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  • il y a 4 minutes
Aujourd'hui dans "Punchline", Laurence Ferrari et ses invités débattent des vœux aux Armées du Président de la république, Emmanuel Macron qui a appelé à faire des « efforts » « pour accélérer notre réarmement » et concernant la situation au Groenland où il a annoncé que les premiers soldats français seront appuyés "par des moyens terrestres, aériens et maritimes" dans les "prochains jours".

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Transcription
00:00On va évoquer Emmanuel Macron, cet effort de réarmement, mon cher général, qui a été annoncé, 36 milliards d'euros.
00:05Est-ce que ça pèse beaucoup ? C'est mieux que rien, vous allez me dire, d'ici 2030.
00:09Mais quand on voit ce que font nos voisins, effectivement, ça paraît un peu insuffisant.
00:13Néanmoins, il y a aussi la question du Groenland.
00:15Et là, on a appris aujourd'hui qu'une mission française serait déployée au Groenland.
00:20Combien de soldats, dites-vous ?
00:2115 soldats.
00:22Pour une mission de 3 jours.
00:24Une mission de 3 jours, ok, très bien.
00:26Ça fait couler déjà beaucoup d'encre.
00:27Vous dites que c'est une classe de neige, c'est ça ?
00:29Je n'oserais dire que nos soldats vont aller faire de la luge au Groenland.
00:33Mais je lis la presse depuis cette annonce.
00:36Je vois les réactions, je vois les bandeaux des chaînes info.
00:38Ça provoque évidemment beaucoup de rire.
00:40Et je ne crois pas que la crainte soit gigantesque dans le bureau ovale à l'heure où on se parle.
00:45Juste écoutons le président de la République sur le Groenland.
00:47Et je vous passerai la parole, mon cher général Clermont.
00:51La France et les Européens doivent continuer, partout où leurs intérêts sont menacés,
00:57d'être là, sans escalade, mais intraitables sur le respect de la souveraineté territoriale.
01:05J'évoquais l'Ukraine.
01:07Au Groenland, territoire autonome du royaume de Danemark,
01:11les Européens ont une responsabilité particulière.
01:14Car ce territoire appartient à l'Union européenne.
01:20Car ce territoire est aussi celui d'un de nos alliés de l'OTAN.
01:25La France a décidé de se joindre à l'exercice qui a été programmé et lancé par le Danemark,
01:32de manière souveraine et indépendante, dans le cadre d'Arctique Endurance.
01:37Une première équipe de militaires français est déjà sur place
01:42et sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes.
01:49Pour le président de la République, généralement, on ne peut pas dire que c'est un vrai déploiement de force.
01:53Les soldats étaient déjà sur place.
01:54Non, non, ça reste un exercice.
01:55Ça reste un exercice. Ce sont des chasseurs alpins.
01:57Alors, a priori, les forces aériennes seront des chasseurs alpins,
02:00qui sont aguerris pendant ce genre de conditions, qui sont très durs.
02:02Il y aura également une partie aérienne et une partie navale,
02:04comme ça s'était produit en septembre 2025.
02:06Ce n'est pas la première fois qu'il y a un exercice de cette nature.
02:09La différence, cette fois-ci, finalement, c'est le contexte qui a été évoqué.
02:12C'est aussi le fait qu'au départ, il y avait cinq pays,
02:14exactement comme on s'est fait en 2025.
02:16Là, on est à dix pays.
02:17C'est-à-dire que tout d'un coup, cet exercice qui est initié par le Danemark
02:20trouve une adhésion dans le cadre d'une gesticulation
02:23qui est à double tranchant.
02:25C'est-à-dire qu'à la fois, on pense qu'elle s'adresse surtout à Trump,
02:28mais en réalité, on dit non, ce n'est pas Trump, c'est les Chinois et les Russes.
02:31C'est ambiguïté.
02:34Non, je ne dirais pas ça parce qu'en fait, jamais rien ne va.
02:38Si vous envoyez qu'un soldat boutier, il faisait l'allusion, on se gondole.
02:42Si vous envoyez deux bataillons, c'est un va-t'en-guerre,
02:44il veut que nos fils meurent, etc.
02:47Il faudrait choisir.
02:48Moi, j'ai trouvé que les mots étaient à la hauteur.
02:50Maintenant, comme d'habitude, est-ce qu'on ne se paye pas de mots ?
02:52Est-ce qu'on a mis les moyens correspondants
02:54à ce qui m'a paru juste comme description de la situation ?
02:56Ça se jouera là-dessus, sinon le discours était très bien.
02:58La gesticulation, le temps, ce n'était pas négatif dans la gesticulation.
03:02C'est un thème technique.
03:02Je crois quand même que c'est important
03:06d'envoyer un symbole et un signe.
03:08Je pense que l'opinion américaine n'est pas du tout prête
03:10à une invasion du Groenland par la force.
03:12Et si vous mettez des soldats,
03:14ça veut dire qu'il faut leur marcher dessus.
03:15Et je ne pense pas du tout que l'opinion américaine soit prête
03:17à avoir du sang européen versé par des Américains.
03:20Je pense que c'est vraiment dissuasif.
03:22Même s'ils ne sont pas nombreux,
03:23je pense que le fait qu'ils soient là et qu'il faille leur marcher dessus
03:26pour envahir le Groenland, quelque part, c'est dissuasif en soi.
03:28Ensuite, la question, c'est
03:30qu'est-ce qu'on fait du Groenland ?
03:31Les Européens, qu'est-ce qu'ils ont fait jusqu'à présent du Groenland ?
03:33Pas grand-chose.
03:34Effectivement, c'est un endroit stratégique,
03:35à la fois des ressources,
03:38une intersection maritime,
03:40stratégique, militaire.
03:42Et on a l'impression, effectivement,
03:43qu'ils ont un peu laissé ce territoire à l'abandon.
03:46Ils n'ont pas pris la mesure et la potentialité
03:48dans le monde dans lequel nous vivons.
03:49Donc, il est temps, effectivement, qu'ils se réveillent
03:50et qu'ils n'envoient pas seulement des militaires,
03:52mais qu'ils utilisent ce territoire
03:56qui, sinon, sera utilisé par d'autres
03:59dans un contexte de prédation généralisée
04:01où on manque de terres rares.
04:03Et c'est comme ça.
04:03Le monde, malheureusement, va dans ce sens.
04:05Catherine, qu'est-ce que vous pensez
04:06de cette allocution d'Emmanuel Macron,
04:08mise en scène devant un rafale sur la base aérendiste ?
04:10Oui, il y avait une mise en scène formidable
04:11où il était au milieu, enfin, comme ça...
04:14Au milieu des hommes.
04:15Avec des jeunes, il leur disait
04:17« Soyez fiers, avancez. »
04:19Ne lâchez rien.
04:20Ne lâchez rien.
04:20Alors, il ne lâche rien.
04:22Il faut être commandé pour une commande.
04:24Mais qu'ils disent « Il n'y a pas de puissance. »
04:27Si on est fort, enfin, un État fort, c'est de la puissance.
04:29Bon, et il veut qu'on ait une armée forte.
04:32C'est vrai qu'il a augmenté les budgets,
04:35ça, on peut le dire.
04:35Mais d'abord, aujourd'hui,
04:37comme vous l'avez répété plusieurs fois,
04:40il n'y a pas de budget.
04:40Et je perds le fil du squelette.
04:45Il a augmenté les budgets et j'ai perdu le...
04:50Alors, on va continuer parce qu'effectivement,
04:52on n'a toujours pas de budget pour la France.
04:53Et c'est vrai que Louis de Ragnel,
04:55on se demande comment.
04:55Déjà, comment on va financer ces 36 milliards d'euros
04:57d'ici 2030 ?
04:59Quand on voit ce que les Allemands mettent,
05:01500 milliards d'euros sur la table.
05:02Ils sont en train de transformer...
05:04Et 1 500 milliards pour les Américains.
05:06Oui, oui.
05:07Oui, mais ce qui est totalement différent de nous.
05:09On va être à la remorque, en fait, Louis de Ragnel.
05:11Même si on a la dissuasion nucléaire, évidemment.
05:14Enfin, la discussion, c'est autre chose.
05:15C'est pas l'épaisseur stratégique.
05:17C'est vraiment de la dissuasion.
05:18Et c'est vrai que le président l'a rappelé,
05:21on est le seul pays européen à avoir une forme de vraie souveraineté,
05:24à la différence, par exemple, des Britanniques
05:25qui ont besoin des Américains.
05:26Bref, tout ça pour dire que, effectivement,
05:29tant qu'il n'y a pas de budget,
05:30d'ailleurs, le président l'a rappelé,
05:31tout ça, c'est que de la littérature.
05:32Mais une fois qu'on a dit ça,
05:34il faut aussi se dégager des marges de manœuvre budgétaire
05:37pour pouvoir augmenter encore plus ses budgets
05:40pour espérer atteindre, par exemple,
05:41le budget que l'Allemagne met dans sa défense.
05:44500 milliards d'euros !
05:45On les atteindrait jamais !
05:46On est surendettés, Louis !
05:47C'est le pays le plus endetté d'Europe !
05:48On ne peut pas dire que tu n'as pas dans les dépenses sociales.
05:50On ne réduit rien.
05:51On continue de financer des plans qui ne servent à rien,
05:54des associations.
05:55Et de l'autre côté, on augmente le budget de la défense.
05:58Simplement, une chose quand même,
05:59vous parliez du budget de l'Allemagne.
06:01L'Allemagne, quand elle augmente son budget,
06:03c'est pour acheter encore plus de matériel américain.
06:05Et donc, ce qui me fait...
06:07Elle produit aussi.
06:08Elle transforme certaines de ses usines d'industrie
06:10au domaine de l'automobile en usine d'armement.
06:12D'accord, il y a encore, je crois,
06:1360 commandes de F-35 en cours par l'Allemagne.
06:16Et simplement, par rapport aux manœuvres européennes
06:19au large du Groenland,
06:20je pense que si les Européens voulaient vraiment
06:23taper le Groenland,
06:24l'Allemagne pourrait suspendre ses commandes de F-35
06:26et le Danemark pourrait faire pareil.
06:28Parce qu'ils ont encore, les Danois,
06:29des commandes en cours de F-35.
06:31Donc, c'est vrai que, pour l'instant,
06:32ça reste du domaine du symbolique.
06:35Et il n'y a rien de plus.
06:37Catherine ?
06:37Oui, j'ai perdu le film.
06:38Mais ce que je voulais vous dire,
06:39c'est que ce matin, dans ce qu'on dit ce cours,
06:41il demandait aux industriels de la défense,
06:43qui sont nombreux,
06:44il dit « Allez-y, allez-y plus vite ».
06:45Mais ils ne peuvent pas aller plus vite
06:46tant qu'ils n'ont pas de bande de commande.
06:47Et pour l'instant, ils n'en ont pas.
06:49Alors, il leur reproche, en gros,
06:51de dépendre trop des commandes de l'État français.
06:54C'est ça, en fait,
06:54qui a un peu heurté les industriels de l'armement
06:57qui était présent en général Clermont ce matin.
06:59Oui, effectivement.
06:59Il y a une phrase qui l'aise de dire.
07:01Vous écoutez les industriels, vous êtes captifs.
07:03Vous attendez que l'argent arrive de la France.
07:06Si vous restez comme ça,
07:07on ira voir du côté des Européens.
07:09Donc, c'est un peu compliqué
07:09parce qu'on a l'impression que
07:11il y a une compétition
07:14entre la préférence française
07:15et la préférence européenne.
07:17En France, jusqu'à présent,
07:18on dit préférence européenne,
07:19c'est une préférence française
07:20parce qu'on a tous les outils industriels
07:22et qu'on n'a pas besoin
07:23de beaucoup de capacités
07:24en dehors de la France.
07:25Et là, il remet en question
07:26cette préférence française
07:27et ça, pour les industriels,
07:29c'est difficile.
07:29Dans ce cas-là, il faut abandonner
07:30le projet SKAF
07:31d'avions de combat du futur,
07:33franco-allemand.
07:34Il ne l'a pas évoqué.
07:35Moi, je trouve que vous ne pouvez pas engueuler
07:36parce qu'en fait,
07:37il a engueulé les industriels
07:38en leur disant
07:39vous attendez la...
07:40Je caricature à peine.
07:41Vous attendez la vache à lait
07:42que représente l'État français
07:43pour pouvoir vous développer économiquement.
07:46Et c'est la raison
07:46que vous invoquez à chaque fois
07:48pour expliquer
07:48que vous ne pouvez pas délivrer
07:49plus de Rafale Plarmois,
07:50plus de canons César,
07:52plus de tout ce que vous voulez.
07:53Sauf que l'État français
07:55les a mis dans cette situation-là.
07:57Et jusqu'à peu,
07:58le Rafale ne s'exportait absolument pas.
08:00C'est seulement depuis Jean-Yves Le Drian
08:01que le Rafale s'exporte.
08:03Aussi parce que,
08:04certes, le Rafale est un excellent avion
08:06et le général Clermont
08:06ne le démentira pas.
08:08Mais par ailleurs,
08:09parce qu'il y a eu, à l'époque,
08:09il faut le reconnaître,
08:10une impulsion politique extrêmement forte
08:12pour essayer d'exporter
08:13cet avion de combat.
08:14Il y avait du temps
08:15de Jean-Yves Le Drian
08:15avec Cyril Lemandowski.
08:17Exactement.
08:18Quelque chose qui était très organisé
08:19où il réunissait sur l'export,
08:21où il réunissait tous les mois
08:22tous les industriels militaires
08:26et il leur disait
08:27« Attention, ne vous battez pas entre vous.
08:30Partez ensemble pour conquérir des marchés. »
08:32Et c'est vrai que ça,
08:33ça n'a plus...
08:34Et c'est l'export qui permet
08:35de régénérer l'armée française.
08:36Et après eux,
08:36ça n'a pas été réorganisé aussi bien.
08:38Ça, c'est sûr.
08:39Un petit mot là-dessus.
08:40Vous voyez, il y a quelques secondes
08:41à l'antenne,
08:43Laurence, je le dis pour les auditeurs d'Europe 1,
08:44le bandeau,
08:44c'était la phrase d'Emmanuel Macron
08:45« Pour être craint,
08:47il faut être puissant ».
08:49C'est la phrase qui nous sort
08:50depuis cet été
08:51quand il parlait à Vladimir Poutine.
08:54Cette phrase est juste insupportable.
08:56Il n'y a pas moins craint
08:57aujourd'hui en Europe
08:58qu'Emmanuel Macron.
08:59Déjà parce qu'il faudrait
09:00que sur la scène nationale,
09:02ça soit l'ordre.
09:03Or, c'est un désordre absolu,
09:05une dissolution inconséquente.
09:06On a aujourd'hui le gouvernement
09:07qui nous dit
09:08qu'il n'y aura pas de budget
09:08avant mi-février,
09:10une insécurité galopante.
09:11Il n'est même pas craint
09:12par les OQTF
09:13qu'il avait pourtant promis
09:14de renvoyer à hauteur de 100%
09:16dans les colonnes de valeurs actuelles.
09:18Il parlait à Poutine
09:19en disant
09:20qu'on va s'armer
09:21pour être craint.
09:22Mais il n'est même pas craint
09:22par Téboune
09:23qui garde encore un otage,
09:26c'était rappelé,
09:26dans le journal à l'instant,
09:28Christophe Gleize.
09:29Donc, il n'est craint
09:29par absolument personne.
09:30Et ce n'est pas parce
09:31qu'il participe
09:32à une coalition européenne
09:33où les Pays-Bas
09:33envoient un soldat
09:34et nous,
09:35où on en envoie 15,
09:36que Trump va renoncer
09:38à son projet.
09:39Et d'ailleurs,
09:40j'ajoute
09:40que le général Pierre de Villiers
09:42disait cette semaine
09:43c'est simple Groenland
09:44et pour les eaux territoriales
09:45et le passage que ça représente,
09:47le passage maritime.
09:48En ce moment,
09:48vous avez le choix.
09:49Soit ça tombe
09:50entre les mains de la Chine
09:51et de la Russie,
09:52soit ça tombe
09:53entre les mains des Américains.
09:54Et l'ancien chef d'état-major disait
09:55je préfère que ce soit
09:56les Américains
09:57qui contrôlent cela
09:57que les Chinois
09:58ou les Russes.
09:59C'est intéressant.
10:00Personne ne le dit comme ça
10:01en France.
10:02Ça sort du côté manichéen
10:05de la chose.
10:06Et puis s'il y a ces soldats,
10:08très bien,
10:08il y a ces soldats
10:08et les 15 Français,
10:10le monsieur du Pays-Bas
10:11et les 30 du Danemark.
10:15Très bien.
10:16Trump décide de débarquer.
10:18Il se passe quoi ?
10:18On va tirer sur les Américains ?
10:20Il se passe quoi ?
10:20Les Américains vont nous tirer dessus ?
10:21Vous croyez que les Américains
10:23vont nous tirer dessus ?
10:24Non, je ne crois pas
10:25que les Américains
10:25vont nous tirer dessus.
10:26Je ne l'espère pas.
10:27Mais qu'est-ce qui va se passer
10:29pour les Européens ?
10:30On va leur donner ordre
10:31de tirer sur les Américains.
10:32Et c'est surtout
10:32est-ce que les Américains
10:33vont tirer sur les Européens ?
10:34Moi, c'est la question
10:34que je me pose.
10:35C'est une question.
10:36Et il y en a une autre.
10:38Qu'est-ce qui se passe
10:38si les Américains débarquent ?
10:39Est-ce qu'ils tirent sur les Américains ?
10:41C'est une mission d'observation.
10:44Ce ne sont pas des troupes
10:45chargées de bloqués
10:46des ambisseurs.
10:47Bien sûr.
10:47Évidemment.
10:48On n'en est pas là.
10:49Je fais de la fiction.
10:50Je fais de la fiction.
10:51D'accord.
10:52La vraie question,
10:53c'est s'il y a une invasion,
10:54qu'est-ce qu'on fait ?
10:54Il n'y aura pas la...
10:55Éric, il n'y a aucune volonté américaine
10:59d'envahir le Groenland-Diabon.
11:00Je pense qu'il n'y a pas
11:01de planification
11:02d'envoi de 30, 40...
11:03Il y a une volonté que ça...
11:05Ce que veut Donald Trump,
11:08c'est gagner la guerre
11:08sans avoir à la planète.
11:09On ne comprend plus rien.
11:11Ce que souhaite Donald Trump,
11:13c'est avoir des accès.
11:14Ce qu'il veut,
11:15c'est pouvoir mettre la main
11:16sur des sous-sols
11:17sans avoir à faire la guerre.
11:19Il ne veut pas déployer de soldats.
11:20Louis, il faut que vous l'étiez
11:23pour le général.
11:23La limite du raisonnement,
11:25c'est très bien,
11:26il y a un deal.
11:27Les Danois cèdent à Trump
11:29parce qu'il leur a dit
11:30je veux les terres rares,
11:32les minerais.
11:32On fait un deal.
11:33Si les Danois disent
11:34on n'est pas achetable,
11:35on ne fait pas le deal,
11:35il va renoncer.
11:36C'est les Danois ou les Inuits ?
11:38C'est plutôt les Danois.
11:41Alors on fait une croix sur les Inuits ?
11:43Qui était reçu hier à la Maison Blanche
11:45par Marco Rubio et G.D. Vance ?
11:46Qui était reçu hier à la Maison Blanche
11:47par Marco Rubio et G.D. Vance ?
11:48C'était le ministre des Affaires étrangères Danois.
11:51Ramé un peu d'ordre
11:52dans cette classe dissipée.
11:54Avec Gautier, c'est très difficile.
11:56Oui, j'ai été de ma faute.
11:57Ce qui est drôle,
11:58c'est qu'on ne bat pas dit...
11:59Et Eugénie donc !
12:00Non, non, non, non.
12:01Laissez parler général.
12:02Il est évident que les scénarios
12:04de science-fiction nous font peur
12:05et c'est un petit peu le but aussi,
12:07qu'on ait peur.
12:08Moi je reviens plutôt
12:09à la réalité des choses.
12:10Il y a une réalité
12:11qu'on a rappelée tout à l'heure
12:12mais c'est la question
12:13des financements américains,
12:15l'impression de l'aide à l'Ukraine.
12:16Vous savez,
12:17les 90 milliards
12:17que l'Union Européenne
12:19veut mettre en prêt à l'Ukraine
12:21pour les deux prochaines années.
12:22Une partie sera fléchée
12:23sur le verre de l'armement
12:24et il y a eu un débat
12:25sur le thème
12:26est-ce que cet armement
12:27doit être exclusivement européen
12:28ou est-ce qu'il doit être
12:29également américain
12:30financé par les Européens ?
12:32La conclusion est
12:32qu'il sera aussi
12:33et sans doute largement financé
12:34sur les crédits américains.
12:36Dernier mot, Eugénie ?
12:37Non, mais c'est bon.
12:37C'est ce que Trump a dit
12:38à propos du Groenland.
12:39Ah non, allez-y.
12:40Mais quand on parle
12:41de science-fiction,
12:41on dit qu'ils vont débarquer
12:42mais il faut voir quand même
12:43ce qu'est le Groenland.
12:44C'est quatre fois la France
12:45en superficie
12:46sur lesquels
12:46les trois quarts
12:47sont gelés
12:48toute l'année.
12:50Il y a pendant quatre mois
12:51il fait nuit.
12:53C'est quand même
12:54des difficultés d'accès
12:55pour l'instant.
12:56Il y a quelques forages
12:56à l'intérieur des îles
12:58mais c'est très très difficile
13:00et on n'y arrive pas comme ça.
13:01Il faudra du temps.
13:02Moi je crois
13:03que pour Trump
13:05cette obsession qu'il a
13:07il a dit d'ailleurs
13:08au journal américain
13:09le New York Times
13:10qu'il y en avait besoin
13:11pour son équilibre psychologique
13:13parce qu'il pense
13:13oui il dit ça
13:15il dit qu'il est
13:16la première puissance du monde
13:17et il voit bien
13:18qu'il n'a pas
13:19comme son ami Poutine
13:20c'est-à-dire l'espace
13:22et on voit bien
13:23que par rapport à la Russie
13:24l'Amérique c'est toute petite.
13:25S'il avait
13:26le Groenland
13:27qui lui a grand tiré
13:29c'est quand même
13:30quatre fois la France
13:30et on voit bien
13:31qu'il y aurait le Groenland
13:32l'Amérique
13:32et au milieu le Canada
13:33donc il n'y a plus
13:34qu'à acheter le Canada
13:35et là ça fait un vaste espace.
13:37Ça fait un empire.
13:37Ça fait un empire
13:38et lui c'est son rêve.
13:39Et c'est son rêve évidemment.
13:40Dernier mot Eugénie et Eric.
13:42Non mais ce qu'il m'a fait
13:42c'est qu'il a dit
13:43dans une conférence
13:43Trump
13:44de toute façon
13:45le Groenland
13:45est-ce qu'il appartient
13:46vraiment aux Danois
13:46et donc ça fait que
13:48cinq siècles qu'ils sont dessus
13:48ce qui est à peu près
13:49la date de découverte
13:51des Etats-Unis
13:51ce que nous ont fait remarquer
13:52certains...
13:53Juste pour la clarté
13:54du débat
13:55moi je propose
13:56de prendre en compte
13:57ce que dit Trump lui-même
13:58d'une manière
13:59ou d'une autre
14:00le Groenland sera à nous
14:02d'une manière
14:02ou d'une autre
14:03première manière
14:04on achète
14:04la deuxième manière
14:05on l'annexe
14:06Je vais peut-être
14:10placer l'idée
14:10que je n'ai pas réussi
14:11à placer tout à l'heure
14:11si on passait autant
14:13de temps
14:14à se préoccuper
14:14de la Chine
14:15qui est notre vraie menace
14:15plutôt que de passer
14:16de temps à regarder
14:17les Etats-Unis
14:17on n'en serait pas là
14:18en réalité la menace
14:19c'est vraiment la Chine
14:20et pour le cas
14:21toutes ces décisions
14:22sont dans l'esprit
14:23de cette grande confrontation
14:24avec la Chine
14:24qui se prépare
14:25une confrontation
14:26qu'on ne pourra pas éviter
14:27Notre invité
14:27tout à l'heure
14:28à 18h40
14:28sera Thierry Breton
14:29il dit la même chose
14:30il faut absolument
14:32comprendre
14:33que la seule obsession
14:34de Trump
14:34c'est la Chine
14:35c'est rien d'autre
14:36il parle des Etats-Unis
14:37aussi parce qu'il peut
14:37vous avez la langue
14:38bienvenue
14:38mon cher Gauthier
14:39ce soir
14:39on va faire la pause
14:40vous restez avec nous
14:41on va peut-être parler
14:42aussi de la France
14:43parce qu'accessoirement
14:45on fait la guerre
14:45dans le monde entier
14:46on se déploie au Groenland
14:47mais on n'arrive pas
14:48à faire la justice
14:50dans notre pays
14:51on en débat
14:51dans un instant
14:52à tout de suite
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