas ça aussi
14:59le foot international,
15:00qu'on soit en Afrique,
15:01qu'on soit en Europe,
15:02qu'on soit aux Etats-Unis ?
15:03Je signale d'un mot
15:04que Claude Leroy se demandait
15:06s'il ne fallait pas boycotter
15:07la Coupe du Monde
15:07aux Etats-Unis.
15:09C'est une réflexion aussi intéressante.
15:10En tout cas,
15:11les tensions sont en train
15:13de s'apaiser
15:14au moment même
15:15où nous parlons,
15:15puisqu'on l'apprend à l'instant,
15:17Donald Trump annonce
15:17qu'un accord cadre
15:18a été passé avec l'OTAN
15:20sur le Groenland.
15:22Les Européens
15:23ne seront donc pas soumis
15:24aux surtaxes douanières.
15:26Est-ce que cela exonère aussi
15:27les vins et spiritueux français
15:29et ces fameux 200%
15:30liés cette fois
15:32à la volonté
15:32d'Emmanuel Macron
15:33de ne pas intégrer
15:35le Conseil de la paix
15:37voulu par Donald Trump ?
15:38C'est un autre débat manifestement.
15:41En tout cas,
15:41ce soir,
15:42effectivement,
15:43cet accord cadre
15:44annoncé par les Etats-Unis,
15:45on n'en sait pas plus,
15:47c'est-à-dire
15:47que contiendra
15:48exactement cet accord.
15:50Quel droit
15:50confère-t-il aux Etats-Unis
15:51sur le Groenland ?
15:52Plutôt dans la journée,
15:53Donald Trump
15:54avait en tout cas annoncé
15:56qu'il ne comptait pas
15:57recourir à la force
15:58même s'il voulait voir
16:00des négociations
16:01s'ouvrir immédiatement
16:03sur la question.
16:04Écoutez-le.
16:08Je n'ai pas à utiliser la force,
16:10je ne veux pas le faire,
16:10je ne vais pas le faire.
16:11Mais tout ce que
16:13les Etats-Unis demandent,
16:14c'est un endroit
16:15appelé Groenland.
16:16On l'a déjà eu
16:17en tant que curateur,
16:19mais respectueusement,
16:20on l'a rendu au Danemark
16:21il n'y a pas si longtemps
16:22après avoir gagné
16:24contre l'Allemagne,
16:25le Japon, l'Italie
16:25et d'autres
16:26pendant la Seconde Guerre mondiale.
16:27On l'aura rendu.
16:28Nous étions puissants
16:31à l'époque,
16:32nous le sommes encore plus
16:33aujourd'hui.
16:35Ils ont le choix,
16:36vous pouvez dire oui,
16:38mais ils nous montreront
16:39très reconnaissants
16:40ou vous pouvez dire non
16:41et nous nous en souviendrons.
16:43Voilà, ce n'est donc plus
16:47le fusil sur la tempe
16:48que les Danois
16:49se retrouvent pressés
16:50de négocier par Donald Trump.
16:52Mais ça y ressemble tout de même
16:53Sarah Anderson,
16:54vous qui êtes correspondante
16:54de France 24 aux Etats-Unis,
16:56de nationalité franco-danoise
16:58avec de multiples reportages
16:59à votre actif en Groenland.
17:01La menace agitée par Trump,
17:03Donald Trump,
17:04pour parvenir à ses fins,
17:05ce n'est donc plus tant
17:06l'annexion du Groenland
17:06que la dislocation de l'OTAN,
17:08d'où l'annonce à l'instant
17:09peut-être d'un accord cadre
17:10avec l'alliance atlantique ?
17:14Effectivement,
17:16selon Donald Trump,
17:17les Etats-Unis seraient
17:18la seule puissance
17:19qui est capable
17:20de défendre le Groenland.
17:21Et en parallèle,
17:22il affirme lui
17:23ne rien retirer de l'OTAN
17:25si ce n'est donc
17:25la responsabilité
17:27de protéger l'Europe.
17:28Et dans son discours,
17:30on l'a vu,
17:31Trump conteste
17:32la solidarité automatique
17:34des alliés
17:34et il remet donc en question
17:36la réciprocité de l'alliance.
17:39Parce que le message
17:40de Donald Trump est clair.
17:41En fait,
17:42si les alliés
17:42ne suivent pas
17:43les priorités américaines,
17:45qu'il s'agisse
17:46de la sécurité
17:46dans l'Arctique
17:47ou de la rivalité
17:48avec la Chine,
17:50alors l'engagement
17:50des Etats-Unis
17:51pourrait être remis en cause.
17:53Donc en fait,
17:53même sans chercher
17:55à faire éclater l'alliance,
17:56sa stratégie
17:58crée l'incertitude
17:59et des divisions
18:00et de la méfiance
18:01parmi les alliés.
18:03Pour autant,
18:04le Groenland
18:05n'est pas seulement
18:06un outil de pression,
18:08puisque Trump a quand même
18:09montré que depuis
18:10son premier mandat,
18:11il voulait vraiment
18:12contrôler le Groenland
18:14pour des raisons
18:15à la fois stratégiques
18:16et géopolitiques.
18:17On attend de savoir
18:18ce que contient
18:19ce cadre,
18:20puisque c'est l'annonce
18:22jusqu'à présent
18:23à laquelle se borne
18:24Donald Trump,
18:25suffisante en tout cas,
18:26semble-t-il,
18:26pour renoncer
18:27à ses surtaxes douanières
18:28sur les Européens.
18:30Est-ce aussi
18:31parce qu'il est lui-même
18:32sous pression
18:33aux Etats-Unis,
18:33Donald Trump,
18:34cette obsession
18:35du Groenland
18:36ne semble pas
18:37partagée
18:37par beaucoup
18:38d'Américains ?
18:42Globalement,
18:42les Américains
18:43ne soutiennent pas
18:44les ambitions
18:45de Donald Trump
18:46au Groenland.
18:47CNN publiait
18:48un sondage récemment
18:49qui estimait
18:50que 75%
18:51des personnes sondées,
18:52y compris une grande partie
18:54de Républicains,
18:55s'opposent
18:56au projet
18:57de Donald Trump.
18:58Et puis,
18:59chez les élus,
19:00les avis sont
19:01un petit peu
19:02plus nuancés,
19:03mais globalement,
19:04les démocrates
19:05s'opposent largement
19:07au projet
19:07de Donald Trump
19:08et certains
19:09Républicains aussi,
19:10notamment à toute action
19:12militaire
19:13et certains privilégient
19:15des accords
19:16avec le Danemark.
19:18D'autres vont plus loin
19:19comme le sénateur
19:20républicain
19:20Kennedy
19:22qui dit
19:23qu'il s'agit
19:23d'une stupidité
19:24extrême.
19:26Et à l'inverse,
19:26on a quand même
19:27un certain nombre
19:28de figures
19:29du parti républicain
19:30comme Ted Cruz
19:31qui soutiennent
19:32Donald Trump
19:33et qui saluent
19:34la priorité donnée
19:35à la sécurité nationale
19:37et à son approche
19:37« America first »,
19:39l'Amérique d'abord.
19:40Merci Sarah Andersen
19:41en direct de New York
19:42pour France 24.
19:43Zia de Libam,
19:45c'est aussi peut-être
19:45une porte de sortie
19:46pour Donald Trump
19:47que cherche le président
19:48américain
19:49à Davos aujourd'hui,
19:50tenter de trouver
19:51ce qui pourrait ressembler
19:52aux yeux de son opinion
19:53publique
19:54à un accord ?
19:56Moi, je crois
19:57qu'on se fait
19:58un peu un film
19:59sur l'opinion publique
20:00américaine,
20:01son poids
20:01sur Donald Trump,
20:03la base MAGA,
20:04bon, elle est là.
20:05Oui, il y a des élections
20:08au mois de novembre,
20:09est-ce que le Groenland
20:10sera une vraie discussion ?
20:11Peut-être,
20:13pour les Américains
20:14encore une fois,
20:14qui ont d'autres
20:15préoccupations
20:16que ce territoire arctique.
20:19Donc ça,
20:19je crois que c'est
20:19vraiment secondaire
20:21par rapport
20:21à la vision
20:23et même incohérente
20:25de Donald Trump
20:26qui est,
20:28en deux mots,
20:29le western hémisphère,
20:30c'est chez moi,
20:31le Groenland,
20:32c'est chez moi,
20:33d'ailleurs le Canada,
20:33ça devrait l'être aussi,
20:35le Mexique,
20:35ça ne doit pas être à gauche,
20:36la Colombie,
20:37ça ne doit pas être à gauche,
20:38les Antilles d'ailleurs,
20:39j'ai entendu un géopoliticien
20:40tout à l'heure
20:41à la radio
20:41qui disait
20:41mais les Antilles,
20:42un jour ou l'autre,
20:43il va s'y intéresser,
20:44pourquoi ce n'est pas
20:45dans son hémisphère
20:46et sa propriété ?
20:48Donc je pense que ça,
20:49ça ne changera pas
20:50et je pense que les Européens,
20:51j'essaie de voir
20:52d'où vient cet accord
20:54qui est en fait
20:56une annonce de Donald Trump,
20:57il a discuté,
20:58semble-t-il,
20:58avec Mark Routte,
20:59qui n'est pas mandaté,
21:02à moins que je me sois trompé,
21:03il n'est pas danois
21:03et ce n'est pas lui
21:04qui décide pour le Danemark,
21:05donc je ne sais pas très bien
21:06ce qui se passe
21:06et c'est les inconvénients
21:07et les avantages du direct,
21:09on verra plus tard
21:09dans la soirée,
21:11mais encore une fois,
21:12sur le fond,
21:13je pense qu'il ne faut pas
21:13se faire d'illusions,
21:15il y a peut-être un répit
21:16sur le Groenland
21:17mais ça ne change pas
21:18le fait qu'ils veulent
21:19le Groenland,
21:20ça ne change pas le fait
21:20qu'ils ont une position
21:21là-dessus,
21:22ça ne change pas
21:22leur position vis-à-vis de l'Europe,
21:24il l'a dit 40 fois
21:25pendant Davos,
21:27avant Davos,
21:28vous êtes décadent,
21:29vous êtes bouffé
21:30par les émigrés,
21:31vous n'êtes pas
21:32sur le bon côté
21:32de la planète,
21:33ça va mal finir
21:34et puis de toute façon,
21:36excusez-moi le terme,
21:37je peux vous ennuyer
21:39sur plein de domaines,
21:41que ce soit
21:41les institutions financières,
21:42les banques,
21:43les machins,
21:44j'ai créé autre chose
21:45que l'ONU
21:45où vous avez deux sièges
21:46au Conseil de sécurité,
21:48ce qui m'énerve profondément,
21:49donc ça aussi,
21:50je crois qu'il ne faut pas
21:50se faire d'illusions,
21:52les Européens sont partis,
21:53nous sommes partis
21:54pour beaucoup de turbulences
21:56dans la relation transatlantique
21:57qui n'est plus,
21:58qui n'a plus rien à voir
21:59avec ce qu'elle a été
22:01il y a déjà un certain temps.
22:03– On aurait tort,
22:05Gauthier Rybinski,
22:06de voir un éventuel répit
22:09dans cette annonce
22:09d'un accord cadre sur,
22:11d'ailleurs,
22:11il parle de l'Islande
22:12au lieu du Groenland.
22:13– Oui, mélanger…
22:14– Il a manifestement
22:15aussi des difficultés.
22:17– Ça peut lui donner
22:17des idées peut-être.
22:18– Oui, d'ailleurs,
22:19ça serait plus…
22:21– Je ne lui donnais pas
22:23d'idée,
22:23ça nous donne
22:24plusieurs émissions.
22:25– Mais vous avez remarqué
22:26qu'il a parlé de la Norvège,
22:28justement pour se venger
22:29du prix Nobel
22:30qu'il n'avait pas eu,
22:31il dit à la Norvège,
22:32vous savez,
22:33moi je ne vais pas
22:34m'occuper de la paix
22:34puisque vous ne voulez pas
22:35donner le prix Nobel,
22:36mais enfin la Norvège,
22:37ce n'est pas n'importe quoi,
22:38c'est des réserves aussi,
22:39une exploitation de pétrole
22:40florissante.
22:41– Vous pensez comme Ziad
22:42que ce soir,
22:43quelle que soit l'annonce
22:44qui sera faite,
22:46ça n'est que reculer
22:46pour mieux sauter
22:47pour les Européens ?
22:48– Je suis assez d'accord
22:49avec ce qu'a dit Ziad
22:49pour une raison très simple,
22:51c'est que si la vraie,
22:52le vrai motif pour Trump,
22:54c'était la défense
22:55de ses territoires
22:56dans son importance géostratégique,
23:00il n'a pas besoin
23:01de l'annexer.
23:02Il a tout ce qu'il faut
23:03en termes militaires,
23:04il peut encore
23:05établir des bases,
23:06il peut prospecter
23:07sur les sous-sols
23:09et puis surtout,
23:10si vraiment il y a
23:10ce danger-là,
23:12ça ne fait aucun problème
23:13avec le Danemark
23:14pour que le Danemark
23:15dise oui, bien sûr,
23:16au contraire,
23:16nous vous recevons
23:17à bras ouverts
23:18pour assurer
23:19la défense de l'Europe.
23:20Donc le maintien
23:22de cette exigence
23:24d'un achat
23:25ou d'une annexion,
23:27c'est quelque chose
23:27qui est d'un domaine
23:28qui n'est pas
23:29en relation directe
23:30avec la prétention,
23:32en tout cas les motifs
23:33que Trump donne
23:35à son action.
23:36Donc il y a là
23:37quelque chose
23:37de politique
23:39au sens à la fois
23:40positif
23:42mais surtout
23:43peut-être
23:44un peu diabolique
23:46dans la démarche
23:47de Trump.
23:48Juste un mot
23:49sur le fait
23:50que ce soit
23:51Mark Rutte
23:51le secrétaire
23:52de l'Ontario.
23:54Souvenez-vous
23:54de ce que Rutte
23:55avait fait
23:56au moment
23:56de la question iranienne
23:58où les Etats-Unis
23:59et Israël
24:00avaient bombardé
24:01l'Iran.
24:02En juin de l'année dernière.
24:03Voilà.
24:03Et Rutte avait dit
24:04ah mais oui
24:05mais je vois
24:06oui c'est papa
24:07c'est dédi
24:08qui va bombarder
24:09quand il faut le faire.
24:10Et on s'était dit
24:10mais pourquoi
24:11il serre là
24:12il brosse la manche
24:13à Trump
24:13de la sorte.
24:15Non il était entré
24:15dans le langage
24:16de Trump
24:17pour dire
24:17bon on voit
24:19ce que vous voulez faire
24:20mais attention
24:21sans donner de leçon
24:22c'était une manière
24:23de l'aborder.
24:24Est-ce que Rutte
24:24tente à nouveau
24:25la chose ?
24:26C'est peut-être
24:27pas impossible
24:27c'est comme ça
24:28qu'il voit aussi
24:29à la différence
24:30de Stoltenberg
24:30son rôle
24:31de dirigeant
24:33de l'OTAN.
24:34Un mot sur ce discours
24:35à nouveau
24:36très critique
24:37envers l'Europe
24:38ça commence à devenir
24:39une habitude
24:39puisqu'il l'avait déjà fait
24:40en septembre dernier
24:41à la tribune
24:41des Nations Unies.
24:43On a vu
24:44sur le Groenland
24:44l'imam des partis
24:46comme le Rassemblement National
24:47ici en France
24:47mais même
24:48Georgia Meloni
24:48en Italie
24:49se distancier
24:50de Donald Trump
24:51parce que tout cela
24:52ne va pas finalement
24:53se retourner
24:53contre les Etats-Unis
24:55à force de vouloir
24:57absolument
24:57empiétés
24:59sur l'espace européen
25:01alors même
25:02que la vague nationaliste
25:03est en pleine poussée.
25:04La vague nationaliste
25:05est très embêtée
25:06par Trump
25:06parce que le nationalisme
25:08c'est le nationalisme
25:09donc je suis français
25:10je suis italien
25:11c'est très important
25:12s'il y a un type
25:13qui passe son temps
25:14à dire
25:14vous êtes de la daube
25:15vous comptez pour rien
25:16c'est gênant
25:17dans la cohérence
25:18du discours.
25:20Sur le fond
25:20ça se discute
25:21Bardella ce matin
25:22a bien
25:23semble-t-il
25:24ramé
25:25sur une question
25:25Groenland
25:26en essayant
25:27si j'ai bien compris
25:29qu'il y a peut-être
25:30une logique
25:30de puissance
25:30bref
25:31ils sont mal barrés
25:32sur ce sujet
25:32et ils préfèrent
25:33ne pas en parler.
25:35Ça avait coûté des points
25:35à Éric Zemmour
25:36en 2022.
25:37La réalité
25:38c'est qu'on n'est pas préparé
25:39à ce choc historique
25:40mais on va
25:41se préparer
25:43on va s'y mettre
25:44le discours de Macron
25:45qui est toujours
25:47assez bon d'ailleurs
25:48sur l'Europe
25:48il dit la vérité
25:50il dit
25:50on est peut-être
25:51un peu lent
25:52mais on est
25:52un état de droit
25:53et on n'aime pas
25:54les bullies
25:56les agresseurs
25:57donc ils parlent directement
25:58et clairement
25:59la relation
26:00Macron-Trump
26:00a atteint le fond
26:01puisqu'il a passé
26:02aussi son temps
26:02Trump
26:03à se moquer
26:05de Macron
26:05qui était soi-disant
26:06un homme fini
26:06ce qui est un peu vrai
26:07mais lui
26:07n'est pas loin non plus
26:09quel que soit X
26:10donc tout ça
26:11mais encore une fois
26:13je pense
26:13ce qui est fou d'ailleurs
26:14parce que
26:15la relation
26:16Europe-États-Unis
26:17c'est aussi
26:18sur le plan
26:19de l'investissement
26:20c'est les premiers
26:21partenaires au monde
26:22sur le plan du commerce
26:23c'est les premiers
26:24partenaires au monde
26:25donc il y a des intérêts
26:26massifs
26:26entre les deux blocs
26:28mais c'est fini
26:29et d'ailleurs le discours
26:31je m'arrête après
26:32le discours
26:32qui est venu mettre
26:33la vérité
26:34c'est le Canadien
26:35qui a dit
26:35on a changé de monde
26:36on aurait voulu le jouer
26:38d'ailleurs
26:38on n'a pas le temps
26:39je vous vois noter
26:39Gauthier
26:40vous avez bien un mot à dire
26:41oui
26:41le nationalisme
26:42effectivement
26:42est mal en point
26:43par rapport à Trump
26:44mais pas forcément
26:45par rapport à Poutine
26:46et la droite
26:48l'extrême droite
26:48européenne
26:49avec votre référence
26:50effectivement
26:50s'il faut se soumettre
26:51à un nationalisme
26:52celui de Poutine
26:53c'est du vrai
26:54ce sera le mot de la fin
26:56merci beaucoup
26:57Zied Limam
26:58Gauthier Ribinski
26:59on va plus loin
26:59c'est terminé
27:00mais on se retrouve nous
27:01dans un instant
27:01pour la suite
27:02de L'Essentiel
27:03restez avec nous
27:03Faites un tour complet
27:11de l'actualité
27:12dans l'actu 360
27:13aux côtés de Claire Hilderbrand
27:15tous les faits
27:16toutes les clés
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27:18Je vous retrouve
27:20tous les soirs
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27:22en direct
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