00:00Il est vraiment incertain parce que tout simplement, aujourd'hui, on ne sait pas la maladie où elle en est.
00:08Nous, on ne le sait pas les éleveurs, mais le gouvernement l'a essayé encore moins, je pense.
00:12Donc, ça peut être un gros NIG pour tout le cheptel bovin français.
00:17Et dans quel état d'esprit êtes-vous par rapport aux dernières manifestations ?
00:23Est-ce que, pour le moment où vous êtes rentré dans vos fermes,
00:26est-ce que vous comptez vous mobiliser d'ici, justement, ce salon d'agriculture à Nouveau ?
00:33Alors, d'après moi, vous n'avez pas les bonnes informations,
00:36parce que nous, on est toujours sur l'autoroute à 64.
00:39Ça fait le 23e jour qu'on y est.
00:42On n'a toujours pas vu le moindre personne, pas un politique, personne de l'État.
00:48Donc, l'état d'esprit, il est toujours pareil, il est toujours déterminé.
00:52Il y a d'autres barrages, comme dans la Riège, comme dans le Gers.
00:55Non, mais j'entends, Jérôme, mais je dis que la mobilisation existe encore,
00:59mais bon nombre de vos collègues sont rentrés dans leur ferme,
01:03évidemment, même si, effectivement, je suis au courant qu'il y a encore quelques barrages.
01:08Mais ce n'est plus la mobilisation générale encore.
01:11C'est ça, c'est l'essence de mes propos.
01:14Mais à partir de lundi, je pense que la mobilisation va être très, très forte.
01:19Voilà.
01:19Aujourd'hui, il y avait des agriculteurs qui avaient besoin de rentrer dans leur famille
01:23et qui avaient aussi besoin de s'occuper de leurs animaux,
01:26revertre les fermes à jour.
01:28Nous, on a la chance d'avoir du monde, donc on peut faire un déroulement
01:31et ça nous permet de travailler aussi sur nos exploitations.
01:35Mais la mobilisation est repartie.
01:37Hier, dans l'Isère, il y a eu des jeunes qui ont bloqué des autoroutes.
01:41En Normandie, c'est pareil.
01:42Voilà.
01:42Donc, la mobilisation va être forte, très forte.
01:45Et ce que j'avais dit il y a presque mois déjà,
01:49j'avais dit jusqu'à temps que ça sera une crise agricole,
01:51ça sera facile pour le gouvernement de gérer tout ça.
01:55Mais malheureusement, je m'aperçois qu'au vu sur les appels des réseaux sociaux,
01:59ça ne va plus être une crise agricole, ça va être une crise sociale,
02:02puisque tous les corps de métier ou beaucoup de corps de métier
02:05veulent se greffer à partir de lundi et de mardi au mouvement des agriculteurs.
02:10Donc, ils n'auront pas quelques questions à répondre,
02:12ils auront beaucoup de questions à répondre.
02:14Ce qui veut dire très concrètement que les différentes visites traditionnelles,
02:20ministérielles, risquent d'être quelque peu agitées au salon de l'agriculture,
02:24c'est au cours de 2026.
02:26On n'est pas encore au salon de l'agriculture.
02:29C'est très long, arriver à fin février, ça sera très long pour moi.
02:34Surtout avec la crise actuelle du monde agricole
02:37et cette politique française qui est totalement incertaine.
02:40Après, je pense qu'au salon de l'agriculture,
02:42il y a beaucoup de politiques qui risquent de se faire tourner le dos
02:45quand ils vont venir.
02:47Alors, on ne va pas tourner le dos pour qu'ils nous le grattent,
02:49parce qu'ils savent très bien le faire.
02:51On va simplement leur tourner le dos parce qu'on n'a pas envie de leur parler,
02:54on n'a plus envie de leur parler.
02:55Aujourd'hui, ils nous sacrifient, ils sacrifient cette agriculture française,
02:59ils sacrifient ces territoires, l'histoire de notre pays.
03:02On profite du commerce, on profite de la finance.
03:04Et ça, on ne peut plus nous supporter.
03:07Ça nous rend malheureux, ça nous rend tristes,
03:11parce que notre combat va plus loin que l'agriculture.
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