Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 mois
L'invité d'ICI Matin : Clara de Bort, directrice de l'Agence Régionale de Santé en région Centre Val de Loire.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Marie d'Orsay, virus de l'hiver, grève des médecins libéraux, zone prioritaire pour l'installation de praticiens.
00:06On fait le point ici ce matin sur les dossiers médicaux du Loiret.
00:10Avec votre invitée Marie, vous recevez en direct la directrice de l'agence régionale de santé du centre-val de Loire, c'est Clara Debor.
00:16Bonjour Clara Debor.
00:18Bonjour à tous et bonne année à tous.
00:19Bonne année également.
00:21Le Loiret en ce début d'année justement, quasiment tout rouge sur la carte des zones prioritaires publiées par l'ARS en ce début d'année.
00:28Mais ça veut dire que la situation est vraiment si grave que ça dans le département ?
00:31La situation du département et même plus généralement de la région, elle est très difficile au niveau de la démographie médicale.
00:37Vous savez qu'on a pris le taureau par les cornes en créant un CHU à Orléans.
00:41D'ailleurs les étudiants avancent dans leur formation, mais on est sur des formations qui sont très longues.
00:46Et donc pendant ce temps-là, il nous faut des mesures vraiment massives pour pouvoir attirer des médecins,
00:52pour pouvoir former aussi des médecins étrangers qui sont très nombreux à venir se former.
00:57Mais donc chez nous, grâce aussi à des médecins qui acceptent de les encadrer et de leur transmettre leurs connaissances, leurs compétences.
01:04Tous ces professionnels sont extrêmement engagés et je tiens vraiment à les saluer.
01:08Mais si tout est en rouge, est-ce qu'on peut accéder à répondre à toutes les demandes en fait de besoin de médecins ?
01:13Alors les zones rouges ou les zones d'intervention prioritaire sont des zones où on va faciliter l'installation des médecins.
01:21Et vous l'avez dit, dans le Loiret c'est quasiment l'ensemble des zones, mais les autres zones qui ne sont pas rouges, elles sont oranges.
01:26Donc en somme, c'est difficile un peu partout, vous le savez tous et toutes bien sûr,
01:31mais c'est aussi dans ce département que nous voyons poindre des innovations en matière d'organisation des soins.
01:38Par exemple, dans le Loiret, nous avons la possibilité d'accéder directement au kinésithérapeute, au masseur kinésithérapeute,
01:45sans passer par un médecin.
01:46C'est une des innovations, alors c'est des petites choses, mais quand vous vous êtes fait mal quelque part,
01:51ça peut être bien si vous avez besoin d'une rééducation, de démarrer sans avoir besoin d'aller voir un médecin.
01:57C'est le masseur kinésithérapeute qui lui ensuite fait le lien.
02:00Vous avez aussi des travaux très intéressants avec les infirmiers.
02:03Alors, heureusement, ça n'arrive pas tous les jours, mais nous avons obtenu, et nous étions les premiers,
02:09à ce que les infirmiers puissent certifier des décès.
02:12Vous aviez des familles qui attendaient parfois pendant des heures qu'un médecin soit disponible
02:17pour pouvoir attester du décès de leurs proches, qui était très douloureux, très compliqué pour tout le monde.
02:21Eh bien ça y est, je ne vais pas dire que c'est complètement derrière nous, mais c'est quasiment derrière nous,
02:25parce qu'on a aussi donné des nouvelles compétences aux gens.
02:28Mais ça veut dire qu'il n'y a pas assez de médecins ?
02:29Mais il n'y a pas assez de médecins, c'est sûr qu'on s'est, je dirais peut-être qu'on s'est réveillés trop tard.
02:33On a vu trop tard que la situation allait devenir aussi grave, à la fois une réduction du nombre de médecins formés,
02:41beaucoup de médecins qui quittaient aussi la région, c'est-à-dire une difficulté à les garder,
02:46et puis un choc démographique et un choc aussi des maladies chroniques,
02:50parce qu'elles consomment aussi, si vous voulez, beaucoup plus de professionnels de santé,
02:55des problèmes de mobilité au niveau des patients, parce que ça peut être difficile pour eux de circuler dans la région,
03:03donc de multiples problèmes, la précarité aussi qui s'est fortement augmentée,
03:07et une consommation de soins qui est très différente d'il y a 20 ans.
03:11Et maintenant, beaucoup plus volontiers, on prend contact, on essaye de prendre contact avec un soignant,
03:17alors que peut-être, il y a 20 ans, il y a 30 ans, on consommait moins de soins.
03:22Des médecins, il y en a tout de même, et les médecins libéraux sont en grève depuis plus d'une semaine maintenant,
03:27à l'échelle nationale, dans le Loiré aussi.
03:29Est-ce que ça pèse sur le 15, sur les urgences, sur les structures médicales du Loiré ?
03:34Nous avons la chance, dans notre région et dans le Loiré en particulier,
03:38d'avoir vraiment des professionnels et leurs représentants très responsables.
03:42Et jamais le contact n'est rompu, et nous avons des discussions vraiment très très fréquentes,
03:47quasiment quotidiennes, à la fois vraiment avec les médecins, leurs représentants,
03:51les directeurs de cliniques aussi, puisque les médecins libéraux sont aussi les médecins qui font tourner,
03:56on peut dire, les cliniques.
03:58Bien sûr, quand ils sont indispensables au service, par exemple, s'il y a des urgences à assurer,
04:06il y a ce que l'on appelle une obligation en matière de permanence des soins dans les cliniques,
04:10et donc ils doivent se déclarer grévistes, et alors je demande à la préfète du Loiré de lancer des réquisitions.
04:18Et il y en a eu beaucoup ?
04:19Non, c'est vraiment quelques-unes, et ça se passe de manière tout à fait sérieuse.
04:24On n'a pas, comme je le vois dans d'autres départements, des médecins qui font en sorte de ne pas accepter des réquisitions.
04:33Malgré la période d'épidémie, grippe, violite ?
04:35Oui, c'est ça qui est difficile, c'est que la situation épidémiologique, dans les périodes comme ça,
04:41au moment des fêtes, au moment des périodes hivernales,
04:44mais c'est aussi difficile en période estivale, quand il y a beaucoup de gens qui sont en vacances,
04:48ce sont des périodes qui sont toujours plus délicates.
04:50C'est la raison pour laquelle je repasse le message, si vous avez besoin d'un soin non programmé,
04:55essayez d'éviter d'aller aux urgences.
04:57Si vous avez un doute, d'abord vous appelez le 15.
04:59Le 15 d'abord, effectivement, parce qu'on le voit, cette épidémie qui se développe.
05:03Le CHU d'ailleurs a remis le masque, l'obligation du masque pour tout le monde.
05:08Le CHU qui n'a toujours pas officiellement de directeur, Olivier Boyer, est parti en septembre ?
05:12Si ! Très bonne nouvelle, ça y est, c'est sorti ce matin au journal officiel.
05:16C'est une annonce du coup ?
05:17C'est une annonce, Sébastien Vial vient d'être nommé directeur général du CHU d'Orléans.
05:23Son décret de nomination a été signé par le Président de la République,
05:27et donc nous sommes vraiment très heureux.
05:30Nous voulions qu'il arrive un peu plus tôt, mais ça y est, c'est fait.
05:33Il arrive dans la semaine, il arrive de Grenoble, il a fait son pot de départ hier soir,
05:39donc les choses s'enchaînent parfaitement, et on lui souhaite d'ores et déjà la bienvenue.
05:43Nouveau directeur du CHU d'Orléans, on aura l'occasion d'en reparler.
05:45Merci beaucoup Clara Debord d'avoir été notre invité ce matin.
05:48Merci à tous, bonne année, bonne santé.
05:49Bonne journée.
05:49Merci.
05:49Merci.
05:50Merci.
05:50Merci.
05:50Merci.
Commentaires

Recommandations