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  • 1 day ago
Les scientifiques viennent de découvrir quelque chose de nouveau sur l'île de Pâques, et cela remet en question un bon nombre de théories que l'on considérait comme des faits depuis des années. Cette vidéo détaille ce qui a été découvert, où cela se cachait, et pourquoi cela modifie l'histoire de la façon dont les statues Moai ont été construites, déplacées et intégrées dans la vie quotidienne. Certaines idées anciennes faisaient de l'île de Pâques un mystère ayant abouti à un désastre, mais de nouvelles preuves présentent un tableau plus intelligent et plus organisé. La partie la plus intéressante est de voir comment un nouvel indice peut renverser toute la narration, comme lorsqu'on résout un puzzle erroné avec les bonnes pièces. L'île de Pâques continue de prouver que l'histoire a encore des surprises en réserve 🗿🌿 Animation créée par Sympa.
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Transcript
00:00The researchers have recently put on a new statue on the island of Pâques,
00:04at the heart of the crater of an ancient volcano.
00:07They were yet convinced of having already recensed the entire moaïs,
00:10its emblematic colossus of pierre.
00:13This discovery puts in question our knowledge to their subject.
00:16First, the moaïs appear rarely isolated,
00:19so it is possible that other specimens are dissimulated in the environment.
00:24Then, it is the first moaïs discovered at the bottom of a lake.
00:28The scientists worked at the restoration of the wet zones in the volcano
00:32when they fell on the statue.
00:34The water had begun to be resolved in 2018.
00:37During two to three centuries at least,
00:39the lake presented a depth of the three meters,
00:42which makes all human intervention at its high level improbable.
00:46The experts say that the moaïs come to more than five centuries.
00:49It is therefore plausible that the people Rapanui
00:52transported this statue in this place
00:54to an epoch where the basin was completely sinking.
00:57The statue recently exhumed measures about 1,50 m de haut,
01:01which remains modest compared to the majority of the sculptures
01:04present on the island.
01:06It is distinguished by its complete form,
01:09and it is very clearly defined.
01:11The researchers expect to effect a date on the carbon dioxide
01:14so that the anciens of the ancient community Rapanui
01:16they do not want to replace the statue of its origin.
01:23The statues moaïs have often caused the perplexity of the researchers.
01:26If we knew that they were in honor of the chiefs of the island,
01:29no one was able to explain why these sites précis
01:33were taken for their implantation.
01:35The majority of them were found on the rivages of the island.
01:38The researchers of the New York University of Binghamton
01:40have tried to study the place of the statues
01:43and discovered that they were liés to the presence of the eau.
01:47The island of Pâques,
01:48composed of volcanic volcanic ashore,
01:50absorb easily the rain.
01:52In this case,
01:53it does not have any abundant rivers
01:55or sufficient sources.
01:57There are several centuries,
01:58the inhabitants of the island
01:59depended of the ecoulement of the eau souterraines
02:01to provision it in a potable.
02:03The eau retenue in profondeur
02:04in the strates rocheuses or sédimentaires,
02:06called aquifères,
02:08ends up up to the surface.
02:10When it emerged from the surface,
02:12it emerged from the coastline,
02:13it came to the sea of the sea.
02:15But the saltiness of the sea remains
02:17sufficiently low for the water to become consumable.
02:19The insulaires
02:20collected directly to the emergence of the point of emergence.
02:22It is likely for this reason
02:24that the moaïs were found in borders
02:26in borders,
02:27near immediately from this precious resource.
02:30The troncs of the statue of Fortyond
02:32is generally taillé
02:33in the tuff volcanic,
02:35extrait from a local carrière
02:36located in an old cratère.
02:38If this roche
02:39is carefully placed at the sculpture,
02:41it remains difficult to transport.
02:43It is certainly for this
02:44that we have discovered
02:45more than 300 moaïs
02:47inachevés
02:48in the carrière.
02:49The others
02:50are divided on the island
02:51turned towards the ancient villages.
02:53The sculptors
02:54would have begun
02:55to cut the statues
02:56at flat,
02:57allongées on the dos.
02:58Then, they
02:59would have fallen
03:00into the rocks,
03:01then would have fallen
03:02in the back,
03:03to achieve the finishes.
03:04After the work
03:05finished,
03:06there was no longer
03:07to the statue
03:08to its plate-form.
03:09It was then
03:10to transport,
03:11without vehicles
03:12or technology modern,
03:13des statues
03:14pesant près de la moitié
03:15du poids d'une maison
03:16de plein pied
03:17sur une distance
03:18de 5 km.
03:19Les insulaires
03:20ont dû mettre au point
03:21un procédé de transport inédit.
03:23Des chercheurs ont tenté
03:24de le reproduire
03:25en charriant des répliques
03:26de moaïs sur des traîneaux
03:27de bois.
03:28On a supposé que des palmiers
03:29qu'avaient pu être employés
03:30à cette fin.
03:31Mais cette hypothèse
03:32a été écartée.
03:33L'expérience
03:34la plus concluante
03:35à ce jour consiste
03:36à utiliser des cordes
03:37pour faire osciller
03:38la statue verticalement
03:39sur le chemin.
03:40Cette théorie semble plausible
03:42car selon les légendes
03:43Rapanui,
03:44les moaïs auraient marché
03:45depuis la carrière
03:46jusqu'à leur emplacement.
03:47Bien entendu,
03:48il leur fallait
03:49des routes adéquates
03:50pour acheminer les statues.
03:51Au début du 20ème siècle,
03:53la chercheuse Catherine Rutledge
03:54a mis au jour
03:55un réseau de voies
03:56vieilles de 8 siècles,
03:58large d'environ 5 mètres,
04:00rayonnant depuis la carrière.
04:01Selon elle,
04:02ces chemins répondaient
04:03davantage à une fonction rituelle
04:05qu'à un usage purement pratique.
04:06Comme elle n'était pas encore
04:08une figure reconnue de la science,
04:09sa théorie fut largement négligée.
04:12Plusieurs décennies plus tard,
04:14Thor Heyerdahl,
04:15aventurier
04:16et archéologue norvégiens
04:17de renom,
04:18publia une hypothèse
04:19selon laquelle
04:20ces routes servaient
04:21exclusivement
04:22au transport des moaïs.
04:23Certaines statues
04:24auraient,
04:25selon lui,
04:26été abandonnées en chemin
04:27sans explication évidente.
04:29Cependant,
04:30en 2010,
04:31des chercheurs ont révélé
04:32que les moaïs parvenaient
04:33bien à leur emplacement final,
04:35car ils étaient installés
04:36sur des plateformes dissimulées.
04:37Le sol des routes,
04:39en forme de U,
04:40ne facilitait guère
04:41le déplacement de statues
04:42aussi massives.
04:43Aujourd'hui encore,
04:44on peut observer
04:45quelques kilomètres
04:46de ces voies,
04:47visibles depuis l'espace.
04:48On croyait autrefois
04:51que les Rapanui
04:52avaient détruit leur propre habitat,
04:54précipitant l'effondrement
04:55de leur civilisation.
04:57Mais une étude récente,
04:58fondée sur l'analyse
05:00par télédétection
05:01et l'intelligence artificielle,
05:03affirme au contraire
05:04que la population
05:05est demeurée stable
05:06et modérée
05:07au fil des siècles.
05:08Les insulaires
05:09auraient en effet
05:10su s'adapter
05:11aux contraintes
05:12de leur environnement,
05:13maintenant une démographie équilibrée.
05:15Parmi les indices
05:17appuyant cette vision,
05:18d'un génieux
05:20jardin de pierre,
05:21témoignage
05:22d'une agriculture
05:23maîtrisée.
05:24Rapanui,
05:25aussi appelée
05:26l'île de Pâques,
05:27est l'un des lieux
05:28habités les plus reculés
05:29du globe.
05:30Baignée par le Pacifique,
05:31elle se situe
05:32à plus de 3500 km
05:33du Chili central
05:34et à plus de 4000 km
05:36de la Polynésie française.
05:38D'une superficie
05:39de 163 km²,
05:41elle est constituée
05:42exclusivement
05:43de roches volcaniques.
05:44Ces volcans étant éteints
05:45depuis longtemps,
05:46le sol a perdu
05:47la plupart des éléments
05:48fertiles jadis
05:49apportés par les coulées
05:50de lave.
05:51Le climat y est également
05:53plus aride que sur les
05:54îles tropicales,
05:55et ses fonds marins
05:56profonds compliquaient
05:57la pêche,
05:58faute de récifs
05:59ou de lagons
06:00peu profonds.
06:01Pour subsister,
06:02les Rapanui ont donc
06:03mis au point
06:04une technique agricole
06:05ingénieuse,
06:06le jardinage lithique.
06:08Ils dispersaient
06:09des pierres de tailles
06:10diverses sur le sol,
06:11pour y cultiver
06:12notamment le tarot
06:13et la patate douce.
06:15Les roches servaient
06:16à protéger les plantes
06:17des vents violents
06:18et de l'air salin,
06:19tout en régulant
06:20la température
06:21du sol.
06:22Elles relâchaient
06:23aussi lentement
06:24des minéraux,
06:25enrichissant progressivement
06:26le sol.
06:27Quelques habitants
06:28utilisent encore
06:29de tels potagers,
06:30bien que leur rendement
06:31soit très modeste.
06:32Des méthodes semblables
06:34ont été employées
06:35dans des régions
06:36peu hospitalières,
06:37comme la Nouvelle-Zélande,
06:38les Canaries
06:39ou le sud-ouest
06:40des Etats-Unis.
06:41Tandis que les chercheurs
06:42élucident les mystères
06:44de l'île de Pâques,
06:45celles-ci leur livrent
06:46de nouvelles clés
06:47sur le fonctionnement
06:48du manteau terrestre.
06:49Longtemps,
06:51on a cru que ce dernier
06:52se déplaçait lentement,
06:54tel un tapis roulant,
06:55emportant les plaques
06:57tectoniques.
06:58Or, une récente étude
07:00menée par des géologues
07:01cubains,
07:02colombiens
07:03et néerlandais,
07:04remet cette hypothèse
07:05en cause.
07:08Ils ont eu recours
07:09à la datation par zircon.
07:11Une méthode analysant
07:12de minuscules cristaux
07:13formés lors du refroidissement
07:14du magma.
07:16Ces zircons
07:17contiennent de l'uranium
07:18qui, avec le temps,
07:19se transforme en plomb.
07:21En mesurant cette évolution,
07:23les scientifiques
07:24ont été en mesure
07:25de dater les cristaux
07:26et ont été stupéfaits
07:27de découvrir
07:28que certains étaient
07:29anciens de près
07:30de 165 millions d'années.
07:33L'île pourtant
07:34n'a que 2 millions
07:35et demi d'années.
07:36Les chercheurs
07:37en ont conclu
07:38que ces zircons
07:39provenant du manteau profond,
07:40remontés à la surface
07:41par du magma
07:42lors d'anciennes éruptions.
07:43Les volcans de Rapanui
07:44appartiennent
07:45à une catégorie
07:46dite des points chauds,
07:47créés par des panaches
07:48de roches brûlantes,
07:49s'élevant
07:50des profondeurs terrestres.
07:52En principe,
07:53ces panaches
07:54demeurent stationnaires
07:55pendant que la croûte
07:56terrestre glisse au-dessus,
07:58engendrant des chaînes
07:59volcaniques comme celle
08:00d'Hawaï.
08:01Mais la présence
08:02de ces zircons anciens
08:03sur une île récente
08:04suggère une dynamique
08:05plus complexe
08:06en profondeur.
08:11Il y a 165 millions d'années,
08:13un vaste plateau volcanique
08:14occupait l'actuelle position
08:15de Rapanui.
08:16Ce plateau a sombré
08:18sous l'Antarctique
08:19il y a 110 millions d'années,
08:21emporté par la subduction
08:22tectonique.
08:23Toutefois,
08:24les zircons
08:25sont restés en place,
08:26contredisant l'idée
08:27d'un manteau fluide
08:28agissant comme
08:29un tapis roulant.
08:30Cela indique
08:31que le manteau,
08:32à proximité
08:33des panaches
08:34de points chauds,
08:35est bien plus stable
08:36qu'on ne l'imaginait
08:37auparavant.
08:38Une telle révélation
08:39pourrait profondément
08:40transformer notre vision
08:41de la tectonique
08:42des plaques
08:43et des mouvements
08:44internes de notre planète
08:45au fil du temps.
08:50Les vagues
08:51se brisent plus haut
08:52que jamais,
08:53prêtes à engloutir
08:54l'une des îles
08:55les plus énigmatiques
08:56de la planète.
08:57D'ici 2080,
08:58la montée des eaux
08:59pourrait atteindre
09:00Lahou Tongariki,
09:01la célèbre plateforme
09:02cérémonielle
09:03de Rapanui,
09:04aussi connue
09:05sous le nom
09:06d'île de Pâques.
09:07Et ce n'est pas
09:08une simple spéculation.
09:09Des chercheurs
09:10de l'Université d'Hawaï
09:11à Manoa
09:12ont déjà effectué
09:13des simulations
09:14et publié leurs résultats
09:15dans le Journal
09:16of Cultural Heritage.
09:18Leur étude révèle
09:19que jusqu'à 50
09:20et un autre
09:21site culturel,
09:22y compris les célèbres
09:23statues
09:24Moai,
09:25pourraient eux aussi
09:26être submergés.
09:28Mais avant d'en venir
09:29à ces sombres perspectives,
09:30intéressons-nous
09:31à Rapanui elle-même.
09:32C'est le nom
09:33d'origine de l'île
09:34de Pâques.
09:35Des populations
09:36venues de Polynésie
09:37s'y sont établies
09:38vers l'an 300
09:39de notre ère.
09:40Une fois installées,
09:41elles ont développé
09:42singulières,
09:43à la fois inventives
09:44et profondément spirituelles.
09:46Entre le 10e et le 16e siècle,
09:48elles ont érigé
09:49d'imposantes plateformes
09:50cérémonielles,
09:51appelées
09:52Aou, ainsi que d'immenses
09:53statues,
09:54les Moai,
09:55destinées à honorer leurs
09:56ancêtres.
09:57Ces figures colossales
09:58se dressent encore aujourd'hui,
10:00conférant à l'île
10:01une aura de mystère.
10:02Tout cela est préservé
10:03au sein du parc national
10:04de Rapanui,
10:05une réserve naturelle chilienne
10:07qui constitue le cœur même
10:09de la culture locale.
10:10L'architecture
10:11et les sculptures
10:12y sont d'une originalité
10:13sans équivalent,
10:14même au sein du monde
10:15polynésien.
10:16L'île de Pâques
10:17est d'ailleurs
10:18l'un des lieux
10:19les plus isolés du globe.
10:20Elle se situe
10:21à environ 3700 km
10:23du territoire chilien.
10:24Couvre 166 km²
10:28et son site classé
10:30au patrimoine mondial
10:31s'étend sur près
10:32de 70 km²,
10:33incluant 4 petits îlots voisins.
10:35Le parc national de Rapanui
10:38abrite une profusion
10:39de trésors archéologiques.
10:40Les chercheurs
10:41y ont recensé
10:42près de 900 moailles,
10:44plus de 300 AU
10:45et des milliers
10:46d'autres structures
10:47liées à l'agriculture,
10:48aux rites funéraires,
10:49à l'habitat
10:50ou à la vie quotidienne.
10:52Ces statues
10:53sont fascinantes.
10:54Certaines atteignent
10:552 mètres de haut.
10:57D'autres frôlent les vins.
10:59La plupart furent taillés
11:01dans une lave jaune brun
11:02à l'aide d'outils rudimentaires
11:04en basalte nommée
11:06Toki.
11:07Certaines étaient encore
11:08en cours de sculpture,
11:09d'autres transportées
11:10vers leur emplacement définitif
11:12et plusieurs furent abattues,
11:14puis redressées.
11:15Les carrières
11:16comme celle de Rano Haraku
11:17témoignent encore
11:18du savoir-faire
11:19de leurs artisans.
11:21Les AU présentent
11:22une grande diversité
11:23de formes
11:24et de dimensions.
11:25Le plus vaste,
11:26AU Tongariki,
11:27aligne 15 moailles
11:28sur sa plateforme.
11:30La majorité repose
11:32sur une base
11:33de pierre soigneusement
11:34assemblée,
11:35avec une rampe
11:36souvent pavée
11:37de galets polis
11:38et une esplanade
11:39à l'avant.
11:40L'art rupestre
11:41y est omniprésent.
11:42On y découvre
11:43des pictogrammes
11:44et des pétroglyphes
11:45au style varié,
11:46tandis que les grottes
11:47renferment d'autres sculptures.
11:49Même les villages,
11:50fermes
11:51et autres édifices
11:52sont d'un intérêt exceptionnel.
11:54Au XVIe siècle,
11:56d'après les chercheurs,
11:57la société Rapanui
11:58a traversé
11:59une profonde crise.
12:00Les ressources naturelles
12:02s'étaient épuisées,
12:03entraînant une mutation
12:04culturelle majeure.
12:05De nombreux monuments
12:06mégalithiques
12:07furent endommagés
12:08ou détruits,
12:09et le culte des ancêtres
12:11céda la place
12:12à celui de l'homme-oiseau.
12:13Ce nouveau culte,
12:14centré à Orongo,
12:15près du volcan Ranokau,
12:16s'exprimait
12:17dans 54 maisons
12:18de pierres semi-souterraines,
12:19de formes elliptiques,
12:21ornées de gravures
12:22évoquant les oiseaux
12:23et la fécondité.
12:25Il perdura
12:26jusqu'au milieu
12:27du XIXe siècle.
12:29La colonisation
12:30bouleversa ensuite l'île.
12:32L'introduction du bétail,
12:33les déplacements forcés
12:35et les maladies
12:36décimèrent la population indigène,
12:38qui tomba
12:39à un peu plus d'une centaine
12:40d'individus.
12:41Aujourd'hui,
12:42l'île abrite à la fois
12:43les descendants
12:44des anciens habitants
12:45et des immigrés.
12:46Tous unis
12:47dans la volonté
12:48de préserver cet héritage
12:49tout en s'adaptant
12:50à la modernité.
12:51Hélas,
12:52ce patrimoine exceptionnel
12:53pourrait pourtant
12:54disparaître à jamais.
12:55Si aucune mesure
12:56n'est prise,
12:57la montée du niveau marin
12:58risque de compromettre
12:59le site du patrimoine
13:00mondial de l'UNESCO
13:01de Rapanui.
13:02Les scientifiques
13:03rappellent que
13:04la prise de conscience
13:05de ces menaces
13:06n'est qu'un premier pas.
13:07Comprendre la situation
13:08permettrait de concevoir
13:09des moyens efficaces
13:10pour protéger
13:11ces monuments anciens.
13:12Pour évaluer la gravité du danger,
13:14les chercheurs ont conçu
13:15un double numérique
13:16de l'île
13:17et fait tourner
13:18des simulations informatiques
13:19d'une précision remarquable,
13:21retraçant le mouvement
13:22des vagues
13:23sur le littoral.
13:24Ils ont ensuite
13:26superposé ces cartes
13:27de la montée des eaux
13:28aux données
13:29des sites culturels
13:30recueillis
13:31grâce à des partenaires locaux
13:33afin de déterminer
13:34lesquels seraient frappés
13:35les premiers.
13:36Les résultats
13:37sont éloquents.
13:38L'élévation du niveau
13:40des mers menace
13:41toutes les côtes du globe
13:42mais l'enjeu
13:43est désormais
13:44de savoir
13:45quand et avec quelle
13:46intensité.
13:47Selon les projections,
13:48les vagues
13:49pourraient atteindre
13:50Lahutongariki
13:51d'ici 2080.
13:53Cette célèbre plateforme
13:55surmontée de Moai,
13:56véritable symbole
13:57de la culture
13:58Rapa Nui.
13:59Les données
14:00sont indiscutables
14:01et le temps presse.
14:02Les habitants
14:03doivent agir
14:04sans délai
14:05avant que l'océan
14:06ne s'approprie
14:07ce qui leur revient de droit.
14:08Et l'île de Pâques
14:09n'est pas le seul
14:10site patrimonial
14:11à subir les assauts
14:12du climat.
14:13Au Pérou,
14:14l'antique cité
14:15de Shan Shan
14:16endure les effets
14:17du dérèglement
14:18météorologique.
14:19Ancienne capitale
14:20de l'Empire Chimou,
14:21elle demeure
14:22la plus vaste cité
14:23précolombienne
14:24en terre crue
14:25du continent américain.
14:26Véritable prouesse
14:27pour son époque,
14:28elle témoignait
14:29d'une organisation
14:30sociale élaborée,
14:31d'une planification
14:32urbaine ingénieuse,
14:34de réseaux
14:35d'irrigation
14:36perfectionnés
14:37d'un art raffiné.
14:38Bien que les Incas
14:39s'en soient emparés
14:40au XVème siècle,
14:41les ruines révèlent
14:42encore toute la sophistication
14:43de la civilisation Chimou.
14:46Inscrite au patrimoine
14:47mondial de l'UNESCO,
14:48Chan Chan revêt
14:49une importance historique
14:50majeure.
14:51Aujourd'hui,
14:52le phénomène El Niño,
14:54la phase chaude
14:55d'un cycle climatique
14:56naturel nommé El Niño,
14:58oscillation australe,
14:59provoque à la fois
15:00pluie torrentielle
15:01et sécheresse prolongée.
15:03Ces variations existaient déjà,
15:05mais elles surviennent
15:06désormais avec une fréquence
15:07accrue.
15:08En parallèle,
15:09la montée des nappes
15:10phréatiques fragilise
15:11les structures.
15:12Pour contrer ces menaces,
15:14les habitants régulent
15:15les eaux souterraines,
15:16restaurent les murs,
15:18archives les vestiges,
15:19forment les populations
15:20locales,
15:21sensibilisent à la préservation
15:23et élaborent des plans d'urgence.
15:25Les tempêtes
15:26et la réduction des zones côtières
15:27engendrent aussi
15:28de graves difficultés
15:29sur l'île Herschel,
15:30au Canada,
15:31où des baleiniers
15:32s'établirent au XIXe siècle.
15:34La situation est si critique
15:36que plusieurs bâtiments
15:37ont dû être déplacés
15:38vers l'intérieur des terres
15:39pour échapper à l'océan.
15:40Si l'érosion se poursuit,
15:42il faudra les déplacer de nouveau,
15:44et certains édifices
15:45finiront sans doute abandonnés.
15:47Le dégel du permafrost,
15:48quant à lui,
15:49endommage les sépultures,
15:51provoquant la rupture
15:52des cercueils enfouis.
15:54En nous tournant
15:55vers la cité des mosquées
15:56de Bagherhat,
15:57au Bangladesh,
15:58nous constatons
15:59que l'eau
16:00et la salinité du sol
16:01dégradent progressivement
16:02les édifices en pierre.
16:04Le sel s'infiltre
16:05dans la roche,
16:06puis se dilate
16:07au contact de l'humidité,
16:08provoquant fissures
16:09et des agrégations accélérées.
16:12Ce lieu,
16:13lui aussi classé
16:14au patrimoine mondial
16:15de l'UNESCO,
16:16renferme environ
16:17360 mosquées,
16:18ainsi que des bâtiments publics,
16:20des bassins,
16:21des mausolées,
16:22des ponts
16:23et des routes,
16:24jadis érigées en briques cuites.
16:26La Grande-Bretagne côtière
16:27figure elle aussi
16:28parmi les régions menacées
16:29par la montée des eaux
16:30et la violence accrue des vagues.
16:33Les intempéries y mettent en péril
16:34de nombreux châteaux historiques.
16:36Hurst,
16:37dans le Hampshire,
16:38Tintagel en Cornouailles,
16:39Piel en Cumbria,
16:40le fort de Bayard's Cove
16:42dans le Devon,
16:43les fortifications
16:44de la garnison des îles Silly,
16:45ou encore
16:46Calchott à Southampton.
16:48Selon l'organisation
16:50English Heritage,
16:51il devient urgent
16:52de consolider les murs
16:53et de renforcer les défenses
16:54pour protéger ses monuments
16:55des tempêtes à venir.
16:57De fortes pluies
16:58et un climat
16:59de plus en plus violent
17:00frappent aussi
17:01Édimbourg,
17:02en Écosse.
17:03Les risques d'inondations
17:04et de glissements de terrain
17:05augmentent chaque année.
17:06Depuis 1970,
17:08les précipitations annuelles
17:10ont grimpé de 13%.
17:12Le grès,
17:13continuellement imbibé
17:14puis séché,
17:15s'use peu à peu,
17:16affaiblissant le château d'Édimbourg
17:18et le socle volcanique
17:19sur lequel il repose.
17:21Finira-t-il par s'écrouler ?
17:23Si rien n'est entrepris,
17:24ce n'est qu'une question de temps.
17:26Un autre lieu emblématique,
17:28prisé des visiteurs du monde entier,
17:30pourrait lui aussi être submergé,
17:32Venise.
17:34Sa lagune subit les effets
17:35de la montée des mers
17:37et les inondations
17:38deviennent plus fréquentes.
17:39Les bâtiments et les rues de la ville
17:41se trouvent désormais
17:42directement menacées.
17:44Ainsi,
17:45les difficultés rencontrées
17:46par Rapanui
17:47ne constituent en rien
17:48une exception.
17:49D'autres régions côtières,
17:51telles Kauai,
17:52subissent la même menace
17:53liée à la montée des eaux.
17:55Temples anciens,
17:56sites funéraires
17:57et trésors culturels irremplaçables
17:59sont exposés au même sort
18:01que les Moai
18:02et les plateformes rituelles
18:03de l'île de Bac.
18:04Et il n'y a pas que l'architecture
18:06qui se trouve menacée,
18:07mais aussi la mémoire,
18:08les traditions
18:10et l'identité
18:11de peuples entiers.
18:12Les chercheurs
18:13s'appuient désormais
18:14sur les données
18:15d'inondations côtières
18:16pour anticiper
18:17ce qui pourrait advenir
18:18de Rapanui
18:19et d'autres sites historiques.
18:20Ils cartographiquent les risques,
18:21analysent l'élévation
18:22du niveau marin
18:23et cherchent des solutions
18:24pour préserver
18:25ces lieux inestimables.
18:26Le temps joue contre eux.
18:28Sans actions rapides,
18:29certains des sanctuaires
18:30les plus anciens
18:31et les plus sacrés
18:32risquent de disparaître
18:33à jamais.
18:34Et jamais.
18:35Et jamais.
18:36Et jamais.
18:37Et jamais.
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