00:00C'est la théorie des sphères d'influence qui se décline, et ici même vous l'avez souvent décrite.
00:06Ce qu'il y a c'est qu'en changeant de pied de manière permanente, comme il le fait d'ailleurs dans la gestion de l'Iran,
00:11comme il l'a fait sur le Venezuela avant, en étant quelque part insaisissable par ses réactions,
00:18il rend beaucoup plus difficile un jeu diplomatique rationnel.
00:23Mais en même temps, si vous regardez bien, ces dernières déclarations sur le Groenland,
00:29elles interviennent au moment où les Européens se réunissent, la coalition, avec les Canadiens, sur l'Ukraine.
00:33Donc le lien que nous-mêmes nous faisons sur la hiérarchie de nos objectifs, il le fait forcément implicitement lui-même.
00:40Ce n'est pas innocent.
00:41Oui, de Ragnel, une question à Lou Gauthier.
00:43Moi, ce qui me frappe beaucoup, c'est depuis quelques mois, quelques années maintenant,
00:46c'est le fait que la voix de la France soit de moins en moins écoutée.
00:50On voit bien, moi j'ai l'impression vraiment qu'on est en train de décrocher.
00:53Vous avez des communications, soit du président de la République, soit du ministre des Affaires étrangères.
00:59Et puis, il ne se passe pas grand-chose, ça n'a pas d'impact, ça n'a pas d'incidence.
01:02Comment est-ce que vous analysez ça, vous ?
01:04Je pense qu'à la fois, la France a eu des positions courageuses, un peu en avance de face sur l'Europe.
01:11Et en même temps, montre ses limites pour peser sur le débat européen.
01:16Peut-être que sa position, pour elle-même, n'est pas suffisamment claire et ferme
01:22pour, d'une certaine manière, entraîner les autres, obliger les autres à se positionner.
01:25Je le vois sur plusieurs dossiers.
01:27Par exemple, la problématique de l'usage de ces 90 milliards pour aider l'Ukraine à acheter des armes.
01:33Est-ce qu'on achète européen ? Est-ce qu'on achète américain ?
01:36Et puis, globalement, ce qui est quand même atterrant, c'est cette attitude européenne,
01:41la peur des coups de Courte-Line.
01:42C'est-à-dire qu'on essaye d'esquiver les coups américains,
01:46on essaye d'adoucir les risques, mais jamais on les affronte.
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