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  • il y a 2 jours
La parole aux présidents de Fédération ! Aujourd'hui c'est Henri-Claude Lambert face à Patrick Chêne. Un an après son élection, le Président de la Fédération Française de Hockey est de retour pour évoquer l'évolution de sa fédération, les bonnes performances récentes des équipes de France hommes et femmes conséquence direct du recrutement des nouvelles personnes dans le staff. Bilan d'étape et perspectives sont évoquées dans cette émission.

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Sport
Transcription
00:00Générique
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Président, merci de votre fidélité.
00:24Nous prenons des nouvelles aujourd'hui de la Fédération française de hockey,
00:27hockey sur Gazon, et nous recevons Henri-Claude Lambert, son Président.
00:31Bonjour, bienvenue.
00:32On s'était vu il y a un an, jour pour jour, on était un peu déçus de ces Jeux Olympiques,
00:37avec des performances en dessous de ce qu'on attendait.
00:40Et vous m'aviez annoncé à l'époque le recrutement de John John Domain,
00:44qui fut le meilleur joueur du monde en 2017, champion du monde en 2018, puis champion olympique.
00:50Donc c'était un gros coup, et vous avez succédé à cette époque-là Isabelle Join,
00:54qui avait décidé de ne pas se représenter.
00:57Et un an plus tard, je m'aperçois en tout cas que l'évolution, en tout cas de ce qu'on voit le plus,
01:04c'est-à-dire de ce qui est le plus visible, les compétitions internationales,
01:08je vais la faire à votre place, la progression de l'équipe féminine,
01:1330e mondiale au moment des Jeux Olympiques, aujourd'hui 17e,
01:17et qui est en passe de rejoindre la Nation Cup 1, c'est-à-dire de monter d'une division.
01:21Et puis chez les hommes, c'est encore plus spectaculaire,
01:24puisque l'équipe de France Masculine a été demi-finaliste de l'Euro,
01:28ce qui n'était pas arrivé depuis plus de 50 ans, 1970.
01:32Exactement.
01:32Voilà, donc tout va bien, racontez-moi.
01:36Alors écoutez, tout va bien.
01:37Déjà, merci de me recevoir.
01:39C'est toujours intéressant, un an après, de se confronter à son propre bilan.
01:42Et on a réellement voulu, avec l'équipe qui est arrivée à la tête de cette fédération,
01:49transformer les choses.
01:51Et en fait, à l'époque où on s'était vus, je vous avais dit qu'il ne manquait finalement pas grand-chose,
01:54des petits quelques-choses.
01:56Et ces petits quelques-choses ont été identifiés,
01:58et nous ont permis d'être, pendant l'année 2025,
02:02à part l'Allemagne, qui a gagné énormément de titres,
02:06d'être la meilleure nation en termes de cohérence.
02:08Parce qu'à ce palmarès dont vous avez parlé,
02:11qui effectivement concrétise énormément d'années de travail,
02:14on peut rajouter nos U18 garçons, qui sont vice-champions d'Europe,
02:18battus au penalty, au shoot-out, à quelques minutes de la fin.
02:23Nos U21, qui sont septième nation mondiale aujourd'hui, chez les garçons.
02:28Donc non seulement on a une cohérence entre les résultats des équipes seniors, hommes et femmes,
02:34mais en plus derrière, on a une filière qui nous fait dire que les prochaines années du hockey français
02:40risquent d'être très belles.
02:42Alors quel travail a été accompli ?
02:43D'abord, il y a eu ce recrutement qui était un peu gonflé quand même.
02:47C'était même presque difficile à comprendre comment un joueur comme ça,
02:50en tout cas un entraideur comme ça, pouvait rejoindre la France.
02:53Il n'y a pas que ça.
02:54Évidemment, il y a un autre travail qui a été fait, je pense.
02:57Alors, en fait, petit retour sur les trois piliers de la performance.
03:02Pour être performant, c'est-à-dire performant au-delà de ce qu'on sait faire,
03:06mieux que ce qu'on sait faire, il faut avoir une forme physique en adéquation
03:10avec le score qu'on pratique, quel que soit le sport.
03:13Il faut avoir des habiletés techniques, tactiques, stratégiques
03:15qui sont alignées avec les normes les plus importantes.
03:18Et puis, il faut avoir de la force mentale.
03:20Et si vous n'avez pas ces trois piliers ensemble, en fait, il vous manque quelque chose.
03:24Donc, ce qui a souvent manqué aux équipes de France,
03:27c'est cette idée très claire que c'était possible à faire.
03:32Et donc, en recrutant des gens qui avaient justement réussi
03:36à le démontrer dans leur propre carrière,
03:39c'est toujours beaucoup plus facile pour l'ensemble de la performance française
03:43de comprendre et de se mettre au travail.
03:46Et puis, j'ajouterais une chose, c'est qu'au-delà de ces recrutements
03:49qui sont peut-être la face visible de l'iceberg,
03:52nous avons aussi complètement remodelé
03:54l'ensemble de la filière de performance en France.
03:57en mettant des rôles bien précis et travaillant des stratégies de filière.
04:01U16 en détection, U14, U16 en détection, U18, U21 et en fait, équipe senior.
04:07Donc, vous voyez, vous voyez les résultats qui sont extrêmement très flatteurs.
04:12Je suis un président très heureux cette année 2025.
04:15Mais c'est aussi la conséquence d'une réorganisation complète
04:19de l'ensemble de la filière pour qu'au-delà de la fin de mon propre mandat,
04:24et bien ces résultats soient durables pour le hockey français.
04:27Alors, petite précision tout de même.
04:30On parle là de 2025, les années post-olympiques.
04:33Généralement, les grandes nations soufflent peut-être un petit peu.
04:36Est-ce que vous n'avez pas peur du réveil ?
04:38Vous avez battu les Pays-Bas, par exemple, qui a quand même une performance incroyable
04:41puisque c'est la meilleure équipe qui existe aujourd'hui.
04:44Championne olympique.
04:45Championne olympique.
04:45Championne du monde.
04:46Voilà. Est-ce qu'il ne faut quand même pas rester calme
04:48et se dire que finalement, quand toutes ces équipes-là vont se remettre
04:50à tourner à plein pour les prochaines compétitions,
04:54je ne sais pas, c'est une question…
04:56Vous avez parfaitement raison.
04:58Maintenant, le regard sur l'équipe de France a complètement changé.
05:01C'est important.
05:02Le regard, il a changé.
05:03Donc, on est attendu.
05:04On est attendu et on est conscient de ça.
05:06Donc, on ne va certainement pas s'endormir sur nos lauriers.
05:10On a des échéances importantes en 2026 avec neuf compétitions majeures.
05:15La Nation Cup pour les garçons, pour les filles,
05:18avec l'ambition pour les garçons de la gagner et pour les filles
05:20d'y figurer du mieux qu'on peut, bien sûr.
05:22Effectivement, d'une division.
05:23On a un championnat d'Europe pour nos U21 garçons et nos U21 filles.
05:29Et là aussi, on est attendu.
05:31Et puis, on a les tournois qualificatifs à tout début mars
05:35pour la Coupe du Monde qui aura lieu cet été,
05:38à la fin de l'été, en Belgique et en Hollande.
05:40Donc, on est clairement attendu maintenant.
05:42On est rentré dans le concert des nations qui peuvent
05:45et qui ont réussi à provoquer la surprise.
05:48Donc, on va se montrer à la hauteur de nos ambitions
05:52et on ne va décevoir aucun public européen ou mondial.
05:55Alors, ça, c'est pour donc l'eau de l'iceberg.
06:00Parlons maintenant de la pratique globale dans les régions,
06:06dans les clubs, évidemment.
06:09On a aujourd'hui un nombre de licenciés autour de 15 000.
06:13Alors, un peu plus, 17 000.
06:14En fait, on a environ 13 000 pratiquants.
06:16C'est en constante croissance depuis quelques années.
06:18Donc, ça concrétise le bon travail qui a été fait aussi par mes prédécesseurs.
06:24On a environ 17 000 licenciés parce qu'on a deux pratiques,
06:27le hockey sur gazon et le hockey en salle.
06:29Le hockey en salle, c'est un très bon moyen d'apprendre dans un gymnase,
06:32généralement, de manière assez sécurisée.
06:34C'est un peu à l'exemple de ce que le foot sur le terrain de Grand Champ
06:37et par rapport à ça.
06:39Donc, ces bons résultats, en fait, ils ne tombent pas du ciel.
06:42D'accord ? Donc, même si on a de bonnes filières,
06:45de développement du haut niveau, grâce notamment à l'Agence nationale du sport,
06:50l'excellent travail qui est fait par les clubs en France vient concrétiser ça.
06:54Donc, nos hockeyeurs qui performent aujourd'hui dans les championnats étrangers
06:57ou même en équipe de France, ils ont été formés dans des clubs au départ.
07:00Donc, ça veut dire que globalement, la qualité de l'enseignement du hockey
07:03est en train de progresser sous l'impulsion de ces clubs qui se professionnalisent
07:07et que je salue ici, des ligues qui font un excellent travail
07:10de regroupement et de détection.
07:12Et ensuite, le lien entre la haute performance, la performance et ces clubs.
07:18Parce qu'on ne peut pas avoir la haute performance d'un côté et les clubs de l'autre.
07:21Il faut que ça soit une... et qu'il y ait une véritable continuité.
07:25En clair, que nos U12 sachent parfaitement comment joue la sélection nationale,
07:29française et allemande aussi, tant qu'à faire.
07:30Est-ce que vous êtes présent dans le monde scolaire ?
07:32Est-ce que c'est pratique pour les écoles, les lycées, les collèges de faire du hockey sur gazon ?
07:36Alors oui, nous sommes présents dans le monde scolaire.
07:39C'était un des axes de notre campagne.
07:41Alors, on n'est pas assez présents encore dans le monde scolaire.
07:44Mais nous allons signer bientôt des partenariats avec toutes les institutions du sport scolaire
07:49pour justement pouvoir y rentrer un peu plus facilement.
07:53Parce qu'aujourd'hui, nous avons des partenaires et des sponsors qui nous soutiennent énormément.
07:58Une chose importante, le hockey est un sport qui est paritaire dans le monde.
08:01Aussi bien pratiqué par les garçons que par les filles.
08:05De par la qualité, le fair-play des règles, il y a une certaine mixité possible jusqu'à l'âge de 14 ans.
08:10Donc, on peut parfaitement, dans une classe de 6e, 5e, voire 4e, jouer au hockey sur gazon.
08:15Et j'y reviendrai sûrement, mais qui permet de développer de très nombreuses aptitudes.
08:19Alors, vous avez fait un gros travail sur la communication aussi, avec des campagnes,
08:23avec une présence sur les réseaux sociaux.
08:25Comment ça s'est mis en place, tout ça ?
08:27Écoutez, pour séduire, il faut raconter des histoires.
08:30Donc, on a raconté l'histoire de certains jeunes hockeyeurs.
08:33Certains sont devenus des gardiens de but de l'équipe de France.
08:37Vous voyez Léon, vous voyez Loïs.
08:39Tout ça, c'est des gens réels, incarnés, qui seront sûrement, peut-être,
08:43aux Jeux Olympiques à Los Angeles ou voir à Brisbane, éventuellement.
08:47Et on a voulu raconter cette histoire.
08:49Parce que quand on raconte une histoire, c'est plus facile pour des parents ou même des enfants
08:53d'aller s'identifier à ces gens qui sont réels et qui existent
08:58et qui, réellement, prennent beaucoup de plaisir à jouer au hockey.
09:03Un mot sur le hockey adapté.
09:05Vous avez maintenant...
09:08Vous êtes officiellement...
09:10La délégation du hockey adapté et du hockey fauteuil.
09:12Oui.
09:13C'est un projet fédéral qui est important, je présume.
09:15Pas le hockey fauteuil, mais le hockey adapté, oui.
09:17Et on est très fiers de ça.
09:19Alors, petit retour sur le hockey adapté.
09:24Donc, le hockey adapté, c'est pour les déficients mentaux.
09:27Pour jouer en équipe de France, il faut avoir un QI inférieur à 75.
09:31Et depuis quelques années, sous l'impulsion de certains clubs,
09:34le hockey adapté a commencé à se développer en France.
09:37À tel point qu'aujourd'hui, nous avons un championnat.
09:39Nous allons avoir dans ce championnat au moins 8 clubs
09:42et inviter un club belge, qui est quand même la référence en hockey en ce moment.
09:46Et puis, on a clairement le potentiel pour multiplier par 10
09:49le nombre de clubs ou de sections qui accueillent des hockeyeurs adaptés.
09:53Et une chose très importante, ces hockeyeurs adaptés,
09:57pour la plupart, s'entraînent avec des hockeyeurs valides.
10:01C'est-à-dire que nos entraîneurs, aujourd'hui, de clubs,
10:04doivent être capables d'entraîner aussi bien un joueur X, Landa,
10:07ou un joueur de hockey adapté.
10:09Et ce n'est finalement pas différent.
10:11Et c'est une très belle intégration.
10:12Alors, c'est pour ça qu'on est très fiers,
10:13très, très fiers que le ministère nous ait donné cet agrément.
10:17Il ne faut pas beaucoup de fédérations.
10:18Et pour le hockey fauteuil, ça se passe comment ?
10:19Alors, le hockey fauteuil est encore assez embryonnaire
10:22dans un club en France, à l'Ambersar.
10:24On va commencer à travailler dessus.
10:26Alors, il faut des espaces dans les gymnases, etc.
10:29Mais c'est une discipline qui est extrêmement agréable.
10:32Et on va commencer à travailler cette année.
10:33Pour l'instant, on s'est concentré sur le hockey fauteuil.
10:35On a l'agrément ministériel, dont on est effectivement très fiers.
10:38Et puis, on va continuer à travailler,
10:40parce que le hockey est un sport que nous voulons, nous, complètement inclusif.
10:44La Coupe du Monde en Belgique et aux Pays-Bas, vous en parliez tout à l'heure.
10:49Les équipes de France sont-elles automatiquement qualifiées ou non ?
10:52Il faut aller chercher notre qualification.
10:55Donc, ça se passe entre la dernière semaine de février
10:57et la première semaine de mars au Chivi.
11:00Nos deux équipes, garçons et filles, font faire ce tournoi.
11:03Il faut terminer dans les trois premiers, garçons ou filles,
11:07pour pouvoir être qualifiés pour la Coupe du Monde.
11:08Il y a vraiment de la concurrence.
11:11Vous avez vraiment un sport mondial.
11:12On a réellement un sport mondial.
11:15Tous nos joueuses et nos joueurs font du hockey pour disputer ces matchs-là.
11:21Donc, on va aller chercher notre qualification au Chili
11:23pour nos deux collectifs, garçons et filles.
11:25Est-ce que les infrastructures suivent ?
11:27Est-ce que vous avez tout ce qu'il faut pour le développement du hockey sur gazon en France ?
11:31Alors, les deux pratiques.
11:34C'est-à-dire le hockey en salle qui se fait dans des gymnases.
11:37On ne manque pas de gymnases en France.
11:38Il faut trouver des créneaux.
11:40Et pour trouver des créneaux, il faut avoir un projet
11:41et un projet de développement qui convienne.
11:44Donc, il y a des clubs qui sont extrêmement doués
11:49pour aller chercher justement ces différents créneaux.
11:51Mais évidemment, tout le monde veut les créneaux.
11:53Soir, on se met, le basket, le foot, le hand, le volley, l'escalade, etc.
11:57Donc, à nous de montrer, et on va le faire avec les ligues,
12:00que c'est vraiment intéressant d'aller développer,
12:03pour toutes ces raisons, le hockey en salle.
12:05Et sur le hockey sur gazon,
12:06ça se joue aujourd'hui sur des terrains synthétiques.
12:09Donc, on manque d'équipement.
12:11Mais en revanche, on a des équipements qui peuvent être mutualisés
12:13dans pas mal de régions.
12:15Et on attend la certification des terrains de Yves-du-Manoir,
12:18qui ne sont toujours pas certifiés pour le haut niveau, malheureusement.
12:20Donc, on attend ça, ce qui nous permettra d'avoir un site fédéral réellement actif.
12:25– On vous le souhaite vraiment et on suivra avec attention
12:28ces qualifications au Chili, donc, j'ai bien noté,
12:31pour passer ces qualifs et participer au championnat du monde en Belgique et au plus bas.
12:35Vous n'allez pas vous ennuyer.
12:37Henri-Claude Lambert, président de la Fédération française de hockey,
12:40était avec nous.
12:40Merci et à bientôt.
12:41– Merci à vous.
12:42– Sous-titrage ST' 501
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