Skip to playerSkip to main content
  • 6 days ago

Category

🗞
News
Transcript
00:00Il est 10h ici à Paris, bonjour à toutes et tous et bienvenue dans Parlons-en, votre rendez-vous avec l'info qui prend son temps.
00:09Voici d'abord les titres de ce jeudi.
00:12Donald Trump est-il en train d'opérer une volte-face sur l'Iran après avoir menacé Téhéran de frappe ?
00:18Le président américain assure à présent que les tueries de manifestants ont pris fin et reprend ainsi le narratif de la République islamique.
00:24La situation est calme mais très tendue à Téhéran, nous disait Sia Bojghazi tout à l'heure sur place.
00:31La crainte d'un front entre alliés au Groenland.
00:33La réunion d'hier à Washington s'est soldée par le constat d'un désaccord fondamental entre le Danemark, le Groenland et les Etats-Unis.
00:41Plusieurs pays européens, dont la France, débloient des troupes pour une mission dite de reconnaissance.
00:47On viendra bien sûr sur ces titres dans le journal de 11h.
00:50Mais aujourd'hui dans Parlons-en, on prend un peu d'avance sur l'actualité, une fois mais pas coutume.
00:56Ça va rugir dimanche prochain au stade Mouley-Abdallah de Rabat.
00:59Les lions de l'Atlas rencontreront les lions de la Teranga en finale de la Coupe d'Afrique des Nations.
01:04Marocains et Sénégalais se sont qualifiés hier soir en battant respectivement le Nigeria et l'Egypte.
01:10Pour les coéquipiers d'Ashraf Hakimi, c'était au bout du suspense.
01:13Mais avec cette canne saluée de toutes parts, de toute façon, est-ce que le Maroc n'a pas déjà gagné ?
01:18Je me risque à cette question qui va faire, je suis sûre, beaucoup réagir.
01:22C'est Parlons-en aujourd'hui avec un très beau plateau.
01:24Elom Toblé, Adèle Benta, Vanessa Lemoyne et Hervé Penaud qui est à Rabat.
01:29Bonjour à tous les quatre.
01:30Merci beaucoup d'être là.
01:31On a beaucoup de choses à se dire.
01:32C'est Parlons-en et c'est parti.
01:34Bonjour Vanessa Lemoyne.
01:48Merci beaucoup d'être là ce matin.
01:50La soirée s'est finit tard chez Bihine.
01:52Vous êtes journaliste, faut-il vous présenter ?
01:54Présentatrice, bien sûr.
01:56Et vous présentez depuis le début de la compétition les rendez-vous de cette canne.
02:00À vos côtés, Elom Toblé, bonjour Elom.
02:02Bonjour.
02:02Vous êtes ici chez vous, faut-il vous présenter ?
02:04Journaliste, bien sûr, à la rédaction de France 24.
02:06Adèle Benta, bonjour.
02:07Bonjour.
02:08Merci aussi à vous d'être là, journaliste sportif à SoFoot.
02:11Et puis depuis Rabat, Hervé Penaud, bonjour Hervé.
02:14Grand reporter à l'équipe.
02:16Spécialiste du foot africain et animateur du podcast Afrique Football Club.
02:21Bonjour.
02:22Bonjour, bonjour Hervé.
02:23Et être une légende à 34 ans, Yassine Bonoudi Bono est définitivement entrée hier dans l'histoire du foot marocain.
02:30Après sa prestation donc en demi-finale de la Cannes, c'est lui qui a permis au bout du suspense au Lyon de l'Atlas de se qualifier pour leur finale.
02:3750 ans après leur premier et seul sacre.
02:41Les coéquipiers d'Achraf Hakimi qui jouent à la maison doivent rester toutefois concentrés.
02:44Et dimanche, la finale se jouera face au Sénégal, emmenée par une autre légende vivante.
02:49Ça fait beaucoup de légendes sur le même terrain.
02:51Sali Omané, le tombeur de l'Egypte.
02:53D'abord quelques images, les réactions avec Nicolas Chamontain.
02:58Une qualification arrachée au bout de la soirée.
03:01A Rabat, le Maroc et le Nigeria se neutralisent 0-0.
03:05Au tir au but, le gardien marocain Yassine Bonoudi arrête deux pénaltys
03:09et envoie son équipe en finale de sa canne à domicile.
03:14« Lors d'une séance de tir au but, il y a de la préparation.
03:19Mais l'adversaire sait aussi que le gardien est préparé.
03:22Donc c'est du 50-50.
03:24C'est la réalité du football.
03:26Parfois il te sourit et parfois non. »
03:31Des sourires, il y en a eu beaucoup dans toutes les fanzones marocaines.
03:37Dans la capitale, comme à Casablanca,
03:40les supporters ont laissé éclater leur joie après un match tendu.
03:43« Je suis rempli de bonheur.
03:48On mérite d'aller en finale.
03:49Car notre équipe nationale a livré une grande performance. »
03:56À Paris aussi, les fans des hommes de Walid Régragui exultent
04:00et croient plus que jamais à la victoire finale.
04:02« Maintenant c'est tout droit, on est derrière vous.
04:05Le Maroc, on est derrière vous.
04:06Il faut aller la chercher.
04:07Je m'a marre avec Achal Malik.
04:09Rien à dire.
04:10Franchement, je suis content pour une vie. »
04:12Les lions de l'Atlas chercheront à remporter
04:14leur deuxième titre continental après 1976.
04:18Mais pour cela, ils devront vaincre les autres lions,
04:21ceux de la Teranga.
04:23Un peu plus tôt, le Sénégal s'est qualifié face à l'Egypte
04:26grâce à un but de Sadio Mane.
04:27« Je suis très heureux de pouvoir jouer Inch'Allah
04:30à toute dernière canne, une finale d'une canne avec les lions.
04:35Donc j'espère remporter et amener ça à Dakar. »
04:40La finale se déroulera dimanche à Rabat,
04:43au lendemain du match pour la troisième place
04:45entre Nigérian et Égyptien.
04:48« Voilà, le petit chanceux de ce plateau, c'est vous, Hervé Penaud.
04:52Vous étiez hier au stade à Rabat,
04:54une qualification marocaine au bout du suspense
04:58et un stade qui a exulté ? »
05:02« Oui, alors bonjour à tout le monde.
05:03Déjà, quel plaisir d'être en votre compagnie.
05:05Et effectivement, c'était assez incroyable.
05:07Il y avait une ambiance phénoménale,
05:09un bruit sourd, vous avez des acouphènes.
05:11C'était assez terrible.
05:13Et puis, cette tension incroyable
05:14au moment de frapper les tirs au but.
05:17Avec d'un seul coup, le stade s'est tue.
05:19Vous savez, c'était un moment assez spécial.
05:21Les gens avaient un peu peur, la passion qui arrivait.
05:24Et puis après, la crainte d'une défaite comme ça au bout du bout.
05:27Et puis, il y a eu le premier tir au but qui a été marqué
05:29par Nihil Nalanaoui.
05:31Après, c'est parti.
05:31Et là, vraiment, il y a eu une folie
05:33qui s'est emparée du stade.
05:35Le peuple marocain attendait cette victoire
05:37depuis tellement longtemps.
05:38Et puis là, vous allez au bout de cette aventure,
05:40cette première aventure.
05:41Parce que la vraie, il faut gagner la finale.
05:43Enfin, même si déjà, j'estime que le Maroc a réussi sa canne
05:45en étant au final.
05:46Mais il faut gagner pour aller au bout de ses rêves.
05:49Mais c'était vraiment une soirée assez magique.
05:51Soirée magique, Vanessa Levoigne.
05:52Vous l'avez vécu sur le plateau de Bigne hier soir.
05:54Oui, soirée magique.
05:55Et surtout, avec au final, une très belle affiche
05:57entre le Maroc et le Sénégal.
05:59C'est un peu une finale de rêve
06:01parce qu'il y aura des stars sur la pelouse.
06:03Et puis, on va dire que historiquement,
06:04ce sont deux grands de l'Afrique
06:07et aussi deux grands gardiens.
06:09On l'a vu hier avec Yacine Bounou.
06:12Et de l'autre côté, Edouard Mendy.
06:14Et donc, du coup, ouais, pour moi, franchement,
06:16c'était une très, très belle soirée.
06:17Même si je me suis couché très tard.
06:19Est-ce que cette canne et l'homme
06:21peut encore échapper aux Marocains
06:23après ce titre gagné en 1976 en Éthiopie ?
06:26On n'est jamais sûr, en fait, pour une finale.
06:28Après, comme dit Vanessa,
06:30je pense qu'on s'attendait un peu à cette finale-là.
06:32C'est vrai que les deux équipes,
06:33quand on voyait les derniers 40,
06:34on se disait quand même, le Sénégal,
06:37juste ce qu'ils ont produit depuis le début de la compétition.
06:39On va dire qu'avec le Nigeria, paradoxalement...
06:41Moi, je n'étais pas sûr.
06:42Ah bon ?
06:42Ah, sincèrement, je n'étais pas sûr.
06:43Moi, le Nigeria avait complètement écrasé l'Algérie.
06:47Et puis l'Égypte, on sait qu'ils sont toujours au rendez-vous, au final.
06:50Et sans jouer.
06:51C'est ça le pire.
06:52En fait, je trouvais que cette équipe sénégalaise
06:54savait ce qu'elle allait produire.
06:55Ils vendraient beaucoup.
06:56Ça, je suis d'accord.
06:57C'est-à-dire que c'est ça qui me faisait un peu peur,
06:58surtout face à l'Égypte,
07:00qui, elle, plutôt est très clinique.
07:01Ils vendraient beaucoup, etc.
07:02Mais hier, ils ont été, je trouve, très appliqués.
07:05Ils ont très vite compris,
07:06l'erreur qu'a faite un peu la Côte d'Ivoire,
07:09que face aux Égyptiens,
07:11il faut d'abord être appliqué,
07:12ne pas prendre ce but qui les mettrait en danger,
07:14et ensuite contrer et rappeler.
07:15Et attendre le moment de marquer ce but,
07:17parce qu'ils savaient que dans le jeu,
07:19ils allaient avoir les occasions.
07:20Ils en ont toujours eu beaucoup.
07:21Donc, je voyais bien cette finale arriver.
07:23Et bon, mais la gagner,
07:24ça va être une autre paire de manches.
07:26Parce que le Sénégal sera présent.
07:27Des regrets quand même pour le Nigeria.
07:30Une équipe qui est arrivée revancharde.
07:32C'est la seule du dernier carré
07:33qui n'est pas qualifiée pour la Coupe du Monde
07:35qui arrive là l'été prochain.
07:38On les sentait quand même supérieurs dans la compétition.
07:41Alors bon, à la fin, bien sûr,
07:42seule la victoire compte.
07:43Mais beaucoup de regrets pour le Nigeria quand même.
07:44Oui, beaucoup de regrets,
07:45comme le disait Vanessa,
07:46quand on voit la prestation de...
07:48Ah mon grand regret !
07:49Du Nigeria face à l'Algérie.
07:51Ça m'a fait très mal.
07:52Il y avait une grande domination.
07:54Donc on se disait que le Nigeria
07:55avait les armes pour aller au bout,
07:56surtout offensivement.
07:57Et surtout que le Nigeria
07:58reste sur deux grosses désillusions.
08:00Final de Cannes perdues
08:01face à la Côte d'Ivoire,
08:02lors de la dernière édition.
08:03Barrage de Coupe du Monde perdu aussi.
08:05Donc on se disait
08:06qu'il n'avait plus que la canne
08:07pour se rattraper.
08:07Finalement, le Maroc a été vraiment supérieur.
08:10En fait, le Maroc a joué comme le Nigeria
08:12face à l'Algérie tout simplement.
08:14Donc pour le coup,
08:14sur le match d'hier,
08:15je pense que le Maroc mérite amplement sa finale.
08:17Je pense qu'il y a aussi
08:18quelqu'un qui a manqué hier pour le Nigeria.
08:21On ne parle pas beaucoup,
08:21c'est Wifri Dindidi.
08:22Au milieu de terrain.
08:23Qui est au milieu de terrain,
08:24qui était aussi le capitaine.
08:26Hier, c'est Ozymen.
08:27Et je trouve qu'on a senti son absence
08:29parce que c'était un peu le régulateur.
08:31C'était un peu l'aspirateur.
08:33Donc les moments chauds,
08:34il récupérait les ballons.
08:35Et les moments un peu plus...
08:37Voilà, quand il fallait tempérer.
08:38Et ça a manqué hier, je trouve.
08:40Vous confirmez, Hervé,
08:41on a manqué d'aspirateur hier ?
08:43Oui, alors en tout cas,
08:46les Marocains les ont bien déployés.
08:47Je trouve franchement que
08:50sans ou avec Ndidi,
08:53je ne sais pas si on a changé
08:54véritablement quelque chose.
08:55Parce que la différence de niveau était-elle.
08:57Alors ça joue au tir au but.
08:58Mais en fait, on se retrouve effectivement
08:59dans la configuration du Nigeria-Algérie.
09:01Moi, j'ai été bluffé, franchement,
09:02par l'intensité, l'impact physique
09:04qu'ont pu mettre les Marocains.
09:06Je ne les croyais pas capables de ça,
09:07pour être honnête.
09:08D'être à ce niveau-là,
09:09capable d'étouffer totalement
09:11un adversaire comme le Nigeria,
09:12qui avait été très bon.
09:13Alors, des Nigériens ont fatigué.
09:14Et Richel en avait parlé avant le match.
09:16Oui, il avait dit que son groupe
09:17était fatigué avant la rencontre.
09:18Oui, absolument.
09:20En tout cas, il était peut-être fatigué.
09:22Mais les Marocains ont su piquer
09:23là où il fallait piquer.
09:24Et c'est surtout, je trouve,
09:26il faut mettre quand même
09:28un point d'honneur
09:28à parler de ce Maroc.
09:30Parce que le Nigeria
09:30avait quand même de très bons joueurs.
09:32Ils avaient explosé l'Algérie.
09:33Là, de la même manière,
09:34j'avais été très surpris
09:35de voir les Algériens.
09:36On aurait dit des poussins
09:37qui rebondissaient
09:37sur les corps d'Nigériens.
09:39Là, aujourd'hui,
09:40c'est un peu ce qui s'est passé
09:41de l'autre côté.
09:43Et au Simen et au Loukman,
09:44ils ont complètement cassé
09:45cette ligne de passe
09:46en empêchant un peu Iwobi
09:47de pouvoir jouer avec eux.
09:49Donc, tout ça fait que
09:50tout a été maîtrisé
09:51à la fois sur le plan tactique
09:52avec le staff
09:52qui avait un plan de jeu
09:53qui était parfait.
09:54Et puis les joueurs.
09:55Parce qu'à un moment,
09:56vous pouvez avoir
09:56toute la tactique que vous voulez.
09:57Mais ce qu'il faut,
09:57c'est que les joueurs
09:58soient capables de réaliser
09:59ce que vous espérez.
10:00Et de ce côté,
10:00ça a été nickel.
10:02Même si, évidemment,
10:03on se retrouve toujours
10:03avec cette interrogation
10:04avec le Maroc.
10:05Si vous ne marquez pas de but,
10:06ça peut être aussi compliqué.
10:08Un petit coup de Simen,
10:09un petit coup de Loukman.
10:10Mais finalement,
10:11les coups n'ont jamais existé.
10:12Ils les ont totalement étouffés.
10:14Vanessa Lemoyne,
10:14retour gagnant d'Achraf Hakimi,
10:16bien sûr.
10:17C'est la canne quand même
10:18de Brahim Diaz,
10:19avant toute chose ?
10:19Complètement.
10:20Mais ce n'est pas que
10:21la canne de Brahim Diaz.
10:22C'est la canne vraiment
10:22d'un groupe pour le coup.
10:24Hier, Brahim Diaz,
10:25il a été très remuant
10:26que ce soit en attaque
10:27ou en défense aussi.
10:29C'était complètement le plan.
10:31Hervé a raison.
10:33Ce qu'on appelle
10:33le circuit de passe
10:34entre Iwobi et Loukman
10:36au Simen
10:36a été complètement coupé
10:37par ce Maroc.
10:38Mais parce qu'en fait,
10:38ils ont fait ce que l'Algérie
10:39n'a pas fait.
10:39C'est qu'ils ont accepté
10:40le combat
10:41et surtout,
10:41ils ont créé le combat.
10:43Et aller au duel,
10:44et même pour un Brahim Diaz,
10:45aller au duel
10:46face à des gros bébés
10:47comme ça,
10:47qui pourraient jouer
10:48en NFL,
10:49très clairement.
10:49Parce que quand on voit
10:50Basset,
10:50on voit Elkabi
10:52aller au duel
10:53face à lui,
10:55on se dit
10:55mais moi,
10:56je prends un coup
10:57de doigt de Basset,
10:59je pense que je finis
11:00dans le coma,
11:00très clairement.
11:01Donc ça,
11:02c'est une énorme performance
11:03et chaque joueur
11:04de cette équipe
11:04a accepté
11:05d'aller
11:06sacrifier sa vie.
11:09Et je pense que c'est
11:10ce supplément d'âme
11:11qui a permis hier
11:12au Maroc
11:12de s'imposer
11:13et un plan tactique aussi
11:14et surtout
11:15d'un homme
11:16dont il faut absolument
11:16parler,
11:17c'est Walid Régragui.
11:18On va y venir,
11:19mais un mot quand même
11:19des Sénégalais,
11:20on l'a évoqué rapidement,
11:21tombeur de l'Égypte,
11:23donc explosion de joie
11:24hier au Sénégal
11:25après la victoire
11:26des autres lions,
11:27les lions de la Teranga.
11:28Écoutez-les au micro
11:29France 24
11:30d'Elima Ndau.
11:32On est très contents,
11:33on est très frères
11:34des lions.
11:35Voilà,
11:35on est juste aux gens.
11:36Le Sénégal,
11:37c'est comme ça,
11:38c'est comme ça qu'on est
11:39et j'espère qu'en finale,
11:41on fera aussi pareil.
11:42Il faut remercier
11:43à Sadio Mane
11:44parce que Sadio Mane
11:44toujours,
11:45il y a problème,
11:46Sadio Mane,
11:47ils ont désacé.
11:49Sadio Mane,
11:51Masha'Allah.
11:51On est vraiment,
11:52vraiment contents
11:53de vous,
11:53vous les lions.
11:54On vous soutient
11:55jusqu'à la finale.
11:56Inch'Allah,
11:56le final va venir ici encore,
11:58on va le fêter encore.
12:00Vive le Sénégal,
12:01vive l'Afrique.
12:02C'est notre pays,
12:02c'est notre pays.
12:04C'est le Sénégal,
12:05on va gagner la finale.
12:06On est plus forts
12:07qu'on tous.
12:08Voilà,
12:08beaucoup de dieux
12:09sont invoqués
12:09avant cette finale
12:11et le dieu du Sénégal
12:12s'appelle Sadio Mane.
12:13Ouais,
12:14c'est le capitaine
12:15qui a quand même
12:17réussi à garder
12:17son statut de légende.
12:18Dans certaines sélections,
12:19on sait que les anciens
12:20sont parfois remis en cause.
12:22Pour le coup,
12:22Sadio Mane,
12:23il a un statut
12:23vraiment,
12:24vraiment particulier
12:24et c'est tout un symbole
12:25de le voir hier
12:26délivrer son équipe
12:27parce que,
12:27comme on le disait en off,
12:29c'était un match
12:30très, très fermé,
12:31très, très serré
12:31et il fallait que la lumière
12:32vienne de lui.
12:33Donc,
12:34tant mieux.
12:34Le Sénégal est dans une dynamique
12:36de très bonne victoire.
12:37Pour moi,
12:37après,
12:38c'est mon avis personnel,
12:38c'est l'équipe qui m'a paru
12:39la plus sereine
12:40depuis le début de la compétition,
12:41que ce soit en phase de poule,
12:42face à une équipe
12:43comme le Congo
12:43et ensuite,
12:44ils ont déroulé
12:45en phase d'élimination directe.
12:47Pour moi,
12:47c'est l'équipe qui dégage
12:48le plus de sérénité.
12:49Est-ce que ça va se confirmer
12:50au final ?
12:50Ça, c'est à voir, mais...
12:52Sérénité Sénégalaise ?
12:52Oui, je suis d'accord
12:53avec Adel
12:54parce que Sadio Mane,
12:55c'est un peu ce leader technique
12:55ainsi qu'à l'élimination
12:56du coup de bali,
12:56à le brassard parfois,
12:57à Ghana,
12:57à Gueye aussi des fois.
12:59Mais ce qui est bien
13:00avec cette équipe-là,
13:01c'est qu'on a l'impression
13:02qu'ils savent ce qu'ils ont à faire
13:03et qu'ils se tiennent au plan.
13:05C'est-à-dire que le plan
13:05est bien nullé
13:06et puis il faut savoir aussi
13:07que dernièrement,
13:08sur les quatre dernières cannes,
13:09ils savent en fait jouer cette canne.
13:10Ils sont les trois fois en finale
13:11donc on a l'impression
13:12qu'ils savent
13:13ce qu'il faut faire
13:14entre guillemets
13:14pour la gagner
13:15même si l'année dernière,
13:16ils ont quand même été sortis
13:17la dernière canne plutôt,
13:18ils ont été sortis
13:18par la Côte d'Ivoire
13:20très rapidement
13:20mais bon,
13:21on connaît tous
13:22l'euphorie qu'il y avait
13:23en Côte d'Ivoire.
13:24Mais donc du coup,
13:25ils dégagent cette sérénité-là
13:27mais ils vendangent beaucoup
13:28et en finale,
13:30face au Maroc,
13:31ça pourrait leur coûter cher
13:32parce qu'on a vu hier,
13:34vous avez parlé
13:34de l'engagement physique
13:35des Marocains,
13:36ils sont aussi en mission.
13:37Cette équipe marocaine,
13:39pareil,
13:40comme le disait
13:42Wally Grégari,
13:43il a bien préparé,
13:43ils savent aussi
13:44ce qu'ils ont à faire
13:45face aux adversaires.
13:46J'ai l'impression
13:46qu'ils s'adaptent à chaque fois.
13:48Oui, ils s'adaptent, oui.
13:49Et puis aussi,
13:49meilleure défense aussi,
13:50il faut le préciser,
13:51de cette canne
13:52et ça c'est important
13:53parce que pour gagner,
13:54il faut mettre des buts
13:55mais pas forcément.
13:56C'est-à-dire qu'aller
13:57jusqu'au tir au but
13:57mais c'est surtout
13:58ne pas en prendre
13:58et ça,
13:59la défense marocaine,
14:00c'est très bien faire
14:01et surtout,
14:02c'est même pas,
14:03puisqu'il y a Bounou
14:04qui est le dernier rempart
14:06mais surtout
14:06dans les occasions
14:07créées adverses,
14:08il faut en sorte
14:09d'annihiler ça
14:12et donc du coup,
14:12il n'y a même pas
14:13les occasions procurées
14:15pour l'équipe adverse.
14:16Hier,
14:16il y a un tir cadré
14:17quand même
14:17pour le Nigériaire
14:18sachant que c'est
14:19la meilleure attaque
14:19et 14 buts inscrits.
14:21Donc ça,
14:21c'est aussi ce pouvoir
14:23qu'a cette équipe
14:24de zéroquet.
14:25Le point fort,
14:25c'est ça,
14:26son point faible,
14:27c'est ça
14:27et d'aller taper là-dedans.
14:28Hervé,
14:29sur les chances
14:29des Sénégalais
14:30dimanche prochain ?
14:33C'est au début d'année
14:34avec mes meilleurs vieux.
14:36C'est vraiment
14:37une équipe
14:37qui a su mettre
14:38à l'honneur
14:39tous ses anciens.
14:40C'est-à-dire qu'on parle
14:40de Sadio Mane,
14:41évidemment.
14:41Il y a un joueur,
14:42je voudrais qu'on dise
14:42un petit mot,
14:43c'est Idriss Saganagay
14:44qui est vraiment
14:44le milieu de terrain
14:45et qui fait une compétition
14:46absolument incroyable,
14:47qui a joué tous les matchs.
14:48C'est un peu le symbole.
14:49Vous avez Edouard Mendy,
14:51vous avez Koulibaly,
14:52vous avez Sadio Mane,
14:53vous avez Idriss Saganagay.
14:55C'est un peu les vieux
14:56qui ont pris un peu
14:56le pouvoir aussi
14:57sur cette équipe
14:58qui donne le rythme
14:59et c'est vrai
15:00que c'est une équipe
15:02qui a une vraie qualité.
15:04J'ai l'impression
15:04que c'est une sorte
15:05de force tranquille.
15:05Vous savez,
15:05on les attendait là,
15:06mais ils y sont
15:07sans avoir brillé
15:08véritablement.
15:09J'ai trouvé qu'ils avaient
15:10fait un très bon début
15:10de tournoi,
15:11très bon entable,
15:11après contre la RDC,
15:12une première victoire
15:13assez incroyable
15:13et puis après,
15:14c'est allé un petit peu
15:15moyen-moyen.
15:16Ça dépendait des matchs,
15:17mais ce qu'ils ont réussi
15:18à faire contre le Séné
15:19et contre l'Égypte,
15:20c'est de montrer
15:21la qualité qu'ils pouvaient avoir.
15:23C'est-à-dire qu'ils sont
15:23des joueurs,
15:24il faut penser que le Sénéal,
15:25avant d'avoir gagné sa canne
15:26la dernière fois,
15:26ne gagnait jamais rien
15:27en Afrique.
15:28Et aujourd'hui,
15:28on a l'impression
15:29que ce sont les Allemands
15:29de l'Afrique.
15:30Si vous les arrivez,
15:31de toute façon,
15:31on sera là.
15:33Et puis c'est Sadio Mane
15:34qui est capable
15:35de rendre...
15:36Alors vous dites,
15:37on ne l'a pas critiqué.
15:39C'est vrai qu'on ne l'a pas critiqué,
15:40mais il commençait
15:40à y avoir des mots
15:41de dire,
15:41il a des vieilles cannes,
15:43le père Sadio,
15:43maintenant ça commence
15:44à peser,
15:45etc.
15:45J'aimerais bien voir
15:46ses cannes.
15:48J'aimerais bien voir
15:49ses vieilles cannes.
15:51Et ses vieilles cannes
15:52nous saluent bien
15:53parce que ce qu'il est capable
15:53de faire,
15:54c'est impressionnant.
15:55Parce que non seulement
15:56il y a marqué ce but,
15:56c'est une chose,
15:57mais c'est vraiment le leader.
15:58On voit les efforts défensifs
16:00qu'il fournit.
16:01Franchement,
16:02Sadio Mane,
16:03ce qu'il est en train
16:03de montrer aujourd'hui
16:04à la Cannes,
16:04il ne sera pas loin
16:05d'être le meilleur joueur de la Cannes,
16:06s'il en remporte certainement
16:07qu'il le sera.
16:08Et c'est ce Sénégal-là
16:09qu'on voit avec un public aussi.
16:11On parle du public marocain,
16:12mais les Sénégalais
16:12vous ont amené
16:13un tas de supporters
16:14et alors une ambiance
16:15ultra-fessive.
16:16Donc c'est la finale,
16:18comme je disais,
16:18c'est la finale de rêve,
16:20aussi bien en qualité individuelle
16:21des joueurs,
16:21en public,
16:22il y a tout.
16:23Il y a tout,
16:23on va se régaler.
16:24Vous avez de la chance Vanessa.
16:25C'est vrai,
16:25merci Hervé de le préciser ça.
16:27C'est parce que aussi,
16:28pourquoi je suis contente
16:28de voir ces deux équipes en finale,
16:29c'est que c'est l'esprit Cannes.
16:31La fête,
16:32l'état d'esprit,
16:33la passion,
16:34la chaleur,
16:35c'est vraiment ça qu'on voit.
16:36Et juste un mot sur Sadio Mane,
16:37c'est sa dernière Cannes,
16:38il l'a annoncé hier.
16:40Donc ce sera son dernier match en finale.
16:42Sadio Mane,
16:43il a changé.
16:44Sadio Mane,
16:45ce n'est plus un chercheur de statistiques.
16:47Ça y est,
16:47il a gagné la Coupe d'Afrique des Nations
16:48et il est aujourd'hui
16:49au service du collectif réellement.
16:51Donc hier,
16:51on l'a vu buteur,
16:52mais parce qu'en fait,
16:53il s'est transformé en super-héros
16:55comme il sait le faire,
16:55parce que c'est un homme
16:57de grand rendez-vous
16:57et c'était le factor X attendu
16:59face à une équipe comme l'Egypte,
17:00en plus de Moussala
17:01qui connaît très très bien.
17:03Mais aujourd'hui,
17:04il est au service de cette équipe
17:05qui a un très bon amalgame
17:06entre effectivement des anciens
17:08et une nouvelle génération
17:09avec des joueurs aussi
17:11qui incarnent un peu
17:13ce qui s'est passé
17:13sur les derniers mois
17:14avec le Sénégal
17:15qui a tout gagné en jeunes.
17:16Et donc,
17:17ils ont une forme de dynamique
17:18aussi un petit peu collective,
17:19ce pays,
17:20qui est celle de la victoire.
17:22Et on revient justement
17:23à la question que je voulais vous poser.
17:24On s'éloigne un peu
17:25du jeu pur
17:26et cette question,
17:27alors on viendra
17:29sur les succès
17:29de l'organisation marocaine,
17:31mais est-ce que
17:31ce n'est pas le foot africain
17:32dans son ensemble
17:33qui n'a pas remporté
17:34cette canne déjà
17:35avant même cette finale ?
17:36Vous me corrigez
17:37si je me trompe,
17:38mais visiblement,
17:39c'est une première historique
17:40que les quatre dernières équipes
17:41qualifiées pour les demi-finales
17:42soient dirigées
17:43par des entraîneurs africains.
17:45Je crois que les trois dernières cannes
17:46ont déjà été remportées
17:47par des entraîneurs africains,
17:48mais le fait que ce dernier carré,
17:50celui des demi-finales,
17:51les coachs sont tous africains,
17:52ça dit quelque chose
17:53de la montée en puissance
17:54de ces entraîneurs africains
17:56et peut-être le passage du nerf.
17:58On a vu longtemps
17:59des entraîneurs
17:59qui n'étaient pas africains
18:00et en plus,
18:01ce sont des nationaux
18:01en l'occurrence
18:02qui entraînent leurs équipes.
18:03C'est ça,
18:03c'était un peu le péché
18:05du football africain
18:06malheureusement
18:06sur les dernières décennies,
18:08c'est qu'on était obligé
18:08de faire appel
18:10à ce qu'on appelle
18:10des sorciers blancs,
18:11c'est-à-dire des entraîneurs européens
18:12pour permettre aux équipes africaines
18:14de remporter des trophées
18:15et surtout,
18:16cette dynamique
18:17d'amener des entraîneurs nationaux
18:18a aussi permis
18:19de mettre en lumière
18:20la formation africaine.
18:21Les deux équipes
18:22qui seront sur le terrain dimanche,
18:24elles sont composées
18:25quasiment,
18:25si on parle des 11 de départ,
18:27à 50% de joueurs
18:28formés localement
18:29pour le Maroc
18:30ou pour le Sénégal.
18:31Je peux en parler
18:31de Yassine Bounou,
18:32mais on peut parler
18:32de Naïf Agarde en défense,
18:34on peut parler
18:35d'Ayub Al-Kahabi,
18:36pour le Sénégal,
18:38Lamin Kamara,
18:39Sadio Mane,
18:40enfin voilà,
18:40donc il y a
18:41Idrissa Gueye,
18:42donc il y a vraiment
18:42une formation locale
18:43qui est mise en lumière
18:44pour cette canne-là
18:46et je trouve ça
18:47vraiment beau
18:47puisque jusque-là,
18:48la canne dépendait
18:49parfois de sollicitations
18:51étrangères,
18:52entre guillemets,
18:52d'un point de vue
18:53technique et tactique
18:54et donc là,
18:54on voit vraiment
18:54que le savoir-faire africain,
18:56il existe,
18:56ce n'est pas simplement
18:58un fantasme,
18:59il existe
19:00et il est mis en valeur
19:01avec ces deux équipes-là
19:02en finale.
19:03Et l'homme là-dessus ?
19:04Oui, c'est clair
19:04parce que le dernier,
19:05c'est Hugo Bross
19:07avec le Cameroun 2017
19:08et depuis,
19:09c'est vrai qu'il n'y a
19:09que des...
19:10Il n'y a jamais
19:10Ben Madi,
19:11il y a eu à l'UCC,
19:12donc c'est vrai
19:14qu'il y a une vraie
19:15montée en puissance
19:16et une vraie reconnaissance
19:17aussi finalement
19:18des entraîneurs locaux.
19:19Je pense qu'ils ont toujours
19:20existé ces entraîneurs
19:21mais c'est la confiance
19:22qu'on leur donnait.
19:23Pendant longtemps,
19:24on ne leur donnait pas
19:24la confiance,
19:25on avait plus envie
19:26de dire
19:26on va prendre un étranger
19:27parce que lui
19:29sait y faire,
19:29etc.
19:30Oui, pour gagner
19:30encore faut-il être
19:31en fonction,
19:32effectivement.
19:32Exactement,
19:32encore faut-il être
19:33en fonction
19:34et aussi,
19:34il faut parler aussi
19:35de vrais projets
19:35parce que le Maroc
19:36c'est un vrai projet
19:37footballistique.
19:38Maintenant,
19:38depuis longtemps,
19:39des équipes de jeunes,
19:40on voit que les équipes
19:41de jeunes ont encore
19:42été champions
19:42en moins de 17.
19:43Le Sénégal,
19:44pareil,
19:45donc ça fait plusieurs années
19:46que ces deux nations
19:46aussi qui travaillent
19:47vraiment de la tête
19:49jusqu'au bas
19:50de leur football
19:50sur avoir un vrai projet
19:52et ces projets
19:53sont en quelque sorte
19:53couronnés avec cette finale
19:54aussi,
19:55donc c'est assez intéressant.
19:58Hervé,
19:58allez-y.
20:00Je voudrais intervenir
20:01parce que je suis assez
20:01moins d'accord,
20:02je ne suis pas tellement
20:02d'accord avec ça en fait
20:03parce qu'on me parle
20:04d'entraîneurs locaux,
20:05ce ne sont absolument
20:05pas des entraîneurs locaux.
20:07Si vous me dites
20:08d'entraîneur local,
20:08c'est l'entraîneur
20:09du Burkina Faso,
20:10effectivement c'est un local,
20:11David Pagou,
20:12l'entraîneur du Cameroun
20:13est un entraîneur local,
20:14ce ne sont pas
20:14des entraîneurs locaux,
20:15c'est un faux débat en fait.
20:16C'est-à-dire que ce sont
20:17des entraîneurs
20:18qui ont fait toute leur classe
20:18en France par exemple
20:19ou à l'époque
20:20Belmadi au Qatar,
20:21c'est-à-dire que c'est
20:21des entraîneurs
20:22qui sont vus de l'extérieur
20:23qui sont souvent
20:24des débits nationaux,
20:25on l'a vu aussi
20:25avec Emerswey
20:26qui a fait toutes ses classes
20:27en France,
20:27qui est né en France,
20:28donc c'est là-bas
20:29qu'ils ont appris le football
20:29mais ils ont une chose
20:30particulière,
20:31c'est qu'ils ont été
20:32internationaux dans leur pays.
20:34Ça fait qu'ils ont
20:34cette double connaissance,
20:36c'est-à-dire à la fois
20:36de l'extérieur
20:37et à la fois de l'intérieur.
20:39C'est-à-dire qu'ils savent
20:39comment par exemple
20:40les Belmadi,
20:40il sait comment les gens
20:41réagissent ici,
20:42il connaît les structures
20:43d'équipes,
20:44les rapports internes
20:45dans les équipes,
20:46dans des camps de compétition,
20:47donc ils ont les deux regards
20:49si vous voulez.
20:49Ils ne sont pas locaux
20:51en tant que...
20:52Quelqu'un comme Claude Leroy
20:54a certainement passé
20:54plus d'années en Afrique
20:56que certains entraîneurs locaux
20:57qui sont sur les bancs,
20:58vous voyez ce que je veux dire.
20:58C'est-à-dire que cette histoire
20:59de local ou pas local,
21:00à mon avis,
21:01c'est une erreur.
21:02Ce qui est très intéressant
21:03en revanche,
21:03c'est qu'ils ont un passé
21:04qui leur a permis
21:06de connaître le foot africain.
21:07Et ça, c'est nécessaire.
21:07D'ailleurs,
21:08les entraîneurs français
21:08qui ont réussi en Afrique,
21:10par exemple,
21:10pour prendre les Français,
21:12ce sont des entraîneurs français
21:12qui ont vécu en Afrique.
21:14Hervé Renard était en Zambie,
21:15Claude Leroy...
21:16Mais en revanche,
21:16aujourd'hui,
21:17vous avez besoin effectivement
21:18de ce souffle nouveau
21:19avec des anciens sélectionnés
21:21des pays
21:22parce qu'il y a tout
21:23un mouvement de fond
21:24un peu politique
21:24sur un peu la volonté
21:26maintenant de redonner
21:27aux gens,
21:28aux locaux,
21:28entre guillemets,
21:30et là, pour le coup,
21:30un peu fond locaux,
21:31les pouvoirs.
21:33Et c'est normal,
21:33c'est tout à fait normal,
21:34ça se comprend bien entendu.
21:35Mais il faut avoir
21:36les deux côtés,
21:37si vous voulez,
21:38voir les deux côtés
21:39de la pièce.
21:40Et c'est pour ça
21:41que je pense que c'est
21:41un faux débat
21:42entre locaux et non locaux.
21:44Le jour où vous aurez,
21:45comme en Tunisie,
21:46comme en Égypte,
21:46en Égypte, par exemple,
21:47évidemment,
21:48Osama-San,
21:48c'est un entraîneur local,
21:50il n'y a absolument aucun doute.
21:51Voilà, là,
21:51vous avez des vrais locaux,
21:52entre guillemets.
21:53Donc, pour ce qui concerne
21:54les autres vainqueurs,
21:55ce sont des gens
21:56qui ont les doubles cultures
21:57et c'est ce qui leur apporte
21:59ce plus, évidemment,
22:00parce que,
22:00qu'on le veuille ou non,
22:01pour les entraîneurs
22:02de haut niveau,
22:03quelqu'un comme Regraghi,
22:03c'est bien aussi
22:04d'avoir été confronté
22:05à d'autres réalités.
22:06Et puis, pour Regraghi,
22:07l'exemple type,
22:07c'est que lui,
22:08il a entraîné localement.
22:09Vous voyez ?
22:10Alors là, pour le coup,
22:11lui, c'est un entraîneur
22:11qui a fait peut-être
22:12ses classes ailleurs,
22:13mais qui a été au FUS,
22:13premier entraîneur,
22:14parce qu'on oublie souvent
22:15de le dire pour lui,
22:16premier entraîneur
22:16à avoir emporté le guide
22:17pour le FUS.
22:18Avec le WIDA de Casablanca,
22:20il a quasiment tout emporté
22:21sauf la Coupe.
22:21Eh bien, justement,
22:22là, on est dans le sujet.
22:23On est dans le sujet.
22:24Avec Regraghi,
22:25on est complètement dans le sujet.
22:26On va aller sur votre terrain,
22:28au ligne, du coup,
22:29parce qu'en fait,
22:29ce qu'il faut dire aussi,
22:30et là,
22:30ce sont deux sujets sociétaux
22:32très intéressants,
22:33c'est que,
22:34OK,
22:40de montrer aussi
22:41une progression
22:42du football africain
22:43qui a commencé
22:44il y a quelques années
22:45et qui est portée aujourd'hui
22:46par des gens
22:47qui ont certes
22:48peut-être grandi en France
22:49ou en Allemagne
22:49ou je ne sais pas où,
22:51mais qui aujourd'hui,
22:51en fait,
22:52viennent redonner
22:52à leur pays
22:53et au pays,
22:55à l'Afrique,
22:56au continent, en fait.
22:57Et moi,
22:57c'est là où je trouve ça
22:57très intéressant
22:58parce qu'il y a une forme
22:59de devoir moral aussi
23:00et un truc d'enracinement.
23:03Pour savoir où l'on va,
23:04il faut savoir d'où l'on vient
23:05et c'est ça qui est en train
23:05de se passer.
23:06Et puis, après,
23:07sur cette progression aussi,
23:09ce qui est intéressant,
23:10c'est de se dire
23:11qu'aujourd'hui,
23:12ce n'est plus un regard européen
23:14qu'on va poser sur l'Afrique.
23:15C'est un regard différent,
23:17c'est un regard
23:18avec un peu de hauteur,
23:20en fait.
23:20Et aujourd'hui,
23:21on ne va plus chercher,
23:22oui, des Européens
23:23pour entraîner
23:23des équipes africaines
23:25en se disant
23:25les Européens sont meilleurs.
23:27Non, pas forcément.
23:28Et donc, moi,
23:29c'est là où la vraie progression,
23:30elle est,
23:31c'est qu'on pose plus
23:32ce regard colonial aussi,
23:34il faut prononcer le mot,
23:35sur le continent africain.
23:37Et d'ailleurs,
23:37parallèlement,
23:38et vous le savez mieux,
23:39Hervé, je vous donne la parole
23:40dans un instant,
23:41je voudrais te donner la parole.
23:42Hervé, c'est son sujet.
23:43C'est son sujet.
23:44Non, mais il est au dirigeant,
23:46c'est pour ça que c'est important.
23:48C'est pour ça que c'est important,
23:49c'est lié au dirigeant
23:50qu'il y avait ce regard-là
23:50et même au joueur.
23:51Parfois, le joueur
23:52respectait beaucoup moins
23:53les entraînements locaux.
23:53C'est pour ça que je suis très content
23:54de voir tous ces entraîneurs
23:57sur le banc, évidemment.
23:57Et Patio, pareil,
23:59il a entraîné localement,
24:00entre guillemets.
24:01Et justement, Hervé,
24:03vous avez fait des unes de l'équipe
24:04depuis le début de la canne.
24:05Alors vraiment,
24:06avec toute l'humilité
24:07qui est la mienne
24:08et ma non-connaissance du foot,
24:10il faut le dire.
24:12Mais je constate précisément,
24:14et peut-être est-ce que je suis
24:15un bon indicateur,
24:16que depuis quelque temps,
24:17et je trouve spécifiquement
24:18sur cette canne-là,
24:19on sent effectivement,
24:21comme le disait Vanessa,
24:21une espèce de condescendance
24:23qu'on pouvait avoir
24:24ces dernières années
24:24sur le foot africain,
24:25vu d'ici,
24:26que c'était marrant,
24:27que c'était rigolo,
24:28que c'était exotique,
24:29que l'ambiance était dingue et tout.
24:30Et là, j'ai l'impression
24:31qu'on parle de football,
24:32de football de qualité,
24:33de vrai football,
24:34et qu'on n'a plus ce regard
24:36de bon, la canne,
24:36c'est pour la diaspora
24:37et pour le continent africain
24:39et basta.
24:40Non, non, c'est fini tout ça.
24:42Ah bah vas-y Hervé.
24:43Ah non, non, allez-y,
24:44on vous donnera la parole
24:45à Hervé dans un instant après.
24:46Vas-y, vas-y.
24:48Pas tout si Hervé, je t'en prie.
24:49Non, mais je trouve vraiment
24:50que c'est vrai qu'il y a vraiment,
24:52on a maintenant un fond de jeu.
24:53Parce qu'on voit vraiment
24:54des projets de jeu différents.
24:56Certaines équipes plus défensives
24:57qui assument des défensives.
24:59Et donc, je trouve que
25:00dans le fond de jeu,
25:00on s'ennuie moins qu'avant.
25:02On s'ennuie moins qu'avant.
25:03À chaque match,
25:04il y a plein de choses qui se passent
25:05et ça, déjà, c'est une bonne chose.
25:07Et il y a un vrai respect aujourd'hui
25:08vers le football africain.
25:10Quand on voit les grandes équipes
25:11qui avant disaient
25:11« Oh, mais non, laissez nos joueurs
25:13partir à la canne, etc. »
25:14Ils avaient même cette réticence.
25:16Aujourd'hui, bon,
25:17ils l'ont encore un peu,
25:18mais ils arrivent moins
25:18à garder les joueurs, etc.
25:19Il y a eu une polémique un peu avant
25:21en disant les laissant partir
25:22un peu sur le tas, etc.
25:23Mais, en fait,
25:24cette compétition s'impose
25:25et la canne devient quelque chose
25:27et c'est aussi le but de la canne
25:29de devenir quelque chose de mondial,
25:30pas qu'africain, finalement,
25:31comme peut l'être un euro.
25:32Et sur l'attrait précisément
25:34de la canne ici,
25:35dans des médias grand public, etc.,
25:37vous sentez quelque chose change, vous ?
25:39Bien sûr,
25:40puisque, comme on le dit
25:41depuis le début,
25:42en fait, ça permet de montrer
25:44que, oui, en Afrique,
25:45il y a de bonnes choses,
25:46même à travers le sport, notamment.
25:48Aujourd'hui, je pense que la canne,
25:50c'est la troisième compétition internationale
25:51la plus regardée en football
25:52derrière la Coupe du Monde
25:53et l'euro.
25:54Si on veut faire une comparaison,
25:56voilà, un peu tirée par les cheveux,
25:59avant, on comparait beaucoup
26:00la canne à la Copa América.
26:01La compétition qui se dispute
26:02en Amérique du Sud,
26:03pour moi, maintenant,
26:04il n'y a plus de comparaison.
26:05La canne est passée devant
26:06la Copa América,
26:06on parle beaucoup moins
26:08du Brésil ou de l'Argentine.
26:09Aujourd'hui, on va beaucoup plus parler
26:11du Maroc, du Sénégal,
26:12de leurs progrès
26:13et on va enfin prendre
26:14la Coupe d'Afrique au sérieux.
26:16Avant, comme vous le disiez,
26:17la Coupe d'Afrique,
26:18c'était une compétition
26:18qu'on attendait pour rigoler.
26:19C'est-à-dire, regardez,
26:20tel stade,
26:21la pelouse est catastrophique,
26:26et pour moi, le marqueur
26:28et ce qui a fait passer un cap
26:29pour la Coupe d'Afrique,
26:30en grande partie,
26:31c'est la demi-finale du Maroc
26:32en Coupe du Monde 2022.
26:34C'est-à-dire que là,
26:35on regarde l'Afrique
26:36avec des yeux,
26:37pour dire que c'est un continent
26:39qui est en train de progresser
26:40et qui, pourquoi pas,
26:41va même un jour gagner
26:42la Coupe du Monde.
26:42Avec déjà à l'époque
26:43le gardien du Maroc
26:44qui avait été extraordinaire,
26:45Vanessa, là-dessus,
26:46sur la différence.
26:47D'ailleurs, je crois que vous avez
26:47des audiences sensationnelles
26:49chez Émilie
26:49et ça, ça dit quelque chose.
26:50Ça dit quelque chose
26:51si on fait le comparatif,
26:53effectivement,
26:53mis à part, hormis évidemment
26:55les matchs de l'équipe de France,
26:56si on compare avec un euro,
26:58nos records d'audience
26:58sur Binsports,
26:59c'est la canne.
27:00Et là, on a clairement battu
27:03des records.
27:04Ah oui, oui, nettement.
27:05Mais c'est normal en fait
27:06parce qu'on en parlait,
27:08c'est la diaspora.
27:09Mais pas que ça.
27:10Est-ce que ça dépasse ?
27:11Mais bien sûr que ça dépasse
27:12complètement.
27:13Et parce que aussi,
27:14alors effectivement,
27:15il y a la demi-finale du Maroc,
27:16mais ces records-là,
27:17on les avait déjà vus
27:18en Côte d'Ivoire.
27:19Et quoi de mieux en fait
27:20que d'avoir un storytelling,
27:22d'avoir une histoire
27:23qui est en train
27:23de s'écrire sous nos yeux.
27:25Et là, c'est aussi
27:25ce qui est en train
27:26de se passer
27:26avec cette équipe du Maroc
27:28parce qu'en plus,
27:29ce sont des stars
27:30qui sont identifiées
27:31en France et mondialement.
27:33De la même façon,
27:34c'est le cas aussi
27:35pour le Sénégal.
27:36Et donc du coup,
27:37quand on racontera
27:37cette histoire,
27:38et je pense que du côté
27:39de la CAF,
27:40ils sont assez malins
27:40pour l'avoir déjà prévu,
27:42mais sur une plateforme
27:43ou autre,
27:45on aura une histoire
27:45qui va s'écrire
27:46avec un film
27:47des rebondissements.
27:49Et c'est ce qu'on avait eu
27:50en Côte d'Ivoire.
27:50Et moi, je pense que
27:53l'histoire était tellement dingue,
27:54elle nous prenait
27:54tellement aux tripes,
27:55c'était tellement fou
27:56en fait ce qui s'est passé.
27:57On s'est tous pris d'affection
27:58pour cette équipe ivoirienne.
28:00Et puis cette victoire finale
28:01comme un bouquet final,
28:03en plus avec le coup du marteau,
28:05la musique qui va avec.
28:07Non, mais c'est vrai
28:09qu'en Côte d'Ivoire,
28:10déjà, il y avait
28:10cet engouement-là.
28:11C'est-à-dire,
28:12le scénario s'y prêtait,
28:13c'est-à-dire,
28:14on les voyait éliminés,
28:15ils reviennent...
28:16Mais comme le dit Vanessa,
28:17une histoire ne prend
28:19de la substance
28:20d'une certaine façon
28:20que quand elle est racontée,
28:22quand des gens s'en saisissent
28:23pour en faire quelque chose,
28:24un produit médiatique,
28:25historique.
28:26Hervé, Hervé, là-dessus.
28:28Oui, bien sûr,
28:29c'est notre rôle
28:29d'une certaine manière.
28:31Alors c'est vrai que moi,
28:32vous savez,
28:32quand j'entends dire
28:32qu'on rigolait de la canne avant,
28:34j'ai un petit peu mal.
28:35Sauf toi.
28:36Non, sauf toi Hervé.
28:3814 cannes, je crois,
28:39Hervé, pour moi.
28:40Oui, 14 cannes.
28:4114 cannes, oui.
28:42Effectivement,
28:42il y a un fond de vérité
28:43où les gens voulaient voir
28:44un jour les pelouses,
28:45un jour ce qui s'était passé
28:47en dehors des tribunes,
28:48etc., etc., etc.
28:49Et aujourd'hui,
28:50ils ont gagné effectivement
28:51leur galon,
28:52mais c'est lié peut-être
28:53à l'organisation,
28:54notamment au Maroc.
28:55Alors on avait vu
28:55que la Côte d'Ivoire
28:56avait déjà une explosion
28:57et là, on se retrouve
28:58dans des conditions
28:58assez incroyables,
28:59ce qui permet d'avoir
28:59des matchs de très, très haut niveau.
29:01Je pense que de toutes les cannes
29:03que j'ai vues,
29:03c'est certainement les matchs,
29:04les meilleurs matchs,
29:06finalement, que j'ai vus.
29:07Pourquoi ?
29:08Parce que vous avez
29:08des terrains incroyables,
29:09des pelouses.
29:10Il a plu la première semaine,
29:11vous aviez l'impression
29:12d'être toujours sur des billards
29:13et les conditions atmosphériques.
29:15Quand vous jouiez
29:15en Côte d'Ivoire
29:16par 35 degrés à 14 heures,
29:18ça n'a rien à voir
29:19avec jouer à 15, 16 degrés.
29:20Donc tout ça a permis
29:20d'abord une intensité,
29:21un spectacle plus fort.
29:22Les stars ont été au rendez-vous.
29:24Il n'y a aucune surprise,
29:24finalement.
29:25Toutes les cannes,
29:26d'habitude,
29:26il y a quand même des surprises
29:27qui viennent se greffer.
29:28La dernière fois,
29:28on a vu le parcours
29:29de la Côte d'Ivoire,
29:30plus Angola,
29:31plus plein de petites équipes,
29:32plus des équipes
29:33qu'on n'attendait pas
29:33comme la RDC et Cari
29:34de l'Afrique du Sud.
29:35Là, aujourd'hui,
29:36toutes les grosses équipes
29:37ont répondu présents.
29:38En quart de finale,
29:39vous aviez les quatre meilleurs.
29:40En gros,
29:40vous auriez pu avoir
29:40la Côte d'Ivoire,
29:41mais il y a eu l'Égypte.
29:42Donc ça veut dire
29:42qu'au final,
29:44les gens regardent
29:45cette compétition en disant
29:46que finalement,
29:46les meilleurs sont là
29:47avec les stars.
29:48Donc aujourd'hui,
29:49tout était là
29:49et comme l'a dit Vanessa,
29:51le storytelling est parfait.
29:52Vous avez la compétition
29:53qu'on pouvait attendre
29:54avec quand même
29:55ces matchs
29:55qui se jouent à peu de choses
29:56parce que c'est important
29:57d'avoir ce suspense
29:57qui permet aux gens
29:59de s'intéresser encore un peu plus
30:00et vous vous retrouvez
30:01avec une finale,
30:02comme je disais tout à l'heure,
30:03de rêve.
30:04Mais au bout d'une compétition
30:05où finalement,
30:06tous les gros
30:06ont été au rendez-vous.
30:07Mais Hervé,
30:08sur cette bascule justement
30:09de la considération
30:10qu'on pouvait avoir ici
30:11en Europe
30:12sur le foot africain
30:12puisque vous travaillez à l'équipe,
30:14est-ce que vous,
30:14ces dernières années,
30:15est-ce que dans des discussions
30:16que vous avez avec la rédaction,
30:18vous sentez qu'il y a
30:19une oreille un peu plus attentive
30:20à ce que vous pouvez envoyer
30:22depuis Rabat
30:23par rapport à il y a quelques années ?
30:26Oui, moi j'avais toujours
30:27une oreille attentive
30:27mais sinon les chefs
30:28ne vont pas être contents.
30:29Non mais ce qui est sûr,
30:33c'est qu'on se rend bien compte
30:33que cette année,
30:34ça a dépassé à peu près tout.
30:35Mais c'était un peu pareil.
30:36La Côte d'Ivoire
30:37avait amorcé tout ça.
30:38Le Cameroun,
30:39ça avait été aussi quelque chose
30:40de bien,
30:41mais on était en période Covid,
30:42c'est un petit peu différent.
30:43Mais là, aujourd'hui,
30:44c'est certain que la Cannes
30:46a pris une ampleur
30:46assez incroyable.
30:48Comme vous le disiez,
30:49c'est vrai qu'il n'y a plus match
30:50maintenant avec la Copa América
30:51alors qu'une époque,
30:53il pouvait y avoir dualité.
30:55Et aujourd'hui,
30:56la Cannes a gagné
30:57ces galons aujourd'hui
30:58au Maroc
31:00parce que c'est...
31:02Je vous dis,
31:02l'organisation a beaucoup fait aussi
31:04et puis tout ce qu'on a pu raconter
31:05autour de cet événement
31:06et puis l'avènement,
31:07alors on parlait des coachs aussi,
31:08des gens qui peuvent être identifiés
31:10à des entraîneurs,
31:11à des nouveaux entraîneurs.
31:12C'est une nouvelle vague
31:13qui est en train d'arriver.
31:14Et puis des joueurs,
31:15des joueurs stars
31:15parce qu'on a quand même
31:16des joueurs stars ici.
31:17Vous aviez quand même
31:18Mohamed Salah en demi-finale,
31:19vous avez Sadio Mané.
31:21Le Maroc,
31:22il y a un tas de joueurs
31:22plus d'un entraîneur
31:23un peu starisé,
31:24j'allais dire,
31:25parce que même avec
31:25toutes les polémiques
31:26qu'il y a eu autour de lui,
31:27au départ,
31:27il devrait être remplacé,
31:28etc.
31:29Au final,
31:30c'est lui qui est devenu
31:30un petit peu la tête d'affiche
31:32de cette équipe par roquette
31:33et sans oublier
31:34tous les joueurs
31:34qui la composent.
31:35Donc voilà,
31:36et puis vous aviez tout ça
31:38dans le Sénégal,
31:39vous avez tout ça,
31:40tous ces ingrédients
31:41dans cette finale qui vient,
31:43c'est-à-dire qu'on est arrivé
31:44à mettre un peu la canne
31:46complètement en valeur,
31:47bravo.
31:48Et d'ailleurs,
31:48ce n'est pas pour rien,
31:49je crois qu'il y a aussi
31:49une prene non criptée
31:50qui va proposer la finale.
31:52Donc ça prouve
31:53qu'il se passe quelque chose.
31:54Ça, c'est vrai
31:55que ça dit beaucoup de choses.
31:56Adèle Benta,
31:58précisément,
31:59pour revenir sur l'organisateur,
32:01le Maroc,
32:02venons-en,
32:03donc double pression
32:04pour la sélection
32:05et sur le terrain
32:06et en tant qu'organisateur,
32:07le Maroc qui va co-organiser
32:09la Coupe du Monde 2030.
32:11Bon,
32:12côté pile,
32:12c'est un succès.
32:13Les stades,
32:14l'organisation,
32:15tout s'est bien passé ?
32:16Tout s'est bien passé,
32:17il n'y a pas eu de quoi
32:18qu'il y avait...
32:19On parlait un peu
32:20de la billetterie
32:20en début de compétition
32:21où c'était un peu compliqué
32:22de trouver des places,
32:23d'entrer dans les stades,
32:24etc.
32:25Mais ça s'est naturellement
32:26déroulé par la suite.
32:28Donc,
32:28il n'y a pas trop
32:29de problèmes à ce niveau-là.
32:31Mais surtout,
32:32cette canne,
32:32ça sert de test grandeur nature,
32:33comme vous le disiez,
32:34pour la Coupe du Monde
32:35qui va arriver très vite.
32:35C'est dans quatre ans.
32:36Ça va passer très vite.
32:37Donc, voilà.
32:38Pour l'instant,
32:38c'est réussi.
32:40J'ai l'exemple de mon frère
32:41qui, lui,
32:42il a fait les deux cannes.
32:43Il a fait celles en Côte d'Ivoire
32:44et celles au Maroc.
32:45Je parlais avec lui hier soir.
32:46Il me disait
32:47qu'il a vu la fluidité
32:48qu'il y avait même
32:49à aller au stade,
32:50à se déplacer, etc.
32:51Que la Côte d'Ivoire
32:52avait mis la barre très,
32:53très haut
32:53et qu'il a trouvé
32:54que le Maroc
32:55avait limite répondu
32:56pour ne pas dire
32:57même dépasser
32:58ce qu'il attendait
33:00en allant au stade
33:01et qu'il se dit
33:02que, déjà,
33:02sur ce côté-là,
33:03c'est hyper réussi
33:04et c'est certainement réussi.
33:06On attend de voir
33:06ce que ça a donné
33:07pour la Coupe du Monde,
33:07bien sûr.
33:08Les images de stade vide
33:09du début de la compétition
33:10ont été assez vite balayées, Vanessa ?
33:12Balayées, je ne sais pas
33:13parce qu'après,
33:14c'est aussi un point
33:14sur lequel il faudra
33:15travailler pour la suite.
33:16Le Maroc est candidat
33:17à l'organisation
33:18de la prochaine canne
33:19justement en vue
33:20de la Coupe du Monde
33:21pour bien se préparer
33:22à recevoir aussi
33:23tous les supporters
33:24parce que là,
33:24ça viendra de partout.
33:26En fait,
33:27c'est d'avoir ouvert
33:27la billetterie à l'Europe
33:29et donc forcément,
33:31ceux qui ont la possibilité
33:32ont acheté beaucoup de places
33:34et ça n'a pas permis
33:35du coup au peuple
33:36parce que ce n'est pas
33:37le même niveau de vie
33:38de pouvoir accéder au stade
33:39et ça, moi,
33:39je trouve ça dommageable
33:41parce que ce qui fait
33:42avant tout l'âme
33:42d'une Coupe d'Afrique
33:43et on l'a vu aussi
33:45en Côte d'Ivoire
33:45mais après,
33:45il y avait eu aussi
33:46ces problèmes-là
33:46en Côte d'Ivoire
33:47et on l'avait vu aussi
33:48au Cameroun
33:49où les portes étaient ouvertes
33:50au bout de 20 minutes.
33:51C'est aussi deux mondes
33:52qui se rencontrent.
33:53C'est deux mondes
33:53qui se rencontrent,
33:54effectivement.
33:55Donc, laisser la possibilité
33:56quand même au peuple
33:57de pouvoir accéder au stade,
33:59c'est là-dessus
33:59qu'il faudra travailler.
34:00Sachant qu'on n'oublie pas
34:01qu'il y a un enjeu social
34:02au Maroc
34:02qui a été marqué
34:03il y a quelques mois
34:04par un mouvement
34:05de l'organisation de la jeunesse.
34:06Surtout, je pense que
34:06le plus dur,
34:07ce sera limite l'après.
34:09Après la Côte d'Ivoire
34:10et le Maroc,
34:10c'est-à-dire que la prochaine canne,
34:12il faudra tenir, en fait.
34:13Il faudra être à la hauteur
34:14pour continuer, en fait,
34:16sur la bonne lancée
34:18pour la canne.
34:19Succès côté pile.
34:21Donc, côté face,
34:21on l'a dit,
34:22il y a ces stades
34:23qui ont été vides.
34:24Bon, ça a été assez vite balayé.
34:25Bon, c'est le mauvais temps.
34:27Bon, ça, c'est pas vraiment
34:28la faute des organisateurs.
34:29Mais disons, comme disait...
34:30Ça dépend, hein.
34:31Parce que, attendez,
34:32je vous rappelle quand même
34:32qu'elle a été décalée
34:33à cause de la Côte du Monde des Clubs
34:35et que j'aurais préféré
34:36aller au Maroc,
34:36très sincèrement,
34:37à Rabat,
34:38avec un grand soleil
34:39parce que moi,
34:40je croyais que j'allais aller au Maroc
34:41et que j'allais faire
34:41comme d'habitude en hiver.
34:42C'est pas ce qu'il s'est passé.
34:43Passer le jour de l'an,
34:43bronzer,
34:44mais Rabat n'est pas Marrakech.
34:46Non, non, non.
34:46Après, il y avait des stades
34:47de chez Marrakech.
34:48Donc, la météo,
34:49plus ou moins de la faute
34:50des organisateurs.
34:51Est-ce qu'on met les pieds
34:53dans le sujet arbitrage ?
34:55Hervé, je sens que sur le plateau,
34:57ça va se crisper un peu
34:58sur la question de l'arbitrage.
35:00Est-ce que l'arbitrage de la Cannes
35:02est à la hauteur
35:03de la compétition ?
35:05Non, il n'a pas été bon.
35:07L'arbitrage n'a pas été bon.
35:08En général ?
35:10En général,
35:12l'arbitrage n'a pas été bon
35:14durant cette Cannes
35:15et qu'il y a aussi
35:15une mauvaise utilisation du Var.
35:17Alors, bien sûr,
35:17la grande polémique,
35:18puisqu'on connaît le poids
35:19du Maroc dans la CAF,
35:21c'est le pays numéro un
35:23dans l'organisation.
35:25Donc, tout le monde s'est dit
35:25de toute façon,
35:26s'il y a une erreur
35:27pour le Maroc,
35:28ça va être évidemment lié
35:29à Faouzilekja,
35:30le président de la Fédération.
35:31Alors, il a un poids incroyable,
35:32c'est une certitude.
35:34En général, on ne fait rien
35:35sans lui demander
35:35ou alors c'est lui qui demande
35:36et on fait.
35:37Mais sur la compétition,
35:39force est de constater aussi
35:40qu'il y a eu des erreurs
35:41contre le Maroc
35:42et pour le Maroc.
35:43Alors, si on ne voit
35:43que les erreurs pour le Maroc,
35:45ça donne lieu
35:46à des interrogations.
35:47Mais si on regarde aussi
35:48celles qui ont eu lieu
35:49contre le Maroc,
35:49il ne faut pas les oublier.
35:50Non plus, c'est un peu facile
35:51d'avoir un prisme
35:52un peu déformant.
35:53Donc, aujourd'hui,
35:54l'arbitrage,
35:55de manière générale,
35:55je préfère m'en tenir à ça,
35:57a été très moyen,
35:58c'est le moins qu'on puisse dire.
35:59Et il va falloir
36:00un petit peu remédier
36:01à ce problème-là.
36:03Ça avait été aussi un peu le cas
36:04en Côte d'Ivoire.
36:05En Côte d'Ivoire,
36:05la VAR avait très bien fonctionné.
36:07Ce qui fait qu'à la fin,
36:07au sortir de la compétition,
36:08tout le monde me disait
36:09« Finalement, l'arbitrage a été bon ».
36:10Je dis oui,
36:10parce que le VAR
36:11avait bien travaillé.
36:12Là, la VAR a été
36:13un peu moins bonne.
36:14Ça fait qu'il va falloir
36:15quand même pour la prochaine canne
36:18être assez rigoureux là-dessus.
36:20Mais ce n'est pas simple non plus
36:21parce que le VAR
36:21n'est pas utilisé
36:22de la même manière
36:23en Afrique qu'en Europe.
36:25Quand vous êtes entraîneur
36:25en arbitre VAR,
36:26par exemple, en France,
36:28vous utilisez la VAR
36:29tous les week-ends.
36:30Tout ça, c'est une habitude.
36:31La force de l'habitude
36:31vous donne cette compréhension,
36:33cette vitesse d'exécution
36:34qu'on a un petit peu moins
36:35en Afrique.
36:36Et puis après,
36:37les pressions extérieures
36:38liées à une sorte
36:39de complotisme généralisé
36:40qui fait que
36:41comme vous êtes arbitre
36:42aujourd'hui,
36:43par exemple,
36:43l'arbitre de la finale,
36:44je vous dis,
36:45va mal dormir la veille.
36:46Est-ce qu'il y a un arbitre
36:48qui dort bien ?
36:49Je pense qu'à la canne,
36:50aucun arbitre ne dort bien.
36:52Je ne voudrais pas
36:52trop donner le plateau
36:53dans la plaie
36:54des franco-algériens
36:55de ce plateau.
36:55On sait ce qui s'est passé
36:58pour l'Algérie.
36:59Comment expliquer
37:01qu'à ce niveau,
37:02à tout ce qu'on a dit
37:03sur cette organisation,
37:05cette qualité de jeu,
37:06comment expliquer
37:07que l'arbitrage
37:08ne soit pas au niveau ?
37:09Alors, déjà,
37:10qualité de jeu
37:10sur le match.
37:12Ma maman est algérienne,
37:13je suis franco-algérienne.
37:15Je vais être très objective
37:17et très honnête,
37:18même si ma mauvaise foi
37:20aurait eu envie
37:20de prendre le dessus.
37:22Mais très clairement,
37:23au niveau du jeu,
37:24il n'y a pas eu de jeu
37:25du côté de l'Algérie.
37:26L'Algérie n'a pas existé.
37:28Il y a une situation
37:29où, effectivement,
37:31la VAR aurait pu
37:32être appelée,
37:33l'arbitre a décidé
37:34de ne pas y aller.
37:35Il y a toujours un check
37:36de toute façon du VAR,
37:38ça c'est systématique.
37:39Après, il y a une règle aussi
37:40et c'est la question aussi,
37:41ce n'est pas que la question
37:42dans la Coupe d'Afrique des Nations,
37:43c'est une question
37:44qui est internationale
37:47et en tout cas,
37:47on le vit tous les week-ends
37:48dans Ligue 1.
37:49C'est l'application
37:50du règlement,
37:51de quel règlement
37:52et de quelle règle.
37:53Et ça, c'est une réalité.
37:55Donc, pour moi,
37:55qui est liée
37:56à l'arbitrage en lui-même
37:58et une homogénéisation
38:00que j'ai réussie
38:00mais qui n'est pas forcément
38:02effective
38:03et surtout,
38:04le ballon touche la cuisse.
38:06Moi, quand je le vois,
38:07je me dis objectivement
38:08« Ben non, mais après... »
38:10Merci beaucoup
38:10pour l'exercice de Netter.
38:11Mon cœur m'a dit
38:12« Yeah, pénalty ! »
38:14Au-delà de l'Egypte-Nigéria,
38:17globalement,
38:18il y a une critique
38:18à l'Algérie-Nigéria.
38:20Il y a une critique
38:21qui est faite
38:22sur le niveau de l'arbitrage
38:23dans son ensemble.
38:24liée à quoi ?
38:25Alors, moi,
38:27encore une fois,
38:28c'est un avis personnel
38:29mais je pense que
38:30les arbitres africains,
38:31puisque là,
38:32on parle d'arbitrage
38:33de cette canne
38:33mais c'est l'arbitrage africain
38:34en global
38:35qui est un peu
38:36en dessous
38:36pour le coup.
38:38Je pense que le problème
38:38de l'arbitrage africain,
38:40c'est qu'il ne respecte pas
38:41assez l'esprit du jeu.
38:42C'est-à-dire que le football africain
38:44en général est très physique.
38:46Donc, la consigne
38:46qu'on donne aux arbitres,
38:47c'est siffler
38:48le plus de fautes possible
38:49pour justement calmer
38:50les joueurs
38:50pour ne pas que ça s'envenime.
38:52Et le problème,
38:53c'est que toutes les fautes,
38:54le moindre petit accrochage
38:55est sifflé
38:56donc ça hache le jeu.
38:57Et donc, en fait,
38:58il n'y a pas ce respect
38:59de l'esprit du jeu
39:00entre guillemets
39:00où on laisse jouer
39:01pour fluidifier justement
39:02la circulation du ballon
39:04qu'on peut voir en Europe
39:05ou sur les autres continents.
39:07Et pour moi,
39:07on parlait tout à l'heure
39:08de formation des entraîneurs,
39:09à la formation des joueurs.
39:09Il faut maintenant
39:10passer à la formation
39:11des arbitres
39:12pour qu'on ait vraiment
39:12un football
39:13qui soit encore plus fluide
39:14que ce qu'on a actuellement.
39:16Je suis d'accord avec Adèle.
39:17Il faut former les arbitres
39:18et aussi, ça va s'y passer
39:19par les compétitions locales,
39:22j'ai envie de dire,
39:22la Champions League africaine,
39:24etc.
39:24C'est comme ça, en fait,
39:25que ces arbitres
39:26vont être confrontés
39:27à différentes situations.
39:28Hervé parlait
39:29de l'utilisation de la VAR.
39:30Mais peut-être
39:30qu'introduire la VAR
39:31sur ces compétitions-là
39:32permet déjà aux arbitres
39:33d'être confrontés à cela
39:34et d'élever les niveaux
39:36de toute manière.
39:39Ça avance,
39:40il y a encore des choses à faire
39:41et on espère que justement
39:42monter le niveau
39:44de l'arbitrage
39:45permettra d'aller mieux.
39:46Sachant que des critiques
39:46sur l'arbitrage,
39:47des comportements...
39:48Il y en a aussi en l'ordre.
39:50Il y en a tous les 8h.
39:52Hervé, Hervé, allez-y.
39:53Il faut parler du positif aussi
39:55quand même
39:55parce qu'il y a des très bons arbitres.
39:57Je passe toutes les émissions de télé
39:58à parler d'arbitrage en France.
40:00Il n'y a pas un week-end
40:00sans qu'il y a quelque chose.
40:03Effectivement,
40:03ce n'est pas spécifique à l'Afrique
40:05mais il y a des choses à faire.
40:06En interclub,
40:07il y a aussi quand même
40:07l'utilisation de la VAR.
40:08Il y a des pays qui l'utilisent aussi.
40:10Il y a quand même
40:10une formation des arbitres.
40:11Le problème,
40:12c'est qu'il faut être confronté
40:12aux réalités
40:13et ce n'est pas toujours simple.
40:14Et puis, je vous dis,
40:15il y a encore autre chose en Afrique
40:16qui fait que ça ajoute
40:18un peu au débat.
40:19C'est ce côté politique aussi
40:20parce qu'il faut bien comprendre
40:21que le football en Afrique
40:22n'est pas que politique.
40:23Donc là,
40:23vous êtes confronté
40:24dans cette canne
40:25à notamment
40:25entre guillemets
40:26la mini-guerre
40:27entre Algérie
40:29et Maroc.
40:30Donc, ça fait que chaque fois
40:31on voit la main d'un pays
40:32quelque part.
40:33Il y a eu une fameuse polémique
40:34durant cette canne
40:35sur un changement d'arbitre
40:37pour les Marocains.
40:38Je ne sais même pas
40:38d'où c'est né.
40:39Je ne peux pas vous dire.
40:40On nous expliquait
40:41qu'en fait,
40:41on avait pensé
40:42à mettre un Algérien au VAR
40:43d'un match du Maroc
40:44et le président de la FED
40:45aurait bien sûr dit
40:45on ne veut pas de ça.
40:46Et je ne sais pas
40:47où est née cette histoire
40:48qu'on aurait pu mettre
40:49un arbitre algérien au VAR
40:50d'un match du Maroc.
40:52Alors, à la CAF,
40:53si vous voulez,
40:53ils connaissent très bien
40:54les géopolitiques.
40:55Ils savent que c'est
40:55totalement impossible
40:56comme vous ne mettriez pas
40:57un arbitre marocain
40:58pour un match de l'Algérie.
40:59C'est absolument impossible.
41:00Ça, c'est les rumeurs
41:01des réseaux sociaux aussi.
41:03Moi, je ne l'ai pas entendu.
41:05Ne participe pas à la FED.
41:08Ne donnons pas du grain
41:09à moudre
41:10au grand complotisme mondial
41:11qui touche le foot.
41:12Mais elle est intéressante
41:13cette question.
41:13Le foot,
41:14il n'est pas plus politique
41:15en Afrique
41:16qu'en Europe aussi ?
41:17Moi, je dirais
41:18qu'il est politique.
41:19Il est politique.
41:20Il est politique partout en lui.
41:22Beaucoup plus en Afrique.
41:23Beaucoup plus en Afrique.
41:24Beaucoup plus en Afrique.
41:26Ce n'est pas comparable.
41:27En Afrique,
41:27ça prend une dimension politique
41:28énorme.
41:29C'est pour ça que si vous aviez eu
41:30par exemple le match
41:30Algérie-Maroc
41:32en demi-finale,
41:33je ne sais pas du tout
41:34comment ça serait passé.
41:34Franchement,
41:35finalement, je me dis
41:36quand j'ai vu
41:37les récactions en France.
41:38Ça se serait très bien passé.
41:39Ça se serait très bien passé.
41:40Mais si,
41:42parce que si tu...
41:42En fait,
41:43il ne faut pas transposer
41:44justement des tensions politiques
41:47sur le football
41:48et sur des gens
41:49qui n'ont pas demandé ça du tout.
41:50C'est aussi autoréalisateur
41:51que de...
41:52Mais voilà,
41:52et là, je te parle vraiment...
41:54Ma partie algérienne
41:55te parle,
41:56te dit ça
41:56et j'ai plein d'amis marocains.
42:00Ça,
42:01c'est de l'apanage
42:02des réseaux sociaux
42:03et de gens
42:04qui viennent insinuer
42:05justement ces tensions politiques
42:06qui existent évidemment
42:07mais qui appartiennent
42:08à d'autres personnes
42:09et qui ne sont pas
42:10les nôtres en fait.
42:12Malheureusement,
42:12malheureusement,
42:13j'ai vu beaucoup de supporters.
42:14Alors là ici,
42:15je vois beaucoup,
42:16beaucoup de supporters
42:16algériens et marocains.
42:17Beaucoup viennent d'ailleurs
42:18d'Europe
42:18et même d'ici,
42:20beaucoup de marocains.
42:20Et après,
42:21j'en ai parlé avec eux
42:21et tout le monde me disait
42:22Hervé,
42:23je crois qu'il est...
42:24Heureusement qu'il a
42:24venu ce match-là.
42:25Mais parle avec moi
42:26dans ce cas-là aussi.
42:28Tu peux parler avec Adel aussi,
42:29je pense qu'il est d'accord.
42:30C'est toujours pareil,
42:31tu vas demander l'avis
42:32à des gens
42:32donc on ne sera jamais
42:33tous d'accord
42:33mais en tout cas,
42:34moi je pense que ça serait bien passé.
42:36Ça aurait été une belle occasion
42:37justement.
42:37Ce match,
42:38j'en suis désolée
42:39n'aura pas lieu.
42:41Ce n'est pas la finale
42:43dont certains rêvaient
42:44effectivement.
42:45Il nous reste quelques minutes,
42:46on l'a abordé brièvement.
42:49Bien sûr,
42:49il y a l'enjeu sportif
42:50et donc après cette Cannes,
42:51il y aura la future Cannes.
42:53Il me semble
42:54que le calendrier
42:54va changer.
42:56La Cannes va passer
42:57tous les 4 ans.
42:59On disait tout à l'heure
43:00qu'il y avait quand même
43:01quelque chose
43:02qui était en train de changer.
43:03On a quand même accusé
43:04ce changement de calendrier
43:05de vouloir favoriser
43:07les clubs européens
43:08qui en avaient marre
43:08de voir partir leurs joueurs
43:09trop régulièrement.
43:10On a entendu Hakimi
43:12dire que ça allait donner
43:12plus de hype à la Cannes
43:14d'être tous les 4 ans,
43:15un peu plus de suspense,
43:16un peu plus d'attente,
43:17votre avis là-dessus.
43:18Ça dessert plutôt précisément
43:19ce foot africain
43:21que l'on sent...
43:22Je me bats avec moi-même
43:23parce que j'ai les deux avis
43:25mais je ne sais pas.
43:26C'est-à-dire que d'un côté...
43:27On a le droit
43:27d'avoir des détenus en fait.
43:28Non mais d'un côté,
43:29c'est un bienfait
43:30puisque comme l'a dit
43:31Ashraf Hakimi
43:31ou même Walid Dragharaghi,
43:33ça va permettre
43:33à la Cannes
43:34de gagner en prestige.
43:35C'est-à-dire
43:35tous les 4 ans,
43:36il y a un phénomène
43:37de rareté
43:38de remporter cette Cannes
43:39et surtout,
43:40ça va permettre peut-être
43:40aux joueurs
43:41de moins entrer
43:42en conflit
43:43avec leur club,
43:44d'être libérés
43:44tous les 2 ans,
43:46c'est plus compliqué.
43:47Mais d'un autre côté,
43:48ça dessert aussi
43:48les petites nations,
43:50si je peux me permettre
43:50cette expression
43:51puisque participer à une Cannes
43:52tous les 2 ans,
43:52ça permet de faire progresser
43:54et surtout,
43:54ça permet de faire entrer
43:55de l'argent
43:56et d'évoluer
43:58en termes d'infrastructure.
43:59Donc voilà,
43:59je ne sais pas.
44:00Vanessa ?
44:01Je suis comme lui
44:01et donc il y a la progression
44:02du football africain
44:04qui va être freinée
44:05forcément
44:05parce que ça permettait aussi
44:07pour les pays organisateurs
44:09de se structurer,
44:11de mettre en avant
44:12aussi des stades.
44:13Il y a tout le tourisme
44:15qui peut y avoir autour
44:16donc ça c'était important
44:17mais de l'autre façon
44:18et je vais employer
44:19un gros mot,
44:20c'est vrai qu'il y avait
44:20une discrimination
44:21parfois à l'embauche
44:22pour certains joueurs
44:24parce que savoir
44:25qu'un joueur va partir
44:26tous les 2 ans
44:27au mois de janvier
44:28en tout cas,
44:29c'était le cas pour là.
44:31Ça aussi,
44:32pour les clubs,
44:33c'est un peu compliqué
44:34et donc du coup,
44:35peut-être que ça va permettre
44:36de lisser un petit peu
44:38l'égalité des chances.
44:40J'ai envie de dire
44:41ce mot-là.
44:41C'est intéressant,
44:41et l'homme là-dessus ?
44:42Oui,
44:42et du coup aussi
44:43il y a ce côté
44:43en disant que c'est la FIFA
44:44qui a poussé
44:45et que ce n'est pas vraiment
44:46les organisations de la Cannes
44:48et que ce n'est pas la...
44:49C'est la vérité.
44:49Voilà,
44:50c'est la FIFA qui a poussé
44:51et derrière,
44:51il y a raison.
44:52C'est la vérité.
44:53C'est pour cela
44:54que moi je reste
44:56comme eux partagés
44:57mais j'ai envie de dire
44:58j'aurais quand même
44:59aimé la garder chaque 2 ans
45:00quand même.
45:01Et vous Hervé,
45:01le mot de la fin,
45:02vous n'êtes pas partagé.
45:02C'est sûr.
45:03Vous n'avez pas l'air partagé.
45:04Ah non,
45:04pas du tout partagé
45:05parce que c'est une vision
45:06je trouve très occidentale
45:07des choses.
45:08Vous vous rendez compte,
45:08c'est pour ça que je disais
45:09que le foot c'est plus
45:09que du foot en Afrique.
45:11Vous vous rendez compte
45:11qu'il y a plein de pays
45:12qui vivent à travers ça,
45:13à travers la Cannes
45:13tous les 2 ans.
45:14Il y a des jeunes aujourd'hui
45:15qui ont regardé la Cannes
45:15qui étaient fans,
45:16je ne sais pas,
45:17aux Comores dans plein de pays
45:18qui ont vu ça.
45:19Ils ont été hypés complètement
45:21pendant 2 semaines,
45:223 semaines,
45:224 semaines
45:23et puis ça ne reviendra
45:24que dans 4 ans.
45:25Vous savez,
45:25quand vous êtes en Europe,
45:26vous êtes en France,
45:27vous avez du championnat,
45:27vous avez du rugby,
45:28vous avez du foot,
45:29vous avez des compétitions
45:29d'athétisme,
45:30vous pouvez vous intéresser
45:31à plein de choses.
45:32Ici en Afrique,
45:33il y a plein de pays
45:33qui malheureusement
45:34ils ne vivent qu'à travers ça
45:34et ce n'est pas étonnant
45:35d'ailleurs que ce soit
45:36surtout des joueurs maghrébins
45:37qui ont dit c'est bien
45:38tous les 4 ans
45:38et parfois d'ailleurs
45:40des gens venant de France
45:41parce qu'ils ne voient pas
45:42la Cannes de la même manière.
45:43Mais quand vous êtes africain
45:44dans certains pays,
45:45la Cannes c'est une bouffée
45:46d'oxygène,
45:46c'est un bonheur incroyable.
45:48Alors bien sûr,
45:48ça ne fait pas plaisir
45:49à la FIFA
45:50qui voulait tous les 4 ans
45:58finaliste de la Cannes
45:58fera la une de l'équipe
45:59lundi,
46:00quel qu'il soit.
46:01J'espère bien,
46:02on fera tout pour.
46:04Je vous tiens,
46:05on verra ça lundi matin Hervé.
46:06Merci infiniment
46:07d'avoir participé
46:08à cette émission à distance.
46:09Très bonne finale à vous
46:10dimanche qu'il sera diffusé.
46:12On le disait,
46:13c'est une première
46:13sur une chaîne gratuite.
46:16Ah pardon.
46:17J'avais commis aucun accord.
46:19Ah mais non,
46:19parce que vous êtes parfaite.
46:21Mais vraiment.
46:23Deuxième fois
46:23que la finale de la Cannes
46:24sera diffusée
46:24sur une chaîne gratuite.
46:24Mais c'est mieux
46:25de regarder des sports
46:26évidemment parce que
46:27je vous laisse
46:28la responsabilité
46:28de vos propres.
46:29On aura l'encadrement
46:30que n'aura pas Hervé.
46:31C'était un grand plaisir
46:32de vous avoir sur ce plateau.
46:33Merci beaucoup
46:33de m'avoir fait confiance.
46:35Une émission à revoir
46:35en replay, en podcast
46:36et une belle journée
46:37à tous les supporters
46:39du football
46:39ou qu'ils soient.
46:40On se retrouve dans un quart d'heure.
Be the first to comment
Add your comment

Recommended