- il y a 20 heures
Journal du Golf fête son 200e numéro. On rembobine et on part à la rencontre des joueurs et des photographes qui ont fait la une de Journal du Golf. Grégory Havret a fait plusieurs fois la couv du JDG entre 2004 et 2019, il se souvient.
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00:00Greg, on t'a donné le journal du golf, ta première couve décembre 2004.
00:29Qu'est-ce que ça t'inspire ?
00:31Qu'est-ce que ça m'inspire ? Bah écoute, c'est vrai que j'avais cette petite marque de jeu à l'époque.
00:37Je portais tout le temps une casquette orange. J'avais gagné en 2001 avec la casquette orange pendant le dernier tour.
00:42Et c'est vrai que c'est un train que j'ai gardé pendant ces deux temps.
00:45En Sardaigne.
00:46Ouais, en Sardaigne, Open Italy. Je l'ai gardé pendant pas mal de temps.
00:49Après, je me souviens qu'on était sur les toits de Paris. On était passés par dessus.
00:54Enfin, on était dans un appartement, on était passés par le VELUX.
00:57C'était un programme d'organisation, mais on avait réussi à faire quelque chose de tellement atypique.
01:02C'était vraiment, pour moi, le sens du journal du golf, de faire des choses atypiques.
01:07Et c'est vrai que je me suis retrouvé sur ces toits. C'était assez sécure.
01:11Enfin, je me sentais pas trop en danger, mais je me rappelle très bien être dominé un peu les toits de Paris.
01:16Et c'était assez atypique. Je vois qu'on parle déjà de Greg Bourdie à l'époque, là, puisqu'il est sur la couve aussi.
01:23C'est le tout début, ouais, décembre 2004.
01:26Est-ce que première couve, deuxième couve de magazine, premier shooting ?
01:32Pas trop de sous. Bon, ça fait quand même 21 ans.
01:38Très content. J'ai toujours été très fier de faire des coups.
01:41J'ai toujours été très fier qu'on parle de moi. Ça fait toujours du bien.
01:43C'est en général bon signe. Ça veut dire qu'on joue plutôt bien.
01:45On va plutôt pas prendre les losers. Donc, ça fait d'ailleurs longtemps que j'ai pas fait de coups.
01:50Je dis ça, je dis rien. Mais c'est évidemment un très bon souvenir.
01:58Et puis, j'étais effectivement au début de quelque chose.
02:01Si on m'avait dit 20 ans plus tard, est-ce que tu penses que tu auras réalisé ces choses-là ?
02:07La question se pose. Je pense que j'aurais peut-être signé à ce moment-là parce que j'avais…
02:12C'était un peu un mix de choses entre…
02:15Je me sentais capable de réaliser certaines choses, mais d'un autre côté, je regardais mes idoles.
02:20Donc, les Tiger Woods à l'époque, Phil Mickelson, David Duval puisque c'était à l'époque peut-être le numéro un mondial.
02:29Enfin, dans ces années-là, je les regardais comme des mecs un peu intouchables aussi.
02:33Donc, j'avais de l'ambition, mais je trouvais que ces mecs-là étaient intouchables.
02:36Je pense que c'est la grosse différence avec aujourd'hui.
02:38Je pense que quand les jeunes passent pro et qu'ils regardent un McIlroy ou un Schaeffler,
02:42ils se disent qu'ils sont très forts, mais qu'ils ne sont pas intouchables.
02:45Et ça, mentalement, je pense que les choses ont beaucoup évolué.
02:48Je pense qu'on a tous, toutes les générations ont servi à la génération d'après,
02:52de penser mieux, de faire mieux, d'être plus pro, de s'adapter mieux, d'aller plus vite, etc.
02:59Et je pense qu'on sert tous aux uns aux autres.
03:01C'est évidemment le sens de mon job aujourd'hui à la Fédération.
03:06Mais je pense que sans en avoir conscience, c'était déjà quelque chose qui existe à l'époque.
03:11Quand tu vois ta tête de l'époque, donc de décembre 2004, tu avais quel âge ?
03:15Écoute, j'avais quel âge ?
03:17J'avais 27-28 ans.
03:20T'imagines, on est presque au double aujourd'hui.
03:25Donc, c'est plus mes enfants, quand ils vont voir ça, qu'ils vont probablement halluciner.
03:30Ils n'ont peut-être même pas me reconnaître.
03:31Là, je me reconnais à peine, c'est sûr que...
03:34Enfin, je me reconnais à peine, si, bien sûr que...
03:36Enfin bref, cette casquette, elle était assez emblématique, moi, à l'époque.
03:40Je pense au golf en permanence depuis l'âge de 12 ans.
03:43Il ne faut pas faire lire ça à ma femme.
03:46Mais oui, c'est vrai que c'est profondément inscrit dans mon ADN.
03:51C'est toujours le cas.
03:52C'est toujours le cas, c'est quelque chose qui m'a toujours beaucoup animé
03:56et qui a été un moteur exceptionnel dans ma vie.
03:58Et si aujourd'hui, j'ai cette carrière et j'ai réalisé ces choses,
04:01c'est parce que j'ai un amour débordant pour ce sport.
04:04Ça, c'est sûr.
04:05Il m'apporte beaucoup de choses et un équilibre vraiment rare.
04:11Et le fait d'en avoir vécu et d'avoir partagé, d'avoir profité de ça pour visiter le monde
04:20et tous ces tournois exceptionnels tout au long de ces années, c'est une chance assez incroyable.
04:26Dans l'interview, Greg, tu disais à l'époque, pour rester sur le tour, pas besoin forcément de travailler énormément.
04:32Qu'est-ce que tu penses de cette déclin en 2025 ?
04:34Qu'elle n'est plus très vraie aujourd'hui.
04:38De toute façon, le golf a changé, bien sûr.
04:41Il y a plus de monde, il y a un ventre mou plus performant.
04:45Tout est fait sur l'hyper performance.
04:48Et encore une fois, je sais de quoi je parle, de quoi ça l'a fait des.
04:51Et dès 12, 13, 14 ans, il y a des choses qui sont en place qui n'étaient pas en place à l'époque.
04:56La fédération investit énormément.
04:59On a des staffs incroyables pour des jeunes en devenir.
05:02Mais à l'époque, nous, on était dans un crêpes de Toulouse,
05:05puisque j'étais moi au top dans mon âge en France.
05:10Et j'étais dans un crêpes de Toulouse qui était superbe.
05:13On tapait dans un filet, on n'avait pas de green l'hiver pour s'entraîner.
05:16Lorsqu'on tapait des balles dehors, c'était sur un terrain de rugby.
05:19On attendait que les rugbymans aient fini leur entraînement pour commencer à taper.
05:22On allait une fois par semaine au golf de Palmola, mais il y avait une demi-heure de voiture.
05:27Aujourd'hui, si on regarde les centres de perf, tout a drastiquement évolué.
05:32Et c'est aujourd'hui la quintessence de tout ce qu'il faut mettre en place pour être hyper performant.
05:39Et c'est le but.
05:41Mais aujourd'hui, on est au centre de perf à Paris.
05:43Il y a un bâtiment exceptionnel.
05:44Les profs viennent aux enfants.
05:46Il y a des cours.
05:47Nous, on allait dans un lycée où on était 30 dans la classe.
05:50Là, ils sont 2, 3, parfois 4.
05:52Et quand ils sont 4, ils commencent à se dire qu'il y a un peu de monde.
05:55Les profs adaptent les cours aux jeunes.
05:59Ce n'était pas du tout le cas pour nous.
06:01On devait s'adapter au système scolaire.
06:03Bref, tout a évolué et évidemment que le ventre mou et que le niveau moyen des joueurs a énormément évolué aussi.
06:09C'est vrai qu'à l'époque, pour garder la carte et être dans les 115 premiers.
06:12A l'époque, justement, tu as terminé 61e européen.
06:16Tu avais gagné 334 000 euros, ce qui équivaut aujourd'hui à la 105e place de la race.
06:22Oui, bien sûr.
06:24L'argent a évolué aussi, bien sûr.
06:26Ça montre aussi qu'il faut mettre plus d'argent aussi.
06:29Il faut mettre plus d'argent.
06:30Il y a aussi plus d'argent dans les tournois.
06:32Moi, je me souviens, je jouais des tournois à 1 million d'euros à l'époque.
06:34Et ce n'était pas, entre guillemets, déconnant.
06:37Pardonne-moi pour ce terme.
06:39Mais aujourd'hui, la moyenne des tournois est probablement entre 2 et 3, je pense.
06:44Et il n'y a plus de tournois à 1 million d'euros.
06:46Donc, les prize money ne sont plus les mêmes non plus.
06:48Mais ce qui me fait plaisir, c'est que même avec ce prize money, je garderais la carte aujourd'hui.
06:51Donc, ce serait pas mal.
06:53Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, garder la carte sur le tour européen,
06:59on est un sacré athlète, on est un sacré joueur de golf.
07:01C'était peut-être un peu moins vrai à l'époque.
07:03Alors, tu parles du fait d'être un athlète.
07:06Tu as dit dans cette interview, j'ai quand même un peu de mal avec la préparation physique.
07:10Ça a longtemps été un frein.
07:12Tu n'as jamais trop voulu en faire.
07:14Ça n'a jamais été un petit truc.
07:15Oui, mais ça se fait refaire, évidemment.
07:17Et je suis là aussi à la fédération pour ça, pour dire que j'aurais pu mieux faire les choses.
07:21J'aurais pu m'y prendre différemment sur certains sujets.
07:23Et en l'occurrence, celui-ci, évidemment que c'est un sujet que je gérerais différemment aujourd'hui.
07:29Si je devais recommencer tout ça, si j'étais là en 2004 et que je faisais un petit reset,
07:34évidemment qu'il y aurait deux, trois choses que je changerais.
07:36Et ça, ça serait probablement la première.
07:39Peut-être de plus travailler, de plus me remettre en question, d'aller m'entraîner vers les meilleurs golfs,
07:46là où les parcours sont le mieux préparés, là où il y a les meilleurs coachs.
07:51Et me challenger beaucoup plus que ce que j'ai pu faire dans ma carrière.
07:55J'ai probablement été dans un confort toute ma vie qui m'a peut-être inconsciemment un peu empêché de me donner du mal sur certains points.
08:07Et ces points-là m'ont empêché peut-être de gagner l'US Open.
08:12Peut-être de gagner six ou sept tournois au lieu de trois.
08:18Peut-être d'avoir la carte du PGA Tour au lieu de ne pas tenter en 2011 quand j'avais la carte après l'US Open.
08:23Bref, toutes ces petites différences.
08:25Je ne sais pas pour autant que j'aurais été forcément numéro un mondial ou numéro 10.
08:29Probablement pas d'ailleurs, mais en tout cas, oui, aujourd'hui, ça serait à refaire.
08:33Il y aurait des choses que je changerais afin d'améliorer cette carrière.
08:37Alors, c'est marrant parce que je me dis toujours qu'il faut que j'en fasse plus.
08:40Et très sincèrement, c'est drôle de dire ça parce que j'avais qu'à le faire en fait.
08:45Tu vois ? Non mais attends, à un moment donné, c'est le premier jour du reste de ta vie.
08:50Tout comme pour toi en ce moment ou moi.
08:52Et finalement, ça ne tient qu'à nous de mettre en place les choses pour réaliser les rêves.
08:57Mais je me rends compte aussi que déjà à 28 ans, je me disais, c'est presque un peu trop tard.
09:02Pas du tout, c'est trop tard, du tout.
09:04J'en étais là à 28 ans et puis les années qui ont suivi, j'aurais pu mettre des choses en place.
09:09Alors, attention, je suis en train de peindre un tableau qui est d'un sens.
09:16Il y a aussi plein de choses qui font que j'ai quand même eu la carrière qu'on connaît toi et moi.
09:21Mais c'est vrai que j'aurais pu gérer les choses différentes.
09:24Ça, c'est sûr.
09:25Cette année-là, vous étiez 6-7 Français sur le Tour, 7-8 l'année suivante et encore à peine.
09:32Et un seul joueur, Thomas Levé, sur le PGA Tour grâce à sa participation à Ryder Cup.
09:36Donc ça aussi, c'était une autre époque. On en est beaucoup plus maintenant.
09:40Quel regard tu portes sur le avant-après en termes d'effectifs ?
09:44Alors, sur les États-Unis, il y a quelque chose aujourd'hui pour les joueurs.
09:49Pour le Tour, je ne sais pas, c'est assez exceptionnel.
09:51Mais en tout cas pour les joueurs, c'est assez exceptionnel.
09:53C'est que les 10 meilleurs Européens qui n'ont pas la carte du PGA Tour
09:57peuvent l'année suivante aller jouer là-bas.
09:59Si ça avait été le cas, nous à l'époque, Raph Jacquelin, il serait allé.
10:05Moi, j'aurais été dans les clous, je crois, une ou deux fois.
10:09Thomas Levé, même s'il a perdu la carte, l'aurait probablement récupéré,
10:12aurait pu profiter de ça d'autres années.
10:15Donc ça aurait aussi changé la donne. On était moins, ça c'est vrai.
10:18J'ai connu dans mes dernières années, on était le double, voire pas loin du triple.
10:22Je crois qu'une année, on était 17 ou 18 Français sur le Tour européen.
10:25On a toujours eu un ventre mou assez fourni, assez riche.
10:29On a clairement manqué de top, top joueurs.
10:32Quand je dis top, top, c'est du Mathieu Pavon, top 20 mondial,
10:36du Victor Dubuisson, top 20 mondial.
10:39Ça, c'est le vrai objectif. On a des très, très bons joueurs.
10:43Évidemment, Victor Perez, Antoine Rosner, Romain Langasque
10:48et tout un tas de copains que j'oublie,
10:50avec qui, pour la plupart d'ailleurs, je m'entends extrêmement bien.
10:53On a toujours eu un ventre mou fort.
10:55À nous de trouver des solutions pour mettre des joueurs vraiment dans le top, top.
11:00Et aujourd'hui, Adrien Sadier, je vois qu'il est en tête après le premier tour d'Abu Dhabi.
11:04Et tout, tout monte.
11:05Et on se sert tous les uns des autres pour arriver à ça.
11:08Et franchement, les choses évoluent bien.
11:10Maintenant, il faut peut-être que ça aille un peu plus vite.
11:12Et voilà.
11:13Quelqu'un qui est allé très vite, Tiger Woods, qui au moment où on shoot 7 coups,
11:18sort d'une deuxième année de suite sans majeur.
11:20Mais à ce moment-là, il est déjà à 8 majeurs sous la ceinture.
11:23Il vient de se faire opérer du genou.
11:25C'était quoi Tiger Woods en 2004 ?
11:28Tiger Woods en 2004, déjà, c'est comme Tiger Woods en 2025 pour moi.
11:33C'est l'athlète suprême.
11:37C'est vrai qu'il y a eu 2005, 2006, 2007, etc. qui a confirmé tout ça.
11:42Mais déjà, à l'époque, c'était une ultra-dominance et un respect infini pour un athlète
11:48qui a révolutionné notre sport.
11:51Clairement.
11:52Et notamment, par exemple, au niveau du physique, on en parlait plus tôt.
11:55Mais de la mentalité, de l'implication, cette force, cette rage de vaincre,
12:00ces objectifs toujours plus hauts, toujours plus forts.
12:03C'est un vrai exemple.
12:04Et il a dépoussiéré un monde qui avait tendance peut-être un petit peu à s'endormir.
12:08Il nous a fait beaucoup de bien, Tiger.
12:09Ça, c'est sûr.
12:12Voilà.
12:14Après, j'étais content de pouvoir partager certaines choses avec lui.
12:17Mais c'est vrai que Tiger, c'était déjà énorme à l'époque.
12:20Pourquoi partez-vous vivre à Dubaï ?
12:21C'est vrai que je suis parti vivre quatre ans à Dubaï à ce moment-là.
12:23C'est une bonne raison pour le fisc.
12:25Ce sont tes mots.
12:26C'est vrai ?
12:27J'ai dit ça ?
12:28Oui.
12:29Bah dis donc.
12:30J'étais déjà bien…
12:35Je posais bien les choses.
12:38C'était vraiment pas du tout la seule raison pour laquelle je suis parti là-bas.
12:41J'ai trouvé énormément d'avantages là-bas.
12:43Et franchement, si je pouvais le refaire, je serais pas loin de le refaire.
12:46Un climat exceptionnel pour s'entraîner l'hiver.
12:49Des golfs exceptionnels pour s'entraîner l'hiver également.
12:54C'était une base pour voyager et notamment en hiver, nous qui voyageons beaucoup.
12:59Et à l'époque, on voyageait beaucoup en Australie, en Afrique du Sud, en Asie, on y
13:03était tout le temps.
13:04plus incontournable que maintenant.
13:05Ah ouais.
13:06C'était vraiment des tournois incontournables qu'on ne loupait pas.
13:08On avait évidemment une tournée à Dubaï qui existe toujours aussi, mais elle s'enchaînait
13:13pas mal au mois de janvier.
13:15Il y avait vraiment beaucoup de bonnes raisons.
13:17Alors évidemment, sur le moment, j'y trouvais aussi un avantage fiscal.
13:22Mais après coup, j'ai beaucoup plus profité de tout ce que j'ai mis en place dans ces trois
13:28années, qui d'ailleurs a permis à partir de 2007 de faire mes meilleures années.
13:33Parce que j'ai fait de 2004 à 2007.
13:34Ensuite, je suis revenu en France.
13:36Et depuis, je suis extrêmement heureux et j'assume les règles françaises avec grand
13:41plaisir.
13:42Mais c'est vrai que j'ai pu profiter de tout ce que j'ai mis en place et de tous ces
13:45très bons entraînements que j'ai pu faire pendant l'hiver là-bas pour faire mes cinq
13:50meilleures années.
13:51Puisque 2007, 8, alors 9 non, mais 10 et 11 ont été vraiment mes quatre meilleures
13:56années.
13:57C'est probablement cette sortie de Dubaï.
13:58C'est probablement la période aussi où j'ai travaillé avec Joss.
14:01Van Steep Out, aujourd'hui décédé, mais avec qui j'ai beaucoup travaillé pour mon
14:07mental.
14:08Ça m'a fait énormément de bien.
14:09Et la combinaison de toutes ces choses et d'un meilleur équilibre m'a permis d'être
14:12très performant pendant cinq ans.
14:13Voilà parce que j'ai.
14:14Ça, c'est les copains.
14:15Qu'est-ce que tu vois ?
14:16C'est génial.
14:17C'est génial.
14:18Là, je ne peux que bloquer sur ces trois personnes qui ont été très importantes pour
14:30moi.
14:31On commence par la gauche.
14:32Raph Jacqueline.
14:33Raph Jacqueline, c'est le fil conducteur de toutes mes années sur le Tour européen.
14:36C'est un ami, dès le début, très cher, très important pour moi.
14:42Un immense champion.
14:44Un immense champion et quelqu'un dont je suis très proche encore aujourd'hui.
14:48Et ça me fait plaisir de le voir.
14:50Et pour moi, il est un des plus grands athlètes.
14:52Un des plus grands golfeurs français.
14:53C'est sûr.
14:54Geoffrey Mezzi.
14:55Bah, Geoffrey Mezzi, c'est deux Open de France.
14:57Et ça, ce n'est pas près d'être refait.
15:00Parce que gagner deux fois de suite au Golfe National, ça montre un niveau de jeu assez
15:04exceptionnel.
15:05Peut-être sous, pas sous-côté, sous-évalué, mais quelqu'un qui pourrait peut-être parfois
15:11être plus mis en avant.
15:13Parce qu'il a été dix fois, si mes souvenirs sont bons, dix fois aux cartes.
15:18Donc, en termes de résilience, on est quand même pas mal.
15:21Et pour gagner deux Open de France, 2004-2005, si mes souvenirs sont bons.
15:25Dont une fois en play-off contre Jean-Marc Develle, dans un contexte un petit peu particulier.
15:28Mythique.
15:29Mythique, où on était quatre Français dans les cinq premiers.
15:31Puisque moi, j'ai fini quatrième avec François de la Montagne.
15:34Exactement.
15:35Donc, un Open de France tout particulier sur un parcours qui était monstrueux.
15:38On jouait à un Open de France sur un Golfe National.
15:41C'était gagné à moins cinq, moins six.
15:43Ouais, moins cinq avec un cut à moins sept ou plus sept ou plus huit.
15:46Et franchement, j'aimerais bien revoir le parcours comme ça de temps en temps.
15:49Parce que c'est aussi le Golfe comme il doit être joué de temps en temps.
15:55Moi, j'adore.
15:56Et puis, Jeff Luquin, voilà, dont je suis si proche encore aujourd'hui, puisqu'il travaille
16:00à la Fédération.
16:01Il est sélectionneur.
16:02Il est sélectionneur.
16:03Alors, il était boys.
16:05Maintenant, il vient de passer messieurs.
16:06Il travaille au centre de performance à Terre Blanche.
16:09On est très souvent en relation.
16:10Et c'est un ami très proche.
16:12J'ai fait beaucoup de choses, dont certaines que je tairais, avec ces personnages.
16:18Et je suis content de les voir en photo, d'autant plus jeune comme ça.
16:24Je te laisse feuilleter.
16:26Voilà.
16:27Le rêve américain, putting à la hauteur.
16:30Comme la plupart des camarades européens, Thomas Lavey aura tenté sa chance aux États-Unis.
16:35Ouais.
16:36J'ai eu un rêve vers les sommets.
16:38Notre pari pour 2005.
16:40J'étais le pari du Journal du Golfe.
16:42C'est pas un si mauvais pari quand même.
16:44Ouais, pas mal.
16:45Ouais, c'est plus 2007-2008 où les choses sont vraiment bien passées.
16:50Mais 2005, pas mal.
16:51Bonne année.
16:52Luquin, parti pour durer.
16:54Voilà.
16:55Bourdie, Telleria, Luquin, De la Montagne, Avraie, Renézy, Séver, Jacqueline.
17:00Ouais, c'est sûr que ce sont des noms qui parlent encore beaucoup aujourd'hui.
17:03Comme quoi, on a réussi à quand même marquer un petit peu de notre empreinte ce Golfe français.
17:07Et ça, c'est une fierté.
17:09Vas-y, continue.
17:10Il y a des fois que tu tombes sur...
17:12Numéro 43, donc série du Journal du Golfe.
17:18Décembre 2008.
17:19On est sur une photo qui a été prise en Espagne, à Valence.
17:24Tournoi de Ola Sabal.
17:26Sergio Garcia.
17:27C'était un essai pour...
17:29C'est des photos qu'on faisait pour...
17:31Voilà, pour une marque de lunettes.
17:33Avec qui j'étais partenaire.
17:34Non, rien à voir avec...
17:35Et puis en fait, vous avez gardé cette photo.
17:38Bon, c'est proche.
17:40Mais bon, elle est sympa.
17:41Je la trouve sympa, noir et blanc.
17:43C'est sûr qu'elle est assez...
17:45Je m'en souviens très bien, effectivement, de cette photo.
17:49C'était une bonne période.
17:50Enfin, une bonne période sportive.
17:51C'était une super période.
17:52Parce que j'avais gagné en 2007.
17:53C'était une super période.
17:54C'était une super période.
17:55Parce que j'avais gagné en 2007.
17:56Malgré tout, il y a eu cette petite lumière.
17:58C'est vrai, en septembre 2008.
17:59Qui m'a fait beaucoup de bien.
18:00C'est vrai que ce sport m'a...
18:01M'a permis de relever la tête parfois.
18:02Dans les moments un peu délicats.
18:03Et là, ça en fait partie.
18:04Donc, c'est un souvenir fort que j'ai à ce niveau-là.
18:06Ça, c'est sûr.
18:0710 Français sur le Tour.
18:08Ouais.
18:09Ça a commencé de mieux en mieux.
18:10De toute façon, on a grandi aussi.
18:11On a eu de plus en plus de Français.
18:12On est arrivé, je pense, que le Prime, c'était quoi ?
18:1317 Français ou 18, je crois.
18:1410 victoires sur le Tour.
18:15Donc, 5 pour Bladis.
18:16Donc, on a grandi aussi.
18:17On a eu de plus en plus de Français.
18:18On est arrivé, je pense, que le Prime, c'était quoi ?
18:1917 Français ou 18, je crois.
18:2010 victoires sur le Tour.
18:21Donc, 5 pour Bladis.
18:22C'est vrai que ce sport m'a permis de relever la tête parfois
18:24dans les moments un peu délicats.
18:25Et là, ça en fait partie.
18:26Donc, c'est un souvenir fort que j'ai à ce niveau-là.
18:27On a eu de plus en plus de Français.
18:28On est arrivé, je pense, que le Prime, c'était quoi ?
18:3017 Français ou 18, je crois.
18:3110 victoires sur le Tour.
18:34Dans 5 pour Bladis.
18:36Dans 5 pour Bladis.
18:38Ok.
18:39Donc, ça fait beaucoup de victoires.
18:42Une belle année.
18:43C'est bien.
18:44Une belle année.
18:45C'est top.
18:46Et puis, ces cartes-là, je pense bien aux mecs qui y sont en ce moment.
18:49Parce que c'est vraiment quelque chose de très dur et de très compliqué à gérer.
18:53C'est quelque chose par lequel je suis passé pas très souvent.
18:56Heureusement.
18:57Et bon, voilà, je leur souhaite bonne chance.
19:00Allez, rigoureux à vrai.
19:03Je pense pouvoir gagner à majeur.
19:05Ça, c'est quand même énorme.
19:07Je préférerais être 5e joueur français et figurer dans le top 10 mondial.
19:10Bah oui, évidemment, j'ai envie de dire.
19:12Enfin, être premier Français, c'est pas une finalité en soi.
19:16Ça m'a fait évidemment très plaisir de terminer dans ces bons rankings français
19:22pendant toute cette période-là.
19:23C'est vrai que j'ai été, je crois, numéro moins de Français pendant 5 ans, quasiment tous les ans.
19:29Mais oui, ma meilleure classement mondiale, ça devait être 80e, je crois.
19:34Donc j'ai été un peu loin de ces objectifs qui sont vraiment des objectifs très importants.
19:38Et je pense pouvoir gagner à majeur, je m'en sentais…
19:41Et seul Français dans le top 100 mondial cette année-là.
19:43OK.
19:44Seul Français dans le top 100 mondial.
19:45Donc on était loin.
19:46On était loin.
19:47Seul Français dans le top 100 mondial, c'est…
19:49Voilà, 2008, c'est…
19:50Bon, c'est quand même bientôt 20 ans.
19:53Donc c'est une bonne quinzaine d'années.
19:55C'est vrai que là, c'est plus la même chose aujourd'hui.
19:58On a vraiment un contingent français qui, non seulement est nombreux comme à l'époque,
20:02mais qui en plus est très qualitatif, qui joue vraiment très très bien.
20:06On a eu Mathieu Pavon, là, assez récemment, qui était dans les 20 premiers mondiaux.
20:10Et c'est le but.
20:12Le but, c'est qu'il y en a évidemment de plus en plus.
20:14On partait déjà d'assez loin.
20:16Et je parlais de majeur.
20:18Et si on m'avait dit…
20:20Parce que je disais ça, mais…
20:21Je ne sais pas si je le pensais vraiment.
20:23Oui, je le pensais parce que j'étais capable de gagner sur le tour et des grands tournois.
20:28Donc pourquoi pas l'étape suivante.
20:32Donc à majeur, oui.
20:34Oui.
20:35Alors à l'époque, on pouvait, et c'est ce que j'ai dit à ce moment-là,
20:37c'est qu'on pouvait faire une grande saison sans quitter l'Europe.
20:40Alors c'est encore un peu vrai.
20:43Oui, forcément.
20:44Quand vous terminez dans les 10 premiers européens.
20:47Par exemple, Adria Sadier, je ne sais pas où il en est aujourd'hui.
20:51Je ne sais pas son classement, mais il doit être…
20:535e européen.
20:54Voilà, 5e européen.
20:5575e mondial.
20:5675e mondial.
20:5775e mondial.
20:58Adria Sadier, 5e européen, 75e mondial.
21:00Il fait une saison exceptionnelle.
21:02Mais évidemment, son but aujourd'hui et le but de tous les joueurs du Tour européen,
21:08c'est d'aller sur le PGA Tour.
21:09C'était moins vrai à l'époque.
21:10C'était moins marqué.
21:12C'était probablement vrai aussi.
21:14Mais c'était moins appuyé.
21:16La différence n'était pas aussi importante à l'époque.
21:20On faisait des tournois.
21:21Chaque semaine, il y avait du Poulter, du Garcia, du Darren Clark, du Ernie Els, Thomas Bjorn et j'en passe.
21:29Quelques Américains qui venaient jouer un petit peu.
21:31Aujourd'hui, c'est moins vrai.
21:32Je pense que la différence est encore plus marquée aujourd'hui.
21:35L'échiquier a légèrement évolué.
21:39Et voilà, c'est un fait.
21:41C'est pas bien, c'est pas pas bien.
21:42C'est comme ça.
21:43Les choses ont un peu évolué.
21:44Je pense que la vérité de l'époque n'est pas nécessairement celle d'aujourd'hui.
21:47Qu'est-ce que tu vois ?
22:01C'est énorme.
22:03Qu'est-ce que tu vois ?
22:05Je vois un mec qui est extraordinaire.
22:08Un mec qui a un peu changé ma vie.
22:09Parce que si j'ai eu cinq très très bonnes années, donc 2007 à 2011,
22:13c'est vraiment grâce à Joss.
22:15Grâce à cette personne qu'on voit avec Ernie Els.
22:17Oui.
22:18Grâce à Joss Van Stippoot, exactement.
22:20Un personnage exceptionnel.
22:23Le genre de mec que tu adores ou tu détestes.
22:25Il n'y a pas vraiment de juste milieu.
22:27Il travaillait avec tous les meilleurs.
22:28Là, on voit Ernie Els.
22:29Il n'aimait pas le surnom de Gourou ?
22:31Il n'aimait pas le surnom de Gourou, non.
22:34Pourtant, il avait...
22:38Ouais, non.
22:39Parce que Gourou, c'est péjoratif.
22:40Et puis, ça fait qu'il emmène les gens par vice, malgré eux.
22:46Même s'il arrivait à les embarquer.
22:47Non, ce n'était pas le cas.
22:48Il était profondément performant.
22:50Un type très attachant.
22:52J'étais très très proche de lui.
22:54Je m'entendais vraiment bien.
22:56Benoît Ducoulombier aussi.
22:57On avait vraiment créé quelque chose.
22:59On avait un petit triangle là.
23:01Vraiment riche.
23:02Et j'ai des anecdotes richissimes avec lui.
23:06Il m'a beaucoup aidé.
23:08C'est vraiment quelqu'un qui a beaucoup été là dans les moments compliqués.
23:10Comme le décès de mon père en 2011.
23:12Dans cette période aussi de 2008.
23:14Où j'étais dans le dur personnellement.
23:17Et puis, dans les moments où je pensais que j'étais au top.
23:20Lui me faisait redescendre.
23:22Je me souviens d'une séance à Dubaï.
23:27Où je revenais de Hong Kong.
23:28Justement où je venais de terminer deuxième.
23:30Derrière Rory.
23:31On avait joué ensemble le dernier jour.
23:32J'avais 65.
23:33Rory aussi.
23:34Il rentre une sortie de bunker.
23:35Il rentre une sortie de bunker au 18.
23:38Il avait clôt le débat.
23:39Mais j'avais quand même terminé deuxième tout seul.
23:41Et je lui dis un petit peu tout ça.
23:43Et en fait, ça s'est terminé à ce moment-là.
23:45Parce qu'il m'a jeté.
23:46Il m'a dit que tout le travail qu'on faisait.
23:49Si c'était pour entendre des discours comme ça.
23:52C'est qu'il s'y prenait mal.
23:53Que ce n'était pas adapté.
23:54Il pensait que j'étais clairement à ma place à ce moment-là.
23:57Et tout le but de sa psychologie.
24:00C'était de me faire prendre conscience de tout ça.
24:02Ce qu'il a en partie réussi.
24:05Je pense que son œuvre avec moi n'a pas été totalement achevée.
24:08Parce que j'aurais pu aller plus haut.
24:10J'aurais pu faire mieux encore.
24:12Mais il a eu le mérite vraiment de me faire jouer pendant 5 ans.
24:17Comme d'autres personnes n'ont pas pu me faire jouer.
24:20Benoît du Colombier encore une fois s'est senti limité dans ce qu'il m'apportait.
24:26Et il a eu besoin de Joss pour pouvoir aller plus loin.
24:30Il s'est servi de Joss probablement aussi.
24:32Pour pouvoir me faire passer des messages.
24:34Et ça a été brillant.
24:35Et ça a été quelqu'un dont j'ai été extrêmement proche.
24:46Donc là on a changé d'année.
24:48Pas si loin.
24:49Parce que 58 là c'était 43.
24:51Donc on est 15 numéros plus loin.
24:53Juillet 2010.
24:55Ben alors là c'est vraiment la veille d'un truc assez énorme.
24:59Je me souviens évidemment de cette couvre.
25:01On était sur le Troca.
25:03Au Musée de l'Homme.
25:04Au Musée de l'Homme.
25:05Exactement.
25:06Avec le Café de l'Homme qui était juste derrière.
25:08On a fait cette couvre.
25:09Les gens nous regardaient.
25:10C'était un peu spécial.
25:11Le ventre à l'air.
25:12Le ventre à l'air.
25:13Cette chemise qui était lâchée.
25:16Bref.
25:17C'est marrant.
25:18J'ai ces chaussures au pied.
25:20Alors écoute ces chaussures.
25:21Une petite anecdote.
25:22C'est que quand j'ai gagné en 2007.
25:24À ce moment là.
25:25Je me suis dit.
25:26Je me fais un kiff.
25:27J'appelle Foodjoy.
25:28Et je me fais deux paires en croco.
25:30Chose que je regrette infiniment aujourd'hui.
25:32Donc j'avais fait ces paires.
25:34Suite à la victoire en 2007.
25:36Et elles ont marqué.
25:38La victoire pardon.
25:39La victoire à l'Open d'Ecosse.
25:41Je regrette aujourd'hui.
25:42Je ne le ferai pas du tout aujourd'hui.
25:44Et je ne sais pas trop pourquoi je l'ai fait.
25:46Bref.
25:47Je les ai au pied.
25:48Ça se faisait à l'époque.
25:49Voilà.
25:50C'était comme ça.
25:51En 2007.
25:52Donc j'avais gagné ce tournoi.
25:54Cet Open d'Ecosse.
25:55En play-off contre Michelson.
25:56Là on est quelques années plus tard.
25:58On est une semaine avant de partir à l'US Open.
26:00On fait ce shooting.
26:03Je sors avec vous derrière.
26:05On passe une super soirée.
26:06Je rentre à je ne sais pas quelle heure.
26:08Oui.
26:09Oui.
26:10On a été au Queen.
26:11C'est vrai qu'on était au Queen.
26:12Enfin je ne sais pas.
26:13Il y a prescription.
26:14J'ai le droit de dire que.
26:16Non mais.
26:17C'était aussi.
26:18C'était aussi la fin de.
26:20Bon.
26:21D'une période un peu.
26:22Un peu délicate.
26:23Et j'avais besoin de lâcher.
26:25Certaines choses.
26:26Je profitais de la vie.
26:28J'en avais besoin.
26:29C'était bref.
26:30Et je m'étais qualifié pour l'US Open quand même.
26:32On fait cette couve.
26:34Il y a cette équipe.
26:35Du shooting.
26:36Qui me dit bon.
26:37On va voir vers un tel endroit.
26:38Et puis de fil en aiguille.
26:40Je n'ai pas beaucoup dormi derrière pour me rendre dans une journée sponsor qui était à Chantilly le lendemain.
26:45Donc ça faisait vraiment quelques heures assez compliquées à gérer sportivement.
26:50J'étais très content de prendre l'avion pour partir aux US parce que j'ai pu dormir.
26:54Et puis je suis arrivé à Pebble Beach.
26:57Tout frais.
26:58Avec mes yeux.
26:59Un premier US Open.
27:00Et je ne m'attendais pas à vivre ce que j'ai vécu.
27:04Ce qui est évidemment la semaine.
27:06Enfin pas évidemment.
27:07Parce qu'il y a la victoire à l'Open d'Écosse que je mets probablement à peu près à la même hauteur.
27:10Mais c'est vraiment un moment tout particulier.
27:13Et cette couve c'est un peu le début de tout ça.
27:15Voilà.
27:16Cette Tour Eiffel.
27:17Café de l'Homme.
27:18Ce swing.
27:19Et cette équipe de shooting.
27:22Qui a abusé de moi.
27:24Voilà.
27:25C'est le mot.
27:26C'est très triste.
27:27Je suis très déçu.
27:28Mais c'est un bon souvenir.
27:30Je suis 380ème joueur mondial.
27:33Je pars à l'US Open.
27:35Je rentre deux puttes hallucinants pour me qualifier.
27:38Puisque je rentre un putte d'une vingtaine de mètres au 36ème trou pour aller en playoff.
27:43Et en playoff je remets un putte de 5-6 mètres pour me qualifier.
27:46Jeff Lucas rentre un putte aussi de 4-5 mètres pour lui juste après moi pour se qualifier également.
27:52Une joie incroyable, indescriptible.
27:54On part ensemble à Pebble Beach.
27:56Et il va m'arriver ce qui va m'arriver.
27:58C'est sûr.
28:00Un US Open de fou.
28:02Voilà.
28:03Une image qui représente évidemment très très bien Pebble Beach.
28:07Un lieu absolument unique.
28:09Une victoire de Graham Mcdowell.
28:11Et puis moi qui finis un coup.
28:13Quand tu vois sa tête, qu'est-ce qui te revient quand tu as la tête de Graham Mcdowell ?
28:18C'est pas ton Schumacher de France Allemagne 82 mais c'est…
28:23Non mais je…
28:25Souvent c'est marrant.
28:26Je me mets à penser.
28:28Je me dis…
28:29Je me rappelle comment il s'était qualifié.
28:30Il avait gagné le tournoi de Tiger Woods pour se qualifier.
28:33Alors qu'il était complètement en dehors des clous à l'époque.
28:35Il avait dominé le tournoi.
28:38Il avait été assez longtemps en tête.
28:40Mais je me suis dit pourquoi il n'a pas fait un mauvais coup au 18 ?
28:42Il faisait souvent des balles un peu en hook.
28:44Pourquoi il ne l'a pas fait à ce moment-là ?
28:46Et puis évidemment je ne peux m'en prendre qu'à moi.
28:48J'avais deux puttes au 17 et au 18 pour forcer un petit peu plus le destin.
28:52Aller le chercher, aller le titiller encore plus.
28:55C'est un souvenir exceptionnel mais c'est vrai qu'il ne termine pas aussi bien.
28:59Je sais que je suis très triste là.
29:01Quand je serre la main et que je prends cette médaille là.
29:04Je suis très triste parce que je ne profite pas de cette deuxième place.
29:08Et j'ai assez longtemps dit, ce qui n'était peut-être pas vrai.
29:12Mais j'ai assez longtemps dit que j'aurais peut-être préféré finir 5e.
29:14Et de finir avec 4 birdies sur les 4 derniers.
29:17Plutôt que 2e.
29:19En échouant comme ça si près.
29:21En loupant un putte au 18 pour peut-être aller en playoff.
29:24Bon c'est comme ça.
29:26Evidemment je venais de tellement loin pour finir sur une mec absolue.
29:32Dans un tournoi exceptionnel.
29:35Bon j'aurais jamais pu.
29:36J'en rêvais et c'est arrivé.
29:39Et c'est génial.
29:40J'aurais aimé être plus souvent en position.
29:43De vivre ce genre de moment.
29:45Ça m'aurait peut-être permis de faire la différence.
29:48Et peut-être d'aller chercher une victoire en majeur.
29:50Mais je n'ai pas assez joué de majeur.
30:02J'ai encore soif de victoire.
30:12Malheureusement c'est terminé.
30:15Tu ne le savais pas.
30:16Ça s'arrête.
30:17Ouais je pensais.
30:18Par contre je pensais que je regagnerais derrière.
30:21C'est pas le cas.
30:22J'ai perdu en playoff en 2014.
30:24Il y a les cartes européennes en 2019.
30:28Que je prends presque comme une victoire.
30:29Je finis second.
30:30Mais c'était tellement au bout de moi-même.
30:31C'était tellement riche que je l'ai vécu comme une victoire.
30:33Mais malheureusement il n'y aura pas d'autres victoires sur le tour.
30:35C'est comme ça.
30:36Dans le golf tout peut arriver.
30:37C'est ce que je dis à ce moment-là.
30:38C'est ce que je pense encore aujourd'hui.
30:39C'est un message que j'essaye vraiment de faire passer.
30:41Je le fais passer mais d'une manière plus globale.
30:43C'est-à-dire que je le fais passer.
30:44C'est-à-dire que je le fais passer.
30:45Mais d'une manière plus globale.
30:46C'est-à-dire que j'ai perdu en playoff en 2014.
30:47Il y a les cartes européennes en 2019.
30:48Que je prends presque comme une victoire.
30:49Je suis ni second.
30:50Mais c'était tellement au bout de moi-même.
30:51C'était tellement riche que je l'ai vécu comme une victoire.
30:53Mais malheureusement il n'y aura pas d'autres victoires sur le tour.
30:55Tout peut arriver.
30:56C'est ce que je dis à ce moment-là.
30:57C'est ce que je pense encore aujourd'hui.
30:58C'est un message que j'essaye vraiment de faire passer.
31:02Je le fais passer mais d'une manière plus globale.
31:05C'est-à-dire que si on met en place les choses.
31:08Qu'on est structuré.
31:09Qu'on est professionnel.
31:11Qu'on a la tête sur les épaules.
31:13Qu'on a un bon entourage.
31:14Oui tout peut arriver.
31:15Après là ça, c'est presque un conte de fées.
31:19Quand tu es 380ème mondial.
31:21Que tu fais une semaine avant de partir à l'US Open.
31:24Ce qu'il ne faut pas faire avant un grand tournoi.
31:27Un grand tournoi majeur.
31:29Et qu'il t'arrive ça.
31:31Ça se rapproche plus d'un conte de fées.
31:32Malgré tout.
31:33La philosophie de cette phrase et de cette approche.
31:36Elle est évidemment complètement vraie.
31:38Mais ça reste important de faire les choses.
31:42Et de travailler les bonnes choses.
31:43Pour se mettre en position.
31:44Que ça puisse arriver.
31:46Se mettre souvent en position.
31:47C'est ça qui est important.
31:48Pour qu'on prenne l'expérience.
31:50Qu'on arrive à faire tourner le sort.
31:55Parce qu'on le mérite.
31:56Là je le méritais.
31:57Sûrement un peu.
31:58De toute façon j'ai terminé 2ème.
32:00C'est comme ça.
32:01Mais oui tout peut arriver dans ce sport.
32:03L'Open de France.
32:05The place to be.
32:06Bah ça c'est un petit.
32:07Pas un regret.
32:08Mais j'aurais aimé gagner l'Open de France.
32:10Ouais.
32:11C'est sûr.
32:12C'est sûr que je suis un peu jaloux.
32:13De Thomas Levé.
32:14Ou de Jeff Rémezzi.
32:15Qui le gagne 2 fois.
32:16Avec Raph on aurait aimé le gagner.
32:18Cet Open de France.
32:19Avec tout un tas d'autres français.
32:20C'est vrai que c'est un.
32:21C'est un Open extraordinaire.
32:23Qui se joue sur un parcours exceptionnel.
32:25Là ça s'est joué à Saint-Mont.
32:26Cette année.
32:27C'était une grande réussite.
32:28Ça va revenir au National.
32:29Ouais.
32:30Ça m'aurait tenu à coeur.
32:32Ça aurait été une bonne chose.
32:33Mais c'est comme ça.
32:34Thomas.
32:35Qui allait gagner l'Open de France.
32:37Caïmer.
32:38C'était l'air Caïmer.
32:39Oh.
32:40Revenu de l'enfer.
32:41Et ouais.
32:42Et alors.
32:43On n'était pas près de.
32:44Bon.
32:45Nicolas Colsart.
32:47Grand copain.
32:48Grand, grand copain.
32:49Avec qui j'ai eu la chance de partager ma dernière partie.
32:51Lui et Marcel Sim.
32:52À l'Open de France l'année dernière.
32:54Bah pareil.
32:55Fil rouge.
32:56Avec Raph Jacquelin.
32:57Jeff Luquin.
32:58Jean-Baptiste Gonnet.
32:59Philippe Lima.
33:00Qui ont toujours été dans mon cercle très proche.
33:03Nico.
33:04On a fait partie.
33:05Revenu de l'enfer.
33:06Et on n'était pas encore à ce moment-là prêt à vivre cette trajectoire qu'il a eue.
33:11Parce que depuis c'est assez énorme.
33:13Que ce soit dans la Ryder Cup.
33:14Dans ses victoires de tournoi.
33:16Et puis dans tout ce qui dégage.
33:17C'est un super copain.
33:19Quelqu'un avec qui tu peux t'asseoir sur le bord de la table.
33:23Et discuter de millions de choses.
33:25Et puis le regarder taper.
33:27Halluciné.
33:28Parce qu'il est capable de faire des choses que peu de personnes savent faire.
33:30Bref.
33:31C'est un super mec.
33:32Super copain.
33:33Et grand talent golfique.
33:34Grand, grand talent.
33:35Ouais.
33:36Corniche, Arcachon.
33:37Merci Monsieur Téchouère.
33:38De nous avoir laissé faire ce shooting atypique.
33:41On voit la piscine au début.
33:42Derrière on distingue.
33:43La mer.
33:44Enfin voilà.
33:45De la mer.
33:46Enfin voilà.
33:47Alors je sais rien.
33:48Et puis le prix.
33:49Il est très bien.
33:50Il est très bien.
33:51Il est très bien ?
33:52Il est très bien.
33:53Et puis le prix.
33:54Il est très bien de distinguer.
33:55Ouais.
33:56Corniche, Arcachon.
33:57Merci Monsieur Téchouère.
33:58De nous avoir laissé faire ce shooting atypique.
34:02On voit la piscine au début.
34:04Derrière on distingue la mer.
34:06Enfin voilà.
34:07L'Atlantique.
34:09C'est un endroit exceptionnel.
34:10C'est vrai que.
34:12Il m'est cher.
34:12c'est un endroit qui m'est cher parce que ma mère vit tout près là-bas et puis j'adore aller là-bas
34:17c'est un endroit exceptionnel vraiment si ceux qui m'écoutent mettent une petite option lorsqu'ils
34:23sont dans le sud-ouest parce que c'est quand même un endroit assez incroyable et puis bah ouais on
34:28est en juin 2019 neuf ans plus tôt il ya eu cet us open dingue et on revient à pebble beach en 2019
34:37donc il ya cet us open qui va être gagné par gary woodland si mes souvenirs sont bons et là bas j'ai
34:44un petit pincement c'est sûr que quand tu branches la télé et que tu vois l'us open qui est joué que
34:49tu as souvent mcdowell qui apparaît parce que c'est le dernier vainqueur j'ai d'ailleurs assez souvent
34:54des petites photos quand les certaines personnes que je connais vont jouer à pebble beach il ya un
34:59tableau avec le leaderboard 2010 avec mon nom qui est donc inscrit donc c'est quand même sympa
35:05d'être dans le clubhouse de pebble beach mais voilà on était là pour en parler pour faire un
35:12petit retour en arrière la situation avait évidemment bien évolué pour moi puisque j'étais
35:17sur le challenge tour à ce moment là 2019 c'est une saison challenge tour j'allais gagner ma carte fin
35:212019 pour revenir en 2020 mais là c'est un moment donné où je suis un joueur du challenge tour
35:27à 99 à 99% un souvenir extraordinaire ce qui est ce qui est vrai mais ce 1% il prend pas mal de
35:40place parce que parce que quand on dit 99% on imagine qu'on pense à peine aux pourcents restants
35:46mais en fait c'est 99% de de réalité en fait je suis à un moment donné il faut juste être conscient des
35:55choses et et faire ce que j'ai fait de là où je venais bon c'est voilà c'était probablement jeu c'était
36:02peut-être normal de pas faire mieux que ça en fait mais malgré tout au fond de moi il ya cette
36:06petite frustration ne pas être allé au bout du tournoi le plus grand de la planète en jouant avec
36:12avec tiger woods qui est peut-être avec jack niclos certains dira le contraire mais en tout cas qui
36:18est qui fait partie des deux meilleurs joueurs de tous les temps que j'ai battu jour là que j'ai été
36:24chercher que j'ai battu et ouais si j'avais pu avoir ce trophée qui aurait peut-être beaucoup
36:31servi le golf français nous aurait peut-être tous servi comment c'est tout sérieux tiger woods pour
36:36évoluer comment on se sert des uns des autres pour aller pour faire mieux pour aller plus haut c'est
36:42comme ça encore une fois c'est un souvenir incroyable c'est vrai qu'au départ du 1 il m'a dit
36:49qu'il s'appelait tiger bon je dis je m'appelais grec je pense que je pense que je suis pas sûr
36:56qu'il fallait peut-être tu savais mais bon moi je savais en tout cas ouais tiger c'était incroyable de
37:00le voir au départ du 1 comme ça de voir arriver ce handpebble bon c'est le moment le plus dur de
37:06ma vie pour golfiquement pas personnellement mais golfiquement c'est le moment le plus dur de ma
37:10vie d'arriver à mettre la balle sur le tee c'était presque déjà un challenge et beaucoup de monde c'était
37:15c'était assez dingue c'est assez dingue ce moment et c'est là où j'ai tapé les meilleurs coups de
37:20golf puisque je pense que le départ du 1 c'est peut-être même le meilleur coup j'ai tapé pendant
37:24quatre jours si ce n'est le deuxième coup du 1 un coup de fer neuf super que j'ai mis à deux trois
37:29mètres et puis ce peut être incroyable où je joue j'ai pas presque un mètre à droite un peu de
37:35trois mètres ou un mètre à droite et la balle rentre bref c'était une vraie belle partition que
37:40j'ai que j'ai pu faire ce dernier tour du sopen là on est dans un endroit qui ressemble un petit
37:46peu c'est vrai on a une on a ça nous rappelle un peu pebble beach on est sur le devant de la
37:51corniche william nous autorise à taper taper une ou deux balles à faire deux trois swings là où
37:56aujourd'hui plus personne ne va parce que c'est un endroit très protégé et et c'est vrai que ça rappelle
38:02bien sûr pebble beach les trois premiers jours j'ai l'impression d'avancer en parallèle avec les autres
38:09ouais c'est vrai c'est vrai que je suis je fais je fais mon je fais mon job je mon seul but c'est
38:16de bien faire mon job je m'occupe pas des autres je fais ce qui me semble être le meilleur pour moi mais
38:23c'est un peu dur à dire j'ai établi une stratégie je m'y tiens peu importe ce que font les autres j'ai
38:29souvent été un petit peu influencé je voyais les autres taper fort j'essaie de taper fort je voyais le
38:33mec qui chip est très bien je me disais plein fou bien chip et je vois le mec qui jouait pas beaucoup
38:37mais à chaque fois qu'ils jouaient ils jouaient très bien je me disais bon faut peut-être jouer un peu
38:39moins là c'était vraiment il y avait grigori avray qui jouait qui avançait et il se foutait du
38:44reste et c'est vrai que c'était c'était ça pendant trois jours et même pendant quatre en fait sauf à
38:50partir peut-être du 6 où j'ai vu ce leaderboard où j'ai vu ce leaderboard qui a évolué qui m'a mis
38:56quasiment tout en haut alors que je partais quand même à 8 à 8 points de dutson johnson à ce moment là
39:02puisqu'il était moins 7 j'étais plus un complètement explosé en plein vol grand mcdwell faisait pas une
39:07très bonne journée tiger woods j'étais devant lui phil michelson hernie else qui jouait juste devant nous
39:13et c'était là aussi mes idoles étaient partis pas mal mais quand même pas si bien que ça bref j'étais
39:19là et là là les choses ont changé j'ai commencé à vraiment beaucoup plus calculé c'est comme ça je le
39:25regrette un petit peu parce qu'il m'a manqué un petit moment de génie pour pour faire la différence
39:29mais oui ça m'a peut-être un peu bridé à ce moment là ça m'a peut-être un petit peu bridé
39:34racontez moi les premiers pas pebble beach c'est marrant parce que ces premiers pas pebble beach je
39:47me rappelle de vidéos qu'on faisait ensemble sur le chipping green on était là en train de faire nos
39:52types de chipping avec goussen qui passait on gênait on gênait molinari et puis on était là
40:01ouais non pardon il faut la refaire enfin c'était c'était décalé j'étais un peu ouais j'étais alors ça
40:06c'est intéressant au golf un 381e mondial peut battre sans problème le numéro un ouais c'est vrai je suis
40:12arrivé au départ du 1 je me suis dit c'est du 50 50 je suis avec tiger woods mais on va jouer 18 roues
40:17il va pas voilà il sait pas non plus quelqu'un qui vole c'est pas non plus quelqu'un qui a des balles
40:23que j'ai pas le droit d'avoir donc moi à ce moment là on est quasiment ex aequo il a un point d'avance
40:30sur moi donc ça veut dire que pendant trois jours j'ai fait jeu égal avec lui bah voilà une quatrième
40:34journée qui arrive j'ai évidemment quelque chose à défendre lui aussi mais pour moi on part à 50 50 en
40:40fait tout simplement alors c'est sûr que si jamais il avait fait 3 x 65 et que j'avais presque loupé le cut
40:47etc bah oui le niveau de forme étant ce qu'il est le joueur qu'il est elle moi je joue le matin lui
40:53il aura peut-être pas de vent le bon bah oui là il ya des différences mais quand on part l'un avec
40:58l'autre le week-end je sais je suis parti de ce principe avec rory quand j'étais à hong kong qu'on
41:03a fait tous les deux 65 je suis parti de ce principe quand j'ai joué avec avec phil michelson pendant ce
41:08dernier tour alors ça m'a ça m'a souvent réussi ça m'a aussi desservi enfin peut-être pas desservi c'est que
41:14c'est le sport c'est comme ça j'ai joué une fois avec harrington je me souviens un dernier tour de
41:18d'autres banques resté en 2004 et c'est peut-être le pire souvenir de ma vie voilà 82 ou 83 j'allais
41:22dire et j'ai fini 20 ou 25e je crois alors que j'avais deux points d'avance sur sur harrington à
41:27ce moment là et c'est pas harrington qui a gagné c'est très bon hummelmann je me souviens aussi
41:30d'un dernier tour à l'oclomone en 2004 je crois ouais 2004 ou 2005 quand thomas gagne il fait 30
41:38au retour pour aller gagner son scottish open à l'oclomone moi je suis en dernière partie à ce moment là
41:43je joue avec josé manuel lara je me rappelle c'était 2005 donc il y a quasiment 20 ans et je
41:48fais un mauvais dernier tour je finis 10e bon est-ce que ça n'a pas préparé ma victoire de 2007
41:53c'est comme ça pour vivre il faut il faut prendre ces moments et les accepter mais s'en servir pour
42:01rebondir et pour devenir meilleur c'est ça qui est important je suis vraiment pas passé loin j'aurais
42:06été tellement fier d'écrire une ligne inédite de l'histoire du golf français bien sûr même du sport
42:11français bien sûr gagner un majeur bien sûr pendant la cérémonie des remises des prix j'étais jaloux
42:17ouais ouais j'avais envie d'être à la place bien sûr bien sûr j'avais envie d'être j'étais extrêmement
42:24jaloux et je le suis toujours aujourd'hui mais normal mais c'est comme ça ouais c'est normal mais mais ça
42:29m'embête de finir sur un moment où je m'en veux ou j'ai quelque chose qui me ronge et à mes parents
42:34je n'arrive pas à en profiter avec eux les gens damiens mon meilleur pote voilà le soir je suis
42:41avec eux mais je suis un peu absent voilà me fait un peu mal cette deuxième place c'est vrai un peu
42:45mal alors qu'elle est qu'elle est exceptionnelle et c'est toujours ce chaud et ce froid que j'essaie de
42:50j'essaie de gérer et voilà donc fin du dernier numéro de ce petit retour à pebble beach ça fait plaisir de
43:00retracer un peu ma vie à travers vos à travers vos interviews beaucoup ensemble on a un peu grandi
43:08ensemble on a évolué ensemble et on a je pense vous comme moi vécu des hauts et des bas et c'est
43:14génial de pouvoir remettre le doigt là dessus et de pouvoir se replonger là dedans j'ai failli
43:19craquer une ou deux fois je sais pas si ça s'est vu mais c'est mais c'est évidemment des bonnes années
43:25qui resteront qui resteront longtemps gravés en moi et je vais garder tous ces numéros évidemment
43:30tu repartiras pas avec ça tu le sais et et ça va être génial de pouvoir montrer ça aussi à des
43:35enfants et de revivre ça à travers vous de temps en temps
43:55et
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