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00:09Une mobilisation d'ampleur à Metz après la signature de l'accord entre l'Union Européenne et le Mercosur.
00:15Plus d'une centaine de tracteurs et plusieurs centaines d'agriculteurs ont convergé vers la préfecture de Metz.
00:20Près de deux semaines après l'annulation de la subvention municipale par la justice,
00:24l'association de la Grande Mosquée de Metz a pris la parole ce lundi lors d'une conférence de presse
00:29pour réagir à cette décision.
00:31Le refuge des malgré eux à Sarbourg est sauvé in extremis de la fermeture
00:36grâce à une cagnotte litchi qui a récolté plus de 40 000 euros de dons.
00:42Un coup d'œil sur la météo de ce mardi avec du soleil prévu sur l'ensemble du département dans l'après-midi
00:46et des températures maximales autour des 10 degrés.
00:52Je le disais en titre, la tension persiste dans le monde agricole.
00:56Les agriculteurs ont été nombreux à manifester à Metz suite à l'appel de la FDSEA
01:00et des jeunes agriculteurs de la Moselle pour protester contre la ratification du traité de libre-échange
01:07entre l'Union Européenne et le Mercosur.
01:10Et ce, malgré l'opposition de la France sur ce texte,
01:13plus de 200 tracteurs et des centaines d'agriculteurs ont convergé vers la préfecture de Metz
01:17pour se faire entendre.
01:18D'ailleurs, la préfecture de Metz a décidé de rester fermée toute la journée.
01:22Emma Fachetti s'est rendue sur place.
01:24Bruxelles, Thionville et maintenant Metz, ce salarié agricole de Zoufgen n'a manqué aucune manifestation.
01:34Moi, je n'ai toujours que dans les manifestations.
01:37Depuis ma jeunesse, je trouve qu'on n'est pas assez considéré par rapport à ce qu'on fait.
01:42À notre travail fourni, on nourrit quand même les gens.
01:44À l'image de ces 200 tracteurs et 25 beignes de fumier déversés place de la Comédie à Metz,
01:50ces 250 agriculteurs, membres de la FDSEA et des jeunes agriculteurs de Moselle,
01:56sont toujours aussi déterminés à faire entendre leur opposition au traité Mercosur,
02:01et ce, malgré les conséquences sur leur exploitation.
02:04Moi, j'ai quelqu'un qui vient soigner et qui s'occupe des animaux.
02:07Par exemple, aujourd'hui, je pense que mes collègues font la même chose,
02:10ceux qui ont des plus gros élevages.
02:12L'impact, c'est de se lever forcément plus tôt, de faire nos animaux avant.
02:16On est là, on manifeste notre colère.
02:18Et ce soir, quand on rentre, on ira encore terminer notre travail.
02:22Et ça aura été une longue journée.
02:23Si on veut tous manger quelque chose de correct encore aujourd'hui,
02:26oui, c'est important.
02:27C'est important que les Français sachent que nous,
02:29on nous impose vraiment des normes assez drastiques.
02:33et ça a un coût, et on ne peut pas rivaliser avec des gens
02:36qui donnent des hormones aux animaux.
02:38Ça a forcément un impact, mais si on ne bouge pas,
02:40il ne se passera jamais rien.
02:42On ne devrait pas avoir à faire ça, quoi.
02:43On devrait nous écouter directement dès qu'on a des revendications.
02:47La majorité d'ici, ils ont des personnes sur la ferme
02:51pour faire le travail et tout, mais c'est vraiment du temps de perdu,
02:54entre guillemets, à faire ça, quoi.
02:56Et on n'a pas le choix, on n'a pas le choix.
02:57C'est le seul moyen pour qu'on nous écoute, sinon on passe à la trappe.
03:00Pour une grande partie de ces agriculteurs,
03:03la mobilisation se poursuit le 20 janvier prochain
03:05devant le Parlement européen à Strasbourg.
03:08L'objectif, faire pression sur les eurodéputés
03:11pour que ces derniers saisissent la Cour de justice européenne
03:14afin de repousser le Mercosur.
03:17Près de deux semaines après la décision du tribunal administratif de Strasbourg,
03:22l'association porteuse du projet de la Grande Mosquée de Metz
03:25sort du silence.
03:26Saisie par l'Union des familles laïques,
03:28la justice a annulé la subvention municipale de 490 000 euros
03:32accordée par la ville de Metz.
03:34Ce lundi matin, l'association a tenu une conférence de presse
03:37pour réagir à cette décision et défendre son projet de Grande Mosquée.
03:41Jonathan Vaucher.
03:42Suite à une plainte de membres de l'UFAL,
03:45le tribunal administratif a annulé il y a quelques semaines
03:48les 490 000 euros de la mairie de Metz à la Grande Mosquée
03:51en cause l'absence, selon la justice, d'utilité publique du projet.
03:56L'intérêt général local est bien visible.
03:59Les conditions dans lesquelles les musulmans pratiquent leur culte,
04:03c'est une situation indigne.
04:05Il suffit de passer devant une mosquée le jour de vendredi
04:08pour voir comment la situation, donc ça déborde.
04:11Il y a des personnes qui font la prière à l'extérieur, dans les parkings.
04:15Bien sûr, nous, on ne met pas en cause le concordat,
04:17mais on demande quand même qu'il y ait un esprit d'égalité,
04:21et c'est l'esprit, bien sûr, de la laïcité.
04:23Nous sommes à la fois déjà, donc, exclus du concordat,
04:27et c'est la première fois que la mosquée de Metz demande une subvention,
04:32et cette subvention, elle est la plus petite par rapport aux d'autres.
04:35Or, nous, les musulmans, aussi, on contribue dans le financement des autres cultes,
04:39on paie nos impôts, on paie nos taxes, donc c'est totalement injuste.
04:44L'association va donc interjeter appel, mais dénonce aussi de l'islamophobie sous-jacente.
04:49Une autre plainte pourrait être déposée contre l'UFAL pour avoir favorisé du harcèlement.
04:53Cette association a utilisé à de nombreuses reprises les services de la presse
04:58pour porter atteinte à sa probité,
05:00également remis en question le don du roi du Maroc en invoquant une prétendue ingérence.
05:06Elle a saisi le train administratif uniquement à l'encontre de la subvention portée au culte musulman.
05:11Elle est, à mon sens, taisante sur les conséquences engendrées par cette situation,
05:16et notamment les campagnes de haine, de menaces, je crois qu'il y a une responsabilité.
05:21Au total, 3,5 millions de dons et de subventions sont déjà investis dans la construction.
05:26Une cagnotte est lancée en attendant le rappel des fonds municipaux.
05:29La première tranche du bâtiment doit ouvrir fin 2026.
05:33Ils auraient dû ouvrir ce dimanche.
05:35Ils sont finalement restés fermés.
05:37Je parle des commerces messins.
05:39Malgré une autorisation accordée par la préfecture de la Moselle en pleine période des soldes,
05:44les rideaux sont restés baissés ce 11 janvier.
05:46En cause, une décision de justice saisie par le syndicat Force Ouvrière qui a annulé l'arrêté préfectoral.
05:52Mathéo Philippe.
05:54Après plusieurs rebondissements, les commerçants de Metz n'ont pas levé le rideau ce dimanche.
06:00Et ce, malgré une autorisation accordée par la préfecture
06:03qui mettait en avant les événements sportifs du week-end et les récents épisodes neigeux.
06:09Compte tenu des conditions météorologiques exceptionnelles marquées par de fortes chutes de neige
06:13empêchant la population depuis le 1er janvier 2026 d'effectuer ses achats dans des conditions normales.
06:20Les commerces de détail de Metz sont autorisés à ouvrir ce dimanche 11 janvier.
06:24Cependant, le tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par le mouvement syndical Force Ouvrière de Moselle
06:31pour ce nouvel arrêté jugé abusif et l'a annulé.
06:35Une décision satisfaisante pour la majorité des commerçants
06:39et notamment Esther, responsable de la boutique d'Argeling, qui avait ouvert les 4 dimanches avant Noël.
06:46Le premier a bien fonctionné puisqu'on est en Black Friday.
06:50Et après, je pense que l'utilité, c'est plus d'ouvrir les après-midi que le matin.
06:54Parce que le matin, je pense que j'endorme, c'est dimanche.
06:57Donc si on a des gens, ça partit de 13-14 heures.
06:59Les moments où on a ouvert, on ne faisait pas de chiffres
07:01et je pense que ça coûtait plus cher à l'entreprise d'être ouvert que de rester fermé.
07:05Une position également comprise par les clients.
07:08On n'a pas forcément le réflexe d'y aller le dimanche.
07:10Donc en fait, ce n'est pas le jour auquel on va faire les boutiques.
07:14Donc ce n'est pas dérangeant que ce soit fermé.
07:17Le mieux, on va dire, c'est par rapport à l'organisation familiale.
07:20Donc c'est souvent les mardis soirs parce que les enfants n'ayant pas école le mercredi,
07:24c'est plus facile, on va dire, pour pouvoir se rendre dans les commerces.
07:26Ou alors le samedi.
07:27J'estime que le dimanche, pour moi, c'est aussi un jour où ce n'est pas du repos total.
07:33Mais pour moi, ce n'est pas des achats, ce n'est pas du commerce.
07:35À moins qu'il y ait un réel besoin, je pense que ça perturbe la vie de famille pour les employés.
07:41Et peut-être pour pas forcément grand-chose à la fin.
07:44Pas grand-chose à la fin.
07:46C'est le constat dressé par de nombreux responsables de boutiques.
07:49En cause, la baisse du pouvoir d'achat, y compris en période de fête.
07:54En janvier, on n'a même pas pensé à ouvrir pendant les soldes, un seul dimanche,
08:00parce que ça n'a pas rapporté grand-chose en décembre.
08:04Du coup, en janvier, ça allait être pire.
08:05En Moselle, les commerçants miseront tout pendant leurs horaires classiques,
08:10alors que les soldes d'hiver se concluront le jeudi 29 janvier.
08:14Ils étaient à deux doigts de devoir fermer leurs portes.
08:18À Sarbourg, le refuge des malgré eux a finalement réussi à réunir la somme nécessaire
08:23pour continuer à fonctionner grâce à la mobilisation des donateurs.
08:27Florent Arnold.
08:28Il adore jouer, le chercheur.
08:33Elle est très gentille.
08:34Patrick Brouwer ignore pour combien de temps encore il pourra prendre soin de ses animaux.
08:39Le refuge Aspea de Sarbourg, qu'il dirige, vient de frôler la fermeture et est désormais en sursis.
08:46La situation est très grave au point de vue financier, pas au point de vue des animaux.
08:50Le problème de nos jours, c'est qu'on est au même niveau que Michelin, que Ford, que Brande.
08:56L'État nous ponctionne le même URSAF.
08:59On peut l'électricité professionnelle, les frais vétérinaires ont triplé, l'URSAF a doublé.
09:04Donc avant, on flottait toujours.
09:06On met toutes les actions, les kermesses, ça suffisait juste pour tout payer.
09:10Maintenant, le taux a triplé, ça ne suffit plus.
09:13Donc on a pompé tous nos sous qui étaient dans notre caisse d'épargne avec tous les stands qu'on faisait.
09:19Et là, le 31 décembre, on est arrivé à zéro.
09:22Une situation financière critique due à des coûts de fonctionnement
09:25qui ne sont pas amortis par l'argent des adoptions.
09:28À ce jour, il reste au refuge 8 000 euros de frais vétérinaires impayés.
09:33Alors cette facture, justement, est une des factures vétérinaires qui était en retard.
09:38Donc vous voyez, elle était de plus de 5 000 euros.
09:42On fait l'adoption de 250 euros s'il n'est pas castré et s'il est castré, l'animal, 350 euros.
09:49Mais les frais d'entretien de l'animal qui a resté là quelques temps, il y en a qui restent même des années,
09:58ce n'est pas amorti.
10:00Deux factures de fioul qui sont arrivées, des factures vétérinaires qui sont encore en retard.
10:08Alors pour faire face à ces dettes, le refuge a ouvert une cagnotte en ligne le 12 décembre.
10:13Depuis, 40 000 euros ont été collectés, de quoi prolonger l'activité de la structure jusqu'à fin mars.
10:19Un sursis permanent qui désole les bénévoles.
10:22Moi, ça me ferait mal au cœur.
10:24Ça me rendrait triste qu'ils se soient fermés.
10:27C'est leur maison ici.
10:28Pour rester ouvert après fin mars, Patrick Brouwer se dit prêt à se battre.
10:32Une situation alarmante pour ce refuge qui n'est pas un cas isolé.
10:36Deux autres structures SPA de la même confédération risquent une fermeture éminente.
10:42Restez avec nous, on se retrouve dans un instant, juste après la météo.
10:49Merci.
10:50Merci.
10:51Merci.
10:52Merci.
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