- 2 hours ago
Category
🗞
NewsTranscript
00:00Vous êtes sur France 24, c'est l'heure du journal de l'Afrique, soyez les bienvenus.
00:05A la une, le double scrutin présidentiel et législatif en Ouganda.
00:1021 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes, mais le vote a été perturbé par des retards et des dysfonctionnements,
00:16admet la commission électorale. L'opposition, elle, dénonce un geste délibéré du pouvoir.
00:23Maroc-Sénégal, c'est la finale tant attendue de la Coupe d'Afrique des Nations qui aura lieu dimanche.
00:28Le Maroc tentera de mettre la main sur un trophée qui lui échappe depuis 50 ans.
00:33Le Sénégal voudra confirmer sa suprématie africaine sur les dernières années.
00:37On écoutera l'analyse du chef des sports de France 24, Benoît Perrochet.
00:43Enfin, on ira par à quoi au Bénin à la rencontre de Rafa Touboro, une ancienne enseignante
00:48qui a transformé son salon de coiffure en lieu de résistance culturelle et de valorisation des coiffures crépues.
00:54Son portrait, en fin de journal.
00:58Et on ouvre ce journal en Ouganda où un scrutin à plusieurs vitesses a lieu.
01:03L'élection présidentielle et législative a été perturbée par d'importants problèmes techniques,
01:08reconnaît la commission électorale.
01:10Des pannes ont été signalées sur les kits biométriques de vérification.
01:14L'opposition dénonce des dysfonctionnements délibérés du pouvoir
01:17dans le but de favoriser le président sortant, Yoweri Mousseveni.
01:21Le reportage de notre correspondante, Juliette Montilly.
01:24Il est à peine 7h du matin et déjà de nombreux Ougandais affluent dans leur bureau de vote.
01:32C'est vraiment très important.
01:35Voter signifie que vous essayez de faire entendre votre voix
01:38sur le type de dirigeant que vous voulez pour les 5 prochaines années.
01:43Ils doivent pourtant s'armer de patience.
01:45Malheureusement, nous n'avons toujours pas reçu une partie du matériel de vote.
01:50Mais grâce à Dieu, nous allons le recevoir et les électeurs pourront commencer à voter.
01:55Entre retard de livraison de matériel et problèmes techniques,
01:59le vote débute avec 2 heures de retard dans de nombreuses localités,
02:03comme dans le district de Wakizo.
02:05Certains ont terminé et d'autres doivent toujours faire la queue pour voter.
02:11J'appelle tous les gens qui sont encore chez eux à venir et à voter.
02:15Il est temps d'apporter du changement.
02:20C'est aussi ici que vote Bobby Wine, le principal opposant du président Yoweri Mousseveni.
02:27Il appelle ses supporters à manifester en cas de fraude électorale.
02:30Nous avons dit au peuple ougandais que cette élection n'est pas à propos de moi en tant que candidat.
02:37C'est à propos de leur droit à faire valoir leur vote.
02:39Si la commission électorale modifie leur vote,
02:43ils ont le droit, selon l'article 29 de notre constitution,
02:47de manifester sans armes et sans violences.
02:54Le scrutin touche à sa fin dans le quartier populaire de Kiamokia.
02:58Bravant la consigne des autorités,
03:01des personnes restent pour surveiller le dépouillement.
03:03Nous devons savoir si les gens contre qui nous avons voté
03:06s'en sortent bien dans les urnes,
03:08avant qu'on annonce des résultats auxquels on ne croit pas.
03:11Un peu plus loin, le ton monte avec la police.
03:14L'armée ne tarde pas à arriver
03:16et nous demande d'arrêter de filmer.
03:19Les civils sont violemment réprimés,
03:21l'équipe de France 24 également prise pour cible,
03:24sans que notre caméra ne puisse le capturer.
03:26L'Afrique australe touchée par des inondations.
03:3210 personnes sont mortes depuis mercredi soir en Afrique du Sud.
03:36Les zones sinistrées sont situées dans le nord-est du pays.
03:39Elles comprennent notamment le célèbre parc Kruger
03:41qui a dû évacuer certains de ses camps.
03:44Le Mozambique voisin également en alerte
03:46a aussi enregistré des pertes humaines
03:48selon un communiqué du gouvernement sans plus de précision.
03:51Autre pays touché par des inondations,
03:56la République démocratique du Congo.
03:58A Kinshasa, les habitants aussi entre colère et fatigue.
04:02Cette saison des pluies, qui est sur le point de se terminer,
04:04a été marquée par des épisodes d'inondations
04:07paralysant la capitale congolaise.
04:08Les habitants mettent en cause l'inaction des autorités de la ville.
04:13Les précisions d'Aurélie Bazaraki, Mangoula à Kinshasa.
04:17Dans les rues de Kinshasa,
04:19des habitants nous ont dit être exaspérés.
04:22Alors, des fortes pluies se sont abattues
04:24sur la capitale congolaise deux jours de suite.
04:27Les principales artères ont été inondées
04:30comme le boulevard triomphal ou celui du 30 juin.
04:33Des axes très fréquentés, paralysés pendant plusieurs heures.
04:36Résultat, les embouteillages sont devenus monstrueux.
04:40Les Kinois ont dû s'armer de patience pour rentrer chez eux.
04:43J'ai souffert et pourtant je n'habite pas loin.
04:45Je suis seulement en Guiringir ici.
04:47Mais pour arriver à Guiringir, j'ai quitté le boulot à 14h,
04:51mais je suis arrivé à 17h.
04:53Imaginez-vous, ce n'est pas facile.
04:55La commune de Kalamou, jusqu'à d'autres communes qui suivent là-bas,
04:58donc il n'y a pas moyen de sortir.
05:00Moi, je suis sorti à la maison à l'heure de 12h,
05:03donc il n'y avait pas moyen de sortir le matin.
05:06L'eau montait jusqu'aux genoux pour traverser les rues et rentrer chez moi.
05:11J'ai enlevé mes chaussures pour marcher dans l'eau,
05:13mais c'est un risque avec tous les câbles électriques qui sont dans l'eau.
05:19La ville est très sale et quand il plaît, c'est un problème.
05:23Donc il faut vraiment faire beaucoup d'efforts pour que la ville soit propre.
05:28Ce qui exaspère aussi les habitants,
05:30c'est la répétition des épisodes d'inondations et le manque,
05:34disent-ils, de réactivité des autorités.
05:37Le gouverneurat de Kinshasa n'a pas communiqué après ces pluies diluviennes,
05:41mais a affirmé quelques jours plus tôt avoir signé un partenariat
05:44avec une société libanaise pour améliorer l'assainissement de la ville.
05:49En avril dernier, au moins 30 personnes sont mortes,
05:52selon les autorités, à la suite de pluies diluviennes.
05:55En bref, et dans le reste de l'actualité,
05:58une première en Gambie avec l'ouverture du procès
06:01d'un ex-membre des escadrons de la mort qui ont sévi
06:04sous le règne de l'ancien président Yahya Djamé,
06:08Sanam Manjian, qui était à la tête de ce groupe paramilitaire
06:11appelé des non-coupables devant la haute cour de Banjoun
06:14de deux chefs d'accusation de meurtre.
06:16La prochaine audience de procès est prévue le 9 février prochain.
06:19Cette alerte des Nations Unies concernant l'aide alimentaire
06:24apportée au Soudan, ravagée par la guerre,
06:26où des millions de personnes sont menacées par la famine,
06:30sans financement supplémentaire immédiat,
06:32les stocks d'aide pourraient être utilisés d'ici mars prochain,
06:35privant ainsi des millions de personnes.
06:38Le conflit opposant au Soudan depuis le 15 avril 2023,
06:43l'armée aux paramilitaires, des forces de soutien rapide,
06:46a tué plusieurs dizaines de milliers de personnes
06:48et en a déplacé plus de 14 millions.
06:51Enfin, l'Ethiopie a accusé jeudi l'érythrée d'équiper des rebelles.
06:55La police éthiopienne annonce avoir saisi 50 000 munitions
06:59envoyées selon elle par Asmara pour armer des rebelles éthiopiens.
07:03L'érythrée a dénoncé des prétextes pour justifier la guerre.
07:07Ce nouvel épisode illustre les relations tendues entre les deux voisins,
07:11malgré la normalisation de leur relation à l'arrivée du pouvoir
07:14du premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, en 2018.
07:18Je le disais en titre, on connaît la finale de la Coupe d'Afrique des Nations.
07:23Ce sera un duel entre Lyon, le Maroc, pays haute,
07:26affrontera le Sénégal dimanche à 20h au grand stade de Rabat.
07:30On ne pouvait pas espérer meilleure affiche entre les deux premiers pays africains
07:34en classement FIFA.
07:35On écoute l'analyse de Benoît Perrochet, chef des sports de France 24.
07:39Ce sera en tout cas une finale inédite entre le Maroc et le Sénégal.
07:44Dimanche, les Lyon de l'Atlas qualifiés pour leur finale,
07:47qui ont joué avec les nerfs de leurs supporters jusqu'à tard hier soir,
07:51puisqu'il a fallu passer par la séance des tirs au but pour éminer le Nigeria.
07:55Atmosphère irrespirable dans ce stade Moulaï Abdelha de Rabat jusqu'à la Délivra France
07:59juste avant minuit sur l'ensemble de la rencontre et la physionomie du match.
08:03C'est plutôt mérité pour les Marocains qui se sont créés les occasions les plus dangereuses
08:07au cours de cette partie, qui ont posé de vrais problèmes à cette équipe nigériane,
08:12dont on vantait depuis le début du tournoi et à raison les qualités offensives.
08:17Meilleure attaque du tournoi, je vous le rappelle.
08:18Hier soir, les attaquants nigériens ont été privés de ballons.
08:21Le Maroc qui a trouvé la clé pour couper justement les circuits de passe
08:24entre le milieu des superioles et la ligne d'attaque,
08:26ce que n'avaient pas réussi à faire notamment en quart de finale les Algériens.
08:31Demi-finale très tactique qui se conclut de la plus belle des manières pour le Maroc.
08:35C'est toujours un coup de dé, les tirs au but.
08:39La pièce est retombée du bon côté pour les Marocains.
08:42Et pour les hommes de Walid Regragui que je vous propose d'écouter,
08:45juste après, en débrief de cette ronde.
08:47C'est un vrai exemple de ce qu'est le football collectif.
08:50Aujourd'hui, pour moi, j'ai toujours dit, même dans les grands clubs,
08:52si on n'a pas des attaquants qui travaillent, si on n'a pas une équipe qui travaille,
08:55c'est compliqué d'aller gagner des titres.
08:56Le match de dimanche, il va être très très important pour notre histoire,
09:01pour notre ADN, parce qu'il faut changer notre ADN,
09:03parce que ça, c'est bien, on est chez nous, mais il faudra être régulier dans les années à venir
09:07pour être toujours dans le dernier carré, comme le Nigeria le fait.
09:09Le Nigeria, ils ont fait 17 demi-finales.
09:11Malgré le public, ils ont été sereins parce qu'ils sont habitués.
09:13Et nous, plus on va être régulier dans ces derniers carrés,
09:17plus on aura des chances de gagner le Graal.
09:20Et Lyon d'être en gars beaucoup plus à l'initiative face à l'Egypte
09:23qui s'est mise à jouer après l'ouverture du score de Sadio Mane à la 78e.
09:27Trop tard pour faire basculer cette demi-finale, ça sera le score final.
09:30Donc 1 à 0, pas grand-chose à dire sur ce match,
09:34tant les pharaons ont tenté d'appliquer leur plan de jeu minimaliste.
09:38Qu'a de nasser cette demi-finale le plus longtemps possible,
09:40en espérant surprendre les Sénégalais en contre ou sur coup de pied arrêté,
09:45trop restrictif.
09:46Sadio Mane, en zone mixte, interrogé par Samia Métieni,
09:50l'une de nos envoyés spéciales.
09:52Je pense qu'il n'y a pas de secret, c'est juste le travail.
09:54Et je pense qu'il faut un peu de chance.
09:56Comme aujourd'hui, on a eu un peu de chance.
09:58Il faut le reconnaître, même si dans l'ensemble, on mérite de gagner
10:03parce qu'on s'est créé pas mal d'occasion.
10:05Je pense qu'on a été meilleurs pendant 90 minutes.
10:14Je dirais juste que c'est le travail.
10:16Au Bénin, les cheveux crépus et les traisses traditionnelles
10:21ont longtemps été dévalorisées.
10:23La conséquence est que certaines coiffures sacrées du nord du pays
10:26tombent peu à peu dans l'oubli.
10:28A Paracou, une ancienne enseignante, Rafatou Borou,
10:31a transformé son salon de coiffure en lieu de résistance culturelle.
10:35Portrait d'une militante du crépu et des traisses sacrées Bantu,
10:39Emmanuel Soji et Raphaël Talé.
10:42Au nord du Bénin, dans les rues de Paracou, la scène surprend.
10:46Les passants s'arrêtent, les taxis-motos marquent une pause,
10:49intrigués parce qu'ils voient peu.
10:51Des traisses sacrées Bantu, portées avec fierté,
10:54qui côtoient des créations contemporaines.
10:57Depuis 4 ans, elle a quitté son métier d'enseignante
11:00pour réaliser son rêve d'enfant, réhabiliter le cheveux crépus
11:03et les traisses traditionnelles dans son salon de coiffure.
11:07Parmi celles qu'elle a convaincu, Roselyne.
11:10Je me sens vraiment libérée.
11:13Je me sens très bien avec mes cheveux.
11:16Je suis vraiment heureuse de retrouver nos anciennes valeurs,
11:21les traisses que nos moments faisaient.
11:23Donc je me sens vraiment fière de moi.
11:25Assumer ses racines, revendiquer sa beauté,
11:28pour Rafa Touboro, l'enjeu dépasse la coiffure.
11:31À Paracou, elle veut surtout convaincre la jeunesse
11:34de préserver un héritage culturel laissé par les anciens.
11:38Tresses royales, tresses de princesses, coiffure des adeptes,
11:42autant de codes qui racontent une histoire.
11:45Mais selon elle, ses repères s'effacent peu à peu.
11:47On a perdu notre identité aujourd'hui.
11:51Parce qu'on passe, on ne sait pas qui est qui.
11:53Alors que nos parents faisaient les traisses pour communiquer.
11:58On arrive à reconnaître quand c'est un enfant,
12:02quand c'est une jeune fille,
12:03quand c'est une femme mariée,
12:05et quand c'est une mémé.
12:08Mais aujourd'hui, on ne voit plus qui est qui.
12:10Tout le monde fait les mêmes traisses.
12:12Et en plus, on n'arrive même pas à identifier
12:14ceux qui ne sont pas adeptes de fétiches.
12:17Née à Niki, cité royale et berceau historique du Borgou,
12:22initiée à la divinité de Rourou,
12:24elle défend les 13 sacrés bâtonnaux,
12:27un langage identitaire en train de disparaître.
12:30Voici tous ces décors, nos couronnes,
12:33qui montrent les adeptes d'un fétiche bariba.
12:38Pour donner de l'écho à ce combat,
12:39Rafa Touborou a créé un rendez-vous
12:42la nuit des 13 africaines
12:44pour transmettre et faire entendre un message.
12:47On peut être moderne, tendance, connecté,
12:50sans perdre ses codes ni son identité.
13:00Ce sont bien des 13 bâtonnaux et non bantous,
13:04comme indiqué dans le reportage.
13:05On s'arrête en Libye,
13:07où un mois après la réouverture du musée national,
13:11les visiteurs continuent d'affluer.
13:13Ce musée est déployé sur 10 000 m2 et 4 étages
13:15et abrite certaines œuvres qui datent de la préhistoire.
13:18Après 14 ans de fermeture,
13:20les Libyens peuvent enfin redécouvrir
13:22leur patrimoine culturel et historique.
13:25Clémence Valère.
13:25Au cœur de Tripoli,
13:31dans les murs de la Saraya al-Hamra,
13:33les visiteurs renouent avec le passé de la Libye.
13:36Pour beaucoup,
13:38la réouverture du musée national libyen le mois dernier,
13:41après 14 ans de fermeture,
13:43représente une forme de retour vers la stabilité
13:46après des années de guerre civile.
13:48Je veux que ma fille voie notre histoire
13:51et comprenne que nous ne sommes pas dépourvus de civilisation.
13:54Et beaucoup ignorent que notre pays a une histoire
13:56qui remonte à des milliers d'années.
13:59Je suis venue avec des élèves
14:00pour leur faire découvrir l'histoire de la Libye.
14:03Je suis très heureuse de la réouverture du musée.
14:05Je l'avais visitée il y a longtemps
14:06lors d'un voyage scolaire.
14:08Probablement il y a plus de 30 ans.
14:11Depuis 2011,
14:12suite à la chute du président Muammar Kadhafi,
14:15la Libye est divisée.
14:16Deux exécutifs,
14:18un basé à Tripoli
14:19et un autre basé à Benghazi,
14:21se disputent le pouvoir.
14:23Craignant les pillages et actes de vandalisme
14:25après la révolution libyenne,
14:27le département des Antiquités
14:28a œuvré pendant plus d'une décennie
14:31à évacuer et protéger les œuvres d'art du pays.
14:34La Libye, comme d'autres pays,
14:36a souffert du pillage des objets archéologiques
14:40et l'État libyen a fait beaucoup d'efforts
14:43pour récupérer ces biens culturels
14:48qu'on est fiers de l'avoir exposés
14:50pour notre jeune.
14:51Des peintures rupestres
14:53aux joyaux des dynasties ottomanes.
14:56Le musée a quatre étages d'œuvres
14:58dédiés à faire découvrir
15:00ou redécouvrir l'histoire du pays,
15:02mettant l'accent sur un patrimoine
15:04historique et culturel partagé.
15:06Et c'est la fin de cette édition.
15:09Restez sur France 24.
15:10L'information continue.
15:11Sous-titrage Société Radio-Canada
15:18Sous-titrage Société Radio-Canada
Be the first to comment