00:00Si vous voulez, il y a la posture évidemment diplomatique et évidemment que diplomatiquement il faut faire mine de jouer le rapport de force.
00:06J'ai bien dit faire mine de jouer le rapport de force parce que la réalité c'est que nous n'avons pas les moyens de ce rapport de force.
00:11Aujourd'hui la France et l'Europe sont des colonies numériques des Etats-Unis.
00:15Nous dépendons des Etats-Unis en termes de données.
00:18L'essentiel de nos données à nous en Europe sont hébergées sur des serveurs américains qui sont sous l'emprise du Cloud Act.
00:24C'est-à-dire que si les autorités américaines décident pour une raison quelconque de mettre la main sur vos données,
00:28elles en ont la possibilité, nos données de santé, nos données les plus intimes sont sur les serveurs de Microsoft
00:35et c'est pas Microsoft qui l'a décidé, c'est nous, ce sont nos autorités.
00:39C'est nous qui avons signé les contrats avec...
00:42C'est de l'auto-vacidisation.
00:44Il y a quelques semaines, nous avons re-signé un contrat de 3 ans avec Palantir, la DGSI, pour ne pas la citer,
00:52qui offre un logiciel qui garantit notre sécurité nationale.
00:56Les noms de domaines aujourd'hui, c'est-à-dire quand vous faites bfmtv.fr.com,
01:02la racine des noms de domaines dépend des Etats-Unis.
01:04Donc aujourd'hui, s'il y a une escalade dans les rapports de force,
01:09c'est pas 10% de droits de douane que nous aurons.
01:11C'est une vie quasiment coupée.
01:14Qui peut potentiellement être les moyens de paiement, les moyens de paiement.
01:16Les cartes de crédit.
01:18Visa, Mastercard qui sont sous l'emprise des Etats-Unis.
01:20Et donc, la solution qui s'impose aujourd'hui, et il n'y en a pas 36,
01:25c'est de commencer à se poser la question de sortir de cette dépendance.
01:28Mais sortir de cette dépendance...
01:29Mais on ne peut pas le faire en deux jours.
01:30D'abord, ça ne se fera pas en deux jours.
01:32Et ça nécessite de renouer avec une vision de planification.
01:35Et je suis libéral, voyez.
01:37Je suis libéral.
01:37Et c'est un libéral qui vous parle de planification.
01:39C'est-à-dire qu'on n'y arrivera pas sans que nous ayons collectivement, nous Français,
01:43et nous Européens, en tant que marché de 450 millions de personnes,
01:45une vision à 10 ans, à 20 ans, à 50 ans de ce que nous voulons faire.
01:49Toutes les grandes puissances du monde aujourd'hui sont animées par cette vision,
01:53qui est bonne ou mauvaise, qui est bien souvent d'ailleurs contre nous.
01:55Mais si nous ne sommes pas capables de porter cette vision et de planifier cette montée en gamme,
02:00nous allons vers un nouveau Moyen-Âge numérique.
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