- il y a 5 semaines
Tous les mardis, de 16h30 à 17h, LCP-Assemblée nationale prolonge la séance des Questions au Gouvernement en invitant des députés pour analyser les échanges intervenus dans l'hémicycle.
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00:00Et voilà pour cette séance des questions au gouvernement que nous avons suivies sur LCP en direct et en intégralité.
00:06On va revenir sur les temps forts de la séance avec deux députés, Josiane Corneloup pour le groupe droite républicaine,
00:12Julien Bruserolle pour le groupe des communistes et puis on a trois citoyens qui nous attendent sur le plateau,
00:18Nina, Marie et Ruben avec des sujets de préoccupation.
00:22On va retrouver également nos journalistes qui ont suivi la séance, Stéphanie Despierre et Clément Perrault depuis la salle des 4 colonnes.
00:27C'est vous Clément Perrault qui avez assisté à la séance des questions au gouvernement.
00:31Vous retenez un échange sur la situation internationale Clément.
00:36Oui c'était l'intervention de Constance Legrippe, députée ensemble pour la République des Hauts-de-Seine.
00:42Elle est revenue sur la répression en Iran.
00:44On sentait beaucoup d'émotion dans sa voix.
00:47Elle a évoqué un bain de sang et puis à la fin de sa question,
00:51elle a voulu rendre hommage aux hommes et aux femmes d'Iran qui descendent dans la rue au péril de leur vie.
00:56Et quand elle a rendu cet hommage, des députés dans l'hémicycle ont commencé à l'applaudir.
01:01Et puis Paris Cochet, en quelques instants, c'est tout l'hémicycle qui a applaudi et même qui s'est levé.
01:06Standing ovation, donc pour rendre hommage au peuple iranien.
01:09Même les ministres étaient debout.
01:11Ça c'est quelque chose qu'on ne voit pas tous les mardis dans l'hémicycle.
01:14Ensuite, Jean-Noël Barrault, le ministre des Affaires étrangères, a répondu.
01:18Il a dénoncé ce qu'il appelle une violence d'État contre des manifestants pacifiques.
01:23Il a indiqué qu'il avait fait part de sa colère au ministre des Affaires étrangères iranien.
01:28Il doit également rencontrer, a-t-il dit, l'ambassadeur d'Iran à Paris.
01:33Ce thème de l'Iran était le thème principal de ces questions au gouvernement.
01:37Pas moins de quatre députés sont intervenus sur ce sujet.
01:40Il y a eu notamment une question du président du groupe Union des Droites pour la République, Éric Ciotti.
01:45C'est donc le Premier ministre qui a été chargé de lui répondre.
01:48Je vous propose d'écouter Sébastien Lecornu.
01:51Nous avons toujours un éminent devoir de protection de la communauté française présente en Iran.
01:58Pratiquement 1000 citoyens français y vivent.
02:02Et parce que leurs noms n'ont pas encore été cités depuis le début de cette séance de questions au gouvernement,
02:06évidemment la question de Madame Collère et de Monsieur Paris,
02:10qui sont encore actuellement à l'ambassade
02:12et dont vous savez très bien que la situation reste plus que fragile et préoccupante.
02:17Protection également des intérêts de la France dans la région.
02:20On ne peut pas ne pas voir que la République islamiste d'Iran a commis des frappes sur une base américaine au Qatar il y a de cela plusieurs mois.
02:27Et que vous l'avez dit en creux dans votre question,
02:30la question de l'embrasement régional reste une préoccupation absolument majeure.
02:33Pardon donc d'emprunter cette prudence qui n'est pas une prudence inutile,
02:40mais qui conduit aussi, comme dans toute gestion de crise, à ne jamais perdre de vue l'essentiel.
02:46Nos valeurs, on les a rappelées, mais aussi la protection du peuple français,
02:50où qu'il soit, y compris de la communauté française en Iran.
02:53Et le Premier ministre qui a rappelé que nous avons deux compatriotes,
02:57Cécile Collère, Jacques Paris, qui ne sont plus en prison, qui sont à l'ambassade,
03:00mais toujours pas vraiment libres.
03:02Il a dit que c'est ce qui explique peut-être un peu la prudence française.
03:05Josiane Corneloup, est-ce qu'il fallait rappeler cette situation
03:07pour comprendre aussi peut-être un peu une forme de prudence ?
03:11Peut-être que cela peut s'expliquer, effectivement.
03:14Mais je crois que tout de même, nous devons réaffirmer notre soutien au peuple iranien,
03:19qui aujourd'hui fait preuve d'un courage extrême.
03:22Mais d'ailleurs, vous l'avez dit, ça a suscité une émotion profonde
03:25dans l'hémicycle tout à l'heure, lors de la prise de parole de notre collègue,
03:29parce que nous avons aujourd'hui des Iraniens et des Iraniennes
03:32qui sortent dans la rue à main nue,
03:35et sur lesquels le pouvoir tire allègrement.
03:39Le nombre de morts est déjà très important.
03:42Et en plus, aujourd'hui, ils sont coupés de l'extérieur,
03:45puisqu'il n'y a plus de lien Internet.
03:47Et donc, nous n'avons même pas la possibilité de savoir vraiment ce qui se passe.
03:50En tout cas, évidemment, les conditions de vie sont difficiles,
03:54la vie est chère, nous le savons.
03:56Mais je crois que ce qui s'exprime très largement,
03:59c'est une révolte par rapport à l'oppression depuis des années,
04:02par rapport à cette absence de liberté.
04:04Et je crois qu'aujourd'hui, c'est tout le peuple iranien
04:07qui se soulève pour exprimer cela,
04:10pour exprimer ce souhait d'en finir et de retrouver enfin la liberté.
04:13Julien Brugerole, Josiane Corneloup le rappelait,
04:16les communications sont difficiles.
04:17Il y a des images notamment authentifiées de morgues
04:20où les familles viennent justement reconnaître les corps de leurs enfants.
04:24Quelle réponse doit avoir la France ?
04:27Le Premier ministre dit, attention, prudence,
04:29avec nos compatriotes qui sont encore en Iran.
04:32Quelle réponse apporter ?
04:34D'abord, je crois qu'il faut saluer le courage
04:37et la force du peuple iranien qui se mobilise massivement.
04:41D'ailleurs, dans la continuité du mouvement qui avait été initié,
04:45Femmes, Vie, Liberté, il y a quelque temps.
04:48Et je crois qu'il y a une aspiration très profonde à la liberté
04:52et au retour d'une démocratie en Iran.
04:58Et je crois que face à ça, effectivement, la répression est féroce.
05:01Plusieurs centaines, sans doute même plusieurs milliers de morts,
05:04selon les derniers chiffres.
05:06Et donc, la voix de la France dans cette situation,
05:09elle doit être quand même extrêmement claire.
05:12Sans doute plus claire, d'ailleurs, que ce qui a été exprimé,
05:14même si je comprends les réserves qui ont été apportées par le Premier ministre.
05:18Mais je crois qu'il faut absolument montrer notre soutien
05:20à la mobilisation des Iraniennes et des Iraniens aujourd'hui.
05:23Convocation de l'ambassadeur Josiane Cornelou,
05:26des décisions européennes aussi,
05:28qui vont dans le sens de sanctions rapides envers l'Iran.
05:31Est-ce que ça peut suffire ?
05:32Julien Bruggerolle le rappelait,
05:34le mouvement Femmes-Vie-Liberté a suscité peut-être beaucoup d'espoir dans le pays.
05:37On a vu que la répression a complètement arrêté aussi ce mouvement.
05:42Les sanctions, c'est ce qu'il faudrait appliquer au régime ?
05:45Je ne sais pas si le pouvoir sera sensible aux sanctions.
05:48En tout cas, il faut bien effectivement exprimer notre soutien au peuple iranien
05:53et essayer de mettre en place des moyens pour arrêter ces victimes
06:03qui ne vont cesser de s'accroître si on poursuit dans cette voie.
06:06Donc je crois qu'effectivement, il faut être ferme.
06:08J'entends effectivement nos compatriotes qui sont retenus à l'ambassade
06:13et qui doivent imposer peut-être un peu de prudence.
06:16Mais je crois que tout de même, nous devons être fermes
06:18et nous devons réaffirmer notre soutien
06:21et faire preuve de mesures qui soient des mesures,
06:24encore une fois, assez fermes et assez violentes.
06:28Assez fermes, Julien Bruggerolle.
06:30Certains ont des inquiétudes aussi sur l'idée de chasser le pouvoir des molars,
06:34réinstaller, on parle évidemment du fils de l'ancien Chadiran.
06:38Certains disent, attention, il ne faut pas enlever l'un pour mettre l'autre.
06:41Oui, je crois qu'il faut que la France puisse accompagner
06:43tous ceux qui souhaitent s'engager dans une transition démocratique,
06:48mais en étant très prudent par rapport à une intervention extérieure
06:52qui pourrait être y compris pilotée par les Etats-Unis.
06:55Je suis d'ailleurs assez surpris,
06:57on parle beaucoup du fils du Chadiran,
06:59mais il y a une organisation de la résistance iranienne en exil
07:04qui est organisée à travers un conseil national
07:07et qui n'est jamais citée.
07:08Ça me pose quand même des interrogations vraiment
07:11sur la voie que peut choisir le pays
07:15et comment on peut soutenir effectivement cette transition dans le pays.
07:19Allez, retour en France,
07:20mais c'est un sujet qui dépasse aussi nos frontières.
07:22Le sujet de l'agriculture.
07:24Vous êtes peut-être allé à la rencontre des agriculteurs qui manifestent devant l'Assemblée nationale.
07:28Je vous propose d'écouter la ministre de l'Agriculture solliciter à plusieurs reprises sur la question.
07:32On ne peut pas expliquer aux agriculteurs et aux consommateurs
07:36que ce qui est interdit dans l'Union européenne
07:39puisse être autorisé de fait à travers l'importation de production.
07:45C'est incompréhensible, c'est inacceptable, c'est injuste.
07:48Et c'est un principe cardinal de mon action depuis que je suis à la tête du ministère
07:52que de porter au niveau européen
07:57la voie des agriculteurs et celle des consommateurs
08:00pour que naisse une nouvelle législation
08:02qui interdise de fait dans les produits importés
08:05les résidus de substances qui sont interdits partout en Europe.
08:10– Josiane Cornulou, ça fait partie des annonces que la ministre a faites,
08:14il y en a d'autres qui vont suivre.
08:16Certains disent très bien, mais pourquoi on ne l'a pas fait avant ?
08:18Pourquoi jusqu'à présent, certains produits avec des substances interdites en France
08:23peuvent arriver et être consommés dans notre pays ?
08:25– Je ne sais pas. En tout cas, ça fait longtemps que nous le réclamons
08:28puisqu'effectivement aujourd'hui, nous avons une vraie concurrence déloyale.
08:32Nous avons, j'en suis convaincue, une agriculture de grande qualité
08:36avec une traçabilité parfaite en France.
08:38Ça n'est pas le cas de produits importés,
08:42cela a été rappelé, la ministre le disait,
08:43avec des produits qui ne sont pas autorisés en Europe,
08:46avec un mode d'élevage aussi, qui n'est pas du tout le même.
08:49Il suffit de voir les filles de l'autre au Brésil,
08:51ça n'a rien à voir avec notre modèle agricole français
08:54qui sont des entreprises familiales.
08:56Et aujourd'hui, effectivement, notre agriculture souffre de concurrence déloyale.
09:02Et bien évidemment, cela vient pénaliser le revenu des agriculteurs.
09:05Et moi qui suis pharmacien, je suis également sensible à la qualité de ce que nous avons dans l'assiette.
09:10Et je pense que pour la bonne santé de tous,
09:12eh bien ça n'est pas souhaitable que nous puissions continuer ainsi.
09:16Julien Brugerole, vous pourriez dire presque la même chose que Josiane Cornelot.
09:21Est-ce qu'aujourd'hui, devant les revendications des agriculteurs,
09:24la classe politique est unanime ?
09:26Je crois qu'elle l'a prouvé, en tout cas à l'Assemblée nationale.
09:29On a voté plusieurs résolutions pour s'opposer,
09:33notamment à la conclusion de cet accord avec le Mercosur.
09:35Mais ce que je voudrais dire, c'est que c'est le résultat de choix politiques
09:39qui ne datent pas d'hier.
09:42Un serpent de Mercosur, c'est des dizaines d'années de négociations.
09:44Le Mercosur, ce sont des choix de libéralisation des échanges agricoles,
09:49de mise en concurrence des agricultures mondiales.
09:51Et aujourd'hui, ça se concrétise, ça se matérialise avec cet accord.
09:54Et ça crée beaucoup de colère à la fois chez les agriculteurs,
09:57mais aussi beaucoup d'inquiétude chez les consommateurs
09:59par rapport à la qualité des produits qui vont être importés.
10:02Donc bien sûr, on ne peut que soutenir ce mouvement de fonds.
10:05Mais là aussi, la parole de la France par rapport à cet accord de libre-échange
10:09qui est le plus important, qui va être signé,
10:11elle a été insuffisante.
10:13En tout cas, il y a eu un manque de volonté politique
10:15de s'opposer fermement à cet accord.
10:17Ruben, vous faites partie de nos trois citoyens.
10:19Vous avez assisté à la séance des questions au gouvernement.
10:21Vous avez peut-être vu, en arrivant à l'Assemblée, les tracteurs.
10:24Image assez inhabituelle.
10:25Qu'est-ce que vous, vous pensez quand vous voyez
10:26ces manifestations d'agriculteurs ?
10:29Bonjour messieurs, dames.
10:30Bonjour messieurs et madame les députés.
10:33Quand je suis arrivé à Paris ce matin,
10:36j'ai pensé à ces agriculteurs de toute la France
10:38et j'ai pensé à mon grand-père.
10:39Ce grand-père que j'ai connu,
10:43maire de la commune de Treizevant,
10:45qui a été éleveur de bovins
10:47pendant plusieurs années.
10:49Et je comprends cette colère des agriculteurs.
10:52Et je veux leur apporter
10:53aujourd'hui mon soutien.
10:56Parce que ce n'est pas
10:58qu'un problème commercial,
10:59ce n'est pas que le problème des agriculteurs.
11:01Aujourd'hui, je pense,
11:01c'est le problème de santé de la France,
11:05de la nutrition,
11:06de l'alimentation.
11:08Et je pense que
11:08je ne comprends pas pourquoi finalement
11:10on est encore en train de discuter de cela,
11:13alors que ce serait complètement
11:14peu frappadingue de voter ça.
11:17Alors, je salue ce qui a été fait
11:18par le président Macron
11:19en ne votant pas le Mercosur.
11:21Mais maintenant,
11:22il faut voir ce que le Parlement européen
11:23votera maintenant.
11:24Avant de repartir sur cette question
11:25du Mercosur,
11:26c'est intéressant ce que dit Ruben.
11:27C'est, en fait,
11:27on a le sentiment
11:28qu'on a du mal
11:30à apporter des réponses
11:31au monde agricole.
11:32Regardez,
11:33vous, vous êtes à peu près d'accord.
11:35Et en même temps,
11:36chaque année,
11:36il y a des manifestations.
11:38Depuis quelques années,
11:39on a des problèmes
11:39de transmission des agriculteurs,
11:42de vocation,
11:43d'argent,
11:44le fait de travailler,
11:44de ne pas pouvoir se payer.
11:45Comment ça se fait
11:46que la classe politique,
11:47l'Assemblée,
11:48ne puisse pas apporter
11:48des réponses concrètes,
11:50Josiane Corneloup ?
11:51L'Assemblée s'est exprimée.
11:52Nous avons tous voté
11:53contre le Mercosur.
11:55Mais au-delà du Mercosur,
11:56sur la question
11:57du revenu des agriculteurs,
11:58sur la question
11:58du foncier agricole,
12:00est-ce que les choses
12:00avancent suffisamment ?
12:01Alors, la question
12:02du revenu des agriculteurs,
12:03je pense que pour
12:04la première année,
12:06le revenu des agriculteurs
12:07a été conforté
12:08puisque moi,
12:09je suis dans une zone d'élevage
12:10en plein cœur du Charolais
12:12et effectivement,
12:13les bovins,
12:14le prix des bovins,
12:15s'est beaucoup renchéri.
12:16Donc, on voit qu'aujourd'hui,
12:18on a des revenus
12:19qui dépassent largement
12:20les coûts de production
12:21et j'en suis tout à fait ravie
12:22puisque ça fait 9 ans
12:23que j'appelle de mes voeux
12:24un revenu décent
12:26puisque je considère,
12:28je suis comme vous,
12:28je soutiens les agriculteurs
12:30et vraiment,
12:31les productions
12:31sont des productions
12:32de qualité.
12:34Mais effectivement,
12:35nous sommes dans
12:36des échanges mondiaux
12:38et en fait,
12:39on voit bien,
12:40il suffit de regarder
12:41la Commission européenne,
12:42il y a quand même
12:42de nombreux pays
12:43qui sont favorables
12:44à ces accords
12:45puisque eux vont avoir
12:46un intérêt
12:47pour vendre des voitures,
12:48etc.
12:48Donc, nous sommes
12:49dans une économie mondialisée
12:51et l'agriculture
12:52n'y échappe pas.
12:53Julien Brugerelle,
12:54sur ces questions,
12:55on a l'impression
12:55d'une crise récurrente
12:57qu'on explique en fait
12:58en disant aussi
12:59que c'est structurel,
13:00c'est-à-dire qu'il faudrait
13:00vraiment changer de modèle,
13:01changer le mode
13:02de consommation,
13:03de production.
13:04C'est que la montagne
13:05est trop haute
13:05pour qu'on s'y attelle ?
13:06Non, elle n'est pas trop haute.
13:07Je partage ce que dit Ruben
13:09parce que, véritablement,
13:10il y a une très large adhésion
13:12à la mobilisation
13:13des agriculteurs.
13:15Par contre,
13:15il faut apporter
13:16des réponses politiques
13:17et ces dernières années,
13:19elles n'ont pas été apportées,
13:20notamment dans le cadre
13:21des négociations
13:22commerciales européennes.
13:24Nous, on plaide,
13:24par exemple,
13:25pour l'exclusion
13:26du secteur agricole
13:27du cadre
13:28de ces négociations commerciales.
13:29Une sorte d'exception agricole.
13:32On a, par exemple,
13:33l'exception culturelle
13:34où on ne peut pas mettre
13:35en concurrence
13:36nos biens culturels,
13:38nos écrivains,
13:39nos auteurs, etc.
13:39Je crois que s'il y avait
13:41une véritable volonté politique
13:42à la fois en France
13:43et en Europe,
13:44on pourrait aussi
13:45cheminer vers
13:46une exception agricole
13:47parce que l'alimentation,
13:49c'est répandre
13:49à un besoin fondamental
13:50de chacun d'entre nous.
13:52Nina,
13:53je vous propose
13:53de prendre le micro.
13:54Vous, c'est plutôt
13:55sur la question
13:55du Mercosur
13:56que vous souhaitiez intervenir.
13:58Vous avez des origines brésiliennes.
14:00Alors,
14:00qu'est-ce que ça vous dit ?
14:01Tout le monde est con
14:02de ce Mercosur.
14:03Vous, ça vous inquiète ?
14:04Qu'est-ce que vous en pensez ?
14:05Bonjour tout le monde.
14:06Merci pour la participation.
14:07Je suis franco-brésilienne
14:08d'origine
14:09et égale du Nord-Est,
14:11précisément,
14:11et également nationalité.
14:13Je travaille entre les deux pays
14:14et j'étais quand même
14:15assez inquiète
14:16déjà par rapport
14:18à la non-écoute,
14:18que ce soit du gouvernement
14:19ou de plusieurs députés.
14:21Et c'est vrai
14:21que depuis certains temps,
14:22je suis quand même
14:22très inquiète
14:22concernant la santé
14:23et l'alimentaire en France,
14:24la loi du plomb
14:25et plein d'autres choses
14:26qui avancent malheureusement.
14:30Par contre,
14:30la question,
14:31c'est
14:31à qui la responsabilité ?
14:33Est-ce que la responsabilité
14:34sera encore une fois
14:35au consommateur
14:36qui doit faire un choix
14:37de prix
14:38dans un premier temps ?
14:39Également,
14:39un choix politique aussi
14:41puisque certaines idées politiques
14:44sont très présentes
14:47sur les réseaux sociaux
14:48par exemple,
14:49que ce soit les agriculteurs
14:50ou autres.
14:50Est-ce que la responsabilité
14:51est à 100%
14:52chez les consommateurs ?
14:53Est-ce qu'il n'y a pas
14:54la possibilité
14:54d'apposer un utri-score
14:56déjà auprès
14:56de toutes les marques
14:57parce qu'il y a beaucoup
14:58de marques encore
14:58qui arrivent à se faufiler
14:59par rapport à ce point-là
15:01vis-à-vis de ces marques étrangères ?
15:04Comment éviter
15:04qu'elles soient stigmatisées
15:06également
15:06parce qu'il peut y avoir
15:07également un racisme
15:08qui peut être présent ?
15:09Et enfin,
15:10dernier point,
15:11très rapide.
15:12Est-ce qu'il n'y a pas
15:12une responsabilité
15:13des grandes distributions
15:13dans le choix ?
15:15Une réponse assez rapide
15:16à la question de Nina
15:17sur la question
15:17de la responsabilité.
15:18C'est vrai que le consommateur
15:19parfois on dit
15:20il faut manger français,
15:22vérifier d'où ça vient,
15:23etc.
15:23Est-ce que c'est un peu trop
15:25pour les épaules
15:26des consommateurs
15:26et leur porte-monnaie parfois
15:27et puis les distributeurs ?
15:28Julien Bruggerolle.
15:30La question est excellente
15:31parce qu'il y a aussi
15:32derrière ces accords-là
15:34une pression très forte
15:35de grands opérateurs
15:37internationaux
15:38que ce soit
15:38la grande distribution
15:39ou le complexe agro-industriel
15:42dont l'intérêt lui
15:44c'est d'avoir
15:44des produits agricoles
15:46à des prix très bas
15:46et de pouvoir marger
15:47ensuite pour revendre
15:49avec des marges importantes
15:51aux consommateurs.
15:52Je pense aussi d'ailleurs
15:53au secteur de la restauration
15:54hors domicile
15:55qui est en forte croissance.
15:57De plus en plus de Français
15:58mangent dans la restauration
16:00collective à l'extérieur
16:02et ce sont ces secteurs-là
16:03qui importent le plus
16:04de produits bas de gamme,
16:06d'entrée de gamme
16:07et je crois qu'il y a besoin
16:08d'une régulation économique
16:09aussi par rapport à ça.
16:11Et j'en profite aussi
16:12parce que notre opposition,
16:15bien sûr,
16:15c'est une opposition nationale,
16:17mais je crois que ça doit servir
16:19aussi les agricultures
16:20vivrières,
16:20notamment dans les pays
16:22du Mercosur
16:22et au Brésil
16:23parce que si on pousse encore
16:25vers une agriculture
16:27industrialisée
16:28comme celle qui est promue
16:29par ces accords,
16:30on va aussi continuer
16:31à détruire les agricultures
16:32vivrières dans les pays du Sud.
16:33En un mot à Josiane Cornelou
16:34avant de passer justement
16:35à une séance plus citoyenne
16:37sur les interrogations de Mina,
16:38à la fois le consommateur
16:39dans tout ça,
16:40les grands distributeurs aussi ?
16:42Moi, je pense qu'aujourd'hui
16:43les consommateurs
16:44sont responsables.
16:46Le problème,
16:46c'est que très souvent,
16:48cela a été dit
16:49par mon collègue,
16:51vous n'êtes pas renseigné,
16:53l'étiquetage n'est pas précis
16:54et notamment dans tout ce qui est
16:56plats préparés,
16:57etc.,
16:58restauration hors domicile,
17:00vous ne savez pas
17:00ce que vous mangez.
17:01On a un vrai problème
17:02d'étiquetage,
17:03donc je crois qu'il faut
17:04qu'on soit beaucoup plus vigilant
17:05par rapport à nos règles
17:06d'étiquetage,
17:07que la provenance
17:08soit systématiquement notée,
17:09ce qui n'est pas le cas
17:10aujourd'hui.
17:12Et puisque vous êtes
17:13franco-brésilienne,
17:14je pense que vous savez
17:16que les élevages brésiliens
17:18font usage d'hormones
17:19de croissance,
17:19d'antibiotiques,
17:20etc.,
17:21ce qui n'est pas le cas
17:22chez nous,
17:22donc je pense que ça doit
17:23être porté aussi
17:24à la connaissance,
17:25parce que si je compare cela
17:27avec les œufs
17:28qui sont produits
17:29par les poules élevées
17:30en cage,
17:31eh bien la loi EGalim
17:33avait donné une trajectoire
17:35pour réduire
17:36le pourcentage
17:38d'eux provenant
17:39de poules en cage,
17:40eh bien en fait
17:41la sélection
17:42s'est faite naturellement
17:43puisque la grande distribution
17:45me dit
17:45que pratiquement
17:46ils ne référencent plus
17:48d'eux issus
17:48de poules en cage
17:49parce que
17:50eh bien les consommateurs
17:51ne les achètent plus.
17:53Donc vous voyez,
17:53c'est une sélection naturelle
17:55qui se fait
17:55à partir du moment
17:56où le consommateur
17:57est bien informé.
17:58Alors on est revenu
17:59sur cette séance
17:59des questions au gouvernement
18:00où vous députés
18:01interrogez les ministres.
18:02On va faire un autre exercice,
18:03ce sont les citoyens
18:04qui vont vous interroger
18:05à présent,
18:06même s'ils ont déjà commencé
18:07à le faire un petit peu,
18:08c'est la séance citoyenne.
18:15Et on va commencer
18:16avec vous Nina,
18:17Nina Roland,
18:18vous avez 29 ans,
18:19vous êtes professeure à Paris
18:20et vous allez revenir,
18:21c'est un petit peu aussi
18:21dans la continuité
18:23de ce que vous nous disiez avant
18:24sur la question
18:25de la consommation,
18:26du consommateur,
18:27de l'éthique,
18:28mais pour ce qui concerne
18:28les vêtements.
18:29Nina ?
18:30Oui,
18:30on va revenir
18:31sur la même question
18:32encore une fois,
18:33la question de la marge
18:34précisément.
18:35On est tous d'accord
18:36sur la situation
18:36de Cheyenne,
18:37de Tému,
18:37de dénoncer
18:38l'ultra-fash fashion,
18:39ça c'est un fait,
18:40c'est clair.
18:42Néanmoins,
18:42je me questionne
18:43sur les alternatives possibles.
18:45On a Vinted par exemple,
18:46on a Emmaüs,
18:47on a le marché aussi
18:48pour d'autres...
18:48Donc des marques
18:49notamment de seconde main.
18:50Voilà,
18:50des marques de seconde main
18:51précisément,
18:52merci.
18:54Néanmoins,
18:54moi ma sœur
18:55consomme Cheyenne
18:56malgré toutes les polémiques
18:57parce qu'il n'y a pas
18:58de choix dans un premier temps.
18:59Elle a une sorte
19:00de pression
19:01à vouloir être à la mode
19:03parce que sinon
19:03il y a un risque
19:04d'harcèlement à l'école
19:05etc.
19:06Et elle achète Cheyenne
19:07aussi parce que
19:07c'est pas cher.
19:08Donc moi,
19:09ma question aujourd'hui
19:11c'est comment simplifier
19:12les alternatives
19:13de seconde main
19:14parce qu'aujourd'hui
19:15c'est quand même
19:16qu'une partie de la population
19:17qui est connue
19:18qui évoque ça
19:20et surtout
19:21est-ce que la réflexion
19:22de Cheyenne
19:23ne peut pas être étendue
19:24à d'autres marques
19:25qui sont connues
19:25pour faire du greenwashing,
19:26socialwashing etc.
19:28et qui finalement
19:28font plus de communication
19:29mais appliquent
19:31dans les faits
19:32des choses
19:33aussi graves
19:34que Cheyenne.
19:35Alors votre réponse
19:36Josiane Cornelon,
19:37on sait qu'il y a
19:38différentes initiatives
19:38ici à l'Assemblée Nationale
19:40notamment sur cette marque.
19:42Il y en a qui l'utilisent
19:43parce que c'est pas cher
19:44et puis parce qu'il faut
19:44être aussi à la mode.
19:47Oui,
19:47alors c'est un petit peu
19:48la même chose
19:48que le Mercosur
19:49si vous voulez.
19:50Il y a le prix,
19:51il y a la qualité
19:52et puis il y a
19:53la nocivité du produit
19:54puisque nous avons vu
19:56que ces produits
19:58Chine,
19:59notamment à l'époque
20:01de Noël
20:02avec les jouets,
20:03peuvent être très dangereux
20:04pour les enfants.
20:05Donc je pense que
20:06il y a la question
20:07du prix effectivement
20:08qui peut pousser
20:08certaines personnes
20:09à acheter ces produits
20:11mais lorsque vous dites
20:12aux personnes
20:13que ces produits
20:13peuvent être nocifs
20:15en particulier
20:15lorsque vous les mettez
20:16au contact d'enfants,
20:18je pense que là aussi
20:18ça va limiter les achats
20:20et la communication
20:21aujourd'hui
20:22elle n'est faite
20:22que sur le prix
20:23ce qui est vraiment dommage.
20:24Je pense qu'il faut
20:25porter à connaissance
20:25des personnes
20:26tous les dangers
20:27que peuvent représenter
20:28ces produits.
20:29Julien Bruggerolle,
20:30sur ces questions
20:30je crois que le groupe
20:31communiste par exemple
20:32est toujours défavorable
20:33quand il s'agit de taxer
20:34par exemple les petits colis
20:35etc.
20:36de faire porter trop
20:37la charge sur le consommateur
20:38de justement
20:39ce choix de consommation
20:40qui n'est pas forcément
20:41tout le temps volontaire.
20:42Il faut être très vigilant
20:43à ce qu'il n'y ait pas
20:44une forme de culpabilisation
20:46et la réponse politique
20:47ça ne peut pas être
20:48de dire à tous ceux
20:49qui consomment
20:50ou qui achètent
20:51sur les plateformes
20:53de dire
20:54vous êtes vraiment
20:55c'est très mauvais
20:56ce que vous faites
20:57etc.
20:58Parce que la responsabilité
20:59pour moi
20:59elle est dans la régulation
21:00économique
21:01de ces plateformes
21:03et le respect
21:04de nos normes
21:05sociales,
21:06sanitaires,
21:07environnementales
21:08et c'est là
21:08où on a un problème
21:09aujourd'hui
21:10c'est que je crois
21:10qu'il n'y a pas non plus
21:12la volonté politique
21:13de faire respecter
21:14strictement ces normes.
21:15Chine c'est un peu
21:16le paravent qu'on a mis en avant
21:18dans la communication
21:19actuelle.
21:19C'est ce que disait Nina
21:20en plus qu'on s'est un peu
21:21focalisé sur cette marque.
21:23C'est toutes les plateformes
21:23qui ont les mêmes pratiques
21:25et je crois que s'il n'y a pas
21:26derrière un outil
21:27de contrôle
21:28et de sanction
21:29quand ils ne respectent pas
21:31nos normes
21:32que ce qu'elles soient
21:33sociales
21:33ou environnementales
21:34et bien on n'avance pas
21:36et on retourne la question
21:38en disant
21:38c'est de la faute
21:39des consommateurs.
21:40Moi je suis très vigilant
21:40par rapport à ça
21:41à ce qu'on ne culpabilise pas
21:42mais en même temps
21:43qu'on ait des réponses
21:44politiques très fermes.
21:44Je vous laisserai poursuivre
21:45Josiane Corneloup
21:46mais Nina
21:46sur les deux premières réponses
21:47à porter
21:48à la fois
21:48pas de culpabilisation
21:50et en même temps
21:50peut-être de l'information
21:52pour dire que vraiment
21:53même si ce n'est pas cher
21:54quand ce n'est pas de bonne qualité
21:55ça peut être dangereux.
21:56C'est des pistes pour vous ?
21:57Oui, à côté de mon travail
21:59de professeur
21:59moi je suis présente
22:00sur les réseaux sociaux
22:01j'ai une petite communauté
22:02et j'informe au quotidien
22:03justement je dénonce
22:04le greenwashing
22:05etc.
22:05sur la question de Chine
22:07donc j'ai évoqué
22:08tout ce qui a été dit
22:10néanmoins
22:10il y a une information
22:11qui ne rentre pas parfois
22:13donc je suis...
22:14Aux élèves par exemple
22:15tout ça ?
22:16Non parce que
22:17ils se disent
22:17question du prix
22:18qui va m'acheter
22:19et quand ils veulent acheter
22:20par exemple français
22:20le prix explose
22:22donc finalement
22:23est-ce qu'il n'y a pas
22:23une marge à limiter
22:24bien évidemment
22:24il y a le droit européen
22:25mais est-ce qu'il n'y a pas
22:26une marge
22:26ou peut-être
22:27un passe-vêtements
22:27à imaginer
22:28ou des vêtements basiques
22:30c'est-à-dire un t-shirt
22:31et un pantalon
22:32avec un prix limité ?
22:34Josiane Corneloup
22:35vous à droite
22:36vous n'êtes pas forcément
22:36partisaine de ce genre
22:37de régulation
22:38mais c'est vrai
22:38qu'on nous dit
22:39acheter français
22:40si le t-shirt est à 50 euros
22:41le pantalon à 200 euros
22:43tout le monde
22:43ne peut pas se le permettre
22:44Non mais je crois
22:46que la question du contrôle
22:47est fondamentale
22:48or en fait
22:48on sait que
22:49par le biais
22:50de ces petits colis
22:51il est d'autant plus difficile
22:52de contrôler
22:53lorsque vous arrivez
22:55avec des containers
22:56c'est plus facile
22:57de bloquer un container
22:58et de vérifier le container
22:59lorsque vous avez
23:00une multiplicité
23:01de petits colis
23:02je ne parle pas
23:02du volet environnemental
23:03parce que ça
23:04c'est encore autre chose
23:05mais en tout cas
23:05le contrôle
23:06est extrêmement difficile
23:08donc ça
23:09ça pose un souci
23:10et taxer les petits colis
23:11moi personnellement
23:12j'y suis favorable
23:13parce que
23:14oui vous disiez
23:1550 euros le t-shirt
23:16je pense qu'il y a aussi
23:17aujourd'hui
23:17une offre de prix
23:19qui est assez large
23:20et qui permet tout de même
23:22d'acheter
23:22peut-être par le réseau
23:23Vinted etc
23:24tout de même
23:24des vêtements
23:25à des prix moins chers
23:26et de meilleure qualité
23:27après
23:29faut-il fixer une marge
23:31et ne pas en déroger
23:32moi personnellement
23:33j'y suis opposée
23:34je suis profondément libérale
23:36et cette idée
23:37de fixer une marge
23:39ne me convient absolument pas
23:41évidemment
23:42alors voilà
23:42lorsqu'on pense
23:43à un communiste
23:44c'est là où on va être
23:45en désaccord
23:45il y a à la fois
23:46cette question de régulation
23:47mais je crois
23:49on ne peut pas évacuer
23:49la question du pouvoir d'achat
23:51vous l'avez abordé
23:52c'est qu'on voit bien
23:53qu'en fonction
23:54de son niveau de revenu
23:55et de salaire
23:55c'est quand même
23:56beaucoup
23:56les jeunes
23:58qui se tournent
23:59vers ces plateformes
24:00qui ont souvent
24:00peu de ressources
24:01peu de revenus
24:01et donc
24:02si on n'augmente pas
24:04les salaires
24:04si on ne permet pas
24:06aux gens
24:06de consommer aussi
24:07avec un certain niveau
24:09de qualité
24:09je crois qu'on ne résoudra pas
24:11le problème culturel
24:12de consommation
24:13après on n'est pas obligé
24:14d'avoir 50 t-shirts
24:15et 70 pantalons
24:16il y a un vrai problème
24:17je pense aussi culturel
24:18parce qu'on vit dans
24:19une société de consommation
24:20de communication
24:21et ça pèse aussi
24:23sur les modes de vie
24:25sur la façon de consommer
24:26c'est très clair
24:27et je trouve que ça va
24:28à l'encontre
24:29de tout ce que
24:30ce que l'on évoque
24:31en ce moment
24:31puisqu'on sait très bien
24:33que Chine s'adresse
24:33plutôt à une population jeune
24:35qui achète
24:36sur ces plateformes
24:37or aujourd'hui
24:38la preuve
24:39c'est que Vinted
24:40s'est largement développé
24:41donc la seconde main
24:43etc
24:43alors que les personnes
24:45jeunes qui achètent
24:46sur Chine
24:46disent
24:47on n'achète pas cher
24:48on met 4 fois
24:49on jette
24:49et on recommence
24:50donc si vous voulez
24:51Nina
24:5110 secondes de conclusion
24:53avant de passer
24:53à notre autre thème
24:54Vinted quand même
24:56quand on est ultra précaire
24:57j'ai du mal
24:58à entendre ça
24:58parce que quand on est
24:59ultra précaire
24:59Vinted garde la somme
25:01pendant un temps important
25:02quand on vend un t-shirt
25:04on n'a pas tout de suite
25:05la somme
25:06donc la situation
25:07et la difficulté
25:09que fait Vinted
25:10comme plein d'autres
25:11est un point
25:11c'est pas le même fonctionnement
25:13merci
25:13Marie Deschamps
25:15on va passer à vous
25:16vous avez 36 ans
25:17responsable commercial
25:18au LILA
25:18et vous
25:19vous voulez parler
25:20de sujets
25:21qui concernent tout le monde
25:22et donc je suis sûre
25:23que les députés
25:23auront des choses
25:24à dire sur la question
25:25l'école
25:25et l'hôpital
25:26oui tout à fait
25:27donc moi je voulais revenir
25:29effectivement sur
25:29les services publics
25:32qui depuis plusieurs années
25:34sont vraiment en difficulté
25:36et souffrent
25:36et je voudrais savoir
25:38si selon vous
25:39est-ce que c'est
25:39le résultat
25:41de contraintes budgétaires
25:42subies
25:43ou si c'est un réel
25:44choix politique
25:45et comment vous comptez
25:46y répondre concrètement
25:47alors Julien Bruggerolle
25:50votre réponse
25:50parce que là aussi
25:51à mon avis
25:51on aura deux visions
25:52assez différentes
25:54sur cette question
25:55des services publics
25:56effectivement
25:57nous on est
25:57très attaché
25:58à la défense
25:59du service public
26:00et c'est vrai que
26:00dans le débat budgétaire
26:02cette défense
26:04elle passe par des moyens
26:05qui ne sont pas
26:06aujourd'hui donnés
26:06à la hauteur
26:07ça c'est
26:07notre point de vue
26:09et une des difficultés
26:11qu'on a
26:11c'est qu'aujourd'hui
26:12on manque de recettes budgétaires
26:14c'est là peut-être
26:15où on sera en désaccord
26:16c'est qu'aujourd'hui
26:17on a un système fiscal
26:19qui est très injuste
26:20très inégalitaire
26:21avec des plus riches
26:23les plus hauts patrimoines
26:24qui ne contribuent
26:26que très peu
26:27au budget de l'Etat
26:30et au budget
26:31de la sécurité sociale
26:32et nous
26:33notre priorité
26:33dans le débat budgétaire
26:34c'était justement
26:35de rétablir de la justice
26:37d'aller récupérer
26:38ces impôts
26:40ces taxes
26:40que les plus riches
26:41ne paient pas
26:42et qui aujourd'hui
26:43contraignent ensuite
26:44la dépense
26:45et dégradent
26:46la qualité du service public
26:47que ce soit
26:48à l'école
26:48à l'hôpital
26:49et nos moyens
26:51dans nos collectivités locales
26:52Josiane Corneloup
26:53avant de vous mettre d'accord
26:54sur la solution
26:55est-ce que sur le constat
26:56vous partagez le constat
26:57de Marie
26:57avec des écoles
26:59les hôpitaux
26:59on a le sentiment
27:00que ça fonctionne
27:01de moins en moins bien
27:01ça j'imagine
27:02que dans votre circonscription
27:03ça fonctionne
27:04de moins en moins bien
27:05alors que moi aussi
27:06je suis très attachée
27:07au service public
27:08alors que nous dépensons
27:09beaucoup d'argent
27:10pour l'hôpital
27:11pour l'école
27:11mais qu'en fait
27:13ça n'est pas qu'une question
27:15de moyens
27:15c'est aussi une question
27:16d'organisation
27:17et voyez-vous la situation
27:19si vous regardez les courbes
27:20au niveau du déficit
27:22des hôpitaux
27:23par exemple
27:23et bien la courbe
27:24s'est complètement inversée
27:25au niveau des années 2000
27:27lorsqu'on a instauré
27:28la T2A
27:28dans les hôpitaux
27:29la tarification à l'activité
27:31ce qui en fait
27:33plutôt que d'avoir
27:33un budget fixe
27:34alors ça partait
27:35d'un bon constat
27:36l'idée c'était de dire
27:37on ne part plus
27:38d'un budget figé
27:39on va finalement
27:41permettre d'avoir
27:42des recettes
27:43en fonction de l'activité
27:44de l'hôpital
27:44donc c'était plutôt vertueux
27:46sauf qu'en fait
27:47qu'est-ce qui s'est passé
27:48et bien au niveau
27:48des hôpitaux
27:49ça a été la course
27:50à l'activité
27:50puisqu'il fallait récupérer
27:51de plus en plus
27:53de financements
27:53les soignants
27:55ont été épuisés
27:56et en plus
27:57on voit qu'aujourd'hui
27:58nous avons un pourcentage
28:02si l'on regarde
28:03par rapport à l'Allemagne
28:04par exemple
28:04nous avons 30%
28:05de fonctionnaires
28:07en plus à l'hôpital
28:08que de soignants
28:08et évidemment
28:10ça a un coût
28:11et en fait
28:12je rencontre régulièrement
28:13des soignants
28:14et ils me disent
28:14mais nous nous manquons
28:15de soignants
28:16nous ne manquons pas
28:17de fonctionnaires
28:18dans les bureaux
28:18nous manquons de soignants
28:19auprès des malades
28:20et eux sont épuisés
28:22on voit beaucoup
28:23de démissions
28:23ils veulent vraiment
28:25retrouver du sens
28:26ils ont choisi
28:27ce métier par vocation
28:28ils veulent effectuer
28:29des soins
28:29et aujourd'hui
28:30plus personne ne s'y retrouve
28:31parce que ce qu'ils font
28:32n'a plus sens
28:33ils courent sans cesse
28:34donc je crois
28:34qu'il faut vraiment
28:35d'ailleurs
28:36c'est déjà engagé
28:37ce retour
28:39par rapport à la tarification
28:40à l'activité
28:40avec une tarification mixte
28:42une partie fixe
28:43et une partie variable
28:44et puis il faut revoir
28:45cette organisation
28:46au sein de l'hôpital
28:47Marie
28:48quand vous entendez
28:49tout n'est pas qu'une question
28:50d'argent
28:51il ne faut pas que se focaliser
28:51sur l'argent
28:52et quand on entend aussi
28:54et c'est un discours
28:54qu'on entend beaucoup
28:55en disant
28:55c'est pas baisser
28:56les moyens de l'hôpital
28:57c'est pas forcément
28:58sur la partie soignants
28:59ça peut être aussi
29:00sur d'autres parties
29:00est-ce que ça c'est un discours
29:01que vous entendez
29:02ou pour vous
29:03l'argent c'est le nerf de la guerre ?
29:05C'est un discours
29:06que j'entends à 100%
29:07mais c'est vrai que
29:08pour moi en fait
29:09tout est toujours
29:10question d'argent
29:11entre guillemets
29:11et je pense qu'il faut
29:13vraiment trouver une solution
29:14parce que c'est des personnes
29:15qui nous sont nécessaires
29:17aussi bien à l'école
29:18qu'à l'hôpital
29:19ou sur tout autre
29:20type de service public
29:21je pense que c'est eux
29:23qui font qu'on en est
29:24encore là aussi
29:25ils ont donné beaucoup
29:26et ils ont je pense
29:27fait beaucoup de concessions
29:29justement
29:30pour essayer de passer
29:32tout un tas de choses
29:33etc
29:33et je pense que
29:34à mon avis
29:35c'est vraiment une réelle priorité
29:37selon moi en tout cas
29:38dans la politique
29:39c'est une réelle priorité
29:40de s'occuper
29:40de tout ce secteur public
29:42et le service public
29:44s'occuper de ces secteurs
29:45Julien Brugerelle
29:46je pense que beaucoup
29:47de français
29:48voilà
29:49placent aussi en tête
29:50l'école
29:50l'hôpital
29:51on y va quasiment
29:52tous les jours
29:54pour les parents
29:54à l'hôpital
29:55quand ça va mal
29:56etc
29:56pour défendre
29:57ce service public
29:57est-ce qu'il faut
29:58comme le dit
29:59Josiane Corneloup
29:59parfois aussi
30:00regarder en termes
30:01d'efficacité
30:02ou alors
30:03non c'est une question
30:04de budget
30:05est-ce qu'on peut regarder
30:06plus finement
30:07non mais il y a sans doute
30:09des questions
30:09d'organisation
30:10mais le problème de fond
30:12il y a des données
30:12structurelles
30:13on a une population
30:14française qui vieillit
30:16qui va avoir
30:17beaucoup plus
30:17de maladies chroniques
30:18et donc
30:19quels que soient
30:20les choix
30:20organisationnels
30:21mécaniquement
30:22on va avoir
30:23notamment
30:23des dépenses
30:24de santé
30:24qui vont progresser
30:25et donc
30:26si on n'y répond pas
30:27budgétairement
30:28avec le budget
30:28de la sécurité sociale
30:29ou avec le budget
30:30de l'état
30:30on a aussi
30:31un vrai problème
30:32avec notre jeunesse
30:33en termes d'éducation
30:34parce qu'on a
30:35des grandes inégalités
30:37de réussite scolaire
30:38et les jeunes
30:39qu'on forme aujourd'hui
30:40c'est ceux qui demain
30:41produiront de la richesse
30:42et si on dégrade aussi
30:43la qualité du service
30:44public d'éducation
30:45demain on se tire
30:47une balle dans le pied
30:47aussi économiquement
30:49en termes de rentrée fiscale
30:52et d'activité économique
30:53donc vraiment
30:53la question budgétaire
30:54pour moi
30:55elle est centrale
30:56et ce que je disais
30:57tout à l'heure
30:57il faut aller chercher
30:58l'argent où il est
30:59pour répondre
31:00à ces nouveaux besoins sociaux
31:01alors justement
31:01Josiane Corneloup
31:02chercher l'argent
31:03là où il est
31:03Julien Brigerot
31:04dit dans la poche
31:05des plus aisés
31:07beaucoup disent
31:08qu'on est déjà
31:09un enfer fiscal
31:09c'est ce qu'on entend
31:10est-ce qu'il n'y a pas
31:12des très très riches
31:13à qui on peut demander
31:14encore un effort
31:14la France est le pays d'Europe
31:14où les taxes et impôts
31:16sont les plus importants
31:17moi je suis comme vous
31:18je considère que l'éducation
31:20devrait être une priorité nationale
31:21puisque c'est vraiment la base
31:22c'est là où tout se construit
31:24et ça devrait être
31:25une priorité
31:26l'hôpital également
31:28j'entends que les besoins
31:28augmentent
31:29et je partage
31:30effectivement
31:30parce que nous avons
31:31une population qui vieillit
31:32mais je crois
31:33qu'on ne peut pas dire
31:34qu'on ne dépense pas d'argent
31:35puisqu'on dépense
31:3630% de plus
31:37qu'en Allemagne
31:38pour un patient
31:39pour l'hôpital
31:40donc on ne peut pas dire
31:41qu'on ne dépense pas d'argent
31:41mais dire aussi
31:43qu'on va procéder
31:44à des évaluations
31:45et qu'on va regarder
31:45en termes d'efficacité
31:47ce qu'est notre organisation
31:48je pense que ça n'est pas
31:49un vilain mot
31:50parce que chaque fois
31:52qu'il y a de l'argent public
31:53qui est investi
31:54on se doit de regarder
31:55si cet argent
31:55est utilisé à bon escient
31:57et si on peut l'optimiser
31:59et je crois qu'aujourd'hui
32:00il y a des optimisations
32:00qui ne sont pas au maximum
32:02en un mot
32:03Marie-Escolery
32:04c'est d'avoir en fait
32:05le public et le privé
32:06on a le sentiment
32:07d'avoir peut-être deux vitesses
32:08c'est ce que vous vouliez
32:09nous dire aussi ?
32:09Oui c'est aussi ça
32:10effectivement
32:11c'est qu'en fonction aussi
32:12du salaire qu'on va gagner
32:14ou du salaire qu'on peut allouer
32:15justement à notre santé
32:16ou à l'éducation
32:17on n'est pas tous
32:19l'auti pareil
32:19voilà
32:20On vous a entendu
32:21Marie
32:22dernier thème
32:23avec Ruben Modet
32:2420 ans esthéticien
32:25à Ingrande
32:26Lefren sur Loire
32:28vous vous allez poser
32:29une question d'actualité
32:30puisque c'est bientôt
32:31les élections municipales
32:32normalement ce sera
32:32que les élections municipales
32:33pas les législatives
32:34en même temps
32:35mais on verra
32:35vous vous interrogez
32:37aux maires
32:37plus spécifiquement
32:38les maires ruraux
32:39quelle est votre question Ruben ?
32:41Exactement
32:41et je vais même dire
32:43ruraux avec un S
32:45parce que je pense
32:46qu'il y a plusieurs ruralités
32:47je vais reprendre les mots
32:48de Françoise Gattel
32:49qui était qu'il y a
32:50plusieurs ruralités
32:51et c'est vrai
32:51on n'aura pas la même ruralité
32:54qu'à Bouchemaine
32:54vous n'aurez pas la même
32:56ruralité qu'à Coulennes
32:57vous n'aurez pas la même
32:58ruralité à Ingrande
32:59vous n'aurez pas la même
33:00ruralité à Erbignac
33:01et on est à
33:03si je ne dis pas de bêtises
33:04deux mois et deux jours
33:06des élections
33:07du premier tour
33:07des élections municipales
33:09le 15 mars
33:09vous avez raison Ruben
33:10j'ai été bon
33:11dans mon calcul
33:12et ma question
33:14va être simple
33:14c'est qu'il y a
33:15plein de maires ruraux
33:16qui ne repartent pas
33:17qui ne veulent pas
33:19parce que pour x ou y raison
33:21il y en a qui partent
33:22et je tiens à les saluer
33:23aujourd'hui
33:23c'est qu'il faut
33:24des maires ruraux
33:25il faut qu'il y ait
33:26des colissiers
33:26des colissières
33:27parce que je mets
33:28un trait d'union
33:30très important
33:30qui fait qu'il y ait
33:31des femmes
33:32et que ce ne soit pas
33:34que dans la commune rurale
33:35mais aussi partout en France
33:36il faut des femmes
33:37il faut des jeunes
33:37je fais partie de cette jeunesse
33:39qui s'engagera
33:40dans ces élections là
33:42et je pense que
33:43il faut qu'il y ait
33:45de l'attractivité
33:47et ma question va être simple
33:48comment on fait
33:50pour qu'on donne
33:51plus de pouvoir
33:51aux maires ruraux
33:52Josiane Corneloup
33:54Alors vous savez
33:56nous abordons
33:57en ce moment
33:58à l'aube de cette nouvelle année
34:00les cérémonies de vœux
34:01et je peux vous assurer
34:02que j'en fais beaucoup
34:03comme beaucoup
34:04de mes collègues
34:04je peux vous dire
34:06qu'à chaque fois
34:07que je prends la parole
34:08je fais état
34:10de mon admiration
34:11par rapport
34:12à ce que font
34:13le maire
34:14et son équipe municipale
34:15tellement
34:16ils sont
34:17eh bien
34:18omniprésents
34:19c'est vraiment
34:20la proximité
34:21la confiance
34:22et
34:23ils sont là
34:24pour écouter
34:25les problématiques
34:27de leurs administrés
34:28pour surtout
34:28y apporter des solutions
34:30souvent dans l'urgence
34:31parfois dans la difficulté
34:33mais toujours avec le sens
34:34de l'intérêt général
34:35et
34:36pour moi
34:37ils sont
34:38ils sont
34:40d'un dévouement
34:41d'un investissement
34:42d'un engagement
34:43sont pareils
34:44et je veux saluer
34:46aujourd'hui encore
34:46leur action
34:47et je vais vous dire
34:49que
34:49oui c'est difficile
34:50certains arrêtent
34:53je vous rejoins
34:54d'autres
34:54ont fait le choix
34:55de s'engager
34:56et je salue
34:57leur engagement
34:57à nouveau
34:58mais
34:58ce qui les anime
35:00tous
35:00c'est la passion
35:01qu'ils ont
35:02pour leurs communes
35:03et leurs habitants
35:03et leur volonté
35:04de faire
35:05et moi je peux vous assurer
35:06j'ai 15 invitations
35:08par week-end
35:08d'inauguration
35:09etc
35:09ils font des choses
35:10et ils sont d'autant plus méritants
35:12qu'ils font des choses
35:13avec des budgets
35:13très restreints
35:14qu'ils votent à l'équilibre
35:16et qu'ils respectent
35:16ce qui n'est pas le cas
35:17de notre pays
35:17depuis 50 ans
35:18et avec des budgets
35:20très étriqués
35:21donc oui
35:22ils souhaitent
35:24davantage de budget
35:25ils aimeraient
35:26mais surtout
35:27ce qu'ils souhaitent
35:28c'est beaucoup moins de normes
35:29parce qu'ils sont écrasés
35:31de contraintes administratives
35:33et ça n'est pas toujours simple
35:34parce que dans les petites communes
35:36et je vous rejoins
35:37moi j'ai 92% de mes communes
35:38qui ont moins de 1000 habitants
35:39et j'en ai 145
35:40donc vous voyez
35:41et bien
35:42ils ont parfois
35:43une secrétaire de mairie
35:45un jour
35:45dans la semaine
35:46voire deux jours
35:47donc vous imaginez
35:48pour gérer tout cela
35:49et cette complexité administrative
35:51comme c'est compliqué
35:52et je crois
35:52qu'on aurait davantage
35:53de personnes
35:54qui s'engageraient
35:54si effectivement
35:55on arrivait
35:56à alléger
35:56un petit peu
35:57cette charge
35:58Julien Bruggerolle
35:59simplification
36:00dit la droite
36:01notamment
36:02est-ce que c'est
36:02toute cette paperasse
36:04qui fait peur
36:05aux futurs élus ?
36:08Je salue
36:08l'engagement municipal
36:09parce qu'on a la chance
36:10dans notre pays
36:11d'avoir un modèle
36:12démocratique
36:13extraordinaire
36:14c'est 35 000 municipalités
36:17c'est 500 000 élus
36:19qui sont quasiment
36:20tous bénévoles
36:21je veux dire
36:22y compris par rapport
36:23aux très faibles anéminités
36:24dont ils peuvent bénéficier
36:26les maires
36:26ou les adjoints
36:27et ça c'est une richesse
36:28extraordinaire
36:29pour la vie
36:30de notre territoire
36:30ce qui nous permet
36:31d'ailleurs de tenir
36:32dans les coups durs
36:33on l'a vu
36:34pendant la période
36:34Covid
36:35systématiquement
36:35c'est les mairies
36:37c'est les maires
36:37qui sont sollicités
36:38pour venir au secours
36:40mais il y a
36:41deux enjeux forts
36:42dans ces élections
36:44municipales
36:44et qui doivent
36:45accompagner l'engagement
36:46de chacune
36:47et de chacun
36:48dans ces élections
36:49c'est la question
36:50des moyens
36:50là aussi
36:50parce qu'on a quand même
36:52diminué fortement
36:54l'autonomie budgétaire
36:56des collectivités
36:57on a contraint
36:58leur dotation budgétaire
36:59aujourd'hui
37:00moi quand j'échange
37:00avec les maires
37:02de ma circonscription
37:03leur première crainte
37:04c'est de ne pas pouvoir
37:05tenir les engagements
37:06qui vont avancer
37:08dans les élections
37:10municipales
37:11et puis après
37:12il y a eu aussi
37:12un problème
37:13parce que vous disiez
37:13il faut des nouveaux pouvoirs
37:15mais on a retiré
37:15certaines compétences
37:16aux municipalités
37:17dans un mouvement
37:18en lien avec
37:19les intercommunalités
37:20il faut veiller
37:21à ne pas vider
37:21la commune
37:22de ses capacités
37:24d'action
37:24ça c'est extrêmement important
37:25et Ruben
37:25il y a une loi aussi
37:26sur le statut
37:27de l'élu
37:28donc il y a des rémunérations
37:29un petit peu plus fortes
37:30il y a un temps
37:31quand on travaille
37:32notamment pour essayer
37:33de concilier tout ça
37:34des gardes d'enfants aussi
37:36ce qui est important
37:36vous disiez
37:37c'est que
37:37parce que souvent
37:38les maires
37:38et c'est pas grave
37:40sont des retraités
37:41on s'engage
37:42une fois qu'on est à la retraite
37:43pour vous il faut des dispositions
37:44pour encourager
37:45les plus jeunes
37:45notamment les salariés
37:46pour changer un petit peu
37:47le visage des maires
37:48qu'il est bon
37:51d'entendre qu'il y a enfin
37:52un statut d'élu en France
37:53je pense que ça fait pas
37:55deux ans qu'il y a des maires
37:56ça fait ni trois
37:57ça fait plusieurs dizaines années
37:59qu'on a des maires en France
38:00que ce soit en France métropolitaine
38:03mais je pense aussi
38:03au dom-tom
38:04et en Outre-mer
38:05et je salue leur engagement
38:07il faut qu'il y ait de l'attractivité
38:09parce que
38:10je pense qu'il faut
38:12qu'on ait une représentabilité
38:13du conseil municipal
38:15par rapport
38:16à la population
38:18on va pas faire
38:19excusez-moi du terme
38:20mais on va pas faire
38:20qu'un conseil de municipal
38:21avec des retraités
38:22ce n'est pas représentatif
38:23il faut qu'il y ait des jeunes
38:24il faut des femmes
38:25des hommes
38:26il faut de tout
38:26dans un conseil municipal
38:27et je pense qu'il est important
38:29qu'il y ait ce statut d'élu
38:31et je salue encore une fois
38:32le travail qui a été fait
38:33par Françoise Gattel
38:34et Michel Fournier
38:36maintenant
38:36ministre de la ruralité
38:39ou même des ruralités
38:40finalement
38:40et je pense qu'il est important
38:42et je salue ce travail-là
38:43qui a été fait
38:44bureaucratie
38:46Josiane Corneloup
38:47nous dit
38:48Julien Brugereul
38:48argent
38:49est-ce que c'est que ça
38:50il y a aussi le temps
38:51l'investissement
38:52comme vous le disiez
38:52on est appelé
38:53à 5h du matin
38:54s'il y a une coupure d'électricité
38:56à 23h le soir
38:57c'est ça aussi
38:58c'est que ça demande
38:59un engagement
38:59quasiment 24 sur 24
39:00allez-y
39:02allez-y
39:03voilà c'était deux concerts
39:04oui bien sûr
39:05ça demande un engagement
39:06très important
39:07mais je crois que
39:08le maire qui s'engage
39:10il le sait ça
39:12en fait
39:13voilà
39:14ça fait partie
39:15de la fonction
39:16ce sont des contraintes
39:17qu'il aura
39:18à assumer
39:19au quotidien
39:20mais je crois
39:21que ce qui est très important
39:22c'est la reconnaissance
39:24c'est
39:25lui faire confiance
39:27et
39:29notre constitution
39:31prévoit la libre administration
39:32des collectivités
39:33et bien il faut
39:34qu'il puisse assumer
39:35sa commune
39:36comme il le souhaite
39:37faire les projets
39:38qu'il juge
39:39nécessaires
39:40et ce qu'il supporte
39:42de plus en plus mal
39:42et ils m'en font
39:44très fréquemment
39:44état
39:45ce sont ces décisions
39:46qui viennent d'en haut
39:47et qui en fait
39:49les privent
39:49des initiatives
39:50qu'ils aimeraient
39:50mettre en oeuvre
39:51et je crois que
39:52ça
39:53il faut vraiment
39:53que nous réfléchissions
39:54à cette possibilité
39:57de reconnaître
39:58qu'ils sont en capacité
39:59de décider seuls
40:00et qu'ils n'ont pas
40:01toujours à être
40:01des exécutants
40:02ils peuvent être
40:03aussi des décideurs
40:04Julien Brugereul
40:05rapidement
40:05retrouver la place du maire
40:06c'est vrai qu'on a
40:07tout un échantillon
40:07on appelle ça
40:09le millefeuille administratif
40:10il faut lui redonner
40:11sa pleine place
40:12pourtant on dit
40:12que c'est celui
40:12que les administrés
40:14préfèrent
40:15en tout cas
40:15font le plus confiance
40:16très loin devant nous
40:17systématiquement
40:18c'est le maire
40:19qui est sollicité
40:19effectivement
40:20quand il y a un problème
40:20dans la commune
40:21mais moi je voudrais
40:22intervenir sur ce que vous disiez
40:23très rapidement
40:24c'est l'engagement
40:25notamment de la jeunesse
40:26parce qu'on a avancé
40:27petit à petit
40:28sur le statut de l'élu
40:29il reste un point noir
40:30c'est effectivement
40:31la protection
40:32de la carrière
40:33pendant le mandat
40:35où là
40:36il ne faut absolument pas
40:38que ça ruine
40:40la carrière
40:41des jeunes
40:42merci beaucoup
40:43Josiane Corneloup
40:44Julien Brigerolle
40:45merci beaucoup
40:46de vous être prêté
40:46à cet exercice
40:47merci infiniment
40:48à nos citoyens du jour
40:49Nina, Ruben et Marie
40:51on espère que ces échanges
40:53vous ont plu
40:53si ça vous intéresserait
40:54de venir en plateau
40:55n'hésitez pas
40:56à postuler sur notre site
40:57lcp.fr
40:58pendant que nous parlions
40:59Sébastien Lecornu
41:01annonce un projet
41:02de loi d'urgence
41:02agricole
41:04en mars
41:04on verra
41:05ce sera au moment
41:06des municipales
41:07on verra si avant tout ça
41:08le budget est adopté
41:09et dans quelle situation
41:11politique nous serons
41:11très bel après-midi
41:12à tous sur LCP
41:13évidemment
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