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00:00France 24, et la première présente...
00:04Bonjour, bienvenue dans Outre-mer l'hebdo, consacré à l'actualité des territoires ultramarins.
00:10A la une cette semaine, alerte caillassage à Mayotte,
00:13ces agressions violentes contre des bus scolaires,
00:16ou devant des institutions entre autres, sont monnaie courante.
00:19Des violences qui minent le quotidien des Mahorais.
00:22Reportage à suivre, à tout de suite.
00:30Mais d'abord, alors qu'il est largement rejeté et suscite la colère des agriculteurs dans l'Hexagone,
00:45le projet d'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur divise en Outre-mer.
00:50Si la proximité de certains pays concernés peut représenter un avantage
00:54pour certaines filières des Antilles, Guyane,
00:57des craintes s'élèvent aussi quant aux différences de réglementation.
01:01Sophie Vingada-Salon avec nos équipes sur place.
01:04En Guadeloupe, Benoît Foucan est un apiculteur exigeant,
01:08qui mise sur la qualité du miel.
01:10Il est l'un des rares professionnels à ne pas s'opposer totalement au Mercosur,
01:15cet accord de libre-échange entre l'Amérique du Sud et l'Union européenne.
01:21Nous ne sommes pas contre le Mercosur, nous ne sommes pas contre les échanges des produits,
01:25mais cependant, ils ne respectent pas les mêmes normes en termes sanitaires.
01:30Et puis, il y a un coût économique que ça va impliquer.
01:33Pour nous, les produits arrivent à bas coût et donc ça va fragiliser la filière
01:36au niveau économique et aussi au niveau environnement.
01:39À l'instar de l'Hexagone, le monde agricole guadeloupéen est inquiet.
01:43On le sait, on ne joue pas dans la même catégorie, j'ai envie de dire,
01:48avec un pays comme le Brésil.
01:51On n'est pas capable de produire au même prix les sucres, les mêmes sucres que le Brésil.
01:57Autre filière est son de cloche en Guyane.
02:01À Cayenne, les bouchers sont partisans du Mercosur.
02:04Ils manquent de viande, certains ont déjà mis la clé sous la porte.
02:08Ils appellent à intensifier les échanges avec le Brésil,
02:12pays fondateur du marché commun sud-américain.
02:16Nous, en tant qu'artisan boucher, nous avons des difficultés d'approvisionnement local.
02:20Nous sommes en manquement de bovins.
02:23En bovins ou autre chose, bien sûr.
02:25Mais moi, je parle de la boucherie.
02:27Alors, pour moi, je suis d'accord pour la signature pour la Guyane.
02:31La France a voté contre cet accord de libre-échange
02:34d'environ 700 millions de consommateurs.
02:37La ratification du traité avec le Mercosur dépend encore d'un vote
02:42qui s'annonce serré au Parlement européen.
02:46Il remercie enfin ceux qui l'ont soutenu alors qu'il était incarcéré au Togo.
02:52Le Guadeloupéen Steve Rouillard a retrouvé sa terre natale,
02:55libéré le 31 décembre dernier.
02:58Après sept mois de détention pour atteinte à la sûreté de l'État,
03:01il sort aujourd'hui de son silence
03:03et demande la libération des autres prisonniers des autorités de l'OME.
03:07C'est sans doute la première source d'addiction chez les jeunes,
03:12les réseaux sociaux.
03:14Alors qu'un projet de loi sur leur interdiction pour les moins de 15 ans
03:17est toujours à l'étude, on connaît leur dangerosité pour la santé.
03:21Mais qu'en pensent les principaux intéressés ?
03:23On voit cela en Martinique avec Catherine Gogné-Cléon et François Marlin.
03:29Portable en main à l'extérieur de l'établissement,
03:31ces élèves ont entre 15 et 17 ans.
03:34Les réseaux sociaux sont leur quotidien.
03:36Autant de plateformes consultées chaque jour
03:38qui pourraient être à la rentrée prochaine interdites.
03:41Je pense que ce n'est pas si mal parce que les enfants deviennent addicts,
03:49oublient de travailler à l'école et ça, c'est très endommageant pour le cerveau.
03:55Ça apporte beaucoup de choses, la connaissance et tout.
03:58Il y a plein de choses.
03:59S'il y a pas les réseaux et tout, il y a plein de choses, on va pas connaître et tout.
04:02Du coup, il vaut mieux les réseaux.
04:05Des réseaux sociaux consommés sans limite.
04:099h et quand je suis en vacances, c'est 12h.
04:11Environ 5h, 6h, 6h par le temps passé.
04:17Heureusement qu'il y a maman pour nous dire d'arrêter et de faire les devoirs.
04:22Combien c'est bien ? C'est quoi ?
04:24On y trouve tout.
04:25Contenu violent, inapproprié, cyberharcèlement,
04:28conséquences, addiction aux écrans,
04:30troubles du sommeil et du comportement.
04:32Alors, l'Agence nationale de sécurité tire la sonnette d'alarme.
04:36Les moins de 15 ans n'y auront plus accès si la loi est votée.
04:40On sait qu'avant 15 ans, le jeune est perturbé par tout le bouleversement de la puberté,
04:48qui est un bouleversement hormonal, mais qui est aussi un bouleversement psychologique
04:53qui le rend beaucoup plus fragile et perméable à tous les apports extérieurs.
04:59Le texte sera présenté au Parlement à la rentrée 2026.
05:03Reste à savoir comment cette loi sera réellement contrôlée et appliquée.
05:07Une scène malheureusement fréquente à Mayotte.
05:11Ce mardi, les secteurs de Magicavo et de Sada ont de nouveau été le théâtre de caillassage de bus scolaires,
05:18blessant plusieurs élèves et laissant une fois encore les conducteurs sous le choc.
05:22Même problème pour des travailleurs sociaux ou des bénévoles.
05:26Conséquence, de nombreux acteurs exercent leur droit de retrait.
05:29C'est le dossier de l'hebdo.
05:30Il est signé Nicolas Suir et Mayotte la première.
05:32Des jeunes qui s'affrontent à Mayotte, c'est devenu la norme dans ce quartier à Passamaïti.
05:41C'est la 20e fois cette année.
05:43Et cela se passe tout près de l'aide sociale à l'enfance.
05:47Alors, les employés de la structure exercent leur droit de retrait depuis une semaine.
05:51À la sortie du collège, on a les jeunes qui se retrouvent là, juste devant notre portail.
05:55Et ils s'affrontent, c'est des jets de cailloux, de tout en fait.
05:59Et nous, on est face à ça.
06:02Et on a même des collègues, quand ils viennent au travail, ils se font agresser juste devant.
06:06On a les usagers qu'on accueille ici aussi qui seront agressés par ces jeunes-là.
06:10Et c'est le quotidien.
06:11Les bus sont souvent pris pour cible depuis 2018, car ils transportent des jeunes de groupes rivaux.
06:18Plusieurs centaines d'attaques sont recensées chaque année.
06:20Des passagers et des chauffeurs ont été hospitalisés.
06:24Le ramassage scolaire est désorganisé dans le centre ouest de Mayotte.
06:28Des centaines de milliers d'euros ont été dépensés en réparation de vitres.
06:32Et les assurances deviennent difficiles à obtenir.
06:35Les assurances ne veulent plus prendre en charge les transporteurs maorais.
06:40Et quand ils les prennent en charge, c'est à des coûts exorbitants,
06:43avec des primes allant jusqu'à 10 000 euros l'année, juste pour un bus.
06:46Dans le village de Magikavo, les associations exercent également leurs droits de retrait.
06:52Les ruelles sont de moins en moins fréquentées.
06:55Les habitants préfèrent ne pas sortir afin d'éviter l'agression.
06:59Partout ailleurs, la délinquance recule.
07:02Chez nous, ici à Magikavo, c'est le contraire.
07:04C'est même de pire en pire.
07:07Moi, j'aimerais que ces jeunes arrêtent et essaient plutôt de construire leur avenir.
07:11Et qu'ils laissent également les autres construire leur vie.
07:13Incapables de ramener la sécurité à Mayotte,
07:17les autorités ne répondent pas aux demandes d'interviews.
07:20Cette violence dure depuis 7 ans maintenant.
07:23Elle ne s'arrêtera pas sans l'application de mesures fortes, d'après certains syndicats.
07:29Ces trois lettres pourraient protéger la vanille de Tahiti.
07:34IGP, pour indication géographique protégée.
07:37Les producteurs du territoire y sont favorables, notamment pour se protéger du marché mondial.
07:43Et ce, même si l'appellation tahitienne est déjà reconnue.
07:46Seulement, certains acteurs de la chaîne commerciale pourraient bien y voir une difficulté supplémentaire.
07:51Explication Chiquita Teiva et Patrick Tsing-Tsing.
07:54La vanille de Tahiti, un produit d'exception.
07:59Elle fait face à la concurrence croissante du Brésil et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
08:04La Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui produit également la vanille Tahitensis, n'hésite pas à afficher « vanille de Tahiti ».
08:11Alors, pour protéger le savoir-faire polynésien, un label IGP est plus que nécessaire pour les producteurs du finnois.
08:19Il faut que la vanille de Tahiti appartienne au pays, à nous, au peuple polynésien,
08:25parce que la vanille de Tahiti, elle est produite ici et on connaît justement sa qualité.
08:30Et c'est une des raisons pour lesquelles aussi nous voulons mettre en avant la qualité de production, de préparation et d'exportation.
08:38Par contre, elle ne fait pas l'unanimité au niveau des exportateurs.
08:42En fait, parce qu'un exportateur, lui, il a déjà son réseau de producteurs en place
08:48et donc il a déjà son réseau de commercialisation qui est en place.
08:51Donc là, en fait, ça va venir compliquer cette structure, ce réseau qu'il a mis en place
08:58parce que maintenant, il faut une traçabilité de qui fait quoi et qui achète quoi.
09:03« Cultivée principalement à Taha'a, Houahine-Reyatea, la rareté de la vanille tahitienne reste inégalée,
09:10tant par son origine que par le savoir-faire artisanal qui lui confère une valeur inestimable.
09:16Et ce ne sont pas moins de 800 producteurs qui attendent des informations sur cette indication géographique protégée.
09:23Le public et les professionnels ont deux mois pour donner leur avis sur le projet.
09:28Le dossier est également disponible en ligne sur igp-vany de tahiti.org.
09:36Et puis en Guyane, le coup d'envoi du carnaval a été donné jusqu'au mercredi décembre.
09:42Les soirées dans les dancing ont fait le plein.
09:44Les Touloulous, figures emblématiques du carnaval, étaient donc de sortie.
09:49Vous savez, ce sont ces femmes déguisées de la tête aux pieds qui mènent la danse chez Nana,
09:53comme chez Paulina, une institution guyanaise.
09:56Ambiance, avec Catherine Boutet et Christian Cholot.
10:01À quelques minutes de l'ouverture des portes de Paulina, tout est en place pour accueillir le public.
10:07Les premiers balles parémasquées ont débuté ici, il y a 31 ans.
10:12Jean-Michel est le premier à la caisse.
10:14Cette année, il fait sa rentrée avec son fils, Yonaël.
10:18Une première pour le jeune homme, un grand moment pour toute la famille.
10:22Je voulais vraiment qu'il découvre l'ambiance de 22 heures.
10:26Voilà, ce ne sont que des instrumentaux, il n'y a pas encore les chanteurs.
10:29Et je trouve que c'est magnifique, ce sont vraiment des morceaux d'antan.
10:32C'est un rêve d'enfant, hein ?
10:34C'est aussi l'éducation, parce que là, je viens accompagné de mon père.
10:38Sur le podium, les Blue Stars assurent l'ambiance.
10:41Le groupe joue chez Paulina depuis 4 ans.
10:44Le carnaval 2026 est plutôt court.
10:46Pour l'ambiance, certains Touloulous ne veulent rien manquer.
10:49La danse, c'est la vie, c'est la joie de vivre, c'est la joie d'être bien.
10:55Il faut que je danse.
10:56Autre ambiance à Cayenne, du côté de la salle mythique chez Nana.
11:01Le village est un peu désert à cause de la pluie,
11:04mais à l'intérieur, pour leur deuxième saison dans le dancing,
11:08les mécènes donnent tout.
11:09Ça reste le temple, hein, mythique, mais c'est la pâte, c'est l'organisation,
11:16c'est la fluidité, comment on s'occupe, on va s'occuper des Touloulous, des cavaliers.
11:20C'est aussi le répertoire, comment on va emmener ce que le public veut, justement, chez Nana.
11:27Et les vrais fanatiques des mécènes sont déjà au rendez-vous.
11:31On n'a pas de parti pris, on va chez Nana, on va chez Paulina.
11:33Un carnaval qui va monter en puissance, comme Yonaëlle, dans l'ambiance en quelques minutes.
11:40Première sortie validée.
11:45Les balles parémasquées vont au fur et à mesure attirer de plus en plus de carnavaliers.
11:50Le dernier est prévu mardi gras, 17 février.
11:53Voilà, c'est la fin de cet hebdo.
11:58Merci de l'avoir suivi.
12:00Pour le revoir et retrouver toute l'actualité des Outre-mer,
12:03rendez-vous sur france24.com et lapremière.fr.
12:06Je vous souhaite une belle journée, une belle soirée, où que vous soyez.
12:09Prenez bien soin de vous.
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