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00:00Europe 1, Christine Kelly.
00:02La suite de Christine Kelly et vous sur Europe 1 à 12h17.
00:06Nous vous rappelons qu'à 13h30 s'ouvre le procès en appel de Marine Le Pen
00:10et nous vous posons cette question, chers auditeurs.
00:12La justice choisit-elle ses candidats ?
00:14La justice peut-elle décider à la place des électeurs ?
00:160, 1, 80, 20, 30, 9, 21 pour réagir.
00:19Et on continue aussi d'en débattre avec vos deux chroniqueurs,
00:21Éric Tegner et Gabriel Cluzel. Christine.
00:23Oui, Éric Tegner et Gabriel Cluzel veulent réagir à Jean-Marc.
00:26Jean-Marc qui nous appelle de Gironde et qui pousse un coup de gueule en disant
00:28mais c'est une justiciable comme les autres.
00:31Gabriel Cluzel.
00:32Oui, j'ai bien écouté les arguments de Jean-Marc
00:35et je trouve que quand même, c'est pas très...
00:37On peut pas dire que ce soit sérieux de dire ça parce que...
00:40Pardon, c'est pas du tout méchant ce que je le dis.
00:42Chacun son avis.
00:43Mais exactement.
00:44Mais si vous voulez, il cite Emmanueli et Cahuzac à gauche.
00:50Donc en fait, la justice prend du petit menu frottin à gauche
00:54et des gros poissons à droite.
00:56Parce que, pardon, je crois pas que personne n'ait voulu emmener
00:59ni Emmanueli ni Cahuzac à la tête de la République française.
01:03Ce sont des comparaisons qui, à mon avis, n'ont pas lieu d'être...
01:05Et puis, par ailleurs, cette partialité de la justice,
01:08elle a été, comment dire, reconnue,
01:10elle est assumée par un certain nombre de juges.
01:13Et un nombre non négligeable, puisqu'on sait que le syndicat de la magistrature
01:16fait 30% aux élections.
01:18Alors certes, on va me dire, tous les magistrats jugeux ne votent pas
01:22et deux tiers d'entre eux, donc, n'ont pas voté pour le syndicat de la magistrature.
01:25Ce qui n'exclut pas, d'ailleurs, qu'ils soient aussi de gauche.
01:27Mais bref, peu importe.
01:28Mais en tout cas, j'ai jamais entendu dire
01:29qu'un tiers de la magistrature revendique une justice partiale
01:35et aille défiler dans les rues
01:37pour qu'en cas de vida de gauche,
01:39se présente par ailleurs, s'il y avait une vraie justice.
01:41À ce moment-là, il faudrait aussi dire,
01:43Mélenchon brigue de se présenter à la prochaine présidentielle.
01:48Eh bien, jugeons Mélenchon en même temps que Marine Le Pen.
01:51Ça, ce serait une forme de réjouïtivité.
01:53Gabriel Cusel, on donne la parole à Jean-Marc, ensuite on aura Bruno.
01:56D'abord, Éric Tigner, avant de retourner avec Jean-Marc.
01:59Oui, je veux dire à Jean-Marc qui citait le général de Gaulle
02:02qu'avec le système actuel, le général de Gaulle serait en prison.
02:05Donc, il faut quand même en avoir conscience.
02:08L'énorme problème, c'est le deux poids deux mesures.
02:10Pardonnez-moi, on parlait de Jacques Chirac,
02:11c'est Juppé qui a payé pour Chirac.
02:13Et Juppé, il a pu être à nouveau président de la République.
02:15Moi, je fais partie de cette génération qui, en 2017,
02:18a vu François Fillon, qui effectivement était un candidat
02:21qui voulait vraiment se battre, par exemple,
02:23contre le totalitarisme islamique.
02:25François Fillon, il a été empêché par une enquête du PNF
02:28déclenchée à vitesse grand V, pardonnez-moi.
02:30Ça n'a pas été fait pour Emmanuel Macron en 2022.
02:33Donnons la parole à Jean-Marc.
02:34Jean-Marc, le mot de la fin pour réagir peut-être
02:37au propos de Gabriel et Éric Tigner.
02:38Ensuite, on aura Bruno.
02:40Oui, la mauvaise foi est de rigueur.
02:42J'adore.
02:44Madame Cusel, vous allez me rappeler un candidat de gauche
02:47qui a été malhonnête et qui a été pressenti président de la République ?
02:52Je vous dis pourquoi Mélenchon n'est pas jugé en même temps.
02:56Mais Mélenchon est un voyou, Mélenchon est un instruit, un dictateur.
02:59Si vous voulez la vérité, on va vous la donner.
03:01Comme Marine Le Pen.
03:01Il n'est pas jugé comme tel.
03:02Même combat.
03:03Même combat.
03:04Mais il n'est pas jugé, vous voyez, Jean-Marc.
03:06Mais il n'est pas jugé parce que les juges n'accélèrent pas le mouvement,
03:14ce qui est bien dommage, d'ailleurs.
03:15C'est ça, c'est contre-judiciarisé.
03:18L'instruction est un point mort et les juges n'ont pas organisé de nouvelles auditions
03:21depuis mai 2022 dans cette affaire.
03:23Mais ceci dit, vous tapez sur Mélenchon, Mélenchon, Mélenchon,
03:26Mélenchon sans coup, ça sera un futur dictateur
03:28comme celle qui est candidate actuellement.
03:30Mais des vrais candidats, des gens honnêtes, intellectuellement parlant,
03:35à gauche, il n'y en a eu aucun.
03:37D'accord ?
03:37Il n'y a pas eu un seul candidat qui était porté.
03:39Ensuite, pour répondre à M. Devaquer,
03:42M. Fillon, rappelez-moi, il a bien fait appel de tous les côtés,
03:48il a bien été condamné.
03:50C'est bien vrai, les emplois fictifs.
03:51C'est bien vrai qu'ils remboursent des millions et des millions.
03:53Donc, ce n'est pas le tout de faire les vierges et parouchés
03:55en me disant, mon candidat, mon candidat,
03:58la justice se passe, la justice s'est reconnue,
04:00et M. Fillon a vraiment été condamné coupable
04:03et il a arrêté et il rembourse.
04:05La justice a nos têtes comme ça, monsieur.
04:07Je ne sais pas si vous faites attaquer pour abus de bien social,
04:10vous serez condamné.
04:11Ce que je veux dire, c'est la même chose pour les politiques.
04:13Les politiques, en fait, à partir du moment où ils sont dans le viseur de la justice,
04:16de toute façon, on va retrouver une facture de 25 euros
04:19et on va dire qu'il a mal utilisé et il va être condamné.
04:22C'est ça l'énorme problème.
04:23Moi, j'aimerais bien dans ce cas-là qu'on me cite
04:24les dizaines et dizaines de députés et de sénateurs
04:26qui ont fait des emplois fictifs.
04:27Aujourd'hui, il y en a encore d'ailleurs qui font embaucher leurs filles
04:30ou leurs cousins par leurs collègues.
04:32Il ne se passe rien.
04:33Bizarrement, il s'est passé quelque chose sur François Fillon.
04:35Et bien entendu qu'il s'est condamné.
04:36Tout comme Marine Le Pen, je le pense, sera condamné à la fin.
04:38Mais le sujet n'est pas là.
04:39Le sujet, il est qu'il y a tout un sarsenal judiciaire
04:41qui a été construit pour faire en sorte que le jour où on veut condamner quelqu'un,
04:44on y arrive.
04:45Et il est déclenché que pour les personnes qui dérangent.
04:47Un dernier mot, parce qu'on a beaucoup de sujets.
04:49Moi, Jean-Marc, ce que je voulais vous dire,
04:50c'est que moi, j'entends bien ce que vous dites.
04:52Et depuis que je suis passée au Conseil supérieur de l'usuel,
04:55j'ai un autre regard, moi, sur la justice.
04:57Vous savez pourquoi ?
04:58Parce que j'ai vu comment,
05:01alors que lorsque j'étais au CSA,
05:03on ne traitait que le juridique.
05:05C'est une phrase, c'est huit lignes,
05:06c'est uniquement pour faire appliquer les textes de loi.
05:10Et lorsqu'il y avait des chaînes privées
05:11qui étaient, comment dirais-je,
05:13qui dépassaient, voilà, qui ne respectent pas la loi,
05:16il y avait une amende,
05:18il y avait une mise en demeure,
05:20il y avait une mise en garde,
05:21et lorsque c'était, voire financière,
05:23et lorsque c'était, par exemple, des chaînes publiques,
05:26il n'y avait rien pour le même problème.
05:28Donc c'est vrai qu'à partir de ce prisme-là,
05:30moi, j'ai un prisme un peu différent,
05:32et c'est vrai que je me dis que, bon,
05:33peut-être que tout n'est pas tout blanc, tout rose, mon cher Jean-Marc.
05:36On y est d'accord.
05:38Bon, mais merci pour votre appel,
05:39infiniment. Merci pour votre coup de gueule,
05:40mon cher Jean-Marc de Gironde.
05:42Bisous à Bordeaux.
05:43Excellente journée sur Europe 1.
05:45On va avoir, merci beaucoup, Bruno,
05:46qui nous appelle du centre.
05:47Bonjour Bruno, vous réagissez aussi
05:49par rapport au procès de Marine Le Pen
05:51en appel aujourd'hui.
05:53Oui, tout à fait, bonjour.
05:55Et puis, tout d'abord, merci pour votre émission.
05:57Ça fait du bien, parce que, bon,
05:59c'est vrai que les médias, aujourd'hui,
06:01sont quand même assez verrouillés.
06:02Oui, donc, je voulais intervenir en disant,
06:05j'écoutais votre interlocuteur.
06:07Alors, je fais un peu de votre avis,
06:09c'est-à-dire que ni n'est tout blanc,
06:12ni tout noir.
06:13Simplement, c'est vrai que, par exemple,
06:16Marine Le Pen, cette affaire dure depuis des années,
06:19des années, des années.
06:20Et, assez bizarrement,
06:23cette affaire sort quand les sondages donnent le RN,
06:27éventuellement gagnant.
06:30Alors, c'est assez bizarre.
06:31C'est-à-dire que la justice,
06:32j'ai l'impression qu'elle a des dossiers sous le coude.
06:36Elle les utilise, elle ne les utilise pas.
06:39Et puis, comme je disais, bizarrement,
06:41à un moment où les sondages pourraient éventuellement
06:44mettre Marine Le Pen, présidente de la République,
06:47a, comme de par hasard, on sort le dossier.
06:51Et là, après, inigibilité.
06:53Ça, par contre, après, c'est très rapide.
06:56Donc, je voulais étendre un petit peu aussi le sujet.
06:59C'est-à-dire, moi, je vais avoir 60 ans.
07:02J'ai connu...
07:02J'étais jeune, mais j'ai connu Mitterrand.
07:05Et je pense qu'on vit toujours sous le spectre de Mitterrand.
07:09Mitterrand, à l'époque, avait fait quelque chose d'assez extraordinaire.
07:12C'était un dinosaure politique.
07:14Il avait verrouillé tous les corps intermédiaires en France.
07:18Tous.
07:19Lui, il avait compris une chose.
07:21C'est qu'un parti ne peut vivre dans le temps
07:25que si on verrouille la justice,
07:27si on verrouille l'éducation nationale,
07:30si on verrouille les universités,
07:32si on verrouille les régions,
07:33et si on verrouille les départements.
07:35Quand vous regardez le score du PS de 75 aux dernières élections,
07:40et de voir que c'est encore la gauche
07:42qui, aujourd'hui, domine la politique en France,
07:46avec des Macron, des Hollande,
07:49on se demande quand même
07:50si, à un moment, on ne pourrait pas déverrouiller tout ça
07:53et déverrouiller la justice,
07:55avoir enfin une justice.
07:57Je ne sais pas, moi, si Marine Le Pen est coupable ou pas coupable,
08:01mais, bon, si vraiment on veut regarder les uns et les autres,
08:05je peux garantir qu'il va y avoir des affaires qui sortiront.
08:08Mais, bizarrement, c'est la droite.
08:10Ce n'est que des affaires de droite et jamais des affaires de gauche.
08:11Et comme on ne peut pas prouver,
08:13alors chacun son avis, effectivement, sur la question.
08:15Merci beaucoup, Bruno, pour votre appel
08:17et pour votre réflexion en direct sur Europe 1.
08:20N'hésitez pas à nous appeler, vous aussi, pour réagir.
08:22Merci.
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