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  • il y a 3 jours
Arnaud Rousseau, président de la FNSEA réagit sur CNEWS aux annonces de la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard. «Si on veut continuer à avoir en France une alimentation parmi les plus durables au monde, on a besoin de perspectives européennes», indique-t-il.

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Transcription
00:00Et donc pour vous répondre, d'abord de dire qu'on garantit, la ministre dit je garantis la PAC au centime près, moi je considère que c'est une bonne nouvelle, mais c'est une mesure européenne.
00:11Donc moi ça m'intéresse beaucoup qu'elle nous explique comment elle va procéder au niveau européen.
00:15Est-ce que l'État comblera par exemple ?
00:17Par exemple, est-ce que ce sera sur des crédits nationaux ? Et puis pardon d'être un tout petit peu technique, mais quand vous parlez de montant à l'euro près, est-ce qu'on parle d'euro courant ou d'euro constant ?
00:26La différence c'est l'inflation, et ça peut représenter quelques milliards.
00:30Donc on a besoin aussi d'être précis sur ce sujet, mais disons qu'en tous les cas, réaffirmer qu'il y a une politique publique qui fait en sorte qu'on continue à produire pour nourrir en Europe,
00:39à un moment où on regarde quand même à l'échelle internationale, regardez ce qu'a fait M. Trump il y a quelques heures, regardez ce que font les Chinois, ce que font les Russes, tout le monde affirme une puissance.
00:47Est-ce que l'Europe veut oui ou non affirmer une puissance, et singulièrement une puissance agricole, parce que l'arme alimentaire est quelque chose qu'on a trop souvent laissé tomber,
00:56je pense notamment au Green Deal décroissant, et puis ensuite, sur la question du revenu, c'est une question de court terme, on a besoin d'aller vite.
01:05Je prends un exemple encore, puisqu'elle a annoncé que le fameux mécanisme d'ajustement carbone aux frontières qui concernent les engrais serait neutralisé,
01:13en tous les cas c'est la demande que va formuler la France, c'est assez simple, c'est une charge brute, directe, qui se considère de l'ordre de 50 à 100 euros la tonne d'engrais,
01:25et qui n'est pas répercutable sur le client final. Et donc ça, on ne peut pas le supporter aujourd'hui dans nos trésoreries.
01:30Enfin, quant à la mesure qu'elle suscite concernant un arrêté sur un certain nombre de matières actives qui ne pourraient pas être introduites,
01:38mais c'est le rôle de l'Europe de le faire. Et si la France fait cette proposition, mais que l'Europe ne l'adopte pas, elle sera caduque.
01:46Et donc on voit bien que beaucoup de réponses sont aujourd'hui européennes et qu'on n'a pas cette vision.
01:50Donc nous, qu'est-ce qu'on dit sur l'accord du Mercosur depuis des mois, des années dirais-je,
01:54c'est qu'on doit continuer à commercer, mais on doit le faire avec de la réciprocité.
01:59Et moi, ce que j'ai attendu à travers les propos de la ministre, c'est que ces fameuses mesures miroirs
02:03qui font partie des trois piliers que la France souhaite défendre, eh bien on ne les aura pas.
02:08Et moi, je le redis, si on veut continuer à avoir en France une alimentation parmi les plus durables au monde,
02:15on a besoin de donner des perspectives européennes, on a besoin de donner des perspectives en France,
02:20et on a besoin d'assurer le revenu. Et ça, ce n'est pas dans des mois, c'est maintenant tout de suite.
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