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00:00Voilà donc pour ce discours de Donald Trump devant le Forum économique mondial de Davos.
00:05Prise de parole d'une heure, écart, véritable one-man show comme à son habitude.
00:10Le locataire de la Maison-Blanche a parlé économie américaine, il a critiqué une nouvelle fois les Européens.
00:16Et puis il y a ses annonces également sur le Groenland.
00:19Karim Yahyaoui, vous êtes là pour l'analyse en plateau avec, c'est à noter quand même, un léger recul sur le Groenland.
00:26Donald Trump l'assure, il n'utilisera pas la force pour prendre le contrôle du territoire autonome rattaché au Danemark.
00:34Tout en précisant que si les Américains utilisaient la force, ils seraient tout simplement inarrêtables.
00:40Alors on a vu un Donald Trump, comme à son habitude, particulièrement prolixe en parole.
00:48Il partait un petit peu dans tous les sens en évoquant un certain nombre de sujets.
00:52Ça a été beaucoup autour de son bilan, mais c'est vrai que tout le monde attendait ces déclarations autour du Groenland.
00:58Autre chose à noter, cette phrase de Donald Trump,
01:02« Je cherche à entamer des négociations immédiates pour l'acquisition du Groenland »
01:07et en expliquant que ce n'était pas la première fois que ça arrivait, qu'un État allait en acquérir un autre.
01:12Dans l'histoire, ça s'est produit à maintes reprises.
01:15Donc il s'inscrit dans une logique de négociation et un peu moins dans une logique de bras de fer.
01:21Il exclut donc le recours à la force.
01:24Et puis autre phrase importante adressée aux Européens,
01:28en répétant à maintes reprises qu'il avait besoin de ce morceau de glace, comme il l'appelle,
01:32qui n'a d'intérêt pour personne si ce n'est un intérêt stratégique.
01:35Il a expliqué que tout ce qui était minerai et toutes les ressources qui étaient au fin fond du sol groenlandais,
01:42ce n'est pas ça qui l'intéressait.
01:44Il a eu cette phrase adressée aux Européens.
01:46« Vous avez le choix, vous pouvez dire oui et on appréciera,
01:50et vous pouvez dire non et on s'en souviendra. »
01:52On ne sait pas trop ce qu'il y a derrière « on s'en souviendra »,
01:55mais on est dans une posture beaucoup moins belliqueuse, sans doute.
01:59Alors, Donald Trump a tiré à boulet rouge, il a ironisé sur certains,
02:03il s'est moqué encore une fois d'Emmanuel Macron et de ses lunettes.
02:06Qui, selon lui, joue le dur à cuire.
02:09Voilà, exactement, avec cette prise de parole du président français qui a été tout de même extrêmement ferme,
02:15beaucoup plus ferme que tout ce qui a pu être adressé à Donald Trump.
02:18Et sans doute que finalement, tout ça a joué au moment de la prise de parole de Donald Trump,
02:22qui a peut-être constaté que les Européens étaient arrivés à bout, c'est-à-dire acculés.
02:28Et ils étaient obligés de faire face en menaçant les Etats-Unis d'utiliser notamment un certain nombre d'outils
02:36contre la coercition que les Américains mettaient en place sur le Groenland.
02:41Et puis, il s'est moqué aussi de Mark Carney, le Premier ministre canadien,
02:46en lui disant que le Canada n'existerait pas sans les Etats-Unis
02:49et qu'il devrait s'en rappeler la prochaine fois qu'il ouvrira la bouche.
02:53Donc tout ça, c'était encore du Trump dans tout ce qu'il a de plus grandiloquent.
02:58Il a rappelé encore une fois la toute-puissance américaine.
03:02Mais clairement, sur le Groenland, on s'aperçoit que peut-être que la posture des fermetés d'Emmanuel Macron,
03:10mais aussi d'Ursula von der Leyen ou encore du chancelier allemand,
03:14ont peut-être porté leurs fruits aujourd'hui,
03:17puisque Donald Trump s'inscrit plus dans une logique de négociation
03:21et laisse entrevoir la possibilité que les Européens puissent dire non.
03:25Des Européens qui en prennent donc pour leur grade.
03:28Ingratitude, ce mot a été répété à plusieurs reprises par Donald Trump.
03:32Selon lui, l'Europe ne va pas dans la bonne direction.
03:35L'Europe s'autodétruit.
03:37Les Etats-Unis ont besoin d'alliés forts.
03:39Bon, c'est un discours somme toute classique,
03:41surtout ces dernières semaines avec tout ce qui entoure le Groenland.
03:44Clairement, avec un certain nombre de pays d'Europe que le président américain a présentés comme méconnaissables.
03:51Des pays d'Europe qui ont trop accepté les flux migratoires à travers tout le continent européen.
03:59Il parle d'endroits méconnaissables.
04:01D'endroits méconnaissables.
04:02Alors sans doute peut-être qu'il pense à la France,
04:04puisque Emmanuel Macron en a pris pour son grade aujourd'hui,
04:08mais sans doute aussi à d'autres pays européens.
04:11Des Etats d'Europe qui ont beaucoup trop dépensé.
04:16La dépense publique, selon lui, a totalement explosé,
04:18ce qui a fragilisé les Etats d'Europe.
04:21Mais en même temps, il a souligné sa propre proximité avec l'Europe,
04:26puisqu'il a rappelé que ses parents étaient écossais et allemands.
04:30Il a invité les Européens à reprendre la marche logique des choses, selon lui,
04:35c'est-à-dire retrouver les valeurs des pères fondateurs de l'Europe,
04:40retrouver les valeurs originelles.
04:42Tout ça dans une logique très trumpienne,
04:45où il pointe du doigt dans son propre pays
04:48tous ceux qui ont cherché à déstabiliser les Etats-Unis, à l'affaiblir.
04:53Encore une fois, Joe Biden a été pointé du doigt avec une élection volée en 2020.
04:58Cette fameuse gauche radicale dont il parle à l'Henri.
05:00Cette fameuse gauche radicale.
05:01Et il a dressé aussi un bilan économique particulièrement flatteur.
05:06Lorsqu'on s'intéresse un petit peu à toutes les déclarations
05:09qu'il a pu faire pendant ses une heure et quart de discussion,
05:13on le voit expliquer que la croissance est incroyable,
05:18que la situation économique est bien meilleure,
05:21que finalement le pouvoir d'achat des Américains n'a pas tant baissé que ça.
05:25Une productivité, une inflation qui bat des records.
05:28Les gens seraient ravis, selon lui.
05:30Une croissance deux fois supérieure à ce qui était prévu par le FMI en avril dernier.
05:37Mais finalement, lorsqu'on regarde de plus près la réalité économique,
05:40elle ne correspond pas forcément à ce que Donald Trump décrit.
05:44Les prix des biens et des services ont augmenté tout de même de 2,7%.
05:48Une étude du côté de la chaîne de magasins Walmart explique que les prix ont augmenté de 5% en un an.
05:56Et il ironisait sur les dépenses en matière d'énergie des Européens.
06:01Eh bien, c'est l'explosion des prix de l'électricité qu'il faut retenir du côté des Etats-Unis,
06:05plus 6,7%.
06:06Et ces droits de douane qu'il a tant vantés rapportent certes de l'argent,
06:12mais inquiètent grandement les marchés américains.
06:16Et les prévisions que Donald Trump s'est bien gardées d'évoquer pour 2026
06:20pourraient être marquées par une hausse du chômage et une hausse de l'inflation.
06:25Donc Donald Trump crie victoire sur l'espace économique américain.
06:29Mais en réalité, il faut tout de même prendre un petit peu avec des pincettes
06:33toutes ces déclarations de victoire économique,
06:36même si l'économie américaine résiste plutôt mieux
06:40que ce qu'on avait envisagé au début du mandat de Donald Trump.
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