00:00Simple, aujourd'hui, ceux qui nous regardent, les boulangers peuvent vous ouvrir.
00:04Ce qu'ils ne peuvent pas faire, c'est obliger leurs salariés à venir travailler.
00:07Du coup, cette loi-là, elle permet à qui ?
00:09À ceux qui ont beaucoup de salariés.
00:10Et je sais quelles affaires défendent, monsieur,
00:13puisque vous avez demandé au rapporteur d'élargir, d'aller encore plus loin dans la loi.
00:17C'est en audition avec le rapporteur de la loi que vous avez demandé ça.
00:20Même le rapporteur avec lequel on est en désaccord total a dit que ce n'était pas acceptable, première chose.
00:24Deuxième chose, aujourd'hui, nous on dit, un, le volontariat n'existe pas.
00:28Il y a dans le Code du Travail quelque chose qui s'appelle le lien de subordination.
00:31Pouvoir d'embauche et de licenciement.
00:32Et qu'est-ce qui se passe ?
00:33Quand on va demander aux gens d'être salariés de pouvoir être embauchés,
00:37il va falloir qu'ils signent quelque chose.
00:38S'ils ne signent pas, ils pourront être licenciés.
00:40Et nous, ce qu'on dit de manière très, très simple,
00:42on a le recul aujourd'hui sur le travail du dimanche.
00:45Au début, c'était au volontariat et majoré, plus payé.
00:48Qu'est-ce que c'est la réalité ?
00:49C'est obligatoire et pas plus payé.
00:51Donc avec ce recul-là, aujourd'hui, on dit, dans un moment de tension, il faut apaiser.
00:55C'est faire république, c'est pas obliger et contraindre,
00:58c'est au contraire protéger pour faire du vivre ensemble.
01:01Et le dernier point quand même, le plus important en fait,
01:03ceux qui nous regardent.
01:04Là, on n'est pas sur la discussion de ceux qui vont se payer une première classe de TGV.
01:07Là, on est avec des petits salaires, des gens qui galèrent.
01:10Et ce 1er mai de cette année, si la loi passe ce soir,
01:13c'est pour ça qu'on appelle les députés à ne pas voter.
01:15C'est selon le ministère du Travail, nous on dit que c'est plus,
01:181,5 million de personnes qui, dès cette année, vont être contraints de travailler.
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