Alors que des débordements ont eu lieu dans plusieurs villes de France en marge de la finale de la CAN, le secrétaire général SCPN Police Frédéric Lauze est catégorique : «Je suis favorable à ce que l'on rétablisse une responsabilité collective».
00:00Le foot a toujours été un exutoire identitaire. Là, il y a quand même des dégradations. On attaque des policiers alors que la France n'est pas concernée.
00:09C'est ce qui est choquant. Le plus choquant, c'est la banalisation. C'est-à-dire que chaque fois, on est obligé de mettre en place un service d'ordre important, robuste,
00:17avec des policiers blessés, du mobilier urbain qui est dégradé. Et je pense que là aussi, on en revient à une chose.
00:25D'abord, on a laissé faire depuis des années. On s'est même accoutumé à ça. C'est ce qui est beaucoup plus grave.
00:32Et puis, il y a l'impunité pénale et l'impunité financière. L'impunité pénale, on ne peut pas faire grand-chose.
00:39C'est pour ça qu'on ne vous donne jamais la vraie réponse pénale, parce que les procédures se traduisent rarement par des peines fermes.
00:46Toutes les peines fermes sont aménagées, notamment les dégradations, l'incrimination, je crois, jusqu'à deux ans,
00:54avec 30 000 euros d'amende, même s'il y a des circonstances aggravantes. C'est systématiquement aménagé.
01:00Donc déjà, ça ne va pas. Et puis, vous aviez un outil qui existait en juin 1970, qui s'appelait la loi anti-casseurs.
01:08Aujourd'hui, cet outil, en octobre 1981, François Mitterrand a décidé d'abroger la loi anti-casseurs.
01:15Et depuis, on vit avec des émeutes urbaines.
01:18Oui, ça date quand même.
01:19Ça date, mais on n'a pas bougé. Le Conseil constitutionnel dit que c'est contraire à l'individualisation des peines, etc.
01:26Mais en contrepartie, ce qui nous est proposé, c'est l'impuissance publique et que les assurances et la population et le contribuable payent.
01:35C'est scandaleux. C'est pour ça que moi, pour ma part, je suis favorable à ce qu'on refasse bouger le curseur,
01:40au niveau du Conseil constitutionnel, qu'on rétablisse une responsabilité collective.
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