00:00Dans ce temps, il faut qu'on parle de la scène mondiale, ce qui s'y passe.
00:02Donald Trump qui menace directement la France et nos vins et champagnes tricolores.
00:06Il faut se rendre compte, 200% de droits de douane.
00:09Là, on est dans l'XXL des droits de douane.
00:11Parce qu'Emmanuel Macron ne veut pas, semble-t-il, participer à une initiative d'un conseil de paix
00:15à l'initiative du président américain.
00:16Le tout se télescope avec le dossier du Groenland.
00:20Est-ce que les Européens vont pouvoir résister vraiment à Donald Trump ?
00:23Est-ce que vous y croyez ?
00:24Ils n'ont pas le choix, Madame Babrouk.
00:26Ils n'ont pas le choix.
00:26Il y a un an, jour pour jour, Donald Trump, qu'on voit à l'image, prenait ses fonctions à la Maison-Blanche.
00:33Et le monde est devenu sans dessus, sans dessous.
00:38C'est-à-dire, ce qui étaient les fondamentaux, à la fois des relations commerciales,
00:42des relations diplomatiques et des relations militaires, sont balayés par l'ego,
00:46et je pèse mes mots, par l'ego d'un homme qui aurait pu imaginer,
00:49vous avez vu la lettre adressée hier, par Donald Trump.
00:52Tout le monde l'a dit il y a un an.
00:52Depuis un an, il dit qu'il veut s'emparer du Groenland.
00:54Tout le monde aurait pu s'imaginer, sauf qu'on est restés, et peut-être vous-même,
00:57les Européens, tétanisés, figés.
00:59Mais là où vous avez raison, c'est pour ça que je disais que nous n'avons pas d'autre choix que de tenir tête.
01:04Parce qu'au bout du bout, la seule chose qui reste, c'est vrai en politique intérieure,
01:09comme en politique internationale, c'est l'adhésion et la fidélité à des principes et à des valeurs.
01:13On a un homme qui met à l'intérieur de son pays en péril l'état de droit et à l'extérieur les principes du droit international.
01:23Aussi insuffisant soit-il, aussi balbutiant soit-il, mais on ne peut pas s'en remettre à une seule logique de rapport de force.
01:30Pour le Groenland, les Danois qui achètent, pardon, Américains, où est la préférence européenne ?
01:35De quelle Europe parlez-vous ?
01:36Celles qui achètent Américains ?
01:36Mais vous avez parfaitement raison.
01:38On va avec un pistolet à eau ?
01:39Les Etats-Unis ont imposé, mais nous y étions consentants depuis le lendemain de la Deuxième Guerre mondiale,
01:46l'idée d'un partenariat stratégique dont nous aurions pu prendre la mesure du fait qu'il allait déclinant.
01:52Ce n'est pas de Donald Trump qu'a commencé le retrait ou le mouvement de retrait en Europe.
01:58Dès Barack Obama, nous avions des signaux d'une réorientation de la politique internationale américaine vers la zone indo-pacifique.
02:05Et la faute des Européens collectifs est d'avoir eu la naïveté de penser que ceci n'arriverait pas.
02:10À marche forcée aujourd'hui, dans l'adversité, il faut construire cette solidarité européenne,
02:16approfondir la défense européenne et l'autonomie stratégique,
02:19et aller dans un rapport de force dont il faut qu'on dise à nos concitoyens
02:23qu'il aura des conséquences sur leur propre mode de vie.
02:25C'est-à-dire ? Un exemple concret ?
02:28Si nous devons résister à Donald Trump,
02:30le président de la République, Emmanuel Macron, à juste titre, a dit que
02:35si la surenchère se poursuivait, alors il faut qu'on active les dispositions qui existent.
02:39C'est les clauses dites anti-coercition, rendez-vous compte,
02:42qui avaient été créées en Europe, qui n'ont jamais été activées,
02:45en pensant à la Chine.
02:46Et on va devoir peut-être l'activer face à un allié historique.
02:50Alors, telle considération...
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