00:00Nous sommes là dans une AG qui concerne tous les enseignants
00:06et cette AG rentre dans le cadre de la grève lancée par SOS Éducation
00:15qui est l'unique mouvement qui a lancé cette grève
00:21et qui devait être logiquement le principal interlocuteur du gouvernement.
00:27C'est SOS Éducation.
00:30Donc aujourd'hui, il était question de suivre le compte rendu des échanges
00:35au niveau du ministère de l'Éducation nationale.
00:41Donc nous sommes là pour exprimer un ras-le-bol,
00:45pour exprimer notre colère face au gouvernement.
00:51Parce que ce que nous avons suivi dans les médias, c'est une honte.
00:56C'est vraiment, je ne sais pas qui conseille ces ministres,
00:58je ne sais pas qui conseille le président, qui conseille ce gouvernement.
01:04Je ne sais pas si vous avez vu les mêmes images que nous.
01:07Vous le savez tous.
01:08qu'on ne peut pas négocier de tout avec tout le monde et au même moment.
01:15C'est impossible.
01:17Ce qu'on a vu, un tel cadre ne peut pas permettre une négociation.
01:23On avait l'impression d'être dans une salle de classe où d'un côté,
01:26il y a les professeurs et le professeur titulaire qui était madame le ministre
01:28et de l'autre côté, les élèves.
01:31Parce que le cadre choisi, la configuration de la salle,
01:37montait le manque de respect qu'on avait pour les partenaires.
01:41Ça, c'est une chose.
01:42Les intellectuels que nous avons devant nous connaissent ce dossier.
01:47Quand un gouvernement ne veut pas résoudre un problème,
01:49il crée les commissions.
01:51Les commissions, c'est un enfumage.
01:52S'endoyer le poisson.
01:59Les enseignants posent les vrais problèmes.
02:02On nous parle des vacations.
02:04Nous sommes 30 000 enseignants.
02:07Quels sont ces vrais problèmes ?
02:09Mais les problèmes, c'est le mal-être, le mal-vivre des enseignants.
02:16Si vous n'avez pas, vous savez, un enseignant qui en a un depuis 16 ans
02:21n'a pas été avancé, n'a pas été tutorialisé.
02:26Qui touche 332 000 francs.
02:31Je vous assure, si on avait avancé, cet enseignant-là,
02:34on l'avait réclassé, on l'avait tutorialisé.
02:36Il gagnerait aujourd'hui près de 658 000 francs CFA.
02:42Voilà les problèmes des enseignants.
02:44Les rappels.
02:45Depuis 2013, nous n'avons aucun rappel.
02:49Et on nous propose la solution des vacations de 1 500, de 2 000.
02:55Nous mettons le ministère au début.
02:57Dans le cadre de la transparence et de la rédivabilité qu'elle a pour nous.
03:01Quand nous sortent les listes des vacations que touchent les membres qui sont au ministère,
03:05du ministre jusqu'au chef de service,
03:08en passant par l'EDAP,
03:11tout ce monde là touche l'argent du CEP,
03:12du baccalauréat,
03:15du BEP,
03:17l'entrée à l'ENS, l'entrée à l'ENS, l'entrée à l'ENS,
03:19l'entrée à l'ENS, l'entrée à l'ENS, l'entrée à l'ENS, l'entrée à l'ENS, il s'en tire.
03:21Et ils touchent.
03:22Parce que les sommes vont de 10 millions,
03:24à 50 millions, à 45 millions,
03:26à 35 millions.
03:28Donc ce que
03:29les enseignants réclament à travers
03:31SOS Éducation,
03:33que les enseignants
03:36rentrent dans leurs droits.
03:38rentrent dans leurs droits.
03:40Nous voulons voir des effets soldes
03:42des avancements
03:43et des réclassements
03:46et des situations administratives.
03:48Nous voulons voir nos rappels.
03:50C'est simple.
03:52Donc, nous appelons
03:54à une grande mobilisation.
03:57On ne pourra pas
03:58résoudre cette crise, vous le savez très bien,
04:00au ministère de l'Éducation nationale,
04:01parce que le ministère de l'Éducation nationale
04:02ne gère que la pédagogie.
04:04Et
04:07la scolarité.
04:11C'est une question transversale.
04:13Ne peut régler que le chef du gouvernement.
04:15Et en négociation,
04:17on négocie avec celui qui a le pouvoir des décisions.
04:19Et dans un gouvernement,
04:21celui qui a le pouvoir des décisions, c'est le chef du gouvernement.
04:23C'est à lui
04:24de convoquer
04:25les parties prenantes
04:27et de plancher.
04:29Et pour toutes ces raisons, nous disons aux enseignants,
04:33c'est ne pas se laisser
04:35intimider
04:36par les menaces,
04:38ne pas se laisser intimider
04:39par les bons de caisse,
04:41par les affectations arbitraires
04:42et bien d'autres subterfuges
04:43pour nous chosifier.
04:45– Sous-titrage Société Radio-Canada –
04:53– Sous-titrage Société Radio-Canada –
Commentaires