[#Exclusif] Dr. Freddy Koula Moussavou, Président de Atletico Akanda
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00:00...
00:00Dans l'interview exclusive ce soir, nous parlons de sport
00:13et nous sommes avec le docteur Frédéric Koula Moussavou,
00:16président de Atlético Akanda et consultant sportif.
00:21Bonsoir mesdames et messieurs et bonsoir Frédéric Koula
00:23et merci d'avoir accepté notre invitation.
00:26Salut Carlito, je suis content d'être là à Gabon Mediatay.
00:29Surtout d'être avec toi, le travail formidable que Gabon Mediatay me fait,
00:34mes amitiés également, je suis très très heureux d'être là
00:36et surtout d'être invité pour parler d'une thématique
00:39on ne peut plus intéresser avant tout.
00:41Merci, mais avant on va ouvrir une toute petite parenthèse.
00:44Je disais que vous avez soutenu une thèse de doctorat récemment en France
00:48mais un tout petit incident qui a émaillé un peu votre voyage.
00:54À quelques jours de votre déplacement pour votre soutenance,
00:58vous n'aviez toujours pas de visa délivré par le consulat de France
01:02et il a fallu un tollé médiatique et politique d'ailleurs
01:06pour que subitement votre visa puisse sortir.
01:10Qu'est-ce qui s'est passé ?
01:11Je pense qu'il y a beaucoup de gens aussi qui ont découvert
01:13que j'étais doctorant en communication
01:16et ça faisait quand même cinq ans que je sais cette thèse-là,
01:21que je la préparais.
01:21Qui comprenne moi d'ailleurs.
01:22Oui, donc je devais soutenir du coup ma période de soutenance
01:27était en juin normalement et ensuite ça avait été décalé pour décembre
01:30et j'avais un titre de séjour puisque moi je suis rentré au Gabon
01:32quasi définitivement.
01:34J'ai libéré mon appartement je pense à la fin de l'année 2024
01:39et j'ai décidé de rentrer au Gabon.
01:41Mon titre de séjour étant expiré je pense en mai-juin,
01:44il y avait des difficultés à renouveler notamment sur le site de Gouv à l'étranger.
01:49Du coup j'ai fait une demande à l'ambassade de France.
01:52D'ailleurs je me suis rapproché de la figure tutélaire que nous avons au Campus France
01:55qui m'a recommandé, j'avais demandé de faire un visa simple
01:59pour aller simplement soutenir et revenir
02:00parce que mes quartiers sont à Candon, à Libreville.
02:04Ils m'ont recommandé de faire un visa,
02:07ils m'ont demandé de faire un visa simple évidemment.
02:09Donc du coup j'ai fait ce visa simple là
02:10sauf que le consul adjoint qui s'occupe des visas
02:14a mis un refus sur mon visa simple
02:17et m'a recommandé, lui et surtout le chargé de la coopération
02:19que j'avais appelé dans la foulée,
02:21m'a recommandé de faire un visa retour.
02:23Sauf que le motif qu'il m'avait donné préalablement
02:25c'était que dans ce visa simple que vous avez fait là
02:29on n'était pas sûr que vous alliez revenir
02:31c'était comme si vous alliez en France
02:32ce que j'avais trouvé bizarre.
02:35Et dans la foulée quand il me demande de faire le visa retour
02:37c'est pour ceux qui sont résidents
02:39en fait je ne comprends pas trop bien pourquoi il me demande de faire ça
02:41surtout qu'ils craignent que j'aille en France résider.
02:44Ce qui est bizarre parce que je suis resté c'était en France
02:46et je suis volontairement rentré au Gabon.
02:48Du coup je fais quand même le visa retour
02:50sauf que le visa retour est conditionné
02:53par l'approbation de la préfecture.
02:55Moi en l'occurrence la préfecture de l'Isère à Grenoble
02:58a pris du temps pour répondre.
03:00Donc au bout d'une dizaine de jours
03:02je repars vers le consulat qui me dit
03:04ah ben tiens ce n'est pas nous qui décidons
03:06il faudrait que la préfecture, le profet de l'Isère répondent.
03:11C'est comme ça que je contacte du coup mon directeur des thèses
03:14et je contacte l'université qui se rapproche de l'Isère
03:17et la préfecture de l'Isère et qui leur dit
03:19en toute honnêteté si c'est pour la soutenance
03:21il faudrait que le consul au Gabon réagisse
03:24et donne les visas même pour venir soutenir.
03:26Sinon ça ne pourra pas se faire avant deux mois
03:28parce qu'ils avaient entre 30 000 et 40 000 demandes à traiter.
03:31Franchement ceux qui sont en France comprennent
03:32et savent la difficulté qu'on a aujourd'hui à obtenir
03:35même un titre de séjour et tout ça.
03:37Donc c'est comme ça que du coup je me suis rapproché vers eux.
03:38j'ai senti qu'à cinq jours de la soutenance ça traînait
03:42et c'est comme ça que je me suis permis de me servir du coup des réseaux sociaux
03:46pour dénoncer ce que je considérais comme pas une injustice
03:49mais une lenteur administrative
03:50qu'a failli me coûter ma soutenance.
03:52Dieu merci.
03:53Il y a eu une sorte de remontada sur les réseaux sociaux
03:56où les Gabonais ont adhéré au projet
03:58et puis Dieu merci les autorités gabonaises ont réagi d'ailleurs.
04:00Je tiens à remercier.
04:02Sincèrement j'en profite.
04:04C'est vrai que c'est très dur.
04:05C'est une situation qui a été très dure psychologiquement.
04:08J'arrivais plus à me concentrer sur ma préparation de thèse.
04:12Je ne souhaite à personne de vivre ce genre d'événement-là,
04:14avoir passé cinq ans d'études,
04:15à travailler sur ta thématique,
04:17être prête à soutenir
04:18et puis se retrouver dans une forme de lobotomie
04:20liée à une contrainte administrative.
04:22Je ne souhaite cela à personne.
04:23Ça prouve qu'il y a une question fondamentale à poser
04:26autour que ce soit des titres de séjour
04:29pour les étrangers qui sont en France
04:31et surtout pour nous qui allons régulièrement en France.
04:35Oui, alors justement, parlons de ça.
04:38Vous, vous êtes une personnalité connue
04:39dont vous avez pu bénéficier d'une certaine autorité médiatique
04:44et également au plan politique.
04:48Mais quels enseignements vous tirez de cette situation
04:51en la mettant en perspective
04:53pour ces Gabonins qui ne sont pas connus comme vous
04:56et un Gabonais lambda qui aurait pu rater sa soutenance de thèse ?
05:01Est-ce qu'il y a des choses à revoir
05:02au niveau du fonctionnement de la coopération
05:06en matière de mobilité et studentine
05:07entre la France et le Gabon ?
05:09Oui, c'est d'ailleurs le débat que j'avais eu
05:10avec les quelques personnalités que j'avais eu au téléphone.
05:13Je leur disais, OK, là, je sais que dans une journée ou deux journées,
05:17ma situation va se décanter
05:18parce que le ministre intérim de l'époque avait intervenu,
05:21et la présidence indirectement également.
05:24Je leur dis merci d'ailleurs.
05:25Et finalement, je pense que l'ambassadeur avait dû en parler,
05:30plaider en ma faveur chez le consul,
05:33qui m'avait appelé dans la foulée.
05:34Mais ce que je me suis posé comme question,
05:35c'était, mais si je n'étais pas Frédéricoula,
05:38si c'était un autre.
05:40Et dans la foulée aussi,
05:41j'ai reçu peut-être une cinquantaine de messages
05:43des gens qui étaient à peu près dans ma situation,
05:46surtout les étudiants,
05:47c'est-à-dire que ce soit des jeunes étudiantes
05:48ou des jeunes étudiants qui, pour certains,
05:51étaient venus en stage au Gabon,
05:52qui voulaient repartir après les stages, etc.
05:54Donc c'est une situation qui, à la fois, peut être gênante,
05:58mais aussi, en fait, elle est capable de détruire des vies,
06:01ce type de situation-là.
06:02D'où, vraiment, c'est une interpellation
06:05vis-à-vis à la fois des autorités politiques,
06:08administratives, et même du consul
06:10et de l'ambassade de France.
06:11Il y a des liens historiques qui sont entre le Gabon et la France.
06:14Et il est vrai que, ces dernières années,
06:16moi-même, j'ai vécu en France pendant 7 ans,
06:18et je sais qu'il y a beaucoup de Gabonais
06:19qui sont partis en France sur des motifs un peu fallacieux,
06:21qui ont fini par résider.
06:22Ça peut se comprendre le contexte que l'immigration,
06:25aujourd'hui, les lois ont été durcies en France.
06:27Mais le Gabon, qui est encore un partenaire
06:30privilégié de la France, Macron,
06:32était là il n'y a pas longtemps.
06:32Il a parlé de la coopération entre étudiants, etc.,
06:37pour les études.
06:39Je trouve que c'est très dur,
06:40le durcissement notamment sur l'obtention des visas,
06:43l'attribution des visas au Gabon.
06:44C'est très dur également, la façon dont sont traités,
06:46surtout à la fois les travailleurs, les étudiants,
06:49même en France également,
06:50parce que je connais beaucoup, beaucoup de Gabonais
06:51qui galèrent aujourd'hui à renouveler à titre des séjours,
06:54qui perdent du travail.
06:55On dirait qu'on les pousse un peu à l'abandon
06:57et à rentrer au Gabon.
06:58Surtout que des gens comme moi, par exemple,
07:00moi, j'ai travaillé chez Canal+, pendant 5 ans,
07:03j'ai travaillé chez TV5, des chaînes français,
07:05je suis RFI pendant 7 ans, c'est le service public français.
07:08Je me retrouvais dans des situations où j'ai l'impression
07:10d'être un clandestin, alors que j'ai vécu en France 7 ans,
07:14je fais des allers-retours au moins 3-4 fois par an
07:17depuis que je suis rentré.
07:18C'est très dur et ça peut être encore plus dur
07:19pour des gens qui n'ont pas d'attache.
07:21Alors, merci, merci Frédéric Koula.
07:23C'est docteur Frédéric Koula, je devrais m'y habituer,
07:27vous êtes désormais docteur.
07:28C'est cela, docteur en sciences de l'information et de la communication
07:31et précisément, j'ai travaillé sur les questions des enjeux
07:34de la médiatisation du football avec un exemple pratique
07:37qui est celui des Canal+, en gros, la diffusion du football
07:40au Gabon par Canal+, sur les 20-30 dernières années
07:42et évidemment, les épilogues autour des antagonismes
07:46entre le Barça, l'Oréal, etc., le supporterisme.
07:48Voilà, merci pour la précision.
07:50Donc, football, parlons-y, justement.
07:52Vous êtes un observateur aguerri, donc, de la vie sportive.
07:56Et un acteur aussi.
07:57Exactement, voilà, vous êtes président de club.
08:00Effectivement, donc, les Gabonais sont allés à la Cannes
08:03et déjà, peut-être rappeler quels étaient les objectifs
08:08pour le coach et ses poulains
08:10et comment expliquer justement cette différence
08:13entre une des qualifications prometteuses
08:15et cette débâcle sur le terrain avec l'élimination en face de poule.
08:21Déjà, ce n'étaient pas exactement les mêmes compétitions à la Calife.
08:25C'était la Calife de la Coupe du Monde.
08:26La dynamique était différente, l'objectif était différent.
08:29La poule était totalement différente.
08:31La poule de Calife, hormis la Coupe du Monde,
08:34hormis la Côte d'Ivoire qui était un peu l'ogre,
08:36il y avait deux qui se qualifiaient
08:38et surtout les autres, c'était franchement des équipes extrêmement moyennes.
08:41Donc, c'est vrai que la dynamique était positive.
08:43C'est ce qui est intéressant, c'est que quand même,
08:46l'ancien sélectionneur avait repris l'équipe après un échec.
08:50On n'était pas allé à la Cannes en Côte d'Ivoire,
08:52ce qui était déjà un problème en soi,
08:53vu les énormes moyens qu'il y avait autour,
08:56vu la dynamique qu'il y avait aussi autour de Patrice Neveu
08:58qui avait fait une très bonne Cannes au Cameroun,
09:00sans les stars, on se disait qu'il devait avoir une continuité.
09:02Il y a eu cette rupture-là et puis est arrivée la transition.
09:05Le coach avait été introduit dans cette forme de transition-là,
09:09il devait reconstruire l'équipe.
09:10Il a réussi tant bien que mal à remonter l'équipe avec des Califes.
09:13Donc il y avait un espoir autour par rapport à cette dynamique-là
09:18où on avait quand même enchaîné des victoires.
09:20Mais on n'arrivait pas.
09:21Moi, je savais avant la Cannes que ça serait compliqué
09:23parce que malgré le fait qu'on avait enchaîné de bonnes éliminatoires,
09:26que ce soit la Cannes ou la Coupe du Monde,
09:27on n'arrivait pas à battre les gros.
09:28On n'avait pas réussi à faire de bons résultats contre le Maroc.
09:31Ça avait été difficile, battu par le Sénégal.
09:33On a joué un autre gros, du coup, la Côte d'Ivoire.
09:36On allait retourner, on n'a pas pu les battre.
09:37J'avais vu, moi, dans le tirage que ça serait peut-être hypothétiquement compliqué sportivement.
09:42Et on espérait que l'équipe nationale du Gabon, qui est capable de ça,
09:46devait élever son niveau de façon consubstantielle
09:48pour pouvoir en plus, finalement, se sublimer.
09:49Parce qu'en 2021, au Cameroun, l'équipe s'était sublimée, d'ailleurs, sans les stars.
09:54Et là, on se disait, elle va se sublimer, elle va être très bonne.
09:57Des circonstances qui peuvent être atténuantes.
10:00La blessure de Pierre-Amérique Aubameyang, la blessure de Mario Lemina,
10:02finalement, Kanga Geller qui était suspendu sur le premier match.
10:06L'entraîneur, le sélectionneur, finalement, qui était suspendu également.
10:08Donc, sportivement, il y avait eu déjà des choses qui étaient des indices
10:12qui pouvaient démontrer que l'entame serait difficile.
10:15Mais avant cela, il y a évidemment eu les extrasportifs.
10:19Et moi, en tant qu'acteur de foot et en tant qu'observateur,
10:21je sais pertinemment que les équipes, généralement,
10:24et d'ailleurs, c'est une théorie qui est développée par toutes les sciences du sport,
10:27les équipes qui réussissent le mieux dans les compétitions de très haut niveau,
10:31ce sont les équipes les mieux préparées.
10:32Or, pour cette canne-là, hormis, évidemment, les promesses de budget pharaonique
10:36autour de la sélection qui est très bien traitée,
10:39qui a eu des avions spécialisés, qui avait tout autour de l'équipe.
10:43D'ailleurs, le président de la République lui-même, l'État a mis le paquet
10:46en investissant sur les équipements et en investissant sur la gestion de l'équipe.
10:50L'État a fait ce qu'il fallait en promettant ou en gérant l'équipe correctement.
10:54Mais derrière, des premiers sportifs, évidemment, il y a eu des extras,
10:58notamment la question des maillots avec le Gabo Marguet
11:00et puis les conflits internes entre la fédération de Guinée et le sélectionneur.
11:04C'est plutôt aussi une partie de la responsabilité de cet échec à ces conflits internes
11:09qui ont peut-être tué le moral des joueurs sur le terrain.
11:13Non, mais après, je pense qu'il y a eu une conséquence.
11:15Évidemment, je parlais sportivement, la blessure d'Obameyang a été un frein,
11:18l'ébinaire blessé a été un frein.
11:19de Thierry Mouyouma et qui clive parfois vis-à-vis des personnes influentes
11:26au sein de la fédération.
11:30Oui, après, c'est l'histoire un peu d'un entraîneur.
11:33Je pense que lorsque, finalement, Pierre Lemoguégui avait accepté,
11:39en présentant le profit de Mouyouma, qui avait été validé par la présidence,
11:44par l'État gabonais, donc du coup le ministère qui paye,
11:46il savait à peu près dans quoi il mettait les pieds.
11:48Mouyouma était un entraîneur à grand caractère.
11:51Moi, j'ai eu de la chance, je le connais très bien,
11:54sportivement, parce que j'ai été un des premiers, d'ailleurs,
11:57à être fan de sa façon de coacher lorsqu'il était au C105.
12:00Je l'appelais déjà Mouyouma, c'est moi qui l'ai sur le mépelle.
12:04C'est curieux, vous le défendez, mais il y a quand même une parenthèse.
12:09Non, on va en venir.
12:11Non, c'est pour comprendre un peu le...
12:12Moi, je suis un scientifique, moi, je suis un universitaire.
12:15C'est-à-dire qu'on peut ne pas être d'accord sur des choses.
12:19Je donne une analyse d'abord objective et puis après, derrière,
12:21on peut revenir sur les questions personnelles pour lesquelles je ne veux pas forcément m'attarder.
12:26Mais ça, c'est des questions personnelles.
12:27Je vous dis que je connais l'individu, je connais le professionnel que ça a été.
12:30Il a eu une trajectoire, mais ça a été toujours, même quand il était à 105,
12:33un entraîneur sanguin.
12:35Ce n'est pas le type d'entraîneur à qui on impose des choses.
12:37C'est pourquoi, du coup, moi, je me suis étonné qu'il ait dit en conférence de presse,
12:39et d'ailleurs, je pense que l'État voudrait comprendre pourquoi,
12:42lorsqu'il parle d'ingérence, les gens se sont ingérés, etc.
12:44Est-ce qu'on sait ingérer sportivement ?
12:46Est-ce qu'il y a eu...
12:47Il parlait d'ingérence extra-sportive sur la question des maillots,
12:50alors qu'il était le même acteur au milieu, etc.
12:52C'est une grande question.
12:52Je n'ai pas la réponse du tout.
12:54Mais ce qui est certain, c'est que sportivement,
12:56on ne peut pas dire qu'il y a eu une ingérence au niveau sportif
12:58quand on connaît l'individu,
12:59quand on sait qu'il est tiré aux mains un entraîneur à caractère,
13:02qui assume ses choix, qui prend ses choix,
13:04et parfois, en justifiant ses choix,
13:06ça lui est arrivé de narguer que ce soit les interlocuteurs qu'il avait,
13:10les journalistes.
13:11Moi, j'ai envoyé des gars en conférence de presse
13:13qui se sont fait, entre guillemets, ridiculiser moi-même
13:16au passage d'une conférence de presse,
13:18alors que je venais là en tant qu'ami,
13:20parce que j'étais invité par la ministre à Franceville.
13:22J'étais simplement au fond de la salle, d'ailleurs,
13:24pour que les gens comprennent bien cet épisode-là.
13:26Je n'avais posé aucune question.
13:27Je ne venais pas là en tant que journaliste.
13:28– Oui, mais est-ce que le caractère de Pierre Sauvage
13:31n'a pas aussi contribué un peu, pardonnez-moi, docteur,
13:35– Non, mais c'est ce que je suis en train de dire,
13:36c'est que son attitude, sa façon d'être…
13:38– A impacté sur le collectif ?
13:39– Sa façon d'être, la fédération qu'il a pris,
13:41le ministère, c'est avec qui il était.
13:42À la fin, ça finit par clasher, entre guillemets,
13:45parce que c'est une question de personnalité et d'égo également,
13:48seulement du foot.
13:48Il a imposé ses choix.
13:50Il était un peu devenu, en plus du sélectionneur,
13:53en vérité, c'était lui le vrai manager,
13:54parce que le manager général Londo, c'est son ami,
13:57c'est lui qui l'emmène, c'est lui qui ramène tout le staff,
13:59celui qui est intendant de l'équipe, c'est lui qui l'emmène,
14:01tandis Gora, et l'intendant de l'équipe, on l'a vu à la Cannes,
14:04est devenu finalement sélectionneur adjoint,
14:06parce que c'est presque lui qui faisait les changements
14:08au bord de la pelouse, etc.
14:09Donc finalement, oui, sa relation avec ceux qui sont en dehors
14:15de son staff, c'est-à-dire la fédération et les autres,
14:17n'était pas forcément très très bonne.
14:20Encore heureux qu'il n'avait pas un ministre,
14:22il n'avait pas Paul Kessani comme ministre à cette époque-là,
14:24sinon il y aurait eu peut-être trois clans autour de la sélection.
14:28Donc il y avait forcément deux, trois clans.
14:29Moi, ce que je sais en interne, c'est vraiment terminé.
14:31Moi, ce que je sais en interne, c'est qu'il y avait quand même
14:33beaucoup de gens qui souhaitaient l'échec de Mouyouma
14:36pour le valser.
14:37À la fin, ça finit par tourner en sa défaveur.
14:40Justement, c'était le sens de ma question,
14:42parce qu'on parle également des aspects logistiques,
14:45notamment la question des équipementiers,
14:46qui ne dépendent pas totalement de lui
14:50ou uniquement du coach.
14:52C'est un ensemble.
14:52Est-ce que là, on peut aussi dire qu'il a été...
14:54Non, mais réponse sur les équipements.
14:54Non, c'est super important, Carles.
14:55Oui.
14:55Réfléchir sur les équipements, c'est une question de logique.
14:57Est-ce qu'il a été saboté aussi en interne ?
14:58Non, c'est une question de logique.
15:01La question des équipements,
15:02et là, j'en parlais en courrière avec quelqu'un.
15:04Si, lorsque...
15:05Moi, je pense que c'est l'argent
15:06qui a rendu tout le monde fou.
15:07Là, je vais être honnête.
15:08C'est l'argent qui a rendu tout le monde fou.
15:09Je parle de quel argent ?
15:10Lorsque la question des équipements
15:11se pose à Franceville
15:12et que les joueurs et le staff, etc.,
15:14ont fini par échanger avec le président,
15:18Dieu merci le président et sa générosité incroyable,
15:20décident un peu,
15:22parce qu'il aime tellement cette équipe
15:23et ne veut pas l'avoir mal habillée,
15:24parce que les joueurs ont boudé
15:25sur la qualité de l'habitude des équipements,
15:27le président promet d'acheter des équipements.
15:30Je pense que le fait d'avoir entendu certainement
15:32des sommes d'argent, etc.,
15:33alors que c'est la fédération qui devait s'en occuper,
15:37il y a eu un tiers,
15:38donc certainement,
15:39je ne sais pas ce qui s'est passé au milieu,
15:41finalement, la présidence
15:42et l'argent que le président avait promis
15:43a été géré par l'ONDS,
15:45qui est bien en soi,
15:46parce que l'ONDS,
15:47c'est le gestionnaire de gros portefeuille,
15:49etc.,
15:49ils savent le faire, etc.
15:50Mais à la fin,
15:51il y a eu un imbroglio sur les équipements
15:53et qu'il y a eu une incidence
15:55sur les rapports entre eux,
15:57parce qu'il y avait d'un côté
15:58le groupe de l'ONDS, etc.,
16:01et de l'autre côté,
16:02le groupe de la fédération
16:03qui s'est senti un peu lésé,
16:04vexé d'avoir été mis de côté.
16:06Moi, à leur place également,
16:06je me serais senti lésé.
16:08Ils ont été piégés,
16:09l'ONDS et l'ONUMA à la fin.
16:12La fédération a laissé couler,
16:13a laissé pourrir la situation,
16:15ce qui est retombé sur,
16:16malheureusement,
16:16l'équipe, la nation et le Gabon.
16:18Moi, ce que je dis,
16:19c'est que, dans le fond,
16:21si lorsque le chef de l'État
16:22avait promis d'acheter les équipements,
16:24si on était restés,
16:25comme on a fait sur le barrage,
16:26si on était restés sur Pouma,
16:28je pense qu'il y aurait eu
16:28le même problème ?
16:29C'est-à-dire qu'ils ont acheté
16:30les équipements sur Pouma,
16:31je ne sais pas combien de millions.
16:32Est-ce qu'on n'aurait pas pu garder
16:34les mêmes équipements,
16:35c'est-à-dire rajouter une petite somme
16:36sur les mêmes équipements Pouma,
16:38quitte à acheter d'autres modèles,
16:39etc., pour faire la canne ?
16:40Est-ce qu'on n'aurait pas pu faire ça ?
16:42D'où est venue l'idée,
16:43en deux semaines,
16:43c'est-à-dire le barrage et la canne,
16:45c'était de trois semaines à peu près.
16:46D'où est venue l'idée de se dire
16:48on joue le barrage avec Pouma,
16:50continuité,
16:51et on change littéralement
16:52d'équipementier avec tous les risques
16:54que ça comporte la validation à la canne,
16:56qui plus est un nouvel équipementier ?
16:57Voilà, ce sont des interrogations,
16:58du coup, qui sont fondamentales
17:00et qui interrogent sur le niveau de management
17:03et surtout, le patron de tout ça,
17:05c'est la fédération.
17:06À quel moment la fédération
17:07a pris ses responsabilités
17:09en voyant comment, entre guillemets,
17:11on est tenté de s'embourber
17:12avec les questions équipementées.
17:13Pourquoi ont-ils laissé partir le mail
17:15sans signer le contrat, etc., etc.
17:17Ce sont des grandes questions
17:18qui, à la fin, ont fini par avoir
17:19une incidence sur le sportif
17:21parce qu'à partir du moment
17:22où les humains qui sont autour
17:23d'une cause commune
17:24qui est l'équipe nationale,
17:25parce qu'en vérité,
17:26les équipes nationales,
17:27les sélections nationales,
17:28ont besoin de ce qu'on appelle
17:29l'union.
17:31Donc, à partir du moment,
17:32l'union autour de la sélection
17:33n'a été plus si forte que ça.
17:35Il y a eu forcément des antagonismes
17:36et des gens qui se sont dit
17:37« Ah, mais comme ils nous ont arrachés
17:38tel business, tel business,
17:40mieux ils échouent
17:40pour qu'ils partent,
17:41pour qu'on reprenne. »
17:42Ce sont des choses qui existent
17:43dans le sport et surtout dans le football.
17:44C'est un contexte qui a joué
17:45en défaveur de l'équipe nationale.
17:46Oui, entre autres,
17:47il y a le sportif et il y a l'extra.
17:48Et finalement, comme je l'ai dit,
17:49je reviens sur l'anathème
17:51et je dis que les équipes
17:53qui réussissent le mieux
17:54dans le sport de haut niveau,
17:59à cause des équipements,
18:00on n'a pas eu de match de préparation.
18:02À cause des équipements,
18:04on a fait deux ou trois jours
18:05sans s'entraîner sur les pelouses
18:07alors que l'équipe était au Maroc.
18:09Ça n'a l'air de rien
18:09pour les gens qui ne comprennent pas le foot.
18:11Mais alors qu'on avait,
18:12je pense, une dizaine de jours
18:13de préparation sur la canne,
18:15on a eu trois jours de moins
18:16d'entraînement.
18:17Les joueurs sont restés en salle
18:18parce qu'ils n'avaient pas
18:18les équipements adéquats,
18:20ce qui pose un problème
18:20déjà sur la préparation.
18:22Et puis derrière,
18:22on n'a pas eu de match de préparation.
18:24Je ne sais plus la dernière fois
18:25qu'on a joué une canne
18:25sans match de préparation.
18:27Je trouve que c'est très, très grave.
18:29Et donc, malheureusement,
18:30c'est une question de responsabilité
18:31des uns et des autres.
18:32En principe, moi, je regrette
18:34que tout soit passé très vite
18:35sans, par exemple,
18:36que la responsabilité
18:38de ceux qui dirigent la fédération
18:39ne soit pas totalement déclinée.
18:42Le gouvernement a demandé
18:42de prendre les responsabilités.
18:44Il aurait dû y avoir quand même
18:45une thématique là-dessus.
18:47Justement, on va en parler,
18:47mais ce sera en seconde partie
18:49d'émission.
18:50Docteur Frédéric Koula,
18:51vous êtes président
18:51d'Atletico Aconda.
18:54On marque une courte pause
18:55et on rêvait juste après.
18:58À quelques minutes seulement
19:00de l'aéroport,
19:01tu tombes sur un petit bijou.
19:04Flanable.
19:05Ici, tout est pensé
19:06pour que ton arrivée
19:07soit un vrai moment d'exception.
19:09Pas juste un bonjour bien,
19:10non, c'est une vraie expérience.
19:14Le confort, le style,
19:16tout ça dans une ambiance
19:17qui te fait te dire
19:18OK, là, je suis bien.
19:21Les chambres,
19:22ce n'est pas juste pour dormir.
19:23C'est pour te poser,
19:25souffler
19:25et profiter du calme.
19:27Et le restaurant ?
19:28Le genre d'endroit
19:30où tu manges bien,
19:31tu te détends
19:32sans avoir besoin
19:33de bouger de l'hôtel.
19:35Juste le goût du confort,
19:36tout simplement.
19:37Pour tes travails,
19:38ils ont tout prévu.
19:40Une salle de conférence
19:41hyper équipée
19:42où tu bosses dans le calme
19:44et franchement,
19:46je peux même vous dire
19:47que le boulot
19:47devient agréable.
19:48Et puis alors le soir,
19:51quand le soleil se couche,
19:53Flanabé s'illumine,
19:55ambiance chill,
19:56lumière douce,
19:58Flanabé,
19:59plus qu'un hôtel,
20:00une expérience avec.
20:01De retour sur ce plateau
20:03avec Dr. Frédéric Koula Moussavou,
20:07président de Atlético Akanda.
20:09Je suis également président
20:10de Mouabi Egloulunga.
20:11J'ai des clubs.
20:13Justement.
20:14Merci pour cette précision.
20:16On continue donc
20:17ce débat sur
20:19l'échec des Panthers
20:21à la Cannes 2025
20:23qui a lieu au Maroc
20:26actuellement.
20:27donc nous parlons
20:28justement
20:29de la chaîne
20:30de responsabilité
20:31dans cet échec.
20:32Est-ce que, docteur,
20:33vous avez compris
20:34la suspension
20:36de l'équipe,
20:39du coach,
20:40d'Ekweli Manga
20:41et de Pierre-Emerick Aubameyang
20:43alors que vous pointez
20:44justement aussi
20:45la responsabilité
20:45de la fédération ?
20:48Non, mais vous savez,
20:50que ce soit le football
20:51ou même d'autres secteurs,
20:52il n'y a que.
20:54Il y a des départements
20:55où chacun est responsable
20:56de sa zone.
20:58Dans ce pays,
20:59le football est géré.
21:00L'organe technique
21:01qui gère le football,
21:02c'est la Fédération
21:02Gabonese de foot.
21:03Évidemment,
21:04pour des questions financières
21:06et d'enjeux
21:06extrêmement politiques,
21:07etc.,
21:08il y a une délégation
21:09de pouvoir
21:09parce que c'est l'État
21:10qui finance
21:11et donc c'est l'État
21:11qui commande,
21:12etc.
21:13Sauf que depuis des années,
21:14quand même,
21:15on a une fédération
21:15qui est démissionnaire
21:16sur beaucoup de points.
21:17Et donc,
21:17on se retrouvait à la Cannes
21:18avec un staff
21:19qui était quand même,
21:20j'ai eu l'impression,
21:21et moi, je sais,
21:22en interne,
21:22en discutant
21:22avec beaucoup
21:23de monde dedans,
21:24je sais qu'on a un staff
21:25qui avait pris
21:25trop de pouvoir
21:26et donc la fédération
21:27était un peu résignée
21:28et reléguée
21:29au second plan
21:29en disant
21:30quand vous voulez
21:31faire des choses faites,
21:32quand vous allez
21:32vous casser la gueule,
21:33on verra.
21:33Il y a eu,
21:34au dernier moment,
21:35peut-être envie de rattraper
21:36mais le président
21:37de la fédération,
21:38il est venu peut-être
21:38à deux, trois jours
21:40avant le début
21:40de la Cannes au Maroc
21:41donc il était au Qatar,
21:42etc.
21:42Et les problèmes d'équipement,
21:43ça avait été repris en main,
21:45évidemment,
21:45par la fédération
21:45mais partiellement
21:46parce qu'ils avaient
21:46un contrat
21:47donc je pense
21:48que l'échec
21:50est derrière
21:51la décision
21:52du gouvernement
21:54ou du ministère
21:56des Sports
21:57de suspendre
21:57l'équipe,
21:58etc.
21:59En point de temps
21:59particulièrement
22:00Pierre-Héméic
22:00Obama
22:01Oui, non pas en point de temps
22:02Non, ce sont deux choses
22:03différentes
22:03Ils ont été
22:04explicitement cités
22:06Oui,
22:07donc est-ce que là
22:09il n'y a pas
22:10une faute politique
22:12de la part
22:12du ministre des Sports
22:14de l'époque
22:15d'avoir cité
22:16ces noms professionnels
22:18alors qu'on sait tous
22:19que la responsabilité
22:20elle est plus large
22:23elle va au-delà
22:23de ces deux footballeurs
22:24Oui, sauf que le ministre
22:25n'aurait pas pu faire
22:26un communiqué
22:26en disant
22:27on suspend la fédération
22:28etc.
22:28Vous savez les questions
22:29des gérants
22:30le ministre ne peut pas
22:31suspendre la fédération
22:32et puis après
22:32il faut démontrer
22:33les responsabilités directes
22:35et c'est ça en fait
22:35du coup qu'il faut comprendre
22:36Je pense
22:37par analyse
22:38et par analogie
22:40que l'échec
22:41était une chose
22:42c'est-à-dire
22:42que l'échec
22:43était une chose
22:43l'humiliation
22:44était autre chose
22:45parce que ça faisait
22:46quand même
22:46on n'avait jamais perdu
22:47trois matchs à la Cannes
22:48ça n'était jamais arrivé
22:49à l'époque
22:50en 1994
22:51lorsqu'on perd
22:51c'était deux matchs
22:52on était trois dans la poule
22:53on perd deux matchs
22:54en 1994
22:55on est trois dans la poule
22:56on perd deux matchs
22:56on est parti
22:57on n'avait jamais
22:58de l'histoire du Gabon
22:59perdu trois matchs
23:01je pense oui
23:01en 2000
23:02on a perdu trois matchs
23:03voilà en 2000
23:03donc c'est la deuxième fois
23:04de l'histoire
23:04et c'est la première fois
23:06avec un Gabonais
23:07du coup
23:08qui est à la tête
23:08de la sélection
23:09avec beaucoup d'espoir
23:10derrière
23:10avec une équipe
23:11avec des stars
23:11les grandes stars
23:12on a Aubameyang
23:13l'Emma etc
23:13où on vient se faire ridiculiser
23:15après avoir été très bon
23:16en l'éliminatoire
23:17soit
23:17donc cette humiliation
23:19conjuguée à l'échec
23:21chez nos sportifs
23:22et surtout à l'impression
23:23qu'à l'intérieur
23:24il y a un brouillon
23:26un désordre
23:27où chacun fait comme il veut
23:28etc
23:28a donné peut-être
23:30débit
23:31au gouvernement
23:32et à l'État gabonais
23:33qui est quand même
23:34le financier de cette affaire
23:36moi je me mets à la place
23:37de ceux qui dirigent
23:37c'est-à-dire moi
23:38si j'étais ministre
23:38voilà
23:40à un moment donné
23:41j'étais ministre
23:42au chef du gouvernement
23:43je pense que le président
23:44a dû tonner
23:45et se fâcher
23:46quand on dépense
23:47je dis n'importe quoi
23:49mais je sais que la canne
23:49précédente au Cameroun
23:50je n'ai pas les chiffres
23:51de cette canne
23:51au Cameroun
23:52ça avait coûté 4 milliards
23:53à peu près à l'État
23:53une canne
23:54donc une canne
23:55c'est sur 3 semaines
23:55il faut qu'on comprenne
23:57un peu les enjeux
23:57quand on dépense
23:583, 4 milliards
23:595 milliards
24:00pour une canne
24:01pour une équipe
24:01déjà si on compte
24:02les éliminatoires
24:03ça fait plus de
24:04on a 3 matchs
24:05à l'éretour
24:06donc plus de 8 milliards
24:07qui ont été dépensés
24:08ou 6 milliards
24:08en éliminatoire
24:09chaque match
24:10dépenseur coûte
24:11à un mot
24:121 milliard de francs
24:13c'est pas
24:13lorsque tous ces chiffres
24:14mélangés
24:15arrivent sur la tête
24:15d'un exécutif
24:16si vous étiez ministre
24:17si j'étais ministre
24:17si j'étais chef du gouvernement
24:20à un moment donné
24:21lorsqu'il y a du désordre
24:22comme ça
24:23c'est comme à la maison
24:23il faut taper du poids
24:24sur la table
24:25surtout que
24:25l'opinion réclamait
24:28la même chose
24:28qu'il y ait
24:29une remise en ordre
24:30dans la maison
24:30est-ce qu'il n'y a pas là aussi
24:31une forme d'incohérence
24:32dans la mesure où
24:33on sanctionne
24:35parce qu'il a des problèmes
24:36mais que 12 jours après
24:38on n'en est pas là
24:39moi je voulais juste
24:40non attend c'est le 12 jours
24:41permets-moi
24:42si l'objectif
24:43est de changer les choses
24:44dans le fond
24:44permets-moi
24:45je voulais juste revenir
24:46parce qu'on n'a pas abordé
24:47la question de Bamiyang
24:48et l'autre
24:48vous avez parlé de faute
24:49je ne peux pas moi juger
24:50c'est un ministre
24:52qui l'a fait
24:52c'est le gouvernement
24:53où je n'ai pas le droit
24:53de juger
24:54c'est une décision
24:55simplement
24:55je me mets à leur place
24:56et je me dis
24:57par exemple
24:58on a un président
24:58qui est militaire
24:59qu'on le veuille ou pas
25:00il a l'esprit militaire
25:01dans l'armée
25:02j'en côtoie quelques-uns
25:03on dit que
25:04lorsque une troupe faute
25:06d'accord
25:07lorsque la troupe faute
25:08on suspend le bataillon
25:09la troupe
25:10et on suspend
25:10qui également
25:11le chef
25:12donc dans l'armée
25:13comme par hasard
25:13il y a aussi les capitaines
25:14donc s'il y a une troupe
25:15de 100 soldats
25:16il y a un capitaine
25:17il y a un lieutenant
25:18etc
25:18je pense que
25:19dans cette logique-là
25:20le message
25:20qui avait voulu être envoyé
25:21par le gouvernement
25:22je ne le justifie pas
25:23je pense que ça a été le cas
25:24en plus d'avoir suspendu
25:25le staff
25:25qui était directement
25:26lié au choix
25:27il fallait suspendre
25:29on a suspendu l'équipe
25:30dans sa globalité
25:30et peut-être
25:31il fallait pointer
25:31ça a peut-être été
25:33un message
25:34peut-être mal formulé
25:35etc
25:36ça aurait pu être fait
25:37d'une autre façon
25:37parce qu'il fallait comprendre
25:38aussi que ce sont des légendes
25:39auxquelles on s'attaque
25:41ils ont peut-être voulu
25:42en tant que
25:43en guillemets
25:44soldats militaires
25:46etc
25:46qui gèrent
25:47en disant
25:47c'est comme à l'armée
25:48quand vous fautez
25:49on vous punit
25:50un petit moment
25:51pour que vous reveniez
25:52à la raison
25:52parce qu'un capitaine
25:54ne doit pas abandonner
25:55son bateau
25:55ça a été le cas
25:56du père Américo Bameyang
25:57et que les mangas
25:58c'est parce qu'il était
25:58le capitaine de l'équipe
25:59pas parce qu'il est forcément
26:00lié à sa performance
26:02donc oui je suis d'accord
26:04pour dire qu'il y a des choses
26:05qui auraient dû
26:06à mon avis
26:07être formulées
26:07est-ce qu'en 12 jours
26:08la fédération
26:08de la fédération
26:09a pu apporter
26:10les garanties
26:11ou a pu tirer
26:12les leçons
26:13parce que 12 jours
26:14alors que les Gabonais
26:17plus durs
26:17plus drastiques
26:18beaucoup évoquaient même
26:19l'hypothèse
26:21d'une suspension
26:23je ne sais pas
26:23de l'équipe nationale
26:24autant d'années
26:25qu'il faut
26:25après
26:26le temps de relancer
26:29les championnats
26:30après l'échec
26:30de la calife
26:31à la coupe d'Afrique
26:332019
26:33il y avait déjà eu
26:34un ministre
26:35c'était Alain-Claude
26:35Billy Binza
26:36à l'époque
26:36qui avait déjà fait
26:37utiliser les mêmes thématiques
26:38les mêmes éléments de langage
26:39en suspendant l'équipe nationale
26:40on dissout l'équipe nationale
26:42on suspende
26:42et puis derrière
26:43on repart sur quelque chose
26:44de nouveau
26:44généralement ça permet
26:45d'évacuer
26:46tranquillement
26:47et en douceur
26:48le staff technique
26:49pour repartir
26:50parce que l'équipe nationale
26:51elle peut se renouveler
26:52avec d'autres joueurs
26:53ça c'est un fait
26:54mais si le même staff reste
26:56et qu'il y avait des problèmes
26:57avec le staff etc
26:57et les relations
26:59avec la fédération de staff
27:00ce seront à peu près les mêmes
27:01étant donné que la fédération
27:02pour l'instant
27:02ne peut pas être bougée
27:03statutairement
27:04c'est la FIFA qui gère
27:05et que l'élection
27:05c'est dans 3 mois
27:06je pense que stratégiquement
27:07et d'ailleurs dans le communiqué
27:08ils ont demandé
27:09à la fédération
27:10de prendre ses responsabilités
27:11c'était de dire
27:12mettez le staff de côté
27:13prenez le temps
27:14prenez le temps
27:16de rebâtir
27:17structurellement l'équipe
27:18mais sauf qu'on est tombé
27:19dans l'urgence
27:20c'est à dire qu'il y a
27:21des événements
27:22qui ne sont pas anticipés
27:23et je ne pense pas
27:24qu'ils avaient anticipé
27:24cet événement
27:25en prononçant
27:26la dissolution de l'équipe
27:27en se disant
27:27il y aura le tirage au sort
27:28dans 2 semaines
27:30et le tirage à conditionner
27:31je vais me faire
27:32l'avocat du diable
27:33mais est-ce que là aussi
27:34on ne fait pas un peu
27:35dans une forme de populisme
27:37cette incapacité
27:38pardonnez-moi encore
27:39une fois de plus
27:40de nos autorités
27:40à anticiper les situations
27:42tout le monde savait
27:43qu'il y avait
27:44cette échéance
27:45là
27:45tout le monde ne savait pas
27:46parce que je pense que
27:47de ce que je sais
27:48tout le monde ne savait pas
27:49les techniciens
27:50de cette affaire
27:50c'est la fédération
27:51campagneuse de foot
27:52je crois
27:53et je crois savoir
27:54que lorsque le ministre
27:55et le gouvernement
27:56ont pris cette décision
27:57Pierre Lemoying
27:58n'avait pas été consulté
27:59et il était encore au Maroc
28:01et d'ailleurs
28:01la réunion préliminaire
28:02avec le nouveau ministre
28:03et d'ailleurs
28:04la dernière réunion
28:05il était en visio
28:06j'ai eu la chance
28:06d'y avoir participé
28:08et je sais les arguments
28:09qu'il a sortis au ministre
28:10en disant
28:10qu'est-ce que l'on fait
28:11il a demandé
28:12le président de la fédération
28:13au ministre
28:14d'intercéder
28:15auprès du chef de l'état
28:16pour voir la possibilité
28:17de réhabiliter l'équipe
28:18étant donné qu'il y avait
28:19une échéance immédiate
28:20qui venait
28:21c'était le tirage au sort
28:21puisque les questions
28:22des instances
28:23la CAF, la FIFA
28:24c'est finalement
28:25la dissolution a été prononcée
28:26fédération
28:27est-ce qu'on considère
28:27encore le Gabon
28:28comme partie prenante
28:29des compétitions africaines
28:30ou pas
28:31c'était ça la question
28:31consubstantielle
28:32à la fin
28:33il faut bien que le gouvernement
28:34tranche
28:34sachant que
28:35et là je reviens
28:36sur la question du populisme
28:37là on est dans le monde du foot
28:38oui le foot
28:39est par essence populiste
28:41c'est ça en fait
28:42malheureusement
28:42je vois des gens
28:43qui posent des questions
28:43sur internet
28:44en disant
28:45ou qui disent
28:45qui tranche
28:46en voulant se moquer
28:47du gouvernement
28:47en disant
28:47c'est des décisions émotionnelles
28:49bah non
28:49le football
28:50est par essence émotif
28:51non je comprends
28:52après la gouvernance
28:53c'est le sentiment
28:54des Gabonais
28:54nous leur donnant la parole
28:55régulièrement
28:57et ils estiment
28:58que les mesures
28:59sont souvent prises
29:00dans l'émotion
29:01et là on a le sentiment
29:03que c'est le cas
29:03car on ne peut pas vouloir
29:04une chose au son contraire
29:05le plébiscite était total
29:06sur la question
29:07du limogeage du staff
29:08ou presque
29:09est-ce qu'il n'aurait pas
29:10fallu assurer complètement
29:11de
29:11pardon
29:12les gens voulaient
29:13de liquider l'équipe nationale
29:14et de relancer
29:15on a liquide comment ?
29:16et de relancer les championnats
29:17en attendant
29:18qu'on détecte des talents
29:20qui soient à mesure de
29:21non mais ça après
29:22pardonnez-moi
29:23les 30 secondes
29:24ça après
29:25c'est des enjeux
29:25qui sont beaucoup trop grands
29:26c'est-à-dire qu'aujourd'hui
29:27autant les Gabonais
29:29étaient énervés
29:29après les rencontres
29:30après les défaites
29:31si on gagnait
29:32contre la Côte d'Ivoire
29:32il n'y aurait pas eu
29:33le même discours
29:33je peux vous dire
29:34c'est-à-dire que
29:34comment les gens étaient heureux
29:35sur la première mi-temps
29:36on a des séquences
29:37d'ailleurs que je vais ressortir
29:38non mais écoute
29:39c'est pourquoi je dis
29:40que c'est par essence émotif
29:42et par essence populiste
29:43sur la première mi-temps
29:44les gens avaient presque oublié
29:45qu'on était éliminés
29:46c'est-à-dire que les deux buts
29:46qu'on m'a
29:47on met 2 à 0
29:47en attendant de se faire
29:49attraper
29:50ou d'avoir l'odeur
29:51c'était la joie totale
29:52moi j'ai des images
29:53c'était la liesse
29:53on a l'impression
29:54qu'on a rentré la cam
29:55c'est pourquoi je pense
29:56que l'État est regardante
29:57sur ce qu'on appelle
29:59à base
29:59d'ailleurs c'est
30:00c'est un auteur célèbre
30:01qui disait
30:02le football est la bagatelle
30:03la plus sérieuse du monde
30:04c'est un jeu
30:05c'est un amusement
30:06mais c'est certainement
30:07une des choses
30:07les plus sérieuses
30:08dans ce pays
30:08et qui unit le plus
30:10et peut-être
30:10qui les unit également
30:11c'est-à-dire
30:11est-ce que vous connaissez
30:12quelque chose dans ce pays
30:13qui lorsque vous êtes assis
30:15on oublie
30:16de quelle province tu es
30:17on oublie
30:18un tant soit peu
30:19les problèmes qu'on a
30:19etc.
30:20est-ce qu'il y a autre chose
30:20qui nous réunit autant
30:21même dans l'échange
30:23qui nous unit
30:23c'est-à-dire que
30:24vous êtes capable
30:25de vous retrouver
30:25à un endroit
30:25vous regardez le match
30:26vous êtes 200
30:26vous n'êtes pas par là
30:27en début de soirée
30:28lorsqu'il y a un but
30:29de bonne manière
30:29vous vous jetez
30:30les uns sur les autres
30:31c'est-à-dire que
30:31c'est quelque chose
30:32de sociologiquement
30:33ancré dans l'esprit
30:34des gens
30:35même s'il peut y avoir
30:36des déceptions
30:37à des périodes
30:37comme ça a été
30:38pendant la canne
30:38sur les deux premiers matchs
30:39lorsque le moment
30:40le pic
30:41lorsque les performances
30:43reviennent
30:43généralement ça crée
30:45un boom
30:45ça crée
30:46quelque chose
30:47d'extra-polisitif
30:48qui fait presque oublier
30:48le malheur qu'on a vécu avant
30:49parce que ça a un effet
30:50réparateur
30:51l'équipe nationale de foot
30:52donc c'est dans cette logique-là
30:53je pense que
30:53les gouvernants comprennent
30:54l'enjeu sociologique
30:56de ne pas systématiquement
30:57il est vrai
30:58chacun fait des choix
30:58quand on est politique
30:59on fait des choix
31:00mais si tu décides
31:02d'annuler
31:03la participation du Gabon
31:04aux prochaines éliminatoires
31:06de la canne
31:06systématiquement
31:07il va y avoir
31:08certaines sanctions également
31:09donc ça veut dire que
31:10le populisme
31:11que l'on dénonce
31:12en disant
31:12vous avez suspendu
31:14l'équipe nationale
31:15il sera encore
31:16beaucoup plus
31:17contrariant
31:18lorsqu'il s'agira
31:19de dire
31:20qu'on ne participe plus
31:21aux compétitions internationales
31:23ce qui va poser
31:23un problème de fond
31:24parce qu'il y a
31:25trop de Gabonais
31:26qui adorent cette équipe
31:27et je peux vous dire
31:28il y a beaucoup de Gabonais
31:29dont le bonheur dépend
31:30consubstantiellement
31:31des résultats
31:32de l'équipe nationale
31:33j'en connais moi
31:34qui font des AVC
31:35quand les Panthères
31:35ne gagnent pas
31:36et j'en connais
31:36qui sont très heureux
31:38qui sont capables
31:38de courir dans toute la vie
31:40lorsque les Panthères gagnent
31:41donc quand on a
31:42un médicament comme celui-là
31:43qui peut se transformer
31:43en poison évidemment
31:44il faut savoir le soigner
31:46et c'est par les politiques publiques
31:47par la restructuration
31:49je suis d'accord
31:50que l'on va pouvoir
31:51repartir de l'avant
31:52et je suis d'accord
31:52il n'y a pas assez de temps
31:53pour réfléchir et restructurer
31:54on espère que le prochain staff
31:56qui va être mis en place
31:57va bien travailler
31:58va apprendre des erreurs
32:00des précédents
32:00et on espère surtout
32:01que dans deux mois
32:02en avril
32:03il va y avoir
32:04un vrai changement
32:05à la tête du pays
32:06parce que je le dis
32:07et c'est depuis des années
32:08on a un vrai problème
32:09de gouvernance
32:10on a un problème
32:11de projet
32:11le foot au Gabon
32:12n'est pas dirigé
32:13le foot est géré
32:14est-ce qu'il pose un problème
32:15fondamentalement
32:16sur la relève
32:17sur la formation
32:18et sur le développement
32:19du football
32:20le développement du football
32:21justement
32:21parlant de
32:22du national foot
32:25enfin de
32:25la relance des championnats
32:27on a
32:28le Gabon
32:28accuse un gros retard
32:29et là on évoque
32:31la possibilité
32:32et personne n'est sûr
32:33de le reprendre
32:34là au mois de février
32:36est-ce que là aussi
32:37ça ne fait pas un peu
32:38amateur
32:38est-ce que le gouvernement
32:39a vraiment pris la mesure
32:41de l'urgence
32:42quant au fait que
32:43les performances
32:44de notre équipe nationale
32:45dépend aussi
32:46de la poursuite régulière
32:49des différents championnats
32:50je pense que si j'avais été
32:52au gouvernement
32:53si j'avais été conseiller
32:54du président
32:54je lui aurais
32:55chaque jour que je le rencontrais
32:56d'ailleurs c'est avec le cas
32:57chaque fois que j'ai eu la chance
32:58de rencontrer le président
32:59je lui ai toujours dit
33:00il faut inverser la pyramide
33:01et c'est le combat
33:02qui est le mien
33:02parce que je suis en plus
33:04d'être un théoricien du foot
33:05j'ai la chance
33:05d'être un acteur
33:07je pense que ça fait des années
33:09qu'on a inversé la pyramide
33:10mais ce n'est pas du fait
33:11d'aujourd'hui
33:11c'est que c'est devenu
33:12quasiment culturel
33:13dans la structuration
33:15même des politiques publiques
33:16etc
33:16on investit
33:18sur le produit fini
33:19sans investir
33:20sur le produit de base
33:21c'est comme si aujourd'hui
33:22restons sur le football
33:23c'est comme si aujourd'hui
33:24vous vouliez faire de l'agriculture
33:25vous voulez devenir
33:26un grand agriculteur
33:27et que vous avez
33:29une grande somme d'argent
33:30vous prenez toute la somme
33:31vous investissez
33:3290% de la somme
33:34dans le matériel
33:35pour extraire
33:36ou pour récolter
33:38c'est-à-dire que vous décidez
33:39d'être un entrepreneur agricole
33:40mais vous investissez
33:41dans le matériel
33:43pour récolter
33:44on n'avait pas investi
33:45sur la terre
33:46sur la sémence
33:47sur ceux qui vont travailler
33:48qui vont laborer la terre
33:49vous n'avez pas investi
33:50sur la base
33:50et c'est ça le vrai problème
33:51aujourd'hui
33:52la base
33:52en plus de la formation
33:53c'est qu'on a presque
33:55délaissé
33:55les championnats locaux
33:57on a même laissé
33:58la coupe du Gabon
33:59depuis plus de 7-8 ans
34:00elle ne se joue pas
34:00on a délaissé fondamentalement
34:02les jeux scolaires
34:03ou presque
34:04le président
34:05il a relancé
34:06je pense que cette année
34:07ça va se relancer également
34:07dès qu'il est arrivé
34:08c'était sportivement
34:10à son premier projet
34:11on a relancé les jeux
34:11un peu timidement
34:12mais il est vrai
34:13que tout ça doit pouvoir
34:14être repensé
34:15de sorte que
34:15l'on reparte
34:16sur ce qui marchait
34:17à une époque
34:18qu'on adapte à notre époque
34:19pour qu'on avance
34:20parce qu'en vrai
34:21le vrai problème
34:21de toute cette affaire
34:22de compétition
34:23qui se joue
34:23qui ne se joue pas
34:24et le vrai problème
34:26ce sont les finances
34:27ce sont les ressources
34:28on a la république démocratique
34:30du Congo
34:31qui arrive à tenir
34:32un championnat
34:33c'est pas un très bel exemple
34:34on voit
34:36ils arrivent quand même
34:37à tenir leur championnat
34:38on a une culture différente
34:40on est culturellement différent
34:41malgré qu'ils vivent
34:43des tensions
34:44sécuritaires
34:45etc.
34:46mais ils arrivent
34:46quand même à le faire
34:47ils ont des grandes équipes
34:48ils ont de grands dirigeants
34:49des clubs etc.
34:51ils ont eu
34:52des problèmes
34:53avec la fédération
34:54qui a été intérimaire
34:55lorsqu'ils avaient au mari
34:55ils avaient un grand président
34:57ils ont de bons dirigeants
34:59de clubs
34:59et surtout
35:00c'est un grand pays
35:01de foot
35:01la culture de foot
35:02est différente
35:03le pays il est grand
35:04il y a beaucoup plus d'argent
35:04aussi
35:05des sociétés etc.
35:06donc il y a une injection
35:08de ressources
35:09là je reviens sur la question
35:10de ressources
35:10car on va parler
35:11on va tourner
35:11sur la question de la gestion
35:13du développement
35:13du sport
35:13des compétitions
35:14tout ça
35:14on revient sur la question
35:15de ressources
35:16le vrai problème aujourd'hui
35:17dans notre sport
35:18et dans notre football
35:19ce sont les ressources
35:20on les a identifiées
35:21à des périodes
35:21ce sont des ressources
35:22qui sont venues de l'État
35:23essentiellement
35:24sur les 10-15 dernières années
35:25elles sont devenues exclusivement
35:27des ressources
35:27qui viennent de l'État
35:28ce qui pose problème
35:29notamment sur
35:30la régularité
35:31de ces ressources
35:32parce que l'argent
35:32vient du trésor public
35:33pendant des années
35:34ou de la présidence
35:34de la République
35:35et donc ça dépend
35:36forcément
35:36de la santé
35:38de l'État
35:38et surtout
35:39de l'arbitrage
35:40des politiques
35:40la vraie problématique
35:42c'est est-ce que
35:43la fédération
35:43de la ministre de foot
35:44est-ce que les ligues
35:45ont pris la mesure
35:46de cette question
35:47depuis des années
35:48non
35:48ils n'ont pas travaillé
35:50suffisamment
35:50notamment après
35:51la période
35:52de la professionnalisation
35:52de 2012
35:53à 2017
35:55notamment
35:55où il y avait eu
35:56énormément d'argent
35:57surtout jusqu'en 2015
35:58énormément d'argent injecté
35:59personne n'a travaillé
36:00sur le fondement
36:02et sur la suite
36:02et donc on est retombé
36:04dans un travers
36:05on est devenu redondant
36:06les gens se sont contentés
36:07comme des enfants gâtés
36:08de ces finances-là
36:09et puis on n'a toujours
36:10pas eu d'alternative
36:11l'état
36:12le président a eu
36:13une très belle idée
36:14pour relancer
36:14le championnat
36:15l'an dernier
36:16et qu'est-ce qu'il a fait
36:16il a fait ce que depuis
36:18on réclame
36:19revenir à ce qui est fondamental
36:20il a mobilisé
36:22les sociétés
36:23les grandes sociétés
36:24pétrolières
36:25et minières
36:26qui ont mis
36:27de l'argent
36:27à contribution
36:28à travers
36:28la RSE
36:30et cet argent
36:31a permis
36:32de financer
36:32trois grandes compétitions
36:33et ça a financé
36:35l'Oxu
36:35ça a financé
36:36le championnat
36:36des 1
36:37et des 2
36:37en fait c'est un modèle
36:38plutôt que de revenir
36:39j'entends des gens
36:40on va revenir à l'époque
36:41de Sogara
36:42c'est compliqué aujourd'hui
36:43de prendre une société
36:44qui crée son équipe
36:45il faut qu'aujourd'hui
36:46le championnat saoudien
36:48fonctionne comment ?
36:50c'est l'état qui finance
36:51mais c'est l'état
36:51qui ne finance pas
36:52à travers le trésor public
36:53l'état finance
36:54en disant
36:54le sport est une priorité nationale
36:56voilà le mécanisme
36:57de financement
36:58toi société
36:59toi société
36:59on veut que le football
37:00rayonne
37:01on va pouvoir
37:02injecter de l'argent
37:03sur un certain nombre
37:04d'associations
37:05sur les ligues
37:06cet argent
37:06on va pouvoir tourner autour
37:08pour faire tourner
37:08le marché de transfert
37:10le mercato
37:10pour financer les clubs
37:11pour financer les infrastructures
37:12et à la fin
37:13ça crée une dynamique
37:14qui fait qu'aujourd'hui
37:15il y a un rayonnement
37:16donc oui c'est la question
37:17des finances
37:17d'identification des finances
37:18et comment on les utilise
37:19question des finances
37:20merci docteur Frédéricoula
37:22nous sommes malheureusement
37:23pris par l'OTAN
37:24mais j'aimerais très rapidement
37:26vous entendre là-dessus
37:27on ne peut se séparer
37:28sans parler
37:29de la question
37:31Gaboma
37:32Gaboma Gate encore ?
37:34on revient ?
37:35oui moi j'aimerais
37:36vous entendre
37:37sur cette question
37:37qu'est-ce qui s'est
37:38concrètement passé ?
37:40je ne sais rien
37:40il faut poser la question
37:41à Romain Mollina
37:41vous avez votre idée ?
37:43non non
37:43je pense qu'il y a eu
37:44un conflit d'interroits
37:45en tout un été
37:45je pense pour avoir vu
37:47d'avoir échangé
37:48avec des personnes autorisées
37:49je pense qu'il y a eu
37:50un énorme conflit d'interroits
37:51au milieu
37:51je pense que c'est des choses
37:52en tout un été
37:53en toute sagesse
37:53qui ne doivent pas
37:54et plus se faire
37:55que l'on reproche
37:57des choses à la Fédération
37:58Gabomaise de foot
37:59c'est une chose
37:59le temps qu'ils sont là
38:01le temps où ils sont
38:03aux affaires
38:04il faut leur laisser
38:06la plénitude
38:06de gérer
38:08les affaires techniques
38:09et ça
38:10c'est du ressort
38:10de la Fédération
38:11de gérer
38:11les équipements sportifs
38:12ce n'est pas du tout
38:13du ressort
38:14même si les finances
38:14peuvent venir d'ailleurs
38:15comme c'est le cas
38:16délégué à l'ONDC
38:17l'ONDC doit être
38:18simplement ce qu'il est
38:19un payeur
38:20un gestionnaire
38:20de comptes d'affectation spécial
38:23ou une partie
38:24des finances de l'État
38:25à travers les droits d'assises
38:26on en parlera une autre fois
38:27mais la Fédération
38:29doit pouvoir prendre
38:29ses responsabilités
38:30garder ses responsabilités
38:31et ne pas se cacher
38:32lorsque l'affaire
38:33se gâte
38:34et la Fédération
38:34aussi doit pouvoir
38:35être le garant
38:36des situations
38:37qui peuvent être
38:38conflictuelles
38:39c'est-à-dire que
38:39quand il y a problématique
38:40quand il y a problème
38:41quelque part
38:41il y a une problématique
38:42qui se pose
38:43la Fédération doit pouvoir
38:44se lever, tonner
38:45avoir de la personnalité
38:46et je pense que c'est ça
38:47qui nous manque
38:47dans le monde du foot
38:48aujourd'hui
38:48on n'a pas
38:50une personnalité
38:51on n'a pas des personnes
38:53qui ont suffisamment
38:53de personnalité
38:54on n'a surtout pas
38:55des gens qui ont des projets
38:56et on n'a surtout pas
38:57des gens qui sont
38:58passionnés par le foot
38:59beaucoup d'entre
39:00sont passionnés par le foot
39:01Est-ce que vous voyez
39:03incarner cette personnalité
39:05à l'avenir
39:06en vous positionnant
39:09par exemple
39:09pour le poste
39:10de président
39:11de la Fédération
39:11Si j'avais 40 ans
39:12cette année
39:13oui
39:13Si j'avais 40 ans
39:14cette année
39:14j'en ai 35
39:15Cette année
39:16j'aurais tenté quelque chose
39:17je parle en tout honnêteté
39:18même s'il est vrai
39:19que l'environnement
39:22est extrêmement pourri
39:23et que je reçois
39:24d'énormes tacles
39:24depuis des années
39:25en étant officiellement
39:27parce que moi
39:28je ne me cache pas
39:29je ne suis pas
39:29contre les individus
39:31je n'avais rien
39:31contre Péron
39:31je n'avais rien
39:33contre Moulova
39:33Et comment vous l'avez vécu
39:35cette missive
39:36du coach
39:38des Panthères ?
39:38Non mais ça
39:39c'est la missive du coach
39:39après le coach
39:40je considère que
39:41Comment vous l'avez vécu ?
39:41Non j'ai vécu ça
39:42comme une sortie de piste
39:43quelqu'un que vous considérez
39:44aujourd'hui
39:45moi je vous aime bien
39:46on se connait
39:46Vous en avez reparlé après ?
39:48Non du tout
39:48on ne s'est pas vu
39:49il n'a pas eu le courage
39:49de me regarder
39:50ni à Franceville
39:51ni dernièrement
39:52quand on s'est vu
39:52chez le ministre
39:53je trouve dommage
39:54parce que quelqu'un
39:54pour qui j'avais
39:55beaucoup de considérations
39:56c'était l'ami
39:58de mon grand frère
39:58je le considérais
39:59comme un grand frère
39:59moi en tant qu'analyste
40:02je l'ai toujours soutenu
40:03quand il est venu
40:03sur tous les plateaux
40:04où j'allais
40:05je dis moi d'ailleurs
40:06qu'il est surnommé Pep
40:07les gens l'oublient peut-être
40:08et sur les plateaux télé
40:10je l'ai toujours défendu
40:10et j'avais fait une remarque
40:13permets-moi de venir
40:14sur la base
40:15j'avais fait une remarque
40:16en mars
40:16sur la non-sélection
40:18de Samson Biggie
40:21et du gardien
40:22Bécalé
40:23qu'il a fini par prendre
40:24et puis il a attendu
40:266 mois plus tard
40:27en m'apercevant
40:28dans une salle
40:29et je trouvais ça
40:30je trouvais ça
40:31je trouvais ça très dur
40:32mais je finis par comprendre
40:33que c'était un règlement
40:34de compte global
40:35parce que je suis
40:36j'étais proche
40:37des gens
40:37avec qui il avait des frictions
40:40et peut-être qu'il voulait
40:40globalement régler les comptes
40:41mais je trouve dommage
40:42parce que je l'appréciais énormément
40:43et aujourd'hui
40:45j'aurais pu être celui
40:46qui le défend
40:47malheureusement
40:47comme on dit
40:48le palabre des gens
40:49qui sont de bonté de cœur
40:51c'est Dieu qui le fait
40:51mais pour revenir enfin
40:53sur la question
40:54de la fédération
40:54de la gestion du foot
40:55on espère qu'enfin
40:56il y aura une vraie décision
40:57et surtout une décision politique
40:58parce que les gens
40:59ne le pensent peut-être pas
41:00mais la fédération
41:02gabonaise de foot
41:03qui est liée
41:03à l'équipe nationale de foot
41:04est certainement
41:05une des associations
41:06ou l'association
41:07la plus regardée
41:07par les politiques
41:08et donc il faut qu'aujourd'hui
41:09si le président
41:10le chef de l'état
41:11veut qu'il y ait
41:12comme il veut
41:13un changement drastique
41:14dans la gestion du foot
41:15surtout que l'état
41:16met énormément d'argent
41:17c'est violent
41:17il doit pouvoir
41:19il est très sage
41:20notre président
41:21appeler le président
41:22de la fédération
41:22lui dire que tu as fait
41:24trois mandats
41:24surtout que souvenez-vous
41:25à la fin de l'élection
41:26de ce mandat
41:29qui termine
41:30à la fin de l'élection
41:30Adam Barané
41:31il avait dit
41:32que c'était son ultime mandat
41:33je vous enverrai la vidéo
41:34donc si aujourd'hui
41:35le président de la fédération
41:37actuelle
41:37qui a fait trois mandats
41:38qui a fait ce qu'il a pu
41:39je pense
41:40il doit pouvoir
41:41avoir la sagesse
41:42et je sais que les politiques
41:42vont le lui dire
41:43je sais que le président
41:44le lui dira
41:44par sagesse
41:45il fera autre chose
41:47il restera à la CAF
41:47il restera à la FIFA
41:48il faut du sang neuf
41:49il faut quelqu'un
41:51qui a de nouvelles idées
41:52il faut surtout
41:52que le football
41:53reparte de la banque
41:54parce que les Gabonais
41:54n'attendent que ça
41:55oui merci
41:56merci docteur Frédicou
41:57la présidente
41:58de Atletico
41:59Atanda
41:59et consultant sportif
42:01merci pour ces éclairages
42:03et pour ces riches échanges
42:04sur la défaite
42:06des panseurs
42:06merci pour l'invitation
42:07et la passion
42:07voilà
42:08et merci à vous
42:10chers internautes
42:11pour votre fidélité
42:12je vous donne rendez-vous
42:13la prochaine fois
42:14pour un autre numéro
42:15d'interview exclusive
42:16merci pour l'invitation
42:18merci pour l'invitation
42:20merci pour l'invitation
42:22merci pour l'invitation
42:23merci pour l'invitation
42:23merci pour l'invitation
42:24merci pour l'invitation
42:25merci pour l'invitation
42:25merci pour l'invitation
42:26merci pour l'invitation
42:27merci pour l'invitation
42:28merci pour l'invitation
42:28merci pour l'invitation
42:29merci pour l'invitation
42:29merci pour l'invitation
42:30merci pour l'invitation
42:30merci pour l'invitation
42:31merci pour l'invitation
42:31merci pour l'invitation
42:32merci pour l'invitation
42:33merci pour l'invitation
42:33merci pour l'invitation
42:34merci pour l'invitation
42:35merci pour l'invitation
42:36merci pour l'invitation
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