00:00Non valable le week-end, condition en magasin est sur Auchan.fr
00:02RTL
00:03Municipal 2026
00:06Et donc la suite de notre série, on prend la direction de Toulon, préfecture du Var, 180 000 habitants,
00:1212ème ville la plus peuplée de France, qui pour succéder à Hubert Falco,
00:16l'emblématique maire de Toulon élu en 1995,
00:19et bien 30 ans déjà après un premier mandat du Front National, en l'occurrence celui de Jean-Marie Chevalier,
00:24la municipalité de Toulon peut-elle à nouveau basculer à l'extrême droite ?
00:28C'est la question, bonjour Étienne Baudu.
00:31Bonjour.
00:31Elle ne s'est pas encore déclarée officiellement, mais le nom de la quasi-candidate,
00:36Laure Lavalette, est sur toutes les lèvres.
00:38Oui, mais pour l'instant, je n'ai pu voir Laure Lavalette que sur ses affiches de campagne,
00:42car son entourage ne souhaite pas qu'elle s'exprime,
00:45arguant qu'elle est largement en tête dans les sondages et que se taire est encore la meilleure tactique.
00:49Et puis promis, le meeting qu'elle prépare pour la mi-janvier sera sa rampe de lancement pour une campagne éclair.
00:54Elle peut compter aussi sur de fervents électeurs avec qui elle prend fréquemment des selfies
00:58dans les rues lorsqu'elle est à Toulon.
01:00Laurent a 57 ans.
01:01Ce n'est pas le front national de l'époque.
01:03Il a laissé peut-être des trous dans la caisse, monsieur Chevalier, madame Laure Lavalette.
01:08Elle est accessible.
01:10Elle pourrait gérer autrement dû à son accessibilité.
01:13Voilà, elle va au devant des Toulonnais, elle va.
01:15Laure Lavalette devra malgré tout composer avec le souvenir du FN ancien style.
01:19Jean-Marie Lechevalier n'a pas laissé ici que de bons souvenirs,
01:22avec en particulier une gestion catastrophique des finances de la préfecture du Var.
01:26Etienne, à Toulon, on vit aussi la fin d'un cycle politique, celle de la droite et de Hubert Falco,
01:32mais en l'occurrence depuis 1995, mais rattrapé par les affaires.
01:35Oui, c'est vrai, c'est la fin d'un cycle, une fin doublée d'un psychodrame.
01:39Hubert Falco, qui a indéniablement changé la ville, a été contraint de céder son siège
01:42après sa condamnation à cinq ans d'inégibilité pour recel de détournement de fonds publics.
01:47Il promet la candidature à sa fidèle première adjointe, José Massy, qui l'avait remplacée.
01:51C'était en juin, en septembre, patatras, il change d'avis
01:54et la lâche brutalement pour le candidat étiqueté Les Républicains, Michel Bonus.
01:58Dans son bureau de la mairie, José Massy, 74 ans, affirme qu'elle s'est sentie profondément blessée,
02:03blessée et trahie, mais elle n'a pas dit son dernier mot.
02:06C'est une année qui a été très dure, donc j'ai fait le travail, j'ai fait le job.
02:11Je vais m'accorder un peu de temps pour décider de ce que je vais faire.
02:15Je ne m'interdis rien, ni d'y aller, ni de ne pas y aller, soutenir qui ?
02:19Je regarde un peu ce que font les autres, donc je vais prendre ce temps des fêtes
02:22et puis je pense que mi-janvier, j'annoncerai si j'y vais ou si je n'y vais pas.
02:26Une droite clairement divisée donc.
02:28De son côté, Michel Bonus, le sénateur LR, entrepreneur local et ancien joueur
02:32et entraîneur du rugby club de Toulon, lui, fonce face son troisième ligne sans se retourner.
02:36J'en veux pas du tout à José, pas du tout.
02:38Moi, José Massy, il n'y a pas de souci.
02:40Moi, si elle veut travailler avec moi, je suis disposé à travailler avec elle.
02:42Après, à l'équipe, c'est moi qui l'ai choisi.
02:43Voilà, c'est tout. Mais je suis tout disposé à travailler avec José Massy.
02:46Après, après, c'est la question, le projet de la ville de Toulon,
02:48il ne se résume pas aux relations entre José Massy et Michel Bonus.
02:50Le projet de Toulon, il se résume aussi avec une vraie vision sur notre ville
02:53et il ne s'arrête pas à nos rapports.
02:55Voilà, moi, ma porte est ouverte. Qu'est-ce que je voulais que je vous disais d'autre ?
02:57Reste la figure tutélaire d'Hubert Falco, l'image du commandeur,
03:01une image sans doute ternie, mais à laquelle certains électeurs pourraient rester fidèles.
03:05Alors, Étienne, on l'a compris, cette division à droite,
03:06elle peut favoriser les plans du Rassemblement National,
03:08mais est-ce qu'elle peut servir aussi la gauche ?
03:11Eh bien, c'est évidemment ce qu'elle espère.
03:13À Toulon, la gauche, c'est une coalition qui regroupe les formations du nouveau Front Populaire,
03:16mais sans la France Insoumise.
03:18La tête de liste, Magali Brunel, est socialiste.
03:20Elle est conseillère municipale, sortante et professeure des universités.
03:24Alors, si pour elle, rien n'est bon du côté du Rassemblement National,
03:27à droite, ce n'est guère mieux.
03:28Ça renvoie à une image désastreuse de la ville,
03:30avec des divisions, des affaires, des condamnations, des trahisons,
03:34et nous, nous déplorons cette image terrible que cela renvoie de Toulon.
03:37Je dis qu'il y a de la place pour une liste d'union de gauche
03:41qui bosse le transport, le logement, la sécurité,
03:45la priorité à la jeunesse, l'éducation et la culture.
03:47Tous ces grands enjeux qui ont été délaissés par la municipalité en place depuis 22 ans.
03:52Et elle voit la liste de gauche se qualifier pour le second tour.
03:54Pourtant, ici, à Toulon, certains observateurs se demandent
03:57si le Rassemblement National ne l'emportera pas dès le premier tour.
04:01Car aux dernières élections législatives,
04:02Laure Lavalette avait été réélue justement à l'issue du premier tour.
04:06Et sur les huit circonscriptions du Var,
04:08sept étaient allées dans l'escarcelle du Havre.
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