00:00Elisa est là, vous savez que vous faites partie de la borne, les agriculteurs qui reviennent donc à la une aujourd'hui.
00:05Oui, on va parler de la mobilisation, des tracteurs, de la coordination rurale.
00:08Alors j'avais écrit avant l'émission qu'ils convergent vers Paris, apparemment d'après Quentin Vinet, ils sont déjà là.
00:12Vos Girard, Tour Eiffel, Porte d'Orléans, les agriculteurs qui s'installent, ils veulent atteindre et bloquer des lieux symboliques de la capitale.
00:19Ils protestent, vous le savez, mais ça coûte pas plus cher de le rappeler, contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse,
00:25mais aussi contre l'accord de libre-échange avec le Mercosur, qui devrait très vraisemblablement être validé par l'Union Européenne.
00:31Mais cette autre info, agricole, majeure, parce que c'est une première dans l'histoire du salon de l'agriculture,
00:36les vaches ne participeront pas au concours en 2026.
00:40Le salon, c'est du 21 février au 1er mars à Paris, l'événement est majeur, pas le salon seulement, mais c'est concours agricole.
00:47C'est vrai que nous, le côté parisien, on va voir un petit peu vos vaches cochons, on va goûter les produits du terroir,
00:52mais il y a des concours agricoles qui sont capitaux au salon de l'agriculture, il n'y aura pas le concours bovin.
00:57Évidemment, on ne veut pas propager la dermatose nodulaire contagieuse.
01:01Quand on voit le bazar que ça met sur quelques départements très ciblés,
01:03on n'imagine pas les bovins traverser le territoire en diagonale, en long, en large, en travers.
01:08Pas de charolaise, pas de limousine, pas de primolstein.
01:11Les représentants des différentes races étaient déjà en train d'annuler les uns après les autres.
01:15Les organisateurs du salon continuent néanmoins des discussions pour une présence, je cite, limitée et symbolique.
01:21Il y aura trois vaches, deux cochons.
01:23Il n'y a déjà plus les volailles depuis deux ans, ça n'avait ému personne, en raison, pour le coup, de la grippe aviaire.
01:28Très compliqué que ce salon de l'agriculture, un peu moins sexy si j'ose dire, on verra ce qu'il en est.
01:34Tiens, je vais vous parler des nids.
01:35Alors moi j'ai appris, j'ai découvert ce mot ce matin.
01:38Des nids, N-E-E-T, j'espère que je vous prononce bien Arthur Asquin.
01:41C'est parfait Pascal.
01:42Merci, merci, c'est notre fluente de l'équipe.
01:45S'ils se mettaient au travail, on gagnerait 0,4% de PIB.
01:57Moi j'ai retenu ce chiffre parce que vous savez que le gouvernement agite le chiffon rouge des 5,5% ennemis de déficit du PIB.
02:03Là on gagnerait 0,4%, c'est provocateur, c'est vrai.
02:05Les nids, ce sont ces jeunes de 15 à 29 ans qui n'ont ni études, ni emplois, ni formation.
02:13C'est pour ça qu'on les appelle les nids.
02:15En France, ils représentent près de 15% des jeunes.
02:18C'est énorme, une part plus élevée que la moyenne européenne.
02:21Ça fait 100 000 jeunes qui sont concernés.
02:23Alors on ne parle pas de ceux qui prennent une année sabbatique après avoir décroché un diplôme par exemple.
02:28On rappelle que ces jeunes qui sont sortis du système généralement vivote chez leurs parents,
02:35ça coûte cher à l'État, 22 milliards d'euros sur une année.
02:40Un socio-économiste explique pourquoi dans les colonnes du Parisien aujourd'hui en France,
02:44en fait c'est la succession des crises économiques qui est responsable de la situation.
02:48La crise du Covid également leur a mis un coup au moral à cette...
02:52C'est terrible, moi ça me déprime.
02:54Ça me déprime.
02:54Mais c'est atroce parce qu'ils sont mal ces jeunes.
02:56Ils ne vont pas bien.
02:56Ils ne vont pas bien du tout.
02:57Clairement, on le répète à longueur de matinale, les problèmes-ci, l'organisation, les perspectives, l'emploi.
03:02C'est dur.
03:04Moi je ne sais pas en fait, j'ai l'impression que c'est un trou noir.
03:07On rentre dans un truc, alors NIT, je ne connaissais pas le mot, mais de pas d'activité, pas de formation et qu'on n'arrive pas à en sortir.
03:13Non, et les parents sont désemparés parce qu'on ne sait pas.
03:15Imagine.
03:15En fait, non mais c'est dingue.
03:17On ne sait pas comment les aider sur une génération.
03:19Si on considère, alors en revanche, que 70% des jeunes seront un NIT à un moment de leur parcours d'insertion,
03:25le vrai problème, ce sont ceux qui ont décroché très tôt, parfois même au collège,
03:29qui n'ont pas de formation et qui sont installés dans l'inactivité.
03:32Ils représentent entre 30 et 50% de ces NIT.
03:35Donc ça fait beaucoup d'enfants.
03:36Et honnêtement, on n'a pas vraiment de solution.
03:39Voilà.
03:40Non mais je le dis, on n'a pas de solution.
03:42En tant que société, on se pose la question.
03:44Le gouvernement, s'il veut ses 0,4 points de PIB, il trouve une solution pour la jeunesse aussi.
03:48Pour les motiver, donner un sens à leur vie.
03:50Et c'est vrai que la crise du Covid, leur a mis un coup à ces jeunes.
03:54Il ne faut pas les blâmer, il faut les accompagner.
03:56Et bon courage aux parents aussi.
03:57Voilà, les parents, c'est terrible.
03:59C'est un gamin de 24 ans qui traîne, qui ne sait pas quoi faire.
04:02Ça doit être déprimant pour les parents.
04:03Bien sûr.
04:04Arthur, vous nous emmenez en Belgique ce matin avec, comment dire, un autre modèle familial ?
04:08Oui, exactement, à Dufel.
04:10C'est près d'Anvers.
04:12Vendredi soir, la police y menait une opération de contrôle d'alcoolémie.
04:15Les agents remarquent une voiture au comportement suspect.
04:19Elle a ralenti assez tôt en amont du point de contrôle et elle s'est arrêtée nette à 10 mètres du barrage policier.
04:26Alors les policiers se sont approchés et ils ont remarqué tout de suite l'aspect très juvénile du conducteur.
04:31Et pour cause, ce conducteur, c'était un gamin de 12 ans.
04:34Pourtant, sur le siège passager, il y avait bien un adulte, son papa, qui explique aux agents qu'il avait trop bu.
04:41Et c'est pour ça qu'il a demandé à son fils de 12 ans de ramener tout le monde.
04:45J'adore.
04:45Franchement, vous êtes agent de police.
04:47Alors pas forcément en Belgique, etc.
04:48Vous avez bien vécu ce genre de scène.
04:50Je pense que le papa, quand il parle aux policiers, il a l'impression de dire un truc bien.
04:55Il a l'impression qu'on va lui dire bravo.
04:56C'est pas bien.
04:57Non mais je suis sûr qu'il y a...
04:58Attendez, c'est l'agent.
05:00Non, c'est pas l'imitation.
05:02Avec l'axe en belge.
05:03Oui, bravo.
05:04Non mais c'est...
05:05Pardon.
05:05Il n'y a pas de souci.
05:07Non mais la mère, elle n'était pas en capacité de conduire ?
05:08Eh bien justement, la mère, parlons-en Pascal, elle était sur la banquette arrière.
05:12Et il y avait aussi le reste de la famille.
05:13Donc les deux autres enfants du couple.
05:15Une maman qui n'avait pas bu.
05:16Et qui est bien titulaire d'ailleurs de son permis de conduire.
05:19Alors pourquoi n'a-t-elle pas pris le volant à la place de son fils de 12 ans ?
05:22La question demeure sans réponse.
05:26Pour conduire sans permis ?
05:27Logique, bon c'est les parents qui...
05:28Mais il est mineur, 12 ans.
05:29Eh mais bon, c'est les parents qui vont payer.
05:31Avec normalement, en France, il y aurait une interdiction de passer le permis pendant 5 ans.
05:34Mais il n'aurait toujours pas l'âge de le passer.
05:37Le papa, il a écopé, lui, d'un PV pour avoir laissé le volant à une personne sans permis.
05:42Et enfin, là il y a un petit PV général pour toute la famille.
05:44Pour situation éducative préoccupante.
05:47Bah oui.
05:48On prend un PV pour ça en Belgique ?
05:49Ah bah oui.
05:50En même temps, c'est comme ça.
05:52C'est plutôt joli.
05:52C'est plus grave, mais je ne savais pas qu'il y avait une verbalisation.
05:54Ça a l'air préoccupant votre situation familiale, je vous mets 35 euros.
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