- 1 day ago
Category
đź—ž
NewsTranscript
00:00On va plus loin à présent dans L'Essentiel avec Ziad Limam, directeur du mensuel Afrique Magazine.
00:05Bonjour Ziad.
00:06Bonsoir.
00:06Afrique Magazine qui titre en une sur l'Afrique du futur, numéro double pour décembre et janvier donc de cette année.
00:13Exactement.
00:13Face Ă vous, David Delos, chroniqueur international Ă France 24. Bonjour David.
00:16Bonjour Raphaël.
00:18Au sommaire, Danois et Américains ne parviennent pas à s'entendre à Washington.
00:22Il est clair que Donald Trump a le désir de conquérir le Groenland, affirme le ministre danois des affaires étrangères
00:27Ă l'issue de sa rencontre Ă la Maison Blanche avec Jelly Vance et Marco Rubio.
00:31Et puis le Sénégal se qualifie pour la finale de la Coupe d'Afrique des Nations en écartant l'Egypte d'un but de Sadio Mané à la 78ème minute.
00:40Premier qualifié donc on connaîtra le deuxième à l'issue de la rencontre qui débute dans une demi-heure maintenant entre le Pays Hôte, le Maroc et le Nigeria.
00:48C'est tout de suite, on va plus loin.
00:57Et comme on pouvait s'y attendre, aucun accord n'est intervenu entre les chefs de la diplomatie danoise et groenlandaise
01:09et les autorités américaines représentées par Jelly Vance, le vice-président,
01:15et Marco Rubio, secrétaire d'État, lors d'une rencontre aujourd'hui à la Maison Blanche.
01:19Entretien sous haute tension alors que Donald Trump ne cesse ces derniers jours et pas plus tard qu'aujourd'hui encore de faire part de sa volonté d'acquérir le Groenland,
01:29soit contre Denier, Sonia et Trébuchant, soit au prix d'une éventuelle même intervention militaire.
01:35On va essayer d'y voir un peu plus clair avec vous Sonia Ghezeli, vous ĂŞtes Ă Washington pour France 24.
01:40On a suivi ici même en direct la conférence de presse qu'ont donné les officiels groenlandais et danois depuis l'ambassade du Danemark à Washington.
01:49Peu d'éléments finalement ont fuité. Ce que l'on sait c'est qu'il n'y a pas d'accord à l'heure qu'il est et que côté danois,
01:56eh bien on espère que le temps puisse faire son œuvre.
02:00Oui en effet, et d'ailleurs les chefs de la diplomatie du Groenland et du Danemark ont commencé leur conférence de presse
02:07à l'issue de cette réunion qu'ils ont eue à la Maison Blanche avec cette phrase « we agreed to disagree »,
02:11ce qui signifie « on a convenu qu'on n'était pas d'accord ».
02:14En bref, chacun campe sur ses positions, même s'ils disent que leur objectif avec cette réunion c'était vraiment de trouver un terrain d'entente.
02:22Ils disent tout de même que la réunion a eu lieu dans une atmosphère très constructive.
02:26Ils ont annoncé qu'ils se sont en revanche mis d'accord avec Washington pour former un groupe de travail.
02:32On sait que la première session de ce groupe de travail doit avoir lieu dans quelques semaines.
02:36Les ministres des Affaires étrangères européens ont réitéré que le Groenland n'était pas à vendre
02:41et ils ont mis en garde sur le fait qu'une attaque des États-Unis signerait la fin de l'OTAN.
02:46« On veut travailler avec nos alliés les États-Unis, mais cela doit être dans le respect et dans le respect des lignes rouges »,
02:52a dit le ministre des Affaires étrangères du Danemark.
02:55Et puis il a insisté sur le fait qu'il ne pensait pas qu'il y ait une menace imminente de la Russie et de la Chine sur le Groenland,
03:01ce que Trump affirme justement pour justifier qu'il veuille mettre la main sur l'île de l'Arctique.
03:07Et justement ce matin, juste avant que démarre la réunion, sans sa présence,
03:12mais dirigée par le vice-président américain et le secrétaire d'État américain,
03:15Donald Trump, vous le disiez, a écrit sur son réseau social Truth Social, je le cite,
03:20« Les États-Unis ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale.
03:25C'est vital pour le Golden Dome que nous sommes en train de construire. »
03:28Le Golden Dome, c'est le Dome doré.
03:30Et Trump a également écrit que l'OTAN deviendrait, je cite,
03:33« bien plus redoutable et efficace avec le Groenland entre les mains des États-Unis. »
03:38Et c'était la première fois que Donald Trump donnait une justification précise
03:42pour expliquer pourquoi les États-Unis avaient besoin du Groenland.
03:45On va y revenir, mais peut-ĂŞtre un mot tout de mĂŞme.
03:49Lors de leur conférence de presse,
03:51le chef de la diplomatie danoise et son homologue groenlandaise
03:54ont tous deux estimé que la seule avancée, finalement, de cette rencontre,
03:59c'était qu'elle allait conduire à des discussions qui devraient s'étendre sur plusieurs semaines,
04:04voire peut-ĂŞtre plusieurs mois.
04:06Est-ce Ă dire qu'aujourd'hui, le Danemark a au moins obtenu de retarder
04:10toute prise de décision intempestive américaine,
04:13ou est-ce qu'avec Donald Trump, comme sur tant d'autres sujets,
04:16on n'est plus sûr de rien ?
04:17Écoutez, ils peuvent l'espérer, en tout cas.
04:22Mais c'est vrai qu'on sent vraiment une urgence de la part de Donald Trump,
04:25qui insiste vraiment, même s'il n'a pas participé en personne à cette réunion.
04:29En revanche, il est très actif sur les réseaux sociaux
04:32et il ne cesse de mettre en avant cette urgence pour intervenir.
04:37Et il insiste encore sur cette histoire, sur ce Golden Dome,
04:40sur ce Dome doré qui est un projet de bouclier antimissile américain,
04:43qui a été présenté par Donald Trump au Pentagone en mai dernier, l'année dernière.
04:47Et il estime que ce projet ne peut pas ĂŞtre efficace sans l'acquisition du Groenland.
04:52Et on ignore pourquoi, sur le plan technique,
04:55le Groenland est si nécessaire à la construction de ce Dome doré
04:58qui permettrait d'arrĂŞter des missiles balistiques,
05:01des missiles hypersoniques ou des missiles de croisière.
05:04Merci, Sonia Ghezali, en direct de Washington pour France 24.
05:08Zia de Limam, il faut dire qu'avant mĂŞme cette rencontre,
05:11ce qui augurait assez mal finalement du climat,
05:12c'était à la fois l'absence de Donald Trump,
05:14qui ne s'est pas empêché, on vient de le voir, de tweeter malgré cela
05:16et de renouveler son intérêt au Golden Dome, au Groenland,
05:20mais en donnant justement ce nouveau motif qu'on ignorait jusqu'à présent,
05:25celui de protéger militairement, de sanctuariser le territoire des Etats-Unis.
05:31Et puis tout de même, ils ont été accueillis par J.D. Venn,
05:33celui-là même qui s'était rendu il y a peu au Groenland,
05:36précisément pour expliquer que le Danemark faisait un très mauvais travail.
05:39– Non, les Américains, ils sont dans leur continuité.
05:45Groenland, il faut que ça soit à nous, il faut que ça soit à nous,
05:49soit on leur parle « the nice way » ou soit « the bad way ».
05:53Bon, OK, très bien.
05:54Moi, ce qui me surprend beaucoup dans cette réunion,
05:57c'est que si pour le Danemark et pour l'Union européenne,
06:00le Groenland, c'est une ligne rouge,
06:02donc a priori, il n'y a rien Ă discuter,
06:04qu'est-ce qu'on va discuter ?
06:05– Pourquoi y être allé ?
06:06– Pourquoi y être allé ?
06:07C'est un signe de faiblesse ou de désarroi extrêmement fort.
06:13Et encore une fois, je dis, qu'est-ce qu'on peut discuter
06:16si le Groenland est Danois et fait partie de l'Union européenne ?
06:19Donc je ne vois pas très bien ce qui a pu s'échanger sur la table.
06:22Je vois plein de choses circuler sur les réseaux,
06:25que les Américains seraient aussi,
06:27parce que comme Trump, homme d'affaires,
06:29qu'il aurait fait une espèce de proposition à la takeover Wall Street,
06:32un chiffre absolument stupéfiant.
06:34j'en sais rien, mais rien que ça…
06:36– Pour acheter, donc, le Groenland, oui.
06:38– Rien que ça, je trouve que c'est assez surprenant.
06:41La deuxième chose, c'est que les Groenlandais
06:44se sont quand même exprimés par le biais de leur Premier ministre
06:47en disant qu'ils ne voulaient pas être Américains.
06:49Alors eux, du coup, ils ne comptent pas dans l'équation.
06:53C'est-à -dire… Et là , on a quand même une image inversée
06:56de puissance… Je ne sais pas si on peut dire que le Danemark est une puissance impériale,
07:01mais il l'a été, de puissance impériale qui discute d'une manière ou d'une autre,
07:06parce que je ne vois pas ce qu'ils font d'autre,
07:08de l'avenir d'une population qui, elle-même, dit qu'elle n'a pas envie d'être américaine
07:13et qu'Ă la limite, si elle avait un choix Ă faire,
07:16elle serait, d'après ce qu'on voit dans les sondages,
07:18elle opterait pour l'indépendance ou une forme d'indépendance.
07:20Donc c'est vraiment très, très surprenant, ce jeu qui, à la fois,
07:25illustre la faiblesse européenne, illustre quand même le fait que
07:29chez les ex-coloniaux, il y a quand même toujours un peu la même méthode
07:33qui consiste Ă un peu oublier les gens qui vivent sur le territoire,
07:36et la force américaine quand même, parce qu'on ne voit pas comment ça s'arrête.
07:40On répète, on répète, on répète.
07:42David Delos, on a senti lors de la conférence de presse
07:46Lars Locker, Rasmussen et Vivian Motsfeld,
07:48disons fébrile, c'est le moins qu'on puisse dire.
07:52En tout cas grave.
07:53Il faut être très honnête, on ne les pratique pas tous les jours,
07:55nous aussi Ă France 24, mais en tout cas,
07:58lĂ on avait vraiment l'impression tout de mĂŞme d'un instant grave
08:01pour ces deux représentants,
08:04et on a pu comprendre tout de même que ce qui s'est échangé
08:07dans l'intimité de la Maison-Blanche
08:09n'a pas été forcément une partie de plaisir pour eux.
08:11Néanmoins, leur seul sujet, motif de soulagement,
08:14était semble-t-il d'obtenir du temps.
08:17Ont-ils obtenu des gages en la matière ?
08:19Et dans tous les cas de figure, est-ce que comme le dit Ziad,
08:22le simple fait de s'y rendre, n'est-ce pas déjà accréditer l'idée
08:25qu'on négocie une cession du Groenland ?
08:27Quoi qu'il arrive, est-ce qu'ils n'ont pas mis le doigt
08:29dans un engrenage qu'ils ne parviendront plus Ă arrĂŞter ?
08:33Alors, effectivement, Ziad a certainement raison de ce point de vue-lĂ .
08:39Pourquoi aller négocier des choses qui ne sont pas négociables ?
08:42Pourquoi aller négocier des choses quand on fixe une ligne rouge
08:45et que la partie adverse, je l'utilise le mot adverse Ă dessein,
08:51a dépassé cette ligne rouge ?
08:53D'un autre côté, il fallait clarifier les choses.
08:56Il fallait aller sur le terrain de cet allié un peu dérangeant
09:01qui est désormais les États-Unis de Donald Trump
09:04pour reclarifier les choses, redonner un cadre aux discussions
09:11et rappeler à une administration qui est un petit peu amnésique
09:14qu'il y a un accord de coopération qui existe depuis 1951.
09:19Donc le Danemark ne pouvait pas mettre la tĂŞte dans le sable.
09:21Il fallait s'assurer de visu, des motifs et des intentions américaines.
09:26Mais complètement.
09:27Et d'autant plus, lorsqu'on est reçu par le vice-président américain
09:31qui s'est un petit peu invité dans cette discussion.
09:34Au départ, c'était juste Marco Rubio, le secrétaire d'État,
09:36qui devait recevoir les chefs de la diplomatie danoise et groenlandaise.
09:42J.D. Vance s'est invité.
09:43J.D. Vance qui lui-même avait fait un mauvais procès au Danemark.
09:48On s'en souvient lorsqu'il s'était rendu sur le territoire sans y être invité.
09:51On va quand mĂŞme le rappeler.
09:53Et qu'il avait accusé le Danemark d'être un mauvais allié.
09:57C'est quand même faire un mauvais procès à Copenhague
10:00qui a investi 12 milliards d'euros l'année dernière
10:03pour renforcer la sécurité dans l'Arctique.
10:06C'est faire un mauvais procès au Danemark
10:09qui, on s'en rappelle, lors de la guerre en Afghanistan,
10:12aux côtés des États-Unis,
10:14a été quand même le pays qui a payé le plus lourd tribut à ce conflit
10:18par habitant avec 44 morts.
10:21C'est ce qui est terrible pour un petit royaume comme celui-lĂ .
10:23Alors, ces 12 milliards d'euros de dépenses militaires investies par le Danemark,
10:26eh bien, Donald Trump l'a moqué récemment en évoquant deux vagues chiens de traîneau.
10:31Pour lui, ça se limite à ça, les efforts du Danemark pour sécuriser le Groenland.
10:35Et il se trouve que la Maison-Blanche,
10:37alors même que les deux officiels danois étaient reçus par J.D. Vance et Marco Rubio,
10:41publiaient sur Twitter au même moment un dessin dans lequel on voit un traîneau.
10:47C'est une illustration.
10:48En fait, deux traîneaux côte à côte tirés par des chiens face à deux destinations possibles.
10:52L'Amérique, symbolisée par la Maison-Blanche sous un ciel à radieux, vous le voyez.
10:55Et puis, de l'autre côté, eh bien,
10:57les ténèbres, la pénombre avec la Chine et la Russie,
11:02représentées par la Muraille de Chine et la Place Rouge.
11:04On comprend que, pour les Groenlandais, le choix, il est facile Ă faire.
11:09S'ils veulent rester une puissance occidentale,
11:12eh bien, c'est les États-Unis ou rien.
11:13Il y a de l'imam.
11:14Ce qui est marrant dans leur petit...
11:15Parce que les réseaux sociaux de la Maison-Blanche sont très provocateurs.
11:19Ils envoient du lourd et sans beaucoup de filtres.
11:22Il n'y a pas d'Europe.
11:23C'est ou le paradis américain, ou l'enfer post-marxiste sino-russe.
11:29Mais il n'y a pas le troisième drapeau qui serait probablement, encore une fois,
11:32la solution normale, puisque c'est ce qui existe aujourd'hui.
11:37– C'est quand même les premiers impliqués.
11:38– Voilà .
11:38Et deuxièmement, encore une fois,
11:39les Groenlandais seraient probablement partisans
11:42d'une forme d'indépendance ou d'autonomie agrandie,
11:44mais quand même dans le cadre de l'Union européenne.
11:47Et d'ailleurs, les opposants de Trump s'amusent Ă comparer
11:50les avantages américains et les avantages européens.
11:52l'éducation, la santé, Erasmus, les soins.
11:59Enfin bon, effectivement, les pauvres groenlandais,
12:01ça leur coûterait un sacré paquet de devenir américains.
12:04Mais, encore une fois, je me demande…
12:07Bon, l'histoire du dôme, votre correspondante disait que…
12:10On ne sait pas techniquement pourquoi, d'un seul coup,
12:12le dôme serait…
12:14C'est comme si c'était physique et qu'il allait s'étendre jusqu'au Groenland.
12:17Non, tout ça, c'est digital, c'est satellitaire, etc.
12:21Donc, on est au-dessus de la Terre.
12:23Moi, je pense qu'il y a quand même les idées…
12:25Donc, l'argument technique ne tient pas pour vous.
12:27Je ne suis pas spécialiste des bombardements nucléaires,
12:30mais je ne vois pas en quoi ça change la donne d'un seul coup.
12:33Ce que je vois, c'est quand même une fixette américaine
12:35et qui est une fixette ancienne.
12:39Le Groenland est dans le radar américain depuis des années.
12:42Il y a déjà eu des projets, ça revient régulièrement, etc.
12:45Donc, ce n'est pas non plus la lubie, la folie.
12:50Ce qui a changé, c'est que la manière de poser ce dossier sur la table,
12:54elle est trumpienne.
12:55Donc, elle échappe à toutes les règles et à toute logique.
13:00Et mĂŞme si, avec cynisme, on pourrait se dire que oui,
13:05on l'a dit sur ce plateau plusieurs fois,
13:07que quand on inverse le regard qu'on se met au-dessus du pĂ´le
13:11et qu'on voit que le Groenland est au centre de cet article
13:14qui va devenir une des zones de la compétition globale,
13:17que ce soit par le réchauffement climatique, l'accès par la mer
13:20ou pour des raisons de sécurité,
13:23parce qu'en fait, c'est presque une frontière naturelle avec la Russie
13:25puis si on allait un petit peu plus loin avec la Chine.
13:28Donc oui, on comprend, mais c'est juste le hubris,
13:32l'espèce de folie, le vous êtes nul,
13:35de toute façon, on peut vous acheter tous
13:36et puis vous n'arriverez jamais à vous entendre avec vos amis européens.
13:39Et ce qui est un peu dommage dans le positionnement danois,
13:41c'est ce jeu oĂą ils sont toujours, eux, devant.
13:44Ce que je peux comprendre, ils défendent leur patrie.
13:46Enfin, leur patrie.
13:49J'ai bien aimé la phrase...
13:49Alors, j'avoue, j'ai bien aimé la phrase de Donald Trump
13:52parce qu'il y a un bateau qui a atterri il y a 500 ans ou 6 ans.
13:55Il oublie aussi sa propre histoire.
13:57Oui, oui.
13:57Justement, ça a déclenché une série de tweets majeurs aux Etats-Unis.
14:02John Stewart s'en est donné à cœur dans le Daily Show.
14:04Et vous pouvez rendre aux Indiens, etc.
14:07Et puis, d'ailleurs, oui.
14:08Mais, encore une fois, pourquoi ils jouent ce jeu seuls ?
14:12Pourquoi ils prennent avec eux, quand mĂŞme,
14:14le leverage que représente l'Union européenne ?
14:17Pourquoi, quand Macron veut se...
14:19Encore une fois, on peut comprendre,
14:20mais quand Macron fait des propositions,
14:23quand les Allemands en ont un...
14:25Et on sent qu'il y a vraiment trop de divisions dans cette Europe
14:28parce que si c'est un donnant-donnant Ukraine, etc.,
14:33certes, mais à ce moment-là , il faut qu'on soit unis dans notre démarche par rapport à l'Amérique.
14:39David Delos, est-ce que cet argument du Golden Dome,
14:42il peut peut-ĂŞtre convaincre les Groenlandais d'un sanctuaire
14:46que ne leur offre pas l'Europe aujourd'hui ?
14:48Oui, mais cet argument qui tombe opportunément
14:51quelques heures avant la rencontre
14:55entre la délégation américaine et la délégation groenlandaise et danoise,
15:00cet argument ne tient pas.
15:02Voilà , les spécialistes de la chose géostratégique vous disent très clairement
15:05que si le Groenland pourrait ĂŞtre utile, effectivement,
15:09Ă la construction de ce dĂ´me d'or,
15:12il n'est pas vital.
15:13Il n'est pas vital.
15:15Voilà , ça se limite à ça.
15:17On va arrêter de donner du grain à moudre à la partie américaine.
15:23Non, moi, je crois qu'effectivement, lĂ oĂą je suis d'accord avec Ziad,
15:26c'est qu'il y a une faiblesse européenne,
15:29une véritable faiblesse européenne.
15:30Et je me souviens de ce que disait Georgia Meloni,
15:34la présidente du Conseil italien,
15:36qui disait, d'accord, vous voulez prendre le Groenland ?
15:40Chiche, allez-y.
15:41Disons, chiche, Ă Washington, allez-y.
15:44Agressez donc un pays allié au sein de l'OTAN.
15:49Vous allez ouvrir les sept portes de l'enfer
15:51et faire disparaître l'Alliance atlantique,
15:54voire mĂŞme l'ONU.
15:56Et vous allez laisser s'installer la loi du plus fort
16:01au détriment de chacun d'entre nous.
16:04Donc, oui, il faut que l'Europe soit unie.
16:08Il faut que l'Europe y aille en serrant les rangs
16:11et surtout en arrĂŞtant d'avoir peur des lubies trumpiennes.
16:17À un moment, il faut juste dire stop et stop définitivement.
16:23Passons à l'autre grande actualité du jour,
16:25dont on ne connaît pas encore là non plus l'aboutissement,
16:28puisque Ă l'heure qu'il est,
16:30un pays s'est déjà qualifié pour la finale de la Coupe d'Afrique des Nations.
16:34L'histoire retiendra que c'est la star sénégalaise Sadio Mané
16:37qui a donc emmené les Lyons de la Terre Anga
16:42vers cette finale, on ignore face Ă qui, Ă l'heure qu'il est,
16:46la 78e minute, victoire donc contre l'Égypte, Ziyad Limam.
16:52C'est un finaliste logique, un beau finaliste,
16:55on peut le dire Ă l'heure qu'il est.
16:56Reste Ă voir si on aura droit Ă une affiche de rĂŞve
16:59entre ceux qui étaient au début de la compétition
17:01les deux grands favoris, Sénégal d'un côté
17:03et le pays hĂ´te, le Maroc de l'autre.
17:04Les Nigérians ne vont pas vous aimer.
17:07Qui ont montré tout au long de la compétition
17:09qu'ils s'imposaient Ă leur tour comme favoris.
17:11Ils ont été finalistes, le Nigérian,
17:13de la dernière Coupe d'Afrique en Côte d'Ivoire.
17:15C'est une des grandes équipes d'Afrique,
17:17donc on ne peut pas dire que la finale rêvée,
17:20je pense que toutes les finales sont une finale rêvée.
17:23C'est l'avantage du foot, c'est-Ă -dire qu'on peut faire
17:24ce qu'on veut sur les plateaux.
17:26Ă€ la fin du fin, il n'y en a plus que deux.
17:28Et Ă la fin du fin du fin, au bout de 90 ou 120 minutes
17:30plus pénalty, il n'y en a plus qu'un.
17:32Et au égard à son histoire et à son parcours dans cette compétition,
17:34le Nigérian ne serait en rien un finaliste déshonorant.
17:37Bien au contraire, il s'est imposé naturellement comme favorisant.
17:40Ce qui est sûr, c'est que le pays hôte
17:41a une responsabilité quasi historique.
17:46C'est-Ă -dire qu'il faut aller en finale
17:47et la gagner et remplir le contrat jusqu'au bout.
17:51Tout le Maroc est derrière son équipe.
17:53Mais ce soir, ça va être difficile.
17:57Ce que je trouve aussi intéressant,
17:58c'est que ça fait quand même deux Coupes d'Afrique de suite
18:01d'un vrai niveau.
18:03C'est-Ă -dire que quand je parle d'un vrai niveau,
18:04c'est-Ă -dire que je parle en termes de football,
18:06malgré toutes les polémiques récurrentes,
18:08arbitrage par arbitrage,
18:10ça fait partie du foot.
18:12Il y a des problèmes de main quand même.
18:13Ou des problèmes de pénalty en quart de finale.
18:17Je trouve que c'est un peu facile
18:17de tomber sur les cannes en disant
18:19que c'est une question du niveau d'arbitrage global.
18:22Parce qu'en fait, les arbitres africains
18:24ne sont pas suffisamment exposés
18:26à des matchs à haute intensité
18:27comme en Europe ou en Amérique latine.
18:29Mais grosso modo,
18:30on tombe un peu facilement sur l'Afrique
18:32en disant « Ouais, vos arbitres aussi,
18:34toutes les Coupes du Monde,
18:35les arbitres font des bêtises aussi ».
18:37Ce n'est pas vraiment le sujet.
18:39Ce qui m'intéresse,
18:40c'est que successivement,
18:42CĂ´te d'Ivoire-Maroc,
18:43on a deux événements globalement
18:45de niveau mondial sur le plan du football,
18:48de l'organisation,
18:49de l'événement,
18:50de la retransmission,
18:51du retentissement,
18:53de la qualité de ce qu'on voit
18:54des joueurs, etc.
18:56Et c'est important
18:58parce que ça crédibilise le football africain.
19:00Et en mĂŞme temps,
19:00c'est très compliqué
19:01parce qu'on a mis la barre
19:03en deux éditions,
19:05on a mis la barre très haut.
19:06Et donc,
19:07qui va pouvoir organiser des cannes
19:09aujourd'hui en Afrique ?
19:11Ça réduit en termes d'investissement,
19:13en termes d'argent,
19:14d'organisation.
19:15Ça réduit,
19:16j'allais dire,
19:17le plateau.
19:19Et dans le cas du Maroc,
19:20il y avait aussi,
19:21très rapidement,
19:21l'enjeu Coupe du Monde
19:22puisque c'était quand même
19:23un replay,
19:25une espèce de grande répétition
19:27pour la Coupe du Monde 2030
19:31sachant que
19:33on n'a pas totalement réglé
19:36les problèmes de la génération Z
19:38au Maroc.
19:38C'est-Ă -dire que
19:39les gens sont embarqués
19:40par cette équipe
19:41mais la revendication
19:42de plus d'équité,
19:43de plus de justice sociale,
19:44de plus d'emplois,
19:46elle est lĂ
19:46et que le foot
19:48règle un certain nombre
19:49de problèmes.
19:50Le foot permet
19:51Ă une nation
19:52de se mobiliser
19:53dans un moment
19:54très spécifique
19:55mais les problèmes
19:56sont lĂ .
19:56Ça me rappelle 1998,
19:58Black Blanc Beurre.
19:58Les problèmes sont lĂ
20:00et donc je sais
20:00qu'une des préoccupations
20:01du Maroc
20:02c'est d'aller vers
20:03la Coupe du Monde
20:04maintenant
20:04en ayant une vraie logique,
20:06une vraie discussion intérieure
20:07sur l'intérêt
20:08de cet investissement
20:09et de ses investissements
20:11vers le nouvel horizon 2030.
20:13David Delos,
20:13après la victoire
20:14des éléphants à domicile
20:15dans la précédente quête,
20:15la pression aujourd'hui
20:17elle est sur les Marocains ?
20:19Elle est sur les Marocains
20:20d'autant que
20:20d'un point de vue
20:21purement sportif,
20:23il y a de la rappeler,
20:24c'est pas un petit morceau
20:25les super rigueuls
20:26le Nigeria,
20:27ils ont gagné
20:28tous leurs matchs,
20:29ils ont une force athlétique
20:30qui est quand mĂŞme
20:30assez impressionnante.
20:31Deux grands attaquants,
20:32deux.
20:32Deux grands attaquants
20:34effectivement.
20:36Je pense que
20:37ça ne va pas se jouer
20:39juste comme ça
20:40en restant derrière
20:43et en jouant
20:43comme le Maroc a joué
20:44au tout début
20:45de la canne d'ailleurs
20:46en ayant un bloc
20:48très très bas.
20:48Donc ça c'est pour l'aspect...
20:4914 buts inscrits
20:50pour les super rigueuls
20:51depuis le début de la compagnie.
20:51Absolument,
20:52donc c'est la meilleure attaque
20:54de cette canne,
20:55c'est pas rien,
20:56mĂŞme si le Maroc
20:57aujourd'hui
20:58peut se targuer
20:59d'être arrivé
20:598ème au classement
21:01FIFA
21:01grâce à sa
21:02compétition.
21:03Il y a quand mĂŞme
21:04un sacré morceau
21:05devant
21:06et il ne va pas falloir
21:07le prendre
21:08vraiment à la légère.
21:10Je pense qu'effectivement
21:11pour ce qui concerne
21:12l'organisation
21:14dont parlait Ziad,
21:15jusqu'à présent
21:16le Maroc peut se dire
21:17une chose,
21:18cette canne
21:18elle est réussie.
21:19Cette canne
21:20elle est vraiment réussie.
21:21Il y a de l'engouement,
21:23il y a du respect
21:24entre les spectateurs
21:26mĂŞme s'il y a
21:27les problèmes
21:29d'arbitrage
21:29récurrents,
21:30les accusations
21:31de triches etc.
21:32Mais ça c'est
21:32ça fait partie intégrante
21:33du foot.
21:34Moi je pense que
21:35lĂ on va se retrouver
21:37face à deux équipes
21:38qui vont avoir
21:39à cœur
21:39pour le Maroc
21:41de briller
21:42Ă domicile
21:44et pour le Nigeria
21:45de remporter
21:46la seule compétition
21:47qui leur reste
21:48parce que eux
21:48ne sont pas qualifiés
21:49pour la Coupe du Monde.
21:50Oui c'est étonnant d'ailleurs.
21:51Donc il va y avoir
21:52vraiment un sacré combat
21:54sur le terrain
21:55d'ici maintenant
21:56allez 9 minutes.
21:57Ça va être aussi
21:58un défi
21:58pour le sélectionneur
22:00bien sûr
22:01et Gragui
22:01dont on a vu
22:02les qualités
22:03tactiques
22:04lors du quart de finale
22:05remporté
22:06par le Maroc.
22:08Un mot peut-ĂŞtre
22:09aussi de l'autre équipe
22:10l'Egypte
22:11qui a donc
22:12échoué au stade
22:13des demi-finales
22:14un échec
22:15on l'imagine personnel
22:16aussi pour Mohamed Salah
22:17qui voit donc
22:17sa route
22:18s'arrĂŞter ici
22:19face à des Sénégalais
22:20plus forts
22:21mais qui dominaient
22:22en possession de balles
22:22mais qui ont mis
22:23tout de mĂŞme
22:2378 minutes
22:25avant d'ouvrir le score.
22:27C'est-Ă -dire que
22:28moi je fais partie
22:30de la vieille école
22:30donc je pense
22:31qu'on ne peut pas
22:32jouer au foot
22:32sans marquer de but.
22:34Donc une équipe
22:34qui base sa stratégie
22:36sur le bloc défensif
22:38ils sont très forts
22:41défensivement
22:41les Égyptiens
22:42ils sont hargneux
22:43ils nous rappellent
22:44les Italiens
22:45des années 70-80
22:46ils ont une star
22:48devant
22:48mais qui
22:49il faut bien le dire
22:50elle est toujours
22:52aussi efficace
22:54mais le rayonnement
22:55de Mohamed Salah
22:55c'est plus le mĂŞme
22:56aujourd'hui
22:57qu'il y a 4 ans
22:57ou il y a 5 ans
22:58ou il y a 3 ans
22:59etc.
23:00Et donc
23:00ils étaient exposés
23:02à une équipe d'attaquants
23:03qu'ils ont tenu
23:04un certain temps
23:04mais je veux dire
23:06Ă un moment
23:06j'ai vu sur l'écran
23:077 tirs sénégales
23:080 Egypte
23:10et le seul tir
23:11qu'ils ont eu
23:11ils l'ont mis
23:12Ă la toute fin du match
23:13alors qu'ils étaient menés
23:15donc franchement
23:16mais on pourrait dire
23:17la mĂŞme chose
23:18des Tunisiens
23:18toutes ces équipes
23:19qui sont très défensives
23:20quand mĂŞme
23:22le foot
23:23c'est des buts
23:24et si vous ne mettez pas
23:25des buts
23:25vous vous exposez
23:26à ce qu'il aurait arrivé
23:27aujourd'hui
23:28c'est Ă dire
23:29une balle qui retombe mal
23:31qui ne tombe pas
23:32lĂ oĂą il faut
23:33pour la défense
23:33Ă un attaquant de talent
23:34qui exploite
23:36et puis voilĂ
23:37mais quand mĂŞme
23:38je pense que le niveau
23:39quand mĂŞme globalement
23:41ça va mieux
23:43après
23:43c'est très intéressant
23:45le foot africain
23:46parce que
23:46ces équipes
23:47qui carburent bien aussi
23:48c'est des équipes
23:49oĂą il y a beaucoup de joueurs
23:50qui jouent en Europe
23:50et l'entraîneur sud-africain
23:53a eu le malheur
23:54de dire en rentrant chez lui
23:55qu'un peu prématurément
23:57qu'il ne pouvait pas
23:58avoir une grande équipe
23:59parce qu'il n'avait pas
23:59de joueurs sud-africains
24:00en Europe
24:01pour porter une sélection nationale
24:03pour des types
24:04qui sont aguerris
24:05physiquement
24:05tactiquement
24:07etc
24:07et tous ceux
24:09qui sont lĂ
24:10les quatre derniers
24:11il n'y a que des joueurs
24:12il y a beaucoup de joueurs
24:13en Europe
24:14Hakimi
24:16Osimen
24:17le Nigérian
24:18Sadio Mane
24:19ils ont une expérience
24:21ils ont l'habitude
24:22des matchs
24:22à haute densité
24:23ils peuvent y aller
24:24David Delos
24:25je pense Ă Sadio Mane
24:27quelque part
24:29arrĂŞter
24:29la course en avant
24:31de son ancien
24:33coéquipier
24:33Mohamed Salah
24:35c'est quand mĂŞme
24:37waouh
24:37il y a une histoire
24:39dans l'histoire
24:39entre eux
24:41qui étaient
24:43brillantissimes
24:44sur le terrain
24:45qui parfois
24:46s'embrouillaient
24:48dans les vestiaires
24:49je trouve
24:50qu'il y a
24:50une superbe
24:52histoire d'hommes
24:53les deux hommes
24:54ils ont 33 ans
24:55tous les deux
24:55pour Moussala
24:57c'était leur dernière
24:58apparition commune
24:59c'était ici
25:00c'était Stade de France
25:01Liverpool
25:02Real Madrid
25:02cette funeste finale
25:04enfin
25:04plusante en tout cas
25:06pour nous français
25:06puisque
25:07par la force des choses
25:09du fait de la guerre
25:10en Ukraine
25:11cette compétition
25:12avait eu lieu
25:13au Stade de France
25:13avec les difficultés
25:15que l'on sait
25:15et lĂ vraiment
25:16on voit deux stars
25:17on sait très bien
25:20qu'Ă 33 ans
25:21une carrière de footballeur
25:22on arrive Ă la fin
25:23je me demande
25:24ce que Moussala
25:25va pouvoir faire
25:26aujourd'hui
25:26pour rebondir
25:27et Sadio Mané
25:30a un coup Ă jouer
25:32un vrai coup Ă jouer
25:33Merci beaucoup
25:34Zian Imam
25:35David Delos
25:36c'est la fin
25:37dont va plus loin
25:37on se retrouve dans un instant
25:38pour la suite de l'essentiel
25:40on reviendra sur
25:41ce qui s'est dit
25:42aujourd'hui Ă Washington
25:42autour du Groenland
25:43Faites un tour complet
25:50de l'actualité
25:51dans l'actu 360
25:53aux côtés de Claire Hilderbrand
25:55tous les faits
25:56toutes les clés
25:56pour décrypter l'actualité
25:58Je vous retrouve
25:59tous les soirs
26:00dans l'actu 360
26:01en direct
26:02sur France 24
Be the first to comment