00:00– Oui, oui, nous on veut des réponses pour notre département,
00:03alors nous on n'a pas la prétention d'être un syndicat national,
00:07on est juste une association dans notre département,
00:10mais je vois qu'on fédère de plus en plus de gens non syndiqués,
00:13puisque dès vendredi j'ai des gens de Normandie qui viennent à Carbone
00:17pour faire un point pour qu'eux montent des actions,
00:19on a des gens de l'Isère qui nous rejoignent,
00:21il y a des agriculteurs syndiqués, non syndiqués,
00:24maintenant le but du jeu c'est qu'il y ait une révolte agricole,
00:27– Le but du jeu, vous le dites comme ça,
00:30le but du jeu c'est qu'il y ait une révolte agricole ?
00:33– Bien sûr, au bout d'un moment, il n'y a pas une filière aujourd'hui
00:37qui peut se gargariser d'être riche et d'avoir un avenir pérenne,
00:41donc nous ce qu'on veut c'est vraiment que l'État français
00:45remette des moyens dans l'agriculture française.
00:48– Alors ça veut dire quoi ça Jérôme Baille ?
00:49Pardon, mais ça veut dire quoi concrètement ?
00:52Qu'est-ce qu'il ferait, qu'est-ce que vous attendez qu'on vous dise
00:55et qu'il ferait que vous rentreriez chez vous ?
00:59– Il va nous en falloir beaucoup de choses, déjà comme vous voyez
01:02que des scientifiques ne sont pas capables d'écouter les agriculteurs
01:06sur le terrain par rapport à la dentier,
01:08mais quand je veux vous parler de restructuration,
01:10quand j'apprends que la France donne 14 milliards d'euros
01:12ou 13 milliards et quelques d'euros aux pays africains
01:16pour développer l'agriculture et garantir un revenu à ces agriculteurs,
01:21ça me fait mal au cœur parce que nous en France…
01:23– C'est l'aide au développement, ça veut dire que vous vous dites
01:25il ne faut plus d'aide au développement ?
01:27Il n'y a pas de solidarité avec les agriculteurs
01:29qui sont aux autres bouts du monde ?
01:32– Mais déjà, alors je ne dis pas ça du tout,
01:35je dis simplement qu'aujourd'hui il faut continuer
01:39à pérenniser nos agriculteurs en France et les maintenir en vie.
01:43Dites-vous qu'on en perd tous les jours
01:45et toutes les 24 heures c'est une exploitation qui se ferme en France.
01:49– Non mais je reprends…
01:51– Attendez, laissez-moi finir, sur mon département par exemple,
01:54on a 90 céréaliers sur l'année 2024
01:57qui sont en redressement judiciaire.
01:59Ils ont quoi comme accompagnement ces gens-là ?
02:01– Merci.
02:03– Merci.
02:04– Merci.
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