Le président Donald Trump a affirmé cette nuit que Cuba était «prêt à tomber», après la capture samedi du président vénézuélien Nicolás Maduro, qui comparaîtra devant la justice des États-Unis ce lundi. Le locataire de la Maison Blanche a cependant minimisé la nécessité d’une intervention militaire américaine sur l’île.
Mais ce n'est pas tout, "Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s'en occuper", a réaffirmé le président américain aux journalistes à bord d'Air Force One dimanche soir. "Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans 20 jours", a-t-il ajouté.
Plus tôt déjà, Donald Trump a poussé la cheffe du gouvernement danois Mette Frederiksen à sortir de sa réserve.
Interrogé lors d'un entretien téléphonique par The Atlantic sur les implications de l'opération militaire au Venezuela pour le Groenland, Trump a déclaré que c'était à ses partenaires de les évaluer, selon le magazine.
La Première ministre danoise s'est élevée contre la convoitise du président américain: "Je demande instamment aux Etats-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu'ils n'étaient pas à vendre", a écrit Mme Frederiksen dans un communiqué dimanche soir.
"Je dois le dire très clairement aux Etats-Unis: il est tout à fait absurde de dire que les États-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland", a-t-elle ajouté. Samedi, une publication sur X de l'épouse du directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller, avait ravivé les craintes danoises.
Katie Miller a publié sur son compte X une carte du Groenland colorée aux couleurs du drapeau américain, assortie d'une courte légende en capitales: "SOON" ("bientôt").
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