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Ce mercredi, sur Europe 1, Olivier Babeau s'intéresse à "l’écochèque" proposé par le Haut-Commissariat au plan, un nouvel objet administratif non identifié.

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Transcription
00:00Et à 7h20 sur Europe 1, Dimitri Pavlenko, place à l'édito éco.
00:03Bonjour Olivier Babaud.
00:05Bonjour Dimitri, bonjour Anissa.
00:06Je peux vous chanter la reine de la nuit si vous voulez.
00:08Pour peut-être vous épargner ça.
00:09On refaire le 5-6-7.
00:12Vous vouliez nous parler ce matin Olivier d'un nouvel objet administratif non identifié qui vous met en colère.
00:17Un de plus, l'éco-chèque proposé par le Haut-Commissariat au plan dirigé par, rappelez-moi le patron du Haut-Commissariat.
00:25Clément Beaune.
00:25Clément Beaune, merci.
00:26Merci l'envoi.
00:27On a appuyé sur le champignon avant.
00:30Bon, vous me connaissez Dimitri, je suis de bonne composition, mais vraiment là trop c'est trop, je viens de dire que j'en ai assez.
00:35On tient la médaille d'or du génie bureaucratique avec l'une des dernières propositions du Haut-Commissariat au plan.
00:40Alors tenez-vous bien, son nom seul résonne comme une promesse de bonheur administrée, il s'agit de créer un éco-chèque.
00:45Alors un éco-chèque pour faire quoi ?
00:47Pour vous rendre une petite partie de votre propre argent, à condition que vous le dépensiez exactement comme l'administration l'a décidé, surtout pas autrement.
00:54Donc c'est encore un chèque ciblé, c'est ça ?
00:55Alors c'est pire, un chèque plafonné, sous condition de ressources, co-financé par le salarié et l'employeur, valable uniquement pour des vêtements labellisés, sélectionnés selon un coût environnemental maximal.
01:05Je cite, une véritable usine à gaz textile avec contrôle, liste, vérification, les petits hommes gris peuvent déjà sortir avec gourmandise, les classeurs, les serfas et les carnets à souche.
01:16L'objectif est pourtant vertueux, c'est lutter contre la fast fashion, le textile chinois à bas prix.
01:21Et bien sûr, mais comme toujours en France, les bonnes intentions sont le roc sur lequel s'empilent les mauvaises idées.
01:27On prend aux gens, on filtre, on flèche, on conditionne, on leur rend des miettes en leur expliquant comment être responsable.
01:32Et c'est pas la première fois, non ?
01:34Oh là là, non ! Réparation de chaussures, ravodage de chaussettes, électroménager, tickets fruits et légumes, passe culture,
01:40impossible de citer tous les labels échecs durables et responsables dont l'idée a pu germer dans le cerveau de nos ronds de cuir.
01:46Avec en soutien logistique des agences publiques au budget confortable, en particulier l'ADEME, 4,2 milliards d'euros de budget public.
01:53Vous savez, c'est cette agence qui explique aux Français combien de fois ils peuvent porter leurs sous-vêtements.
01:57Avec l'éco-chèque, une fois de plus, bienvenue dans l'État, dans la France, grande nurserie stigmatisée par l'essayiste Mathiolaine.
02:04L'État qui vous traite, la France qui vous traite en mineur.
02:07Après s'être occupé du panier à linge, il est temps pour l'État de rentrer dans votre placard à vêtements.
02:10Le problème de cette mesure, si on vous écoute Olivier, ce n'est pas l'écologie en fait.
02:14Non, le problème, c'est l'extension infinie du domaine de la prédation fiscale.
02:18Historiquement, on prélève l'impôt pour financer les dépenses communes.
02:20Puis on a ajouté la redistribution, elle-même déjà virtuellement infinie.
02:24Et maintenant, on a un troisième étage à la fusée, on prélève pour inciter.
02:28Après l'impôt ou l'État-providence, voici l'État éducateur de portefeuille.
02:31L'État qui sait mieux que vous comment dépenser votre argent ?
02:34Exactement, il vous prend beaucoup, vous rend peu, vous explique que sans lui, vous achèteriez vraiment n'importe quoi.
02:38Comme une mère qui confisque le paquet de bonbons, il vous rend une sucette quand vous avez été sage.
02:41Je sens que vous avez une contre-proposition à l'éco-chèque.
02:44Oui, j'ai une contre-proposition choc.
02:45Tenez-vous bien, rendez-nous notre argent, baissez les taxes sur le travail, sur l'épargne, sur ce concret.
02:51Laissez-nous le fruit de nos efforts.
02:53Comme le disait Benjamin Constant, que l'État se borne à être juste, nous nous chargerons notre bonheur.
02:58Rendez-nous notre argent, nous saurons très bien quoi faire de notre argent pour qu'il nous aide à devenir et à être heureux.
03:03Merci.
03:04J'entends des applaudissements au loin, c'est des auditeurs d'Europe 1, je crois.
03:06Dans les voitures, dans les maisons, là ça applaudit.
03:09Signature Europe 1, Olivier Babaud. Merci beaucoup Olivier.
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