- il y a 2 mois
- #sudradio
Philippe Bilger : Président de l'Institut de la parole, Joseph Thouvenel : Vice-président du Centre européen des travailleurs et ancien vice-président de la CFTC, Bruno Pomart : Ancien membre du Raid et Maire de Belflou (Aude), Françoise Degois : Éditorialiste Sud Radio
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##LES_VRAIES_VOIX-2025-12-30##
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00:00:00Cécile de Minibus
00:00:01Et s'il y a de la bourrasque dans notre ciel, cette table aujourd'hui, je pense que ce sera la tempête.
00:00:09En tout cas, on vous souhaite la bienvenue, on est ravis de vous accueillir en ce 30 janvier, pas du tout, décembre, voilà, ça va, c'est bientôt fini cette année.
00:00:21Oui, aïe aïe, donc on va essayer de la finir en beauté avec autour de cette table Philippe Bilger, encore vous Philippe Bilger.
00:00:26C'est bien, mais grâce à vous, ma chère Cécile, je ne pouvais pas rêver des contradicteurs de plus haut niveau de cette qualité, et notamment Françoise que je retrouve avec beaucoup de plaisir.
00:00:38Absolument, Françoise Degoy à côté de vous, ça va Françoise ?
00:00:41Je suis tellement heureuse, alors je l'ai vu arriver dans le hall de la radio, parce qu'on savait que pour les gens qui ne savent pas où on est installé, vraiment c'est super chic ici, c'est très beau, et alors il y a un monsieur très élégant qui est arrivé avec son par-dessus, son chapeau, très chic, avec sa sacoche,
00:00:55t'as l'impression qu'il part au palais de justice, tu vois, qu'il va mettre sa robe en l'outre, avec sa toque, etc., tu vois, et ben ça m'a fait tellement plaisir de voir Philippe Bilger.
00:01:07L'inçonnée était que moi.
00:01:08Voilà, c'était lui, c'était déjà bien.
00:01:10Et c'était super.
00:01:10Et vous auriez dû croiser aussi Joseph Touvenel qui est avec nous, vice-président du Centre Européen des Travailleurs et ancien vice-président de la CFTC, bonsoir.
00:01:20Bonsoir, je n'ai croisé personne, je vais ressortir pour faire une nouvelle entrée.
00:01:28Vous n'êtes même pas un croisé, je rêve.
00:01:31Et notre chouchou aussi, parmi les chouchous, Bruno Pommard qui est avec nous, ancien membre du RAID et maire de Belleflou, bonsoir, monsieur Pommard.
00:01:39Tu peux me dire le maire, hein ?
00:01:40Monsieur le maire.
00:01:41Monsieur le maire, et je vois qu'il y a une très belle tablée, avec les gens de gauche, c'est de gauche, c'est toujours de gauche, c'est de gauche.
00:01:46Non, non, non, c'est ça.
00:01:47Françoise, évidemment, de gauche aussi.
00:01:49Éternellement, définitifiant.
00:01:50Et Philippe Mulgier, plutôt droite.
00:01:52Alors, non, mais Bruno Pommard, moi, je ne sais pas, parce qu'il y a un truc qui ne va pas du tout.
00:01:56Pourquoi avez-vous enlevé votre magnifique doudoune ?
00:02:00Je voudrais qu'on la voie à l'entente, parce que franchement, j'ai failli être aveugle.
00:02:04Alors, à la décharge de Françoise, si vous voulez régler les couleurs de votre téléviseur, vous pouvez effectivement...
00:02:11Je vais la chercher, je vais la chercher.
00:02:13Bref, les amis, cette petite tablée, on vous souhaite la bienvenue.
00:02:17Merci d'être avec nous.
00:02:18On ne sait pas si vous êtes en vacances ou encore au travail.
00:02:22En tout cas, c'est un bonheur de vous accueillir jusqu'à 20h.
00:02:25Allez, au sommaire de cette émission, c'était le choix du président de la République.
00:02:28Un hommage national à Brigitte Bardot.
00:02:30Sa famille a dit non et cette idée avait divisé à droite.
00:02:34On le réclamait.
00:02:35Pétition à l'appui et à gauche.
00:02:37C'était non en raison des propos jugés racistes et homophobes.
00:02:41Alors, cette question, faut-il un hommage national à Brigitte Bardot ?
00:02:44Pour l'instant, vous dites oui à 68%.
00:02:47Donc, c'est assez divisé.
00:02:50Et puis, la question du soir.
00:02:51Pour le réveillon, 90 000 policiers et gendarmes sont mobilisés.
00:02:5410 000 rien qu'à Paris autour des grands objectifs.
00:02:56Et le ministre de l'Intérieur promet justement réactivité et fermeté.
00:03:01Il faut contenir les violences et éviter les débordements pour cette Saint-Sylvestre et qu'elle soit en sécurité.
00:03:06Craignez-vous des dégradations et des violences pour la Saint-Sylvestre ?
00:03:09Pour l'instant, vous dites oui à 89%.
00:03:11En tout cas, on a envie de vous entendre.
00:03:14Ce numéro 0826 300 300.
00:03:16Et c'est Aude qui nous accompagne jusqu'à 19h30.
00:03:18Les Vraies Voix Sud Radio.
00:03:21Sur la plage abandonnée
00:03:23Comme guillage et crustacé
00:03:27Ça donne envie de se déshabiller, vous ne trouvez pas ?
00:03:29Non, je plaisante.
00:03:33Il ne vous reste pas grand-chose, M. Pommard.
00:03:35Bref, ce numéro de téléphone 0826 300 300, c'est Émilie qui est avec nous,
00:03:40qui nous appelle de Chalon-sur-Saône.
00:03:41Bonsoir, Émilie.
00:03:44Bienvenue sur Sud Radio.
00:03:46Émilie, quel est votre avis sur cet hommage
00:03:51qui aurait pu être rendu à Brigitte Bardot ?
00:03:55J'allais dire Marteau, pas du tout.
00:03:58Pour Brigitte Bardot, son hommage, pour moi, à mon sens,
00:04:01il n'est clairement pas justifié.
00:04:04Pour moi, un hommage national, c'est réservé à des personnalités
00:04:06dont l'action a marqué la nation de manière exemplaire.
00:04:09On est d'accord ?
00:04:09Oui, Brigitte Bardot, elle a été une figure majeure du cinéma.
00:04:14Ça, il n'y a rien à redire.
00:04:15Elle a été engagée pour la cause animale.
00:04:16Je pense que, pareil, on ne peut pas lui enlever.
00:04:19Mais elle laisse quand même derrière elle des prises de position
00:04:21très controversées et parfois condamnées par la justice.
00:04:24Et ça, on ne peut pas l'oublier.
00:04:26Bougez pas, Émilie.
00:04:28Julien est avec nous, 0826 300 300, d'Evreux.
00:04:31Bonsoir, Julien.
00:04:32Bienvenue sur Sud Radio.
00:04:34Votre avis sur cet hommage national qui aurait pu être le cas ?
00:04:40En tout cas, sa famille a dit non pour l'instant.
00:04:41Mais vous en pensez quoi ?
00:04:43Au contraire, moi, je pense que ça aurait été une bonne chose.
00:04:46C'était, de mon point de vue, une grande femme.
00:04:49Elle a toujours dit ce qu'elle pensait, fait ce qu'elle disait.
00:04:53Et puis, après, voilà, c'est vrai qu'on parle d'icônes cinématographiques.
00:04:58On n'a pas forcément tout celui-là, je devrais te dire,
00:05:01avec les films de Brigitte Bardot.
00:05:02Mais au-delà de ça, elle a quand même tout donné
00:05:04pour son association pour la défense des animaux.
00:05:10Et moi, je pense qu'un hommage digne de ce nom devrait lui être rendu.
00:05:14Françoise, vous, vous êtes plutôt partagé.
00:05:17Écoutez, mon cœur balance entre Brigitte et Bardot.
00:05:20Comment vous dire ?
00:05:21Mon cœur balance, pareil pour Bonaparte.
00:05:24On aime Bonaparte au pont d'Arcole.
00:05:26Et j'aime beaucoup moins l'empereur qui s'est fait couronner.
00:05:29Et j'ai le même problème, en fait, avec Brigitte Bardot.
00:05:32C'est-à-dire que toute la partie de cette femme actrice
00:05:34qui assume sa liberté, qui incarne la liberté absolue,
00:05:38parce qu'on ne réalise pas ce qu'a apporté Brigitte Bardot,
00:05:41le phénomène planétaire qu'elle a été.
00:05:42C'est cette femme qui a la liberté de renoncer à tout,
00:05:46la célébrité, etc., à 38 ans, pour dire
00:05:48« Moi, je m'occupe des animaux et des bébés phoques. »
00:05:51Ça, cette femme-là, j'ai envie de lui rendre un hommage national.
00:05:54Et puis, il y a la phase B, j'ai bien aimé la une de Libé
00:05:57qui était très juste, qui était très respectueuse aussi.
00:06:01Il y a cette phase B qui est, comme le disait notre auditrice,
00:06:05une femme qui est condamnée plusieurs fois pour incitation à la haine raciale.
00:06:08Alors, on va dire que c'est sa liberté, etc.
00:06:09La réalité, c'est que, est-ce qu'on fait un hommage national ?
00:06:13Eh bien, moi, je crois que non.
00:06:14Et je pense que la famille a eu raison.
00:06:15Je ne sais pas si elle anticipe Brigitte Bardot,
00:06:18mais je crois que Brigitte Bardot aurait trouvé ça aussi tout à fait grotesque.
00:06:21Je vois Philippe dans mon champ de vision qui dodeline.
00:06:25Oui, mais je ne suis pas complètement opposée à ce que vient de dire Françoise.
00:06:30Un hommage national, s'il était décidé, n'aurait rigoureusement rien de choquant pour elle.
00:06:36Mais d'abord, comme l'a rappelé Françoise, elle aurait détesté cet hommage officiel.
00:06:41Et d'ailleurs, sa famille a, d'une certaine manière, confirmé post-mortem le propos...
00:06:49Votre intuition, alors, vous vous dites non en réaction vis-à-vis d'elle.
00:06:54Absolument.
00:06:54Mais en revanche, Cécile, s'il est possible d'ajouter un mot,
00:06:59j'aurais été assez partisan d'un hommage populaire,
00:07:03comme un député l'a formulé,
00:07:06parce que ça n'a rien d'obligatoire, ça n'a rien d'officiel.
00:07:10Les Français viennent spontanément, librement, rendre hommage à quelqu'un
00:07:15qui a porté haut l'honneur de la France.
00:07:17Joseph Tauvenel.
00:07:18L'hommage national, elle l'a, c'est l'hommage populaire, c'est tout ce qui compte.
00:07:21C'est les fleurs, les bougies, les gens qui s'expriment,
00:07:25qui disent l'admiration pour Brigitte Bardot.
00:07:28S'il y avait eu quelque chose d'organisé,
00:07:29d'abord organisé par qui est national, avec Emmanuel Macron,
00:07:32celui à qui elle écrivait en 2023,
00:07:35je vous adresse tout mon mépris.
00:07:37Vous imaginez un peu ?
00:07:39C'est vrai que vu comme ça ?
00:07:40Et puis dans les années...
00:07:402023, c'est pas des montres à la liberté de la personne.
00:07:44Et puis, dans les années 60,
00:07:46ça a été la femme de la liberté par le corps.
00:07:49Et dans les années, aujourd'hui,
00:07:51c'est la femme de la liberté de la parole.
00:07:53Alors, les bourgeois des années 60,
00:07:56tout à fait enfermés, poussiéreux,
00:07:58avaient du mal à le supporter.
00:08:00Nos bobos bourgeois d'aujourd'hui
00:08:01ont du mal à supporter aussi sa liberté de parole.
00:08:04Parce que les procès qu'elle a pu avoir,
00:08:06je demande dans 30 ans qu'on revienne dessus
00:08:08et on verra ce qu'il en sera.
00:08:10En disant les procès qu'elle a eus,
00:08:14on retient que Brigitte Bardot,
00:08:15l'icône nationale mondiale même,
00:08:17de la beauté, du cinéma,
00:08:19parce qu'effectivement,
00:08:20elle a fait fonctionner aussi le cinéma,
00:08:22ça veut dire derrière du business
00:08:23et tout ce qu'on peut imaginer.
00:08:24Mais en même temps,
00:08:24comme l'a dit Philippe Bilger,
00:08:26pourquoi pas un hommage national ?
00:08:28En même temps,
00:08:29il faut se mettre à la place de la famille
00:08:31qui a dit très sincèrement
00:08:33qu'elle n'en voulait pas.
00:08:33Comme Johnny Hallyday,
00:08:34on a fait un hommage national
00:08:35où il y a eu des millions de...
00:08:36Oui, populaire, voilà.
00:08:37Vous imaginez ?
00:08:38Rentre ici, Brigitte !
00:08:40Oui, non, non, non, non.
00:08:42Je ne suis pas d'accord, Joseph.
00:08:43Il y a eu un hommage national
00:08:44qui était absolument sublime
00:08:45pour Jean-Paul Belmondo.
00:08:47Oui, aussi.
00:08:48Non, c'était une honte.
00:08:49Jean-Paul Belmondo,
00:08:50il n'avait rien à faire aux Invalides.
00:08:51C'est les militaires aux Invalides.
00:08:52Jean-Paul Belmondo,
00:08:53on aurait dû le faire
00:08:55sur une scène de théâtre.
00:08:57Ça, ça aurait été lui rendre hommage.
00:08:58Ce que je veux dire...
00:09:00Une honte, il ne faut pas le dire comme ça.
00:09:02C'est ce que je pense,
00:09:03je le dis comme ça.
00:09:03D'accord.
00:09:04Après, balayé de revers de la main,
00:09:06moi, j'ai détesté le procès, là.
00:09:09Le procès fait par toute la droite
00:09:11et l'extrême droite sur la gauche
00:09:12qui ne salue pas Brigitte Bardot.
00:09:13Bien sûr que c'est toute la gauche
00:09:14qui salue Brigitte Bardot.
00:09:16C'est pas vrai.
00:09:17L'humain a fait une lutte.
00:09:18Non, il n'y a que LFI comme l'habitude.
00:09:20Mais ça n'est pas vrai.
00:09:21Vous regardez tous les élus, etc.
00:09:23Vous regardez tous les élus.
00:09:24Et par ailleurs, il est normal,
00:09:26il est normal de parler
00:09:27des zones d'ombre de Brigitte Bardot.
00:09:29Même le Figaro l'a fait.
00:09:30Mais si, mais immédiatement,
00:09:33dès le lendemain.
00:09:34Vous lisez le Figaro du lendemain
00:09:36de la mort de Brigitte Bardot.
00:09:37Il y a toute sa vie.
00:09:38Un peu de respire.
00:09:39Mais quelle respire ?
00:09:41S'il vous plaît, s'il vous plaît,
00:09:42on va garder Émilie et Julien.
00:09:45S'il vous plaît, s'il vous plaît.
00:09:47Émilie Jolie.
00:09:48Émilie, Julien, vous restez avec nous.
00:09:49On fait une petite pause.
00:09:50Et je tiens à m'excuser
00:09:52auprès des auditeurs.
00:09:53J'avais annoncé une bourrasque.
00:09:54En fait, c'est un typhon.
00:09:56C'est débiti.
00:09:57Allez, à tout de suite.
00:09:57Et attention, je préviens
00:10:09autour de cette table,
00:10:11nous sommes à l'antenne.
00:10:14On est en train de s'engueuler
00:10:15sur les bobos, on a le droit de le dire.
00:10:16Ça n'arrête pas, ça n'arrête pas.
00:10:18On voit, on voit, on voit finalement
00:10:20que, bon voilà, on est proche
00:10:21de cette fin d'année.
00:10:22Philippe Bilger est avec nous.
00:10:24Joseph Touvenel,
00:10:24vice-président du Centre européen
00:10:26des travailleurs et ancien vice-président
00:10:27de la CFTC.
00:10:28Bruno Pommard, ancien membre du rêve.
00:10:30Il n'y a que des anciens ici.
00:10:31Maire de Bellevue.
00:10:32Oui, c'est pas bon.
00:10:34Françoise Degoy.
00:10:35Ah, toujours éditorialiste.
00:10:36Oui, toujours, et encore
00:10:37pour quelques années.
00:10:37On est content.
00:10:38Est-ce que vous avez maté la...
00:10:39Vous avez enfin maté la pelure
00:10:41de Bruno Pommard ?
00:10:42Elle vous foutez de ma gueule,
00:10:43mais elle est jolie, non ?
00:10:44On en parlera tout à l'heure
00:10:45puisqu'on était sur cette question
00:10:46dix jours, faut-il rendre hommage
00:10:48à un national, à Brigitte Bardot ?
00:10:50Alors sa famille a dit non,
00:10:51donc voilà, c'est réglé.
00:10:53Mais quand même, c'était intéressant.
00:10:55Et Émilie, vous, vous nous disiez
00:10:57il y a quelques instants
00:10:58qu'effectivement, les propos
00:11:01qu'elle a tenus et qui pour vous
00:11:03visiblement sembleraient être choquants
00:11:05fait que c'est impossible.
00:11:07Bien sûr.
00:11:08Ah mais tout à fait, tout à fait.
00:11:10Pour moi, c'est juste...
00:11:11Je ne peux pas imaginer ça, en fait.
00:11:14Sachant que quand même,
00:11:15il y a eu de nombreuses personnalités
00:11:16importantes, que ce soit scientifiques,
00:11:18intellectuelles ou humanitaires,
00:11:19qui n'ont jamais eu d'hommage national.
00:11:21Il ne faut quand même pas l'oublier.
00:11:23Donc avec cette erreur commise,
00:11:24pour moi, ce n'est pas possible.
00:11:26Et de toute façon,
00:11:27un hommage national sur un artiste,
00:11:29vous trouvez que ça, potentiellement,
00:11:32vous n'êtes pas contre dans l'absolu ?
00:11:35Ah non, je ne suis pas contre, non.
00:11:36Parce qu'après, à côté de ça,
00:11:38elle a quand même un beau parcours.
00:11:39Elle a descendu de belles causes,
00:11:41ça, on ne peut pas l'enlever.
00:11:42Mais non, non, pour le coup,
00:11:44s'il n'y avait pas eu ces erreurs commises,
00:11:45je dis pourquoi pas ?
00:11:47Mais là, pour moi,
00:11:48ça ternit le tableau, quoi.
00:11:49Trop, beaucoup trop.
00:11:50Julien, vous n'avez pas changé de camp.
00:11:51Vous, c'est toujours oui.
00:11:53Non, oui, toujours.
00:11:54Après, le terme,
00:11:54je ne l'avais pas forcément.
00:11:55Je pense que l'hommage populaire
00:11:57sera tout aussi digne
00:11:58qu'un hommage national,
00:12:00puisque les gens,
00:12:02en tant que concernés,
00:12:03viendront supporter,
00:12:05enfin, pas supporter,
00:12:06mais en tout cas,
00:12:07accompagner la famille dans ce deuil.
00:12:08C'est bien plus adapté, oui.
00:12:11Ce que vous disiez,
00:12:12hors antenne,
00:12:13qu'on va rappeler à l'antenne,
00:12:14vous disiez que si vous aviez été procureur,
00:12:16enfin, vous aviez été,
00:12:17en tout cas,
00:12:17à ce procès de Brigitte Bardot,
00:12:20comment vous auriez traité le sujet ?
00:12:22À l'époque,
00:12:23on me qualifiait
00:12:24de spécialiste du droit de la presse.
00:12:26J'aurais été ministère public,
00:12:28je ne suis pas sûr
00:12:29que j'aurais requis
00:12:30la condamnation
00:12:32pour certains
00:12:32des renvois de Brigitte Bardot.
00:12:35Mais pour répondre rapidement à Émilie,
00:12:37que pèsent des condamnations
00:12:39dans une délinquance
00:12:40tout à fait spéciale,
00:12:42celle de la liberté d'expression,
00:12:45où les analyses sont fluctuantes
00:12:47par rapport à l'immense irradiation
00:12:50de Brigitte Bardot
00:12:51et sur le plan artistique
00:12:53et sur le plan
00:12:54de la liberté citoyenne.
00:12:56François Zéba.
00:12:56Je ne suis pas d'accord
00:12:57et je m'en étonne,
00:12:58mon cher Philippe Bigère,
00:12:59parce que vous savez
00:13:00à quel point vous êtes
00:13:01une sorte de phare pour moi
00:13:02en ce qui concerne la justice,
00:13:04car je trouve que pour un homme
00:13:05plutôt largement...
00:13:06Elle clignote,
00:13:07c'est pour la...
00:13:07Non, mais plutôt largement de droite.
00:13:09Je pense que vous avez
00:13:10une vision toujours très juste
00:13:11de la justice
00:13:11et vous la défendez
00:13:12au moment où elle est
00:13:13tout le temps attaquée.
00:13:14Et que vous,
00:13:15vous passiez
00:13:17ce que dit Brigitte Bardot
00:13:19pour de la liberté d'expression,
00:13:21alors que c'est un délit
00:13:22d'opinion.
00:13:24C'est un délit le racisme.
00:13:26Qu'on fait caractériser
00:13:27ma chère François.
00:13:28Mais écoutez,
00:13:28quand c'est caractériser
00:13:29les propos qu'a eus
00:13:30Brigitte Bardot,
00:13:31les propos même qu'elle a eus
00:13:32sur les homosexuels,
00:13:33etc.,
00:13:33évidemment que c'est quelqu'un
00:13:35qui, à un moment donné,
00:13:36ce n'est pas un problème
00:13:37de walk ou de bobo,
00:13:38c'est qu'à un moment donné,
00:13:39on est dans un progrès
00:13:41et que ça gêne ou pas,
00:13:42on ne peut plus tout dire.
00:13:43Eh bien oui, c'est vrai.
00:13:44On ne peut plus imiter des Noirs,
00:13:46on ne peut plus raconter
00:13:47n'importe quoi
00:13:48sur les minorités.
00:13:49Et on sanctionne qui on veut.
00:13:50Mais non,
00:13:51mais c'est un délit
00:13:52et donc elle est condamnée
00:13:53pour ça.
00:13:54Elle est condamnée pour ça
00:13:55et c'est normal.
00:13:56François,
00:13:56quand tu vois les gens
00:13:57de gauche,
00:13:58d'extrême gauche plutôt,
00:13:59avec tout ce qui déverse,
00:14:01ils ne sont jamais condamnés eux.
00:14:03Qu'est-ce que tu racontes ?
00:14:04Bien sûr qu'ils sont condamnés.
00:14:05Mais non,
00:14:06toute la clique des LFistes,
00:14:07ils ne sont jamais condamnés.
00:14:08Ils disent des atrocités
00:14:10toute la journée.
00:14:10On m'a fait reste
00:14:11sur une personnalité,
00:14:12c'est sa réalité.
00:14:13Alors effectivement,
00:14:14le racisme,
00:14:15on est tous d'accord,
00:14:15c'est condamnable
00:14:17et ça doit être condamné.
00:14:18Maintenant,
00:14:19quand on est Brigitte Bardot,
00:14:20peut-être que si elle avait
00:14:21employé le terme d'islamisme
00:14:22parce que c'est ce qu'elle visait,
00:14:24elle n'aurait pas été condamnée.
00:14:25Et je regarde ses actes.
00:14:26Quand Joséphine Becker
00:14:28cherchait du fric
00:14:29pour toute sa famille
00:14:30de toutes les couleurs,
00:14:32qui a bougé ?
00:14:33Qui a financé ?
00:14:35Qui l'a fait ?
00:14:35Brigitte Bardot.
00:14:37Dans ses amis,
00:14:39dans ses proches,
00:14:40il y a de nombreux homosexuels.
00:14:42Et alors ?
00:14:43Moi, ce qui m'intéresse,
00:14:44entre le pipeau et les actes,
00:14:46je préfère les actes.
00:14:47Je suis désolé, Joseph.
00:14:48Et je pense que ça montre la complexité
00:14:52des êtres.
00:14:53Je suis d'accord.
00:14:53Et la complexité des êtres,
00:14:55ça nous ramène à l'humain.
00:14:56Et ça, c'est bien.
00:14:57Joseph, je suis d'accord
00:14:58sur la complexité.
00:14:59Tu aurais pu aussi citer
00:15:00le fait que l'OAS,
00:15:01elle a refusé de payer l'OAS
00:15:02et que son avocat,
00:15:04c'était Robert Badinter.
00:15:05Je suis d'accord
00:15:06sur la complexité.
00:15:07Et bien voilà.
00:15:08Mais,
00:15:08mais,
00:15:09les faits sont têtus.
00:15:10A plusieurs reprises,
00:15:12elle a été condamnée pour cela.
00:15:13Et donc,
00:15:13à ce titre-là,
00:15:14je te dis,
00:15:15moi je suis partagé,
00:15:16mais à ce titre-là,
00:15:17non,
00:15:18et bien non,
00:15:19et moi j'entends pas
00:15:19l'avocat général,
00:15:20et bien l'avocat général,
00:15:21il a tort
00:15:22parce que c'est pas
00:15:23un délit d'opinion,
00:15:24c'est un délit pur.
00:15:26Je connais sa tête,
00:15:28il n'est pas content là.
00:15:29Mais ma chère François,
00:15:31vous répétez
00:15:32que le racisme
00:15:34est un délit,
00:15:35il y a une délinquance
00:15:36de presse,
00:15:37mais le problème
00:15:37n'est pas là.
00:15:38Est-ce que l'infraction
00:15:40était constituée
00:15:41ou non ?
00:15:42Dans l'analyse
00:15:43du droit de la presse,
00:15:44c'est d'ailleurs
00:15:45la différence
00:15:46par rapport
00:15:46à la délinquance ordinaire,
00:15:48il y a des analyses
00:15:49extrêmement volatiles.
00:15:51D'accord,
00:15:52mais vous n'auriez pas requis,
00:15:53vous n'auriez pas...
00:15:54Eh bien d'accord,
00:15:54mais c'est très bien,
00:15:55moi j'aurais requis,
00:15:56même si je ne suis pas procureur,
00:15:57voilà,
00:15:57je suis désolé de vous le dire.
00:15:59Mais non,
00:15:59parce que vous placez
00:16:00au plus haut comme moi
00:16:01la liberté d'expression.
00:16:03Je ne suis pas d'accord
00:16:03avec vous,
00:16:04Philippe,
00:16:04quand on est Brigitte Bardot,
00:16:06justement,
00:16:06d'où parle-t-on ?
00:16:08Moi,
00:16:08j'ai adoré la liberté
00:16:09de Brigitte Bardot,
00:16:10je le redis,
00:16:11j'ai adoré que cette femme
00:16:12soit capable de faire
00:16:13un bras d'honneur
00:16:14à tout le star system
00:16:16et pas simplement français,
00:16:17mondial,
00:16:18en disant
00:16:18je ne suis plus...
00:16:19Je ne suis plus cette femme-là.
00:16:22Quand son biographe,
00:16:23par exemple,
00:16:24écrit quelque chose sur elle,
00:16:25lui montre le projet
00:16:27de couverture qu'il a
00:16:28avec une photo,
00:16:29elle regarde cette photo,
00:16:30elle dit
00:16:30vous ne pouvez pas mettre ça
00:16:31en couverture.
00:16:32Pourquoi ?
00:16:32Parce que cette femme-là
00:16:33n'existe plus.
00:16:34Cette liberté-là,
00:16:36je la porte au plus haut point,
00:16:37je la sacralise.
00:16:38Mais la suite,
00:16:39non.
00:16:39Mais moi,
00:16:39j'aime beaucoup aussi
00:16:41l'autre liberté.
00:16:42Eh oui,
00:16:42voilà,
00:16:42comme ça c'est réglé.
00:16:43Je ne suis pas sûre
00:16:44qu'on puisse découper
00:16:44la liberté d'une personne
00:16:45en rondelle.
00:16:46Bah si,
00:16:46elle-même,
00:16:47elle s'est elle-même
00:16:47découpée en rondelle
00:16:48parce que c'est elle-même.
00:16:49Elle a elle-même
00:16:49effacé ses propres traces.
00:16:51Je suis désolé,
00:16:51Joseph.
00:16:52Elle a elle-même
00:16:53effacé ses propres traces.
00:16:54Elle a elle-même
00:16:55effacé la Brigitte Bardot
00:16:57d'avant 38 ans.
00:16:58Elle le dit elle-même.
00:16:59Donc écoute,
00:17:00qu'est-ce que tu veux ?
00:17:01La star l'importe
00:17:03sur tout le reste.
00:17:05Voilà,
00:17:06ce sera la phrase de fin.
00:17:08Vous pouvez la retenir
00:17:09s'il vous plaît ?
00:17:09C'est une synthèse
00:17:11qui est une partie
00:17:12du propos.
00:17:13C'est un policier
00:17:15qui vous le dit.
00:17:15C'est François,
00:17:17c'est pour ça que je dis
00:17:17la star dépasse tout ça.
00:17:19Eh bien non,
00:17:19merci beaucoup Émilie.
00:17:21Émilie,
00:17:22vous allez faire quoi
00:17:22demain soir ?
00:17:24On va rester en famille,
00:17:26on va passer la nouvelle année
00:17:27entre nous,
00:17:28ça va être très sympa.
00:17:29D'accord,
00:17:29et vous Julien ?
00:17:31Eh bien tout pareil,
00:17:31en famille,
00:17:32mais prêt à intervenir au boulot
00:17:34puisque je suis d'astreinte.
00:17:35Astreinte de quoi ?
00:17:37D'intervention,
00:17:38sécurité
00:17:39sur le lieu
00:17:40où je travaille.
00:17:41Ah !
00:17:42Bravo !
00:17:43Je m'attendais à une invitation,
00:17:45ben venez chez nous.
00:17:46Rien !
00:17:47Que dalle !
00:17:47Même pas !
00:17:48En tout cas,
00:17:49on vous souhaite
00:17:49de très belles fêtes
00:17:50de fin d'année.
00:17:50Merci beaucoup Émilie.
00:17:52Merci beaucoup Julien.
00:17:53A très bientôt
00:17:55et passez de très belles fêtes
00:17:56de fin d'année.
00:17:56Et tout de suite,
00:17:57et si vous étiez ministre...
00:17:59Les vraies voix sud radio,
00:18:02si j'étais ministre...
00:18:03Qu'est-ce que je vais devenir ?
00:18:04Je suis ministre,
00:18:05je ne sais rien faire !
00:18:07Oui,
00:18:07ça c'est...
00:18:08On sait.
00:18:09Et si vous étiez ministre
00:18:10de la cohésion sociale ?
00:18:12Et c'est Yann qui est avec nous
00:18:13de Bayonne.
00:18:14Monsieur le ministre,
00:18:15bonsoir.
00:18:17Bonsoir.
00:18:17Et merci de m'accueillir
00:18:18pour parler d'un sujet
00:18:19beaucoup plus intéressant
00:18:20que le précédent.
00:18:21Ah bon d'accord,
00:18:22on l'a va sur.
00:18:23Ah j'adore ça.
00:18:23Et lui,
00:18:24à quoi vous étiez ministre ?
00:18:25Allez, dégagez !
00:18:27Allez, dégagez !
00:18:27Il est rentré dans le rôle direct.
00:18:29Monsieur le ministre,
00:18:31quelle serait votre première idée peut-être
00:18:34ou première proposition ?
00:18:36Alors moi,
00:18:36je voudrais renforcer
00:18:37la cohésion sociale
00:18:38à partir de trois axes.
00:18:39D'accord.
00:18:40Déjà, le premier,
00:18:41garantir l'égalité des chances
00:18:43réellement.
00:18:44D'accord.
00:18:44C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:18:45plus aucun enfant
00:18:46ne doit avoir son avenir
00:18:47déterminé par son lieu de naissance.
00:18:49Et je ne passe pas seulement
00:18:50des quartiers
00:18:51dans lesquels moi,
00:18:52j'interviens en tant que...
00:18:53dans mon vrai métier
00:18:53de directeur de centre social,
00:18:55mais que ce soit
00:18:56en milieu rural,
00:18:57dans n'importe quel milieu,
00:18:58renforcer déjà
00:18:59le rôle de l'éducation,
00:19:01de la famille,
00:19:02de l'école.
00:19:03Voilà.
00:19:03Ça, c'est le premier bouclier
00:19:04à mettre en place.
00:19:06Ensuite,
00:19:07peut-être que ça va faire réagir,
00:19:08mais renforcer aussi
00:19:10notre côté laïcité
00:19:12et avec un cadre ferme,
00:19:15mais intelligent dans l'action.
00:19:17Voilà.
00:19:17avec une liberté
00:19:19pour pouvoir protéger
00:19:20notre cadre commun.
00:19:22D'accord.
00:19:22Et le dernier point,
00:19:24et c'est le plus important
00:19:25parce que quand on parle
00:19:26de cohésion sociale,
00:19:27on parle forcément
00:19:28d'évolution
00:19:28et de garantir
00:19:30cette cohésion sociale
00:19:31sur le long terme,
00:19:32c'est de redonner
00:19:32une place à la jeunesse.
00:19:35Je participe souvent
00:19:36à des rencontres
00:19:37où je me demande souvent
00:19:39pourquoi on parle
00:19:40des jeunes
00:19:41à la place des jeunes.
00:19:43Je fais souvent
00:19:43des réunions
00:19:44où on est 30,
00:19:4540 et on dit
00:19:46il faut faire ça
00:19:47pour les jeunes.
00:19:48Les jeunes,
00:19:48c'est comme ça.
00:19:49Les jeunes,
00:19:49c'est comme ça.
00:19:51Par contre,
00:19:51quand vous regardez
00:19:52autour de vous,
00:19:53la moyenne d'âge
00:19:54de la réunion,
00:19:55elle est de 38 ou 45 ans.
00:19:57Entre 38 et 45 ans.
00:19:59Ce ne sont pas
00:19:59les jeunes qui décident.
00:20:00C'est ça.
00:20:01Voilà.
00:20:01La cohésion sociale,
00:20:02ça part par ces trois choses-là
00:20:04et bien sûr,
00:20:06le respect des règles
00:20:07et du cadre.
00:20:08Alors,
00:20:08je vais faire parler
00:20:09le maire de Belleflou
00:20:11parce que lui,
00:20:11il encadre des jeunes
00:20:12justement depuis des années.
00:20:14Est-ce que c'est un bon ministre
00:20:15de la cohésion sociale ?
00:20:16Oui,
00:20:17mais malheureusement,
00:20:18c'est des thèmes bateaux.
00:20:19Excusez-moi de le dire.
00:20:20C'est tout à fait
00:20:21les thèmes bateaux
00:20:21qu'on soutient tous.
00:20:22Moi,
00:20:22ça fait 35 ans
00:20:23que je fais associatif
00:20:24avec Red Aventure.
00:20:25Il y a 500 policiers
00:20:26qui travaillent
00:20:26sur mon dispositif
00:20:27avec des éducateurs.
00:20:29Ce travail-là.
00:20:29Ce que j'ai retenu,
00:20:30par contre,
00:20:30sur l'égalité des champs,
00:20:31c'est intéressant,
00:20:31c'est sur la ruralité.
00:20:33S'occuper un peu plus
00:20:33des jeunes rurales,
00:20:34oui.
00:20:35Et je vais vous le dire
00:20:35avec beaucoup de détachement
00:20:36parce que je travaille
00:20:37depuis tellement longtemps
00:20:38dans tous les quartiers,
00:20:38c'est qu'on nous bassine beaucoup,
00:20:40je suis un peu dur
00:20:41dans mes termes,
00:20:42avec les jeunes des quartiers,
00:20:43mais dans le rural,
00:20:44je peux vous assurer
00:20:44que ça souffre sérieusement.
00:20:46Donc,
00:20:47il faut s'occuper
00:20:47de tous les jeunes.
00:20:48Effectivement,
00:20:48la jeunesse,
00:20:49c'est notre avenir.
00:20:50Donc,
00:20:50à nous tous de s'y mettre.
00:20:51Mais ce n'est pas
00:20:52quelque chose de simple.
00:20:52Et je pense que les gouvernants,
00:20:54quand on regarde bien
00:20:55les budgets,
00:20:55tout ce qui est attribué
00:20:56à l'Agence de cohésion de territoire,
00:20:58au CIPDR,
00:20:59en fait,
00:20:59tous les dispositifs
00:20:59sont ridicules
00:21:00par rapport à ce qu'on a à faire
00:21:02pour la jeunesse.
00:21:02Et ça,
00:21:02c'est un vrai problème.
00:21:04Je pense qu'un jour,
00:21:04ou peut-être trop tard,
00:21:06les politiques,
00:21:07comment dire,
00:21:08retiendront quelque chose
00:21:09et mettront en face
00:21:10les moyens nécessaires.
00:21:11On va faire parier Joseph.
00:21:12Ils coûtent pas.
00:21:13Joseph.
00:21:13Non, je sais bien.
00:21:14Un petit mot, Joseph.
00:21:15La cohésion sociale,
00:21:16ça passe par le fait
00:21:18qu'on vit une aventure commune.
00:21:19Et aujourd'hui,
00:21:20qui apprend aux jeunes
00:21:21qu'on vit une aventure commune
00:21:22et que la France
00:21:23doit être une aventure commune ?
00:21:25Et ça,
00:21:25ça passe par des mouvements.
00:21:26L'ancien scout que je suis,
00:21:27on dira le scoutisme.
00:21:28Oui, tu as raison.
00:21:29Ça prenait des gens
00:21:30de tout horizon
00:21:30dans une aventure commune
00:21:32en donnant des responsables.
00:21:33C'était quoi ton surnom ?
00:21:35C'était quoi ton surnom ?
00:21:36C'est quoi ton surnom ?
00:21:36Je ne le dis pas.
00:21:38Non, non, non.
00:21:41C'est pas marrant.
00:21:42C'est ceux qui ont été
00:21:42totemisés.
00:21:44Je sais bien.
00:21:45Rocard m'avait dit
00:21:47c'était le castor.
00:21:51Monsieur le ministre.
00:21:52Je vais dire,
00:21:53il y a deux.
00:21:53Il y a le nom d'un animal
00:21:54et il y a le surnom.
00:21:55Mon surnom,
00:21:55c'est Rigolote.
00:21:56Oh, Rigolote.
00:21:57Des dents, des dents.
00:21:58C'est mignon, mignon.
00:22:00Allez.
00:22:00Comme chez Lamberto.
00:22:02Les amis,
00:22:04merci beaucoup, Yann.
00:22:05Merci beaucoup
00:22:06d'avoir joué le jeu.
00:22:08Trop sympa.
00:22:08On vous souhaite
00:22:09de très belles fêtes
00:22:09de fin d'année.
00:22:11Merci, monsieur le ministre.
00:22:12A bientôt.
00:22:13Au revoir.
00:22:14Au revoir.
00:22:15Au revoir.
00:22:16Dans un instant,
00:22:16les amis,
00:22:17seul contre tous,
00:22:19Philippe Bilger
00:22:20va affronter
00:22:20les trois autres
00:22:22avec ce sujet.
00:22:25Le RN a changé.
00:22:26Et Françoise,
00:22:27à votre tour,
00:22:28vous allez
00:22:29challenger
00:22:30vos trois compagnons.
00:22:32Avec un truc
00:22:34qui va faire
00:22:35se hérisser
00:22:36les cheveux
00:22:36de Pommard
00:22:37qui n'aura plus.
00:22:37Oui, mais quand même,
00:22:38à l'intérieur.
00:22:39La gauche est de retour.
00:22:41Allez, à tout de suite.
00:22:43Réfléchissez bien.
00:22:44Sud Radio,
00:22:45ici, on ne coupe pas la parole.
00:22:47Cécile de Ménibus.
00:22:49Et elle n'est pas toute seule,
00:22:50madame de Ménibus.
00:22:51Vous l'avez entendu,
00:22:52c'est assez fou, là.
00:22:54Oui, oui, c'est...
00:22:55Moi, j'ai mangé mon réalisateur.
00:22:57Il a la tête
00:22:58comme un chaudron.
00:23:00Depuis que Philippe Bilger est là,
00:23:01depuis que Joseph Touvenel est là,
00:23:03depuis que Bruno Pommard est là,
00:23:04depuis que Françoise de Gois est là.
00:23:05Ça fait du monde.
00:23:06Et en plus,
00:23:06ils ont des trucs à dire.
00:23:07Je n'arrive pas à voir Bruno Pommard,
00:23:08il est camouflaire.
00:23:10C'est beau pas que Françoise de Gois
00:23:11me...
00:23:11Non, mais...
00:23:12Alors,
00:23:13quels animaux ont été tués
00:23:15pour cette pelure ?
00:23:16Ça ne va pas faire plaisir
00:23:17à Sandrine Rousseau.
00:23:18Alors, il y a du chameau,
00:23:20ce que tu disais tout à l'heure.
00:23:21Du chameau.
00:23:22Il y a du castor.
00:23:23Du castor, c'est ça.
00:23:24Du lapin.
00:23:25D'accord.
00:23:25Du flamant rose.
00:23:27Du flamant rose.
00:23:29Elle est énorme.
00:23:30Vous troublez.
00:23:31Oui, mais par contre,
00:23:32elle est écolo complètement.
00:23:33Ah oui.
00:23:33Ah, très bien.
00:23:34Par rapport au truc chinois
00:23:35que vous portez tous.
00:23:36D'accord.
00:23:36Et vous l'avez payé cher, bien sûr.
00:23:37Ah oui.
00:23:38Alors, bien entendu,
00:23:40aucun animal n'a été blessé.
00:23:42Oui, c'est vrai qu'il y a eu l'eau.
00:23:45Tout est faux, bien entendu.
00:23:47Mais ça n'empêche pas
00:23:47que ce soit moche comme un...
00:23:48Allez, tout de suite,
00:23:52sans contre nous.
00:23:53Les Vraies Voix Sud Radio.
00:23:56Seules contre tous.
00:23:58Seules contre toutes,
00:24:00contre tous,
00:24:01Françoise Degoy,
00:24:02avec cette grande affirmation.
00:24:05La gauche n'est pas morte.
00:24:08Absolument pas.
00:24:08La gauche,
00:24:09d'abord,
00:24:09elle l'a déjà montré.
00:24:11La gauche,
00:24:11alors il est de bon temps,
00:24:12effectivement,
00:24:13de parler de ses divisions.
00:24:14Enfin, vous savez,
00:24:15les divisions de la gauche,
00:24:16c'est vieux comme le Congrès de Tours,
00:24:17c'est même vieux comme avant.
00:24:18J'ai retrouvé l'autre jour,
00:24:20pendant les vacances,
00:24:21je m'amusais à lire
00:24:22les peignets que se mettaient
00:24:24Jules Guedde et Jean Jaurès,
00:24:25c'est-à-dire deux courants
00:24:26du Parti Socialiste.
00:24:28C'était tout à fait exceptionnel.
00:24:29Donc la gauche,
00:24:30elle débat.
00:24:31La gauche,
00:24:32et de retour,
00:24:32j'appelle la gauche,
00:24:33c'est-à-dire la gauche sociale,
00:24:34écologique.
00:24:35C'est-à-dire que ce budget
00:24:36est en train de montrer,
00:24:37en réalité,
00:24:39derrière le budget,
00:24:40que le bloc,
00:24:41d'une certaine manière,
00:24:42socialiste,
00:24:42de la social-démocratie,
00:24:44est en train totalement
00:24:45de prendre le dessus
00:24:47sur l'extrême-gauche
00:24:48de Jean-Luc Mélenchon.
00:24:50Alors moi,
00:24:50je ne cesse de le dire
00:24:51parce que je le vois
00:24:51et je le vis depuis
00:24:52des mois et des mois,
00:24:53et notamment depuis les législatives.
00:24:55Tout le monde m'explique.
00:24:55Non, non,
00:24:56mais moi,
00:24:57je vois bien,
00:24:59je sens bien la poussée.
00:25:00Vous allez voir la poussée
00:25:01aux municipales,
00:25:03et ça sera une poussée,
00:25:04en plus de ça,
00:25:04qui fera gagner
00:25:06la gauche socialiste,
00:25:09écologiste,
00:25:10contre la France insoumise
00:25:11puisque les partis
00:25:14partent séparément.
00:25:16Et je vois bien
00:25:16ce bloc qui existe.
00:25:18Il l'a démontré.
00:25:19Je vous rappelle
00:25:19que tout le monde ricanait.
00:25:20N'empêche que la gauche
00:25:21arrive en tête
00:25:22le soir des législatives
00:25:23en 2024.
00:25:24Aujourd'hui,
00:25:25c'est parce que
00:25:26le parti socialiste
00:25:26décide de négocier
00:25:27qu'on négocie un budget.
00:25:29Donc voilà,
00:25:30je vous explique,
00:25:31je vous l'annonce clairement
00:25:32et j'en suis très heureuse.
00:25:33Même si vous rendez
00:25:36confortable
00:25:37votre argumentation
00:25:38en éliminant
00:25:39de la gauche,
00:25:41l'extrême gauche
00:25:42et les filles,
00:25:43le reste est tout de même,
00:25:45ma chère Françoise,
00:25:46un peu dur à avaler
00:25:47si vous me permettez
00:25:48l'expression.
00:25:50Vous invoquez
00:25:51de glorieux ancêtres,
00:25:53mais par rapport
00:25:54aux socialistes
00:25:55d'aujourd'hui,
00:25:56mais c'est accablant.
00:25:57Comment pouvez-vous
00:25:58une seconde comparer
00:26:00le malheureux
00:26:01Olivier Faure,
00:26:03Marine Tondelier,
00:26:05Jules Guaise,
00:26:06Jean Jaurès ?
00:26:07Alors ça,
00:26:08c'est le premier point.
00:26:09Deuxième point.
00:26:10Ça, c'est déricadement facile,
00:26:11c'est très facile,
00:26:12vous savez.
00:26:12Deuxième point.
00:26:13Mais c'est les événements
00:26:14qui font les êtres humains.
00:26:15Comment pouvez-vous
00:26:16parler d'une politique
00:26:17du Parti Socialiste
00:26:19qui a donné l'impression
00:26:21de revivre
00:26:22un tout petit peu
00:26:23à cause de compromis honteux
00:26:25où il a retrouvé
00:26:26les chemins
00:26:27d'une politique
00:26:28qu'on croyait disparue ?
00:26:29Quel compromis honteux ?
00:26:31Mais de quoi vous parlez
00:26:34des compromis honteux
00:26:35sur le budget,
00:26:35vous voulez dire ?
00:26:36Mais les tractations
00:26:37l'inçoit.
00:26:37Mais ce n'est pas
00:26:38des tractations.
00:26:39Olivier Faure,
00:26:40mais même avant
00:26:42Philippe Bilger a raison,
00:26:43même avant.
00:26:44Rappelle-toi juste
00:26:45les législatives.
00:26:46Les compromis
00:26:46que vous avez fait
00:26:47avec la France Insoumise,
00:26:49Faure a sauvé son poste
00:26:50évidemment grâce
00:26:50à la France Insoumise.
00:26:51Pas du tout.
00:26:51Et là, tu penses...
00:26:53Non, mais tu as...
00:26:54Il a gagné ses concrètes.
00:26:55Non, non.
00:26:55Tu as une assurance formidable.
00:26:56C'est bien,
00:26:57et tant mieux,
00:26:57parce que tu as des convictions.
00:26:58Je le sais bien,
00:26:59mais comment tu penses
00:27:00à un seul moment
00:27:00que la gauche normale
00:27:03de Faure,
00:27:04Luxman,
00:27:05je ne sais pas où il est,
00:27:06il est plutôt
00:27:06dans la gauche de Faure.
00:27:08Est-ce que tu penses
00:27:09un seul instant
00:27:09que vous n'allez pas faire
00:27:10des accords
00:27:10avec la France Insoumise ?
00:27:11J'en suis absolument certaine.
00:27:12T'as des suivantes ?
00:27:13Alors, je vais...
00:27:14Notez la date.
00:27:15Notez la date.
00:27:16Non seulement,
00:27:17il n'y a pas d'accord,
00:27:18je ne sais pas si tu vois
00:27:18comment tu peux faire
00:27:19des accords
00:27:19avec des gens
00:27:20qui t'insulent
00:27:20toute la journée.
00:27:21Je pense à Chiqui ou à Paris.
00:27:22Non, non, non.
00:27:23On en a vu tellement, François.
00:27:24Ce n'est pas toi
00:27:24que je vais prendre ça.
00:27:25Arrête avec on en a vu.
00:27:26Ça, c'est le premier point.
00:27:28Deuxième point,
00:27:28je rappelle simplement
00:27:29que ne vous fiez pas
00:27:31aux sondages
00:27:31parce que les sondages
00:27:32ne sont jamais
00:27:34le candidat unique
00:27:35vers PS, PC.
00:27:36On est déjà à 17%.
00:27:37Donc, moi, je vous le dis,
00:27:39soyez...
00:27:40On en reparlera.
00:27:42La bonne nouvelle
00:27:43dans les souhaits, François,
00:27:44c'est si réellement
00:27:46les filles reculent
00:27:47par rapport à d'autres.
00:27:49Après, moi,
00:27:50les notions de gauche et droite,
00:27:51j'aimerais me les définir
00:27:52quand, à quel moment.
00:27:54Est-ce que l'anticommunisme,
00:27:56cette gauche,
00:27:56cette droite,
00:27:57les communistes n'existent plus.
00:27:58Donc, à un moment donné,
00:27:59on pouvait se dire
00:27:59les gens de droite
00:28:00sont anticommunistes
00:28:01et pas les autres.
00:28:02Je ne comprends pas.
00:28:02Moi, j'ai des primaires.
00:28:04Aujourd'hui, par exemple,
00:28:06la gauche en Europe,
00:28:07si je prends
00:28:08ce qui se passe
00:28:09dans le nord de l'Europe,
00:28:10les sociodémocrates
00:28:11sur l'immigration,
00:28:12c'est le programme
00:28:13du Front National.
00:28:14Non, non, non,
00:28:14il y a un pays.
00:28:16Non, non, il y a un pays.
00:28:16Allez voir la gauche
00:28:17sur l'Italie,
00:28:18ce n'est pas ça.
00:28:18Et d'ailleurs,
00:28:18elle est en train
00:28:19de gagner les élections.
00:28:19C'est pas encore
00:28:20le nord de l'Europe.
00:28:21Non, mais vous parlez
00:28:22d'un seul pays.
00:28:22J'ai dit le nord de l'Europe.
00:28:23Non, c'est pas le nord de l'Europe.
00:28:25Les sociodémocrates
00:28:26au Nord,
00:28:2730 secondes.
00:28:28Et puis, par exemple,
00:28:30c'est quoi la gauche ?
00:28:31C'est ceux qui nous obligent
00:28:32à aller dans les grandes surfaces
00:28:33le dimanche ?
00:28:34Parce que c'est eux
00:28:35qui ont ouvert
00:28:35les grandes surfaces le dimanche.
00:28:36C'est eux qui ont parti le coup.
00:28:38Tu parles d'un argument,
00:28:40mais n'importe quoi.
00:28:40Il n'y a pas de gens de droite
00:28:41qui sont d'accord pour nous.
00:28:42C'est un argument de civilisation.
00:28:44Est-ce qu'on a besoin
00:28:44d'un temps collectif
00:28:46pour faire autre chose
00:28:47que produire et consommer ?
00:28:48Bien sûr.
00:28:49Pour la vie familiale,
00:28:51personnelle,
00:28:52associative,
00:28:52associative et spirituelle.
00:28:53Il n'y a plus de gauche pour ça.
00:28:55C'est terminé.
00:28:56Je pense que ça,
00:28:57c'est un vrai marqueur civilisationnel.
00:28:59C'est terminé.
00:28:59Et la gauche,
00:29:00à un moment donné,
00:29:01s'est battue
00:29:01pour que les ouvriers se tendent.
00:29:03Et la gauche,
00:29:04c'est le syndicalisme.
00:29:07C'est bon ?
00:29:08C'est fini.
00:29:09Philippe Bilger,
00:29:09c'est à vous.
00:29:10Pardon.
00:29:10À moi.
00:29:11Alors,
00:29:12le rassemblement national
00:29:14a évidemment changé.
00:29:16Le premier point,
00:29:17c'est que Marine Le Pen
00:29:19a complètement liquidé
00:29:21liquider les délires historiques
00:29:23de son père,
00:29:25au point d'ailleurs,
00:29:26pendant quelque temps,
00:29:27d'être brouillé,
00:29:28ce qui n'est pas si simple,
00:29:30avec quelqu'un
00:29:31qui avait,
00:29:32pour lequel,
00:29:32elle avait tout de même
00:29:33une grande estime intellectuelle.
00:29:36Deuxième élément,
00:29:37c'est que le rassemblement national,
00:29:40de tout l'avis,
00:29:41de l'aveu de tous les gens
00:29:43de bonne foi,
00:29:44qu'il soit de droite
00:29:45ou de gauche,
00:29:46a fait le ménage
00:29:47au sein de son propre parti
00:29:50et à une pratique parlementaire
00:29:52dont la gauche
00:29:53aurait dû s'inspirer
00:29:54sur le plan
00:29:55de la tenue
00:29:56et de l'allure.
00:29:57Et dernier élément,
00:29:58c'est le fondamental,
00:30:00entre Jordan Bardella
00:30:01et Marine Le Pen,
00:30:03il y a évidemment
00:30:04des différences
00:30:05entre le populisme
00:30:06de l'une
00:30:07et la volonté
00:30:08d'être davantage
00:30:09une droite de gouvernement
00:30:11de l'autre.
00:30:11Mais quoi qu'on pense,
00:30:13c'est un projet politique
00:30:14qui ne mérite
00:30:16absolument pas
00:30:17l'opprobre
00:30:18ni l'indignation éthique.
00:30:20Simplement,
00:30:21pour quelles raisons
00:30:22dit-on que
00:30:22le rassemblement national
00:30:24n'a pas changé ?
00:30:26C'est tout simplement
00:30:27qu'il est plus confortable
00:30:28de l'attaquer
00:30:29par la prétendue morale
00:30:31que par l'argumentation politique.
00:30:34Allez-y.
00:30:34Alors moi,
00:30:35il y a quelques éléments
00:30:35quand même sur lesquels
00:30:36je suis d'accord avec Philippe,
00:30:38parce que je suis
00:30:38d'extrême droite,
00:30:39pas du tout,
00:30:40parce qu'il apporte
00:30:41sûrement du renouveau
00:30:42parce qu'après tout,
00:30:42on a tout essayé
00:30:43ce que je dis à chaque fois.
00:30:44Le seul truc qui me gêne,
00:30:45c'est la jeunesse
00:30:46de Jordan Bardella.
00:30:47Tout ça.
00:30:47Ah oui ?
00:30:48Je n'ai pas dit
00:30:49qu'il était parfait.
00:30:50Après,
00:30:51m'opposer totalement
00:30:52à ce que dit Philippe Bigère,
00:30:53je sais que mes deux petits camarades
00:30:54vont bondir
00:30:55dans quelques instants.
00:30:56Il est d'accord,
00:30:57tout venait.
00:30:58On ne sait pas ?
00:30:59C'est sûr,
00:31:00c'est évident.
00:31:01Donc voilà,
00:31:02est-ce qu'il va nous amener
00:31:03quelque chose de nouveau
00:31:04en matière de sécurité,
00:31:06etc.
00:31:06On attend de voir.
00:31:08Je me dis,
00:31:08moi Bruno,
00:31:09obéissant à Cécile,
00:31:11le RN a changé.
00:31:13C'est tout ce que j'ai dit.
00:31:14Joseph.
00:31:16Pourquoi il a changé ?
00:31:17Parce que d'abord,
00:31:18les dirigeants ont changé.
00:31:19Et dans tout mouvement,
00:31:20les dirigeants,
00:31:21ça influe,
00:31:22ça pèse,
00:31:22ça fait.
00:31:23La structuration,
00:31:24d'abord,
00:31:24c'était des minoritaires,
00:31:26ils sont en place
00:31:26d'être majoritaires,
00:31:27ce sont les premiers
00:31:29à l'Assemblée nationale,
00:31:30le premier groupe.
00:31:31Donc ça aussi,
00:31:32ça fait des changements.
00:31:33Et puis il y a des changements
00:31:34de structure.
00:31:35Il y en aurait plusieurs
00:31:35dans les gens,
00:31:36les adhérents,
00:31:37etc.
00:31:37A l'origine,
00:31:38c'était très anticommuniste.
00:31:40On trouvait beaucoup
00:31:41de militants
00:31:41qui étaient issus
00:31:42des pays de l'Est.
00:31:44Des familles qui avaient fui,
00:31:45il y avait des Roumains,
00:31:46des Polonais,
00:31:47des Russes Blancs,
00:31:48etc.
00:31:49Aujourd'hui,
00:31:49avec les positions
00:31:50du Front National,
00:31:51vous avez deux groupes
00:31:53qui n'existaient pas avant,
00:31:55beaucoup de Juifs
00:31:56qui viennent
00:31:57au Rassemblement National.
00:31:59Et ça,
00:31:59c'est un changement historique
00:32:00qui influe.
00:32:02Beaucoup d'homosexuels
00:32:03aussi.
00:32:04C'est faux ?
00:32:05Pas plus...
00:32:06Non, non, mais je peux...
00:32:07C'est absolument faux.
00:32:09Les statistiques sont...
00:32:12Je n'ai pas dit
00:32:13qu'ils étaient majoritaires,
00:32:13j'ai dit beaucoup.
00:32:14Les statistiques,
00:32:15il n'y a pas plus de Juifs
00:32:16qui votent pour le RN
00:32:17aujourd'hui.
00:32:18Non, non, mais c'est pas...
00:32:18Je n'ai pas parlé de vote,
00:32:20sérieusement.
00:32:20Je n'ai pas parlé de vote,
00:32:21j'ai parlé de militants.
00:32:22Non, mais il y a plus
00:32:24de militants juifs
00:32:25au Rassemblement National,
00:32:26encartés, mais...
00:32:27Non, non,
00:32:28vous avez dit...
00:32:29Je répète,
00:32:30parce que,
00:32:30en force d'être
00:32:32sur le service public,
00:32:33vous n'entendez plus
00:32:34la réalité de ce qu'on dit.
00:32:35Pourquoi vous parlez
00:32:36du service public, là ?
00:32:37C'est quoi votre problème,
00:32:38Joseph ?
00:32:39C'est la malhonnêteté
00:32:42intellectuelle.
00:32:43Non, mais pourquoi
00:32:44vous parlez du service public ?
00:32:46Depuis combien de temps
00:32:47je n'ai pas été
00:32:47sur le service public ?
00:32:48Parce que vous raisonnez
00:32:50comme le service public.
00:32:50Mais pas du tout,
00:32:51c'est votre caricature débile,
00:32:53en fait.
00:32:53Vous n'écoutez pas les autres.
00:32:54Mais je vous écoute
00:32:55complètement,
00:32:55je vous réponds.
00:32:56Françoise,
00:32:56on s'est finit.
00:32:58Donnez-moi des chiffres.
00:32:59Vous ne répondez pas
00:33:00à ce que j'ai dit.
00:33:00Donnez-moi des chiffres.
00:33:01Je viens de dire,
00:33:02hier,
00:33:03au sein du Front National,
00:33:05il y avait
00:33:07tous les anticommunistes,
00:33:08etc.
00:33:09Vous êtes en train de dire,
00:33:09il y a beaucoup plus de juifs.
00:33:10Aujourd'hui,
00:33:11il y a une population
00:33:11qui remplace
00:33:11avec beaucoup d'adhérents juifs.
00:33:14Donnez-moi les chiffres.
00:33:14Qui n'étaient pas là hier.
00:33:16Alors, il se trouve que...
00:33:17C'est du café de commerce,
00:33:18c'est quoi ?
00:33:18Mais non, non, non, non.
00:33:20C'est vrai que tout le monde sait.
00:33:21Mais non, mais vous savez,
00:33:23Joseph,
00:33:23c'est normal,
00:33:24ils se sont tournés vers le RN,
00:33:25tu sais pourquoi ?
00:33:26Je vous explique.
00:33:26Parce que le RN les protège,
00:33:27malgré ce qu'on disait.
00:33:29Allez,
00:33:30on n'entend plus rien,
00:33:31donc ça n'a rien à faire.
00:33:32Tu le sais, François,
00:33:32c'est de mauvaises affaires.
00:33:33Mais non, non,
00:33:33je vous explique.
00:33:34Cette phrase,
00:33:35vous le savez très bien,
00:33:36est une phrase
00:33:37qui n'a rien à voir
00:33:39dans un débat aujourd'hui.
00:33:40Vous avancez cela,
00:33:41toute la communauté juive,
00:33:42y compris le patron du consistoire,
00:33:44me dit que ça,
00:33:45par exemple,
00:33:45c'est faux.
00:33:46Mais c'est la réalité.
00:33:49Vous êtes dans les couches.
00:33:51L'argument Joseph,
00:33:53tout le monde sait,
00:33:54et bien non,
00:33:54tout le monde ne sait pas.
00:33:55Et moi,
00:33:55je vais vous expliquer
00:33:56pourquoi le RN n'a pas changé.
00:33:58Vous avez fini,
00:33:59c'est votre argument,
00:33:59je vais vous expliquer.
00:34:00Non, non,
00:34:00mais je vais vous dire
00:34:00que vous niez la réalité.
00:34:02C'est pour ça que vous êtes de gauche.
00:34:04François, vous n'allez pas expliquer.
00:34:04En fait,
00:34:04le problème de la gauche,
00:34:05c'est de refuser par une de l'échecère
00:34:07de voir la réalité.
00:34:08François,
00:34:09ça c'est sondage,
00:34:09et nous,
00:34:10on en est notre.
00:34:10Je ne vois pas lesquels,
00:34:12vos sondages aux doigts.
00:34:13Tu le sais,
00:34:13tu le sais.
00:34:14Non, non,
00:34:14je ne le sais pas.
00:34:15Eh oh !
00:34:16Tu ne peux pas dire.
00:34:16Non, mais il y a des mauvaises fois.
00:34:17Non,
00:34:18vous ne pouvez pas dire,
00:34:19je le sais,
00:34:20vous ne pouvez pas,
00:34:21mais dis-moi,
00:34:22donne-moi des chiffres.
00:34:23Mais des articles comme toi,
00:34:24j'en ai pas gagné.
00:34:25Vous savez quoi ?
00:34:26On va arrêter.
00:34:26Je sais peut-être au moins
00:34:26l'esprit de synthèse que toi,
00:34:27mais je peux t'assurer
00:34:28que c'est la vérité.
00:34:29Ça n'est pas vrai.
00:34:30On pense que,
00:34:30on croit que.
00:34:31Non, mais Françoise,
00:34:32argumentez s'il vous plaît.
00:34:33Alors moi,
00:34:34j'argumente pour dire
00:34:34que pourquoi le Rassemblement
00:34:35National n'a absolument
00:34:36pas changé ?
00:34:37D'abord,
00:34:38il n'a pas du tout changé
00:34:39dans sa structure.
00:34:40C'est faux.
00:34:41Il n'a pas changé,
00:34:41par exemple,
00:34:42dans sa structure
00:34:43de fonctionnement.
00:34:45Ce sont toujours
00:34:45les mêmes équipes
00:34:46qui sont...
00:34:46Je ne vais pas vous ressortir
00:34:47inlassablement Frédéric Chatillon.
00:34:49Oh !
00:34:50Arrêtez !
00:34:51Je vais finir !
00:34:52Le fonctionnement
00:34:54de l'équipe
00:34:55derrière Marine Le Pen
00:34:56est exactement le même.
00:34:57Je rejoins Philippe Bilger
00:34:59quand il dit
00:34:59que Marine Le Pen
00:35:00a mis au panier
00:35:01les oripeaux
00:35:02de son père
00:35:02antisémite,
00:35:03etc.
00:35:04Mais la réalité,
00:35:05c'est que toute
00:35:06la petite entreprise
00:35:07familiale,
00:35:08quand on travaille sérieusement
00:35:09sur le Rassemblement National,
00:35:11toute l'entreprise familiale
00:35:12est toujours la même,
00:35:14avec toujours
00:35:15les deux mêmes
00:35:15donneurs d'ordre.
00:35:16Je continue
00:35:17parce que là,
00:35:18ils en ont eu beaucoup.
00:35:20Ça, c'est le premier point.
00:35:21Deuxième point,
00:35:22la préférence nationale
00:35:23est toujours ce qui sous-tend
00:35:24le Rassemblement National.
00:35:25C'est-à-dire que...
00:35:26Voilà.
00:35:27Donc, en cela,
00:35:28c'est tout à fait
00:35:28l'extrême droite.
00:35:30Troisièmement,
00:35:30le vernis,
00:35:32de la gauche sociale
00:35:33qu'a pu porter
00:35:34Marine Le Pen,
00:35:35c'est terminé.
00:35:36Le Jordan Berdella
00:35:37marche exactement
00:35:37dans les pas
00:35:38de Jean-Marie Le Pen
00:35:39sur une extrême droite
00:35:41libérale
00:35:41que tu retrouves
00:35:42en Hongrie
00:35:43et que tu retrouves
00:35:44également en Italie.
00:35:45Donc voilà,
00:35:46je t'explique pourquoi
00:35:46le Rassemblement National
00:35:47peut se mettre
00:35:48des jolis costumes,
00:35:48n'a pas changé
00:35:49ni de sa façon de penser
00:35:50ni de fonctionner
00:35:51à l'intérieur.
00:35:52Alors, c'est votre...
00:35:53Je viens d'apprendre
00:35:53que de Gaulle
00:35:54était d'extrême droite
00:35:54puisque de Gaulle
00:35:55était pour la préférence nationale.
00:35:58Et surtout,
00:35:59il y a de la préférence nationale
00:36:00dans la politique
00:36:05de l'État elle-même.
00:36:06La préférence nationale
00:36:07ne consiste pas
00:36:08à virer les allocations
00:36:09familiales,
00:36:10ne consiste pas
00:36:11à virer les étrangers,
00:36:12ne consiste pas
00:36:13à virer les immigrés.
00:36:14Ça ne s'est bien ça.
00:36:15Mais où est-ce que vous avez
00:36:16entendu ça ?
00:36:17Regardez toutes les lois sociales,
00:36:19regardez tout.
00:36:20C'est la force de persuasion
00:36:23qui est exceptionnelle.
00:36:24C'est parce que je ne suis pas
00:36:25d'accord avec vous.
00:36:25Oui, maman.
00:36:26Voilà, merci.
00:36:27Non, non, pas maman.
00:36:28Oui, chef.
00:36:29Vous restez avec nous.
00:36:31Je vais les mettre au coin,
00:36:32ne vous inquiétez pas.
00:36:33Ah, j'adore.
00:36:34On fout un plus dans un instant.
00:36:36On va revenir sur Patrick Sébastien
00:36:38qui lance lui un mouvement
00:36:39baptisé.
00:36:40Ça suffit.
00:36:41C'est ce que j'ai envie
00:36:41de vous dire.
00:36:42Allez, à tout de suite.
00:36:43Toute la famille Sud Radio
00:36:44vous souhaite de belles fêtes
00:36:46de fin d'année.
00:36:47Vraie voix Sud Radio,
00:36:4818h-20h,
00:36:49Cécile de Minibus.
00:36:51Qu'est-ce qu'elle est bruyante
00:36:52cette émission,
00:36:53ce n'est pas possible.
00:36:53Il a enlevé sa pelure.
00:36:54Oui, il a enlevé sa pelure.
00:36:57Les amis,
00:36:58autour de cette table,
00:36:59Philippe Bilger est avec nous.
00:37:00Joseph Touvenel,
00:37:01Bruno Pommard,
00:37:02Françoise de Gois,
00:37:02vous aussi au 0826 300 300
00:37:05parce que cette émission
00:37:06est faite pour vous
00:37:06et par vous aussi.
00:37:08Et on aimerait bien
00:37:08vous entendre.
00:37:09Et c'est vrai que dans le brouhaha,
00:37:10ce n'est pas facile d'émerger.
00:37:13On pouvait limiter les minutes,
00:37:14Madame de Gois,
00:37:15ça serait bien.
00:37:15Vous avez rendu compte
00:37:16combien de temps
00:37:17vous avez parlé,
00:37:18les mâles alpha,
00:37:19sur le rassemblement
00:37:20national ?
00:37:21Est-ce que vous pouvez
00:37:22me respecter ?
00:37:23Oui, oui, oui.
00:37:24Oui, mais non,
00:37:24mais la façon
00:37:25qu'elle nous parle,
00:37:25c'est...
00:37:26Les mâles alpha.
00:37:27On se tait.
00:37:28Allez, tout de suite,
00:37:29l'info en plus.
00:37:29Et le colis renvoyé,
00:37:36service client défaillant
00:37:37et au final,
00:37:38le renoncement coûte
00:37:39très très cher,
00:37:40Magide.
00:37:41Absolument, Cécile.
00:37:42On y a tous déjà été confrontés.
00:37:44Un colis qui n'arrive pas,
00:37:45un remboursement qui traîne,
00:37:47parfois un service client
00:37:48impossible à joindre
00:37:49et au final,
00:37:50on lâche l'affaire
00:37:50et les chiffres sont étonnants.
00:37:52Un Français sur deux
00:37:53renonce à se faire
00:37:54rembourser un colis
00:37:55et plus on est jeune
00:37:56et plus on y renonce.
00:37:5760% des moins de 25 ans
00:37:59abandonnent
00:37:59contre 40%
00:38:00chez les plus de 50 ans.
00:38:02Des chiffres issus
00:38:02d'une étude menée
00:38:03par Ipsos pour Tertia
00:38:04et les raisons
00:38:05du renoncement
00:38:06sont diverses.
00:38:07On y retrouve
00:38:08les formulaires
00:38:09à remplir en ligne,
00:38:10l'attente au téléphone
00:38:10trop longue
00:38:11ou bien même
00:38:12un service client défaillant.
00:38:14Mais c'est pas tout,
00:38:14Cécile.
00:38:15Renoncer peut coûter
00:38:16très cher.
00:38:17Préparez-vous,
00:38:18selon l'UFC Que Choisir,
00:38:19ce sont 15 à 20 milliards
00:38:20d'euros par an
00:38:21qui sont perdus
00:38:22parce que les consommateurs
00:38:23abandonnent leur démarche.
00:38:24En bref,
00:38:25la passivité est un luxe
00:38:26qu'on ne peut plus offrir
00:38:27à l'aube de 2026
00:38:28et pour en parler,
00:38:29nous sommes avec
00:38:29Lionel Moldes,
00:38:30directeur de la stratégie
00:38:32chez Tertia,
00:38:33une entreprise spécialisée
00:38:34dans les outils
00:38:34de support client.
00:38:35Bonsoir et bienvenue
00:38:36sur Sud Radio.
00:38:37Bienvenue.
00:38:38Merci d'avoir accepté
00:38:39notre invitation.
00:38:40Alors, on a envie
00:38:40de comprendre
00:38:41pourquoi ce sont
00:38:42les plus jeunes
00:38:42qui renoncent finalement
00:38:44alors qu'ils sont
00:38:44plus habitués
00:38:46à gérer
00:38:47les plateformes
00:38:48qui renoncent
00:38:49au dernier moment.
00:38:51Alors, effectivement,
00:38:52c'est assez drôle
00:38:53parce que lorsqu'on a fait
00:38:54cette étude Ipsos,
00:38:56effectivement,
00:38:57on s'est rendu compte
00:38:57qu'il y a un vrai paradoxe
00:38:58parce qu'on s'attendait
00:38:59à des chiffres
00:39:00un peu différents
00:39:00parce que normalement,
00:39:02on imagine
00:39:02que les jeunes
00:39:03qui sont nés
00:39:04avec le smartphone en main,
00:39:06qui sont ultra connectés,
00:39:07seraient plus à l'aise
00:39:08pour générer
00:39:09ces démarches digitales
00:39:10et de retour
00:39:11et de remboursement
00:39:11et qu'à l'inverse,
00:39:12les seniors
00:39:12qu'on imagine
00:39:13moins à l'aise
00:39:14avec le digital
00:39:15auraient plus tendance
00:39:16à abandonner
00:39:16face à un formulaire
00:39:17en ligne
00:39:18ou un chatbot
00:39:18et en fait,
00:39:19on voit que c'est
00:39:19complètement l'inverse.
00:39:21Et en fait,
00:39:22ce que ça révèle,
00:39:23je pense,
00:39:23c'est que
00:39:24ce n'est pas une question
00:39:25de compétence digitale,
00:39:26réellement,
00:39:26c'est plus une question
00:39:27d'attente.
00:39:28Les jeunes n'ont pas
00:39:28du tout les mêmes
00:39:29attentes que les personnes
00:39:30un peu plus âgées.
00:39:32Nous, on a positionné
00:39:32les seniors entre 60
00:39:33et 75 ans,
00:39:34je précise quand même.
00:39:36Et en fait,
00:39:37les jeunes,
00:39:37effectivement,
00:39:39attendent
00:39:39de l'immédiateté.
00:39:41Ils sont habitués
00:39:42à avoir une expérience
00:39:43hyper fluide
00:39:44puisqu'ils utilisent
00:39:45Amazon,
00:39:45Netflix,
00:39:46Uber
00:39:46et en 2-3 clics,
00:39:47ils vont commander
00:39:48un taxi,
00:39:48ils vont commander
00:39:49un colis,
00:39:50ils vont regarder
00:39:51gérer une série
00:39:52et ils n'allèrent pas
00:39:53du tout
00:39:53les parcours complexes.
00:39:56Ils arbitrent aussi
00:39:57leur temps
00:39:57un peu différemment
00:39:58parce qu'ils se disent
00:40:00est-ce que le temps
00:40:02que je vais y passer
00:40:02vaut vraiment le coup ?
00:40:05Et puis,
00:40:05ils ont une relation
00:40:06émotionnelle,
00:40:08ils ont plus une relation
00:40:10émotionnelle
00:40:10que de principe
00:40:11parce que contrairement
00:40:12aux seniors,
00:40:13ils sont moins dans la vie
00:40:15de droit
00:40:15et ils sont plus
00:40:16dans celle du confort
00:40:17et vont éviter
00:40:18la frustration,
00:40:19l'énervement,
00:40:19la perte d'énergie mentale,
00:40:20des choses comme ça.
00:40:21Lionel Bondez,
00:40:22vous êtes directeur
00:40:22de la stratégie
00:40:23de Tercéa,
00:40:24c'est une entreprise
00:40:25spécialisée dans les outils
00:40:26de support client.
00:40:28Si on fait ce constat
00:40:29de dire qu'entre 15
00:40:30et 20 milliards d'euros
00:40:31aujourd'hui,
00:40:33on parle de pouvoir
00:40:34d'achat des Français,
00:40:36est-ce que ce n'est pas
00:40:36un petit peu fait exprès
00:40:38j'ai l'impression ?
00:40:38Parce que comment on peut
00:40:40jusqu'ici se rendre compte
00:40:42qu'effectivement
00:40:42il y a plein de gens
00:40:43qui rament
00:40:45depuis des années
00:40:45et des années
00:40:46et on a tous eu ce problème ?
00:40:48Comment ne pas régler
00:40:49ce souci ?
00:40:50D'abord ça éviterait
00:40:51les énervements
00:40:52et puis en plus
00:40:53ça permettrait à chacun
00:40:53de faire des économies.
00:40:54Pourquoi ça n'est pas le cas ?
00:40:56Alors ça n'est pas le cas,
00:40:57ça l'aide de plus en plus
00:40:58parce que je dirais
00:40:59toutes les marques
00:41:00se sont rendues compte
00:41:00qu'en définitive
00:41:01ça faisait partie
00:41:03des irritants
00:41:03les plus forts
00:41:04et aujourd'hui
00:41:04nous tous
00:41:05ce qu'on met en place
00:41:05on met en place
00:41:06justement pour l'efficacité
00:41:07de nos clients
00:41:09et donc l'idée
00:41:10justement
00:41:11c'est d'être
00:41:11en capacité
00:41:13de rendre le retour
00:41:14aussi simple
00:41:14que l'achat
00:41:15définitive
00:41:15puisqu'on est capable
00:41:17finalement d'acheter
00:41:18quelque chose
00:41:18en 2-3 clics
00:41:19et on doit être capable
00:41:21aussi de pouvoir
00:41:21le retourner
00:41:22en 2-3 clics
00:41:23on voit bien
00:41:24que des sociétés
00:41:25comme Amazon
00:41:25ont parfaitement compris
00:41:27cela
00:41:27Ah bah ça pour le coup
00:41:28oui
00:41:28Et c'est d'ailleurs
00:41:31lorsqu'ils sont
00:41:32introduits en France
00:41:32c'était un peu leur
00:41:33ça a été pour eux
00:41:35une forte
00:41:36ils ont connu
00:41:36une forte croissance
00:41:37grâce à cela
00:41:38Ils sont tellement opérationnels
00:41:39qu'ils se sont fait avoir
00:41:40aussi beaucoup de fois
00:41:41c'est le revers de la médaille
00:41:43aussi
00:41:43Amazon
00:41:44Vous trouvez
00:41:45Cécile ?
00:41:46Oui je trouve
00:41:47Moi je suis fan d'Amazon
00:41:48quand il y a un problème
00:41:49il renvoie le...
00:41:50Mais c'est ce que je dis
00:41:51c'est ce que je dis
00:41:52en fait
00:41:52ils sont tellement rapides
00:41:53à renvoyer un colis
00:41:55qu'ils sont propices
00:41:57à la fraude aussi
00:41:57Il y a un paquet de gens
00:41:59qui disent qu'ils n'ont pas
00:42:01reçu le colis
00:42:02alors qu'ils l'ont reçu
00:42:02Mais ils ne discutent pas
00:42:04Mais sur la qualité du service
00:42:05c'est extraordinaire
00:42:06Moi je suis passionné
00:42:07par vos explications
00:42:08notamment sur l'idée
00:42:10de la jeunesse
00:42:10et je trouve ça
00:42:11assez génial
00:42:12c'est-à-dire
00:42:13qui a besoin de fluidité
00:42:14et qui ne veut pas perdre
00:42:15finalement trop de temps
00:42:17psychiquement en réalité
00:42:18dans ce genre de choses
00:42:20je trouve que ça correspond bien
00:42:22à ce qu'est la jeunesse
00:42:23et ça ne me gêne pas du tout
00:42:24en fait
00:42:24Je trouve ça...
00:42:25Un dernier mot peut-être
00:42:26Lionel Moldès
00:42:27Oui
00:42:28Ah oui
00:42:29Un dernier mot
00:42:30Alors oui
00:42:30en fait
00:42:31ce qu'on pourrait dire
00:42:32en complément
00:42:33c'est que aussi
00:42:34ce qui est important
00:42:35c'est d'avoir les canaux
00:42:35dans quels canaux
00:42:36on va pouvoir communiquer
00:42:38avec nos marques
00:42:39et donc l'idée
00:42:39c'est de pouvoir offrir
00:42:40différents canaux
00:42:41et pas seulement un seul
00:42:42parce que souvent
00:42:42l'abandon arrive
00:42:44quand il n'y a qu'un seul canal
00:42:45et que ce canal est imposé
00:42:47et donc il faut être en capacité
00:42:48de proposer du digital
00:42:49du self-care
00:42:50pour aller plus vite
00:42:51par exemple pour les jeunes
00:42:51du chat
00:42:52pour être rassuré
00:42:53lorsqu'on a besoin
00:42:55de l'humain
00:42:56quand ça bloque
00:42:57et vous voyez
00:42:57c'est un ensemble
00:42:58c'est pas uniquement
00:42:59un seul canal
00:42:59avec une seule solution
00:43:00Et bien je vous adore
00:43:01Lionel Moldès
00:43:02Sachez le directeur
00:43:03de la stratégie
00:43:05chez Tercea
00:43:06une entreprise spécialisée
00:43:07dans les outils
00:43:08de support client
00:43:09Si grâce à Lionel Moldès
00:43:11à partir de lundi
00:43:13on a une fluidité
00:43:15dans le service client
00:43:16bah moi je vous épouse
00:43:17je vous le dis direct
00:43:17je ne suis pas sûr
00:43:20que la perte
00:43:22ça soit 15 à 20 milliards
00:43:23parce qu'une partie
00:43:24se reporte
00:43:25sur le commerce
00:43:26de proximité
00:43:26et ça c'est une bonne nouvelle
00:43:27Mais surtout n'y arrive pas
00:43:29le dimanche
00:43:30dans les commerces
00:43:30de proximité
00:43:31parce que c'est le jour
00:43:32du séquence
00:43:32Non ça c'est pas vrai
00:43:33parce que depuis le Moyen-Âge
00:43:34on avait un équilibre
00:43:35qui a détruit la gauche
00:43:36Mais qu'est-ce qu'il se fait ?
00:43:36Depuis le Moyen-Âge
00:43:37on avait les commerces
00:43:38de proximité
00:43:39Stop !
00:43:39C'est la gauche
00:43:40qui a tout détruit
00:43:41Et tu sais c'est le vase
00:43:42de soixante
00:43:42C'est nous qui l'avons cassé
00:43:44Les gens de gauche
00:43:45c'est terrible
00:43:45de l'argent
00:43:47avec Thomas Binem
00:43:49Merci beaucoup
00:43:49Trade République
00:43:51La banque
00:43:52pour mieux dépenser
00:43:53épargner
00:43:54et investir
00:43:55présente
00:43:56Sud Radio
00:43:57Les incontournables
00:43:58de l'argent
00:43:59Les vraies voix
00:44:01Sud Radio
00:44:0218h-20h
00:44:03Cécile de Minibus
00:44:05Et entouré
00:44:06de Philippe Bilger
00:44:07qui est avec nous
00:44:07Ça va mon Philippe ?
00:44:08Très bien
00:44:09Bon François
00:44:10Ça va super bien mon ami
00:44:12Bruno Pommard
00:44:12Ça va ?
00:44:13Dès qu'il y a
00:44:13Françoise de gauche
00:44:14je suis aux enjeux
00:44:15Joseph Touvenel
00:44:17Ça va toujours bien
00:44:18Très bien
00:44:19Allez
00:44:19Soyez les bienvenus
00:44:200826 300 300
00:44:21On est ensemble
00:44:22avec cette folle aventure
00:44:25jusqu'à 19h30
00:44:26et tout de suite
00:44:26le petit débat
00:44:27avec Patrick Sébastien
00:44:29qui lance
00:44:29un mouvement
00:44:30baptisé
00:44:31Ça suffit
00:44:32avec l'ambition
00:44:34de peser
00:44:34sur les présidentielles
00:44:35de 2027
00:44:36Pas un parti
00:44:37dit-il
00:44:38Pas une candidature
00:44:38mais une volonté
00:44:39affichée
00:44:39portée par la voix
00:44:41de la France
00:44:42qui se dit
00:44:42oubliée
00:44:43A donc cette question du jour
00:44:44Patrick Sébastien relance
00:44:46ce mouvement
00:44:47Est-ce le rôle
00:44:48d'un artiste ?
00:44:49Vous dites oui
00:44:50à 51%
00:44:52Joseph Touvenel
00:44:53Est-ce qu'un
00:44:54on parlait de Brigitte Bardot
00:44:56tout à l'heure
00:44:56de son engagement
00:44:57parfois politique
00:44:58Est-ce qu'un
00:44:59finalement
00:45:00un Patrick Sébastien
00:45:01ou autre
00:45:02on a envie de l'entendre
00:45:03sur des questions politiques ?
00:45:04Un artiste
00:45:04c'est pas sa priorité
00:45:05mais un artiste
00:45:06c'est aussi un citoyen
00:45:07Donc si certains
00:45:08veulent s'engager
00:45:09encore faut-il
00:45:09qu'ils le fassent
00:45:10avec intelligence
00:45:10et conviction
00:45:11Et là
00:45:12ce que j'apprécie
00:45:13c'est le village gaulois
00:45:14avec Patrick Sébastien
00:45:15Patrick Sébastien
00:45:16veut lancer son truc
00:45:17Alexandre Jardin
00:45:18il fait les gueux
00:45:18chacun fait son truc
00:45:20dans son coin
00:45:20Est-ce que c'est très efficace ?
00:45:22J'en suis pas sûr
00:45:23Après tout
00:45:24c'est son espace de liberté
00:45:25C'est mieux
00:45:26que de faire
00:45:27que signer des pétitions
00:45:28sans rien faire d'autre
00:45:29Patrick Sébastien
00:45:31alors c'est marrant
00:45:31parce que ce que tu me dis
00:45:32parce que j'ai croisé
00:45:32il n'y a pas longtemps
00:45:33chez Cyril Hanouna
00:45:34et on a discuté
00:45:35on doit déjeuner ensemble
00:45:36parce que je trouve
00:45:36que c'est très intéressant
00:45:37Non mais tout ça
00:45:39pour vous dire
00:45:40c'est pas pour me péter
00:45:41Non mais je ne le dis pas
00:45:42pour me le péter
00:45:42je le dis simplement
00:45:43parce que je trouve
00:45:44que son idée est intéressante
00:45:45parce que c'est un mec
00:45:46du terroir
00:45:46j'aime bien ces mecs comme ça
00:45:47bon après
00:45:48les gens peuvent le prendre
00:45:50pour un bof
00:45:50certains le prennent pour un bof
00:45:51moi je trouve que c'est un mec formidable
00:45:52et qui mobilise des millions
00:45:53de gens derrière
00:45:54et j'en fais partie
00:45:55et je trouve que c'est un mec
00:45:56qui nous fait rire
00:45:56c'est essentiel
00:45:57mais je crois que c'est important
00:45:59que ces gens-là s'engagent
00:46:00mais attention
00:46:00ne pas déraper
00:46:01on a eu le cas
00:46:02avec mon très cher ami
00:46:03Jean-Marie Bigard
00:46:03avec les Twin Towers
00:46:04les Twin Towers
00:46:05les tours américaines
00:46:07où il avait déconné
00:46:08il faut qu'ils restent
00:46:09sur une ligne
00:46:11bien claire
00:46:12sociale
00:46:13ou comme la lane
00:46:14par exemple
00:46:15on va écouter
00:46:16Patrick Sébastien
00:46:17on écoute
00:46:18non on écoute pas
00:46:20je voulais vous dire
00:46:21tout d'abord
00:46:21que je ne me présente
00:46:22à aucune élection
00:46:23moi je ne veux pas
00:46:24me présenter
00:46:25je veux vous représenter
00:46:26et surtout
00:46:27je ne veux pas
00:46:28vous inviter
00:46:29à voter pour moi
00:46:29je veux vous aider
00:46:30à voter pour vous
00:46:31Françoise
00:46:32moi je rejoins tout à fait
00:46:34Joseph sur l'idée
00:46:35que les artistes
00:46:36ils ne sont pas
00:46:36des coupables en morceaux
00:46:37il y a des gens
00:46:38honnêtement
00:46:39quand Coluche
00:46:39s'engage
00:46:40pour les astreux du coeur
00:46:41c'est juste
00:46:41elle est ordinaire
00:46:42il loue son carnet d'adresse
00:46:43la première levée
00:46:44c'est pas politique
00:46:45alors c'est politique
00:46:47au sens de la fidacité
00:46:48mais ça n'est pas politique
00:46:49quand quelqu'un
00:46:50que j'adore
00:46:50Josiane Balasco
00:46:51elle est très constante
00:46:53sur son engagement
00:46:54son engagement à elle
00:46:55c'est le logement
00:46:55Josiane Balasco
00:46:56elle ne fait pas
00:46:58que signer des pétitions
00:46:59elle est dans le combat
00:47:01elle a toujours été
00:47:01auprès du dalle
00:47:02en hiver etc
00:47:03pour le logement
00:47:04donc ça ne me gêne pas
00:47:06moi je suis pour la liberté
00:47:09vous savez
00:47:09on a le droit
00:47:10de tout penser
00:47:11dans ce pays
00:47:11c'est pour ça
00:47:12qu'on a une immense démocratie
00:47:13ça va de
00:47:14des Lamberto
00:47:15à l'extrême droite
00:47:16la plus crasse
00:47:17ça me va très bien
00:47:18on finance
00:47:19on doit tout financer
00:47:20toutes les presses
00:47:21doivent être financées
00:47:22toutes les idées
00:47:23peuvent être débattues
00:47:25et en fait
00:47:26tous les artistes
00:47:26ont le droit de faire
00:47:27ce qu'ils ont envie de faire
00:47:28en fait
00:47:30moi j'aime bien
00:47:31Patrick Sébastien
00:47:32et d'ailleurs
00:47:33dans toute sa carrière
00:47:35il a fait
00:47:37le grand cirque
00:47:38à la télé
00:47:38mais c'est un homme
00:47:40qui sait écrire
00:47:42qui sait réfléchir
00:47:43alors on peut n'être
00:47:45pas d'accord
00:47:45avec ses pulsions
00:47:48ou ses idées
00:47:49mais donc
00:47:50il n'est pas
00:47:50complètement étranger
00:47:51à ce qu'il dit
00:47:52et deuxième élément
00:47:53j'aime bien
00:47:54la manière
00:47:55dont il appréhende
00:47:56est-ce que ça va durer
00:47:57la politique
00:47:58en disant
00:47:59je ne veux pas
00:48:00m'insérer
00:48:01créer un parti
00:48:02mais permettre
00:48:03aux gens
00:48:04de parler
00:48:04et de réfléchir
00:48:06ensemble
00:48:06si ça va au bout
00:48:08c'est une très bonne idée
00:48:09je voudrais dire
00:48:10que ça s'inscrit
00:48:11quand même
00:48:11dans un mouvement
00:48:12qu'on voit
00:48:13depuis 2-3 mois
00:48:14parce qu'on travaille
00:48:15beaucoup là-dessus
00:48:16il y a vraiment
00:48:17une éclipse
00:48:18du politique
00:48:19vraiment
00:48:19c'est profond
00:48:20le fait que
00:48:21que Patrick Sébastien
00:48:23émerge
00:48:23et qu'on puisse
00:48:24l'entendre
00:48:25ça dit
00:48:26beaucoup de choses
00:48:27regardez
00:48:28regardez bien
00:48:29tous les sondages
00:48:29qui sortent
00:48:30tous les politiques
00:48:31sont en train
00:48:31de sortir du film
00:48:32sauf probablement
00:48:33Bardella
00:48:34et
00:48:34Joandane Bardella
00:48:35et Marine Le Pen
00:48:36parce que les gens
00:48:37se disent
00:48:37après tout
00:48:38eux on ne les a pas essayés
00:48:39mais ils ne sont pas flambards
00:48:40dans tous les sondages
00:48:41d'opinion
00:48:42de cette fin d'année
00:48:43ils sont très hauts
00:48:43mais ils baissent
00:48:44tout le monde baisse
00:48:45on sort du film
00:48:46parce qu'il y a
00:48:47une lassitude
00:48:48des français
00:48:49par rapport aux politiques
00:48:50qui n'arrivent pas
00:48:51à trouver de solution
00:48:52et je vous assure
00:48:53vous regardez quand même
00:48:54c'est assez passionnant
00:48:55de voir dans le top 50
00:48:57des personnalités
00:48:58préférées des français
00:48:59objectivement
00:49:00il y a Marine Le Pen
00:49:01et Joandane Bardella
00:49:02pour les raisons
00:49:02qu'on a dites
00:49:03parce qu'on ne les a jamais essayés
00:49:04finalement ils n'ont pas pu
00:49:05décevoir encore
00:49:06mais tout le reste
00:49:07il y a vraiment
00:49:07cette équilibre
00:49:08et les politiques
00:49:09devraient vraiment
00:49:11réagir
00:49:12pour sa carrière
00:49:12à lui
00:49:13parce que forcément
00:49:14quand vous vous engagez
00:49:15politiquement
00:49:16même si vous êtes là
00:49:17pour recevoir
00:49:17la parole de l'autre
00:49:18ça vous engage
00:49:20donc d'une manière
00:49:20ou d'une autre
00:49:21il s'en fout
00:49:21et il a 72-73 ans
00:49:23il s'en fout
00:49:24il l'a dit d'ailleurs
00:49:25il a fait sa carrière
00:49:26c'est un mec
00:49:26qui est assis
00:49:27mais surtout
00:49:27il a envie de s'engager
00:49:29c'est des années
00:49:29qu'il fait ça
00:49:30je le vois
00:49:31comme un véritable
00:49:31engagement citoyen
00:49:32parce que c'est un mec
00:49:33moi j'ai discuté longuement
00:49:34avec lui
00:49:34tu sens qu'il ne cherche pas
00:49:36la gloire
00:49:37il l'a
00:49:37c'est un mec
00:49:38qui est suivi
00:49:38par des millions de gens
00:49:39c'est un engagement
00:49:41civique
00:49:41il y a une frustration
00:49:44aussi de la part
00:49:44de Patrick Sébastien
00:49:45pas de l'aigreur
00:49:47parce que je n'aime pas
00:49:47cette expression
00:49:48que je trouve
00:49:49très péjorative
00:49:50mais il y a quelque chose
00:49:51de très déçu
00:49:52il a été très violent
00:49:55il a été éjecté
00:49:57très violent
00:49:58pour sa carrière
00:50:00dire je vais vous donner
00:50:01la parole
00:50:01c'est quand même pas négatif
00:50:02il a beaucoup de gens
00:50:05qui l'apprécient
00:50:06à juste titre
00:50:06il ne prend pas
00:50:08un risque considérable
00:50:09pour sa carrière
00:50:09de son âge
00:50:10et la démarche
00:50:11c'est beaucoup plus difficile
00:50:12qu'un qui s'engage
00:50:13réellement en politique
00:50:15et qui va aller
00:50:15devant l'électeur
00:50:16comme le disait François
00:50:18la qualité de politique
00:50:20est nulle
00:50:20mais archi nulle
00:50:21pour tout le monde
00:50:22je ne crois pas
00:50:23c'est nul
00:50:24tu trouves qu'il ne valent pas
00:50:27les ancêtres
00:50:28dont parlait François
00:50:30mais ça n'est pas
00:50:31du politique
00:50:32et encore
00:50:33il faudrait
00:50:35regarder les mondes
00:50:38on s'arrêterait là
00:50:39sur ce
00:50:39ça mériterait de discuter
00:50:42plus longtemps
00:50:42d'ailleurs
00:50:42pour ce sujet
00:50:43c'est un vrai truc
00:50:44pourquoi les français
00:50:45n'ont plus confiance
00:50:46dans leurs hommes
00:50:46et leurs femmes politiques
00:50:47à des degrés
00:50:48jamais vus
00:50:48il faut se poser la question
00:50:49et pourtant
00:50:50à la veille du 31 décembre
00:50:52on va parler de sécurité
00:50:53bien entendu
00:50:54avec cette question
00:50:57craignez-vous
00:50:58des dégradations
00:50:59et des violences
00:50:59pour la Saint-Sylvestre
00:51:01pour l'instant
00:51:01vous dites oui
00:51:02à 89%
00:51:03on va en parler
00:51:05dans un instant
00:51:05soyez les bienvenus
00:51:06au 0826 300 300
00:51:08et c'est Aude
00:51:08qui vous attend
00:51:09à tout de suite
00:51:09je suis très heureuse
00:51:16en tout cas
00:51:16d'être accompagnée
00:51:17par Françoise de Goy
00:51:17par Bruno Pommard
00:51:18qui est avec nous
00:51:19ancien membre du RAID
00:51:20et maire de Belleflou
00:51:21avec Joseph Touvenel
00:51:22c'est le vice-président
00:51:22du Centre Européen
00:51:23des Travailleurs
00:51:24et ancien vice-président
00:51:25de la CFTC
00:51:26Philippe Bilger
00:51:27aussi c'est une sacrée équipe
00:51:29j'allais dire
00:51:30vous alliez dire quoi
00:51:31imiter sa chaguiterie
00:51:33à propos de Bruno
00:51:34pour une fois
00:51:35il est RAID
00:51:35j'ai pas de culture
00:51:39guiterie
00:51:40mais c'est quoi exactement
00:51:41vous avez compris
00:51:43c'était une bonne printemps
00:51:46écoutez
00:51:47vous savez quoi
00:51:49Bruno Bruno
00:51:51vous savez quoi
00:51:52quand vous serez adulte
00:51:53on vous expliquera
00:51:54allez soyez les bienvenus
00:51:55suite à la question du soir
00:51:57d'après nos informations
00:51:591457 véhicules précisément
00:52:02ont brûlé
00:52:03durant la nuit
00:52:03de la Saint-Sylvestre
00:52:04plus de 50 véhicules incendiés
00:52:07des abris bus
00:52:08et des cabines téléphoniques détruits
00:52:09lors du réveillon
00:52:10du 31 décembre
00:52:11une douzaine
00:52:12de voitures
00:52:13avaient été enflammées
00:52:139 véhicules incendiés
00:52:14la nuit dernière
00:52:15le bilan des violences urbaines
00:52:16s'alourdit
00:52:17le total
00:52:18c'est 1193 véhicules incendiés
00:52:22dont 344 par propagation
00:52:25et donc
00:52:30et cette année
00:52:3190 000 forces de l'ordre
00:52:33seront donc mobilisées
00:52:34dont 10 000
00:52:35rien qu'à Paris
00:52:36le ministre de l'Intérieur
00:52:37promet réactivité
00:52:38et fermeté
00:52:39alors je me tourne vers vous
00:52:40forcément
00:52:41Bruno Pommard
00:52:43si un spécialiste
00:52:43à cette table
00:52:44c'est bien moi
00:52:44mais il a déjà
00:52:45beaucoup parlé
00:52:46ah oui mais bon
00:52:47on le fait pas parler
00:52:48merci
00:52:49on va l'approuver
00:52:50merci
00:52:51et bien on vous écoute
00:52:53bien vous l'avez dit
00:52:55c'est 90 000 fonctionnaires
00:52:57de politique
00:52:57non mais je pense que
00:52:58la bonne méthode
00:52:59c'est celle que veut mettre
00:53:00en place Laurent Nunes
00:53:01que je respecte beaucoup
00:53:02parce que c'est
00:53:02on le critique là
00:53:03parce que Métaï est devenu
00:53:04un peu plus homme politique
00:53:05qu'il ne l'était avant
00:53:06parce que je l'aime pas
00:53:07comme ministre
00:53:07moi je l'aime beaucoup
00:53:08on va y revenir alors
00:53:09ça c'est un autre sujet
00:53:11mais parce qu'il aime
00:53:12Retailleau c'est tout
00:53:13ah oui oui
00:53:15excusez-moi
00:53:15enfin tu comprends
00:53:17vous savez quoi
00:53:20bougez pas
00:53:21il y a Antoine
00:53:22qui est avec nous
00:53:22au 0826 300 300
00:53:24si vous permettez
00:53:26que je fasse passer
00:53:27les auditeurs avant vous
00:53:28parce qu'ils sont
00:53:29beaucoup plus sympathiques
00:53:29Antoine
00:53:31bonjour
00:53:32bonsoir
00:53:33bonjour Cécile
00:53:34bonjour
00:53:35bienvenue
00:53:35merci en tout cas
00:53:36de mettre un peu de douceur
00:53:37dans ce monde
00:53:39c'est ça
00:53:41les brutes épaisses
00:53:42Antoine
00:53:43quel est votre avis
00:53:45sur ce 31 décembre ?
00:53:47alors moi
00:53:48j'ai déjà travaillé
00:53:49pendant la nuit
00:53:49de la Saint-Sylvège
00:53:51je suis chauffeur de taxi
00:53:51et personnellement
00:53:53je n'ai jamais eu de soucis
00:53:54au contraire
00:53:54les gens sont en général
00:53:55joyeux
00:53:56sont vraiment bien
00:53:57c'est bien
00:53:59c'est où ?
00:54:00mais à quelle heure ?
00:54:01vous êtes à Grenoble
00:54:02et pourtant Grenoble
00:54:03n'est pas connu
00:54:03comme un endroit calme
00:54:05oui c'est pas très calme
00:54:06c'est ça
00:54:08mais après en général
00:54:09en début de soirée
00:54:09quand ils n'ont pas trop bu
00:54:10c'est bien l'ambiance
00:54:11après effectivement
00:54:12ils commencent un peu
00:54:13à être malades
00:54:14un peu en voiture
00:54:15mais je n'ai jamais eu
00:54:15ma voiture dégradée
00:54:17bon
00:54:17vous allez voir
00:54:18vous êtes allé les chercher
00:54:21dans des endroits
00:54:21où c'était un peu
00:54:22compliqué ?
00:54:25genre au village olympique
00:54:26par exemple ?
00:54:27des endroits compliqués
00:54:28mais je pouvais les récupérer
00:54:29en soirée
00:54:30dans des bars
00:54:30etc
00:54:31donc pour vous
00:54:32ça devrait bien se passer
00:54:33même à Grenoble
00:54:35enfin je dis même
00:54:36à Grenoble
00:54:36comme si c'était
00:54:37je n'ai jamais eu de soucis
00:54:37c'est pas trop à faire
00:54:38que je travaille
00:54:39le soir à la fin siluette
00:54:41normalement
00:54:42il n'y a pas de soucis
00:54:43j'aime bien
00:54:44parce que dans votre fiche
00:54:44il y a marqué
00:54:45des gens qui vomissent
00:54:46dans ma voiture
00:54:46donc déjà
00:54:47ça nous vient déjà rire
00:54:49on lève tout à culotoir
00:54:51oui mais ouais
00:54:52ça c'est ça
00:54:53mais une petite question
00:54:54qui n'a rien à voir
00:54:55avec le débat
00:54:55on est d'accord
00:54:56que c'est eux
00:54:57qui ramassent non ?
00:54:59pour le
00:55:00le vomi
00:55:00franchement
00:55:04ils sont des fois
00:55:04dans des états
00:55:05vaut mieux pas
00:55:06c'est pire en fait
00:55:07pardon
00:55:09j'y mettrai dehors
00:55:10un coup de pied
00:55:11moi
00:55:11mais non je plaisante
00:55:12j'imagine
00:55:13Cécile d'acquis
00:55:14quelqu'un
00:55:16qui vomit dans sa caisse
00:55:17déjà
00:55:18vous rentrez
00:55:19vous rentrez
00:55:20avec des patins
00:55:20dans ma voiture
00:55:21c'était très intéressant
00:55:24ce que disait Bruno
00:55:25tout à l'heure
00:55:25par rapport au mortier
00:55:26d'artifice
00:55:27et moi je suis assez d'accord
00:55:28alors pourtant
00:55:29je suis une gauchie
00:55:30oui mais j'apprécie
00:55:33beaucoup
00:55:34Laurent Nunez
00:55:34je trouve
00:55:35bien sûr
00:55:36je l'ai toujours apprécié
00:55:37même à la préfecture
00:55:38de police
00:55:39oui parce que
00:55:40en plus il remplaçait
00:55:41là une vraie brute épaisse
00:55:43le préfet allemand
00:55:44qui était
00:55:45vraiment
00:55:45ça a été un désastre
00:55:46la gestion
00:55:47des gilets jaunes
00:55:48et j'aime beaucoup
00:55:49Nunez
00:55:50je trouve que c'est
00:55:50vraiment un grand commis
00:55:51de l'état
00:55:52il est solide
00:55:53il est très solide
00:55:53tout sort de lui
00:55:55je comprends que
00:55:56comme seconde
00:55:57il est très bon
00:55:58mais pas comme premier
00:55:59il a la nostalgie
00:55:59de Bruno Retailleau
00:56:00je le comprends très bien
00:56:01il a de nostalgie
00:56:02dans la vie
00:56:03Philippe Bilger
00:56:03c'est Gabriel Attal
00:56:04et Retailleau
00:56:05Bruno
00:56:07mais tu parlais
00:56:07des mortiers
00:56:08ça m'intéresse
00:56:09oui des mortiers
00:56:09pour parler de tout ce qui est
00:56:11préventif
00:56:11parce qu'il y a un travail
00:56:12qui est fait en amont
00:56:12par les services
00:56:13de renseignement
00:56:13et il y a beaucoup
00:56:14l'interception
00:56:15de l'étranger
00:56:16parce que ça vient souvent
00:56:17de Pologne
00:56:17et des pays de l'Est
00:56:18pour les fameux mortiers
00:56:20et on en chope
00:56:21des dizaines de milliers
00:56:22parfois
00:56:22c'est un truc de fou
00:56:23ah bah oui oui
00:56:23c'est un truc de fou
00:56:24incroyable
00:56:24alors il y en a qui passent
00:56:25évidemment
00:56:26parce qu'on ne trouve pas
00:56:28de mortiers en France
00:56:29moi je n'y connais rien
00:56:30non c'est interdit
00:56:30c'est interdit maintenant
00:56:31c'est interdit
00:56:32tu peux l'avoir
00:56:33c'est interdit à la vente
00:56:34sauf par internet
00:56:35oui par internet
00:56:36il suffit d'aller sur internet
00:56:38et hop
00:56:38oui oui
00:56:39parce que Faro
00:56:40est dessus aussi
00:56:41il bloque tous les réseaux
00:56:43mon sentiment
00:56:43c'est quand même
00:56:44je ne sais pas si
00:56:44c'est une erreur
00:56:45mais j'ai pas étudié le truc
00:56:47mais mon sentiment
00:56:48est quand même
00:56:48que ça va mieux
00:56:49depuis quelques années
00:56:50moi j'ai des souvenirs
00:56:51de la Saint-Sylvestre
00:56:52qui était quasiment
00:56:52apocalyptique
00:56:54ou alors est-ce que
00:56:56c'est nous
00:56:56qui nous habituons
00:56:57c'était en 2025
00:56:58c'était relativement calme
00:57:00non mais elle a raison
00:57:00en même temps
00:57:01l'ERICS et compagnie
00:57:01c'est verrouillé
00:57:02pourquoi ?
00:57:03parce qu'on a appris
00:57:04des Jeux Olympiques
00:57:05qu'a gérée Nunes
00:57:06avec des 45 000 forces
00:57:08de l'ordre présent
00:57:09rien que sur les sites
00:57:10et le fait de saturer
00:57:11le TRM
00:57:12moi je le dis depuis toujours
00:57:13les militaires en plus
00:57:15avec le plan sentinelle
00:57:15renforcé
00:57:16c'est essentiel
00:57:17c'est-à-dire quand tu vois
00:57:17un flic tous les 10 mètres
00:57:18déjà t'as pas trop
00:57:19envie de déconner
00:57:21tout au moins ceux
00:57:21qui viennent pour ça
00:57:22ils sont interceptés
00:57:23tout de suite
00:57:23parce que le ministre
00:57:24a donné des consignes
00:57:25et les préfets aussi
00:57:26et c'est la meilleure des choses
00:57:27intervenir tout de suite
00:57:28sortir les mecs
00:57:29et puis au moins ça évite
00:57:30mais c'est tout de même
00:57:31anormal qu'on conserve
00:57:33comme une tradition acceptable
00:57:35le nombre de voitures
00:57:36qui brûlent
00:57:37mais comment tu
00:57:39mais je me demande
00:57:40justement
00:57:41vous êtes le spécialiste
00:57:42réellement
00:57:43oui mais oui
00:57:44mais les réponses
00:57:44et les réponses exactes
00:57:45sur ce sujet
00:57:46la sécurité c'est pas une science exacte
00:57:48ce que je dis à chaque fois
00:57:48on nous dit
00:57:49ah mais on met plus de policiers
00:57:50mais il y a de la déinquance
00:57:51il y a...
00:57:51on semble tolérer
00:57:52c'est ça qui me gêne
00:57:54on ne le tolère pas
00:57:54je pense pas que les autorités
00:57:55le tolèrent
00:57:56je pense que les dommages
00:57:57physiques et corporels
00:57:58sont prioritaires
00:58:00par rapport aux voitures
00:58:00après ils ont mis en place
00:58:03ils ont mis en place
00:58:03depuis le 23 décembre
00:58:05si je ne m'abuse
00:58:05tout doucement
00:58:06un protocole
00:58:07ils ont organisé
00:58:09au fur et à mesure
00:58:10les choses
00:58:11et je pense qu'ils se sont nourris
00:58:12pour cette année
00:58:13énormément des Jeux Olympiques
00:58:14parce que les Jeux Olympiques
00:58:16c'était quand même
00:58:16une réussite
00:58:17en matière de sécurité
00:58:18c'était extraordinaire
00:58:20toutes les femmes ont dit
00:58:21on n'a jamais été
00:58:22aussi légères
00:58:23c'était un bonheur
00:58:25c'était un bonheur
00:58:26mais si on n'avait pas
00:58:27juste la cérémonie
00:58:28d'ouverture
00:58:29mais ça n'a rien à voir
00:58:31avec la police
00:58:31et si on n'avait pas
00:58:32autant de décérébrés
00:58:33et bien le ministre intérieur
00:58:35aurait autorisé
00:58:35par exemple
00:58:36le concert sur les Champs-Elysées
00:58:36compte tenu du contexte
00:58:38sécuritaire et terroriste
00:58:39merci beaucoup Antoine
00:58:40on a interdit
00:58:40le concert
00:58:41et c'est con
00:58:42parce que ça pénalise
00:58:43tous les gens
00:58:43qui ont envie de s'amuser
00:58:44mais c'est des questions
00:58:45de sécurité
00:58:45c'est prioritaire
00:58:46de quoi vous dites
00:58:46le concert sur les Champs-Elysées
00:58:48qui est le ministre
00:58:49non non non
00:58:50tu ne peux pas venir
00:58:52faire le concert
00:58:53non il n'y a pas de concert
00:58:54mais il y avait un concert
00:58:56qui a été enregistré
00:58:57oui d'accord
00:58:58le concert qu'il voulait faire
00:59:00avec 2 millions de personnes
00:59:01sur les Champs-Elysées
00:59:02il n'y a jamais eu
00:59:03de concert organisé
00:59:04non il voulait
00:59:05non non il ne voulait pas
00:59:06non non
00:59:07en février
00:59:08en février
00:59:09avec Laurent Nunez
00:59:10qui était encore
00:59:11préfet de police
00:59:12et la maire de Paris
00:59:13ont décidé
00:59:14qu'ils allaient
00:59:15enregistrer
00:59:16un concert
00:59:16sur la place
00:59:19pas de Trocadéro
00:59:20non pas du tout
00:59:22en face de
00:59:24oh là là
00:59:24mais pas du tout
00:59:25l'ambassade des Etats-Unis
00:59:28oui bien sûr
00:59:29la Concorde
00:59:30la Concorde
00:59:30voilà
00:59:30sur la place de la Concorde
00:59:31ils ont enregistré
00:59:33ils voulaient le diffuser
00:59:34sur les Champs-Elysées
00:59:36mais ils ont eu peur
00:59:37que les gens pensent
00:59:38que c'était
00:59:38un véritable concert
00:59:40et qu'il soit venu
00:59:41en masse
00:59:41donc pour éviter
00:59:44des attroupements
00:59:45qui n'étaient pas nécessaires
00:59:46ils ont décidé
00:59:47de ne pas le diffuser
00:59:48sur les Champs-Elysées
00:59:49de le diffuser
00:59:49à la télévision
00:59:50voilà c'est tout
00:59:51et donc il y a eu
00:59:51un amalgame
00:59:52d'informations
00:59:53qui était faux
00:59:54avec Cécile
00:59:55c'est une pelote
00:59:55qu'il faut absolument
00:59:56bien détirer
00:59:57et c'est surtout
00:59:58pris en accord complet
00:59:59aussi avec la maire de Paris
01:00:00c'est pas un espèce de truc
01:00:02parce que j'entendais
01:00:02tout le monde hurler
01:00:03ouais ça y est
01:00:04à la censure
01:00:04non
01:00:05à un moment donné
01:00:06il faut la sagesse
01:00:06quand on voit
01:00:07comment se termine
01:00:08se termine
01:00:09toute manifestation
01:00:10sur les Champs-Elysées
01:00:11et bah écoutez
01:00:12tant que les gens
01:00:13ne sont pas raisonnables
01:00:14mais François
01:00:15en même temps
01:00:15c'est la faillite
01:00:17de l'État
01:00:18ça
01:00:18mais quelle faillite
01:00:19de l'État
01:00:19mais qu'on ne soit
01:00:21plus capable
01:00:22de laisser venir
01:00:24des manifestations
01:00:25normales
01:00:26festives
01:00:26parce qu'on n'est pas
01:00:27capable d'en réguler
01:00:29le démoulement
01:00:30c'est tout de même
01:00:31dramatique
01:00:31Philippe depuis
01:00:32les gilets jaunes
01:00:33c'est comme ça
01:00:34les gilets jaunes
01:00:35ont ouvert quelque chose
01:00:36je veux dire
01:00:37il y a une reprise
01:00:37c'est un problème de justice
01:00:38Philippe Bilger
01:00:39oui mais c'est pas
01:00:41qu'un problème de justice
01:00:42dans toutes les cérémonies
01:00:44dans toutes les fêtes
01:00:45on est certain
01:00:46qu'il y aura
01:00:47des ordres et violences
01:00:48c'est tout de même
01:00:49c'est pas qu'en France
01:00:51en plus
01:00:51je ne justifie rien
01:00:53mais ça n'est pas
01:00:54ça n'est pas
01:00:54on a un débat entre vous deux
01:00:55parce que la société
01:00:56a évolué
01:00:57on a discuté avec Joseph
01:00:58tout à l'heure
01:00:58hors circuit
01:00:59on disait
01:01:00on parle de l'éducation
01:01:02il y a tout un tas de choses
01:01:03qui se sont perdues
01:01:03dans la société
01:01:03depuis 10 ans
01:01:04on parle de l'éducation
01:01:05c'est ça la base de tout
01:01:06après le reste
01:01:07quand la police
01:01:08doit intervenir
01:01:09c'est trop tard
01:01:10on est en réaction
01:01:11à des faits
01:01:11mais c'est ce que je dis
01:01:12parlons
01:01:12travaillons sur l'éducation
01:01:14sur la prévention
01:01:14etc
01:01:15ça prendra du temps
01:01:16mais oui
01:01:16c'est pour ça
01:01:18c'est pour ça
01:01:18qu'on a du bordel
01:01:19partout
01:01:19il faut reconnaître
01:01:20que les forces de sécurité
01:01:21travaillent toujours
01:01:22sur le retour d'expérience
01:01:24c'est sans doute pour ça
01:01:25qu'il y a une baisse
01:01:26ou en tout cas
01:01:27ça a cessé de s'élever
01:01:28parce qu'ils travaillent
01:01:29énormément sur le retour
01:01:30d'expérience
01:01:31et on peut leur dire
01:01:32merci que ce soit
01:01:32les policiers
01:01:33les gendarmes
01:01:34les pompiers
01:01:34les personnels de santé
01:01:36les hôpitaux etc
01:01:37tous ceux qui sont mobilisés
01:01:39qui font un travail formidable
01:01:40pendant les événements
01:01:41la Croix-Rouge
01:01:41ça fait énormément de monde
01:01:42qui est mobilisé
01:01:43malheureusement
01:01:45évidemment
01:01:45il y aura quelques tarés
01:01:46qui brûleront des voitures
01:01:47etc
01:01:47mais vous n'êtes pas d'accord
01:01:49Philippe Bilger
01:01:49que pour aider les policiers
01:01:50il faut qu'une justice
01:01:51soit à la hauteur
01:01:52bien sûr
01:01:53mais bon
01:01:55quand vous payez un magasin
01:01:56et qu'on vous laisse dehors
01:01:58après c'est définir
01:01:59la responsabilité
01:02:00il le sait très bien
01:02:01bien avant
01:02:01c'est à dire
01:02:03il faut
01:02:03pouvoir identifier
01:02:05véritablement
01:02:06ceux qui ont
01:02:07on a les images
01:02:08ils sont en groupe
01:02:10et après
01:02:12au niveau judiciaire
01:02:14la preuve individuelle
01:02:16est difficile à rapporter
01:02:17l'individualisation de la peine
01:02:19c'est le principe
01:02:19et on pensait
01:02:19que Philippe Bilger
01:02:20aurait réglé le problème
01:02:21lorsqu'il était procureur général
01:02:22moi j'aurais changé
01:02:23l'état de droit
01:02:24alors moi je vais vous dire
01:02:26je vais dire
01:02:26je suis peut-être un peu radical
01:02:27mais
01:02:27si si
01:02:28madame Tape-Dur
01:02:30je vais vous dire
01:02:30moi dans un magasin
01:02:32avec des gens dedans
01:02:32et bien je ferme le magasin
01:02:34je prends tout le monde
01:02:34et voilà
01:02:35et tout le monde
01:02:36tout le monde me prend
01:02:37c'est à dire que
01:02:37quand vous avez vu des images
01:02:38vous voyez des gens
01:02:39à l'intérieur du magasin
01:02:40vous fermez
01:02:42vous fermez le magasin
01:02:43voilà
01:02:44et on identifie tout le monde
01:02:45voilà terminé
01:02:46bah oui je suis désolé
01:02:48même si vous n'avez rien
01:02:49dans les mers
01:02:50vous n'avez rien à faire
01:02:50heureusement qu'on est dans un état de droit
01:02:51parce que le malheureux
01:02:52ou la malheureuse
01:02:53qu'elle a par hasard
01:02:53dans le magasin
01:02:54à ce moment-là
01:02:55ah parce qu'il y a quelqu'un
01:02:56qui est de par hasard
01:02:57dans le magasin
01:02:58qu'on vient de casser en fait
01:03:00on voit très bien
01:03:02quand il y a des attroupements
01:03:03etc
01:03:03moi j'ai fait suffisamment
01:03:05de manifestations
01:03:05pour savoir que
01:03:06je vois très bien
01:03:07la difficulté
01:03:08d'arrêter les casseurs
01:03:09qui sont là
01:03:09de les repérer
01:03:10mais en même temps
01:03:12à côté
01:03:13il y a ceux qui passent
01:03:14etc
01:03:15qui peuvent être pris
01:03:15et ça pose un vrai problème
01:03:17le discernement
01:03:18pour la police
01:03:18c'est très compliqué
01:03:19mais Joseph
01:03:19vous n'avez pas été
01:03:20à quatre heures
01:03:21non mais le discernement
01:03:22non mais il était
01:03:23non mais moi je suis d'accord
01:03:24avec ce que dit Joseph
01:03:26sur la difficulté
01:03:27le discernement
01:03:28alors toi t'en as fait
01:03:29beaucoup comme syndicaliste
01:03:30Joseph
01:03:30moi j'en ai fait beaucoup
01:03:31vraiment comme militante
01:03:32véritablement
01:03:33quand on voit
01:03:34à un moment donné
01:03:35la manifestation
01:03:36la façon dont elle parle
01:03:38je me demande même
01:03:39comment
01:03:39c'est pas ce que je dis
01:03:39je dis le magasin
01:03:41est fermé
01:03:42il est cassé
01:03:43et les gens qui sont
01:03:44dans le magasin
01:03:45c'est un cas de figure
01:03:46oui
01:03:46voilà
01:03:46uniquement ça
01:03:47attention si tu veux
01:03:49au coup de filet
01:03:50où t'as l'impression
01:03:51que tu prends que des casseurs
01:03:52alors qu'en fait
01:03:53tu ramasses
01:03:53d'autres types
01:03:54d'autres types de personnes
01:03:57est-ce que ce que je dis
01:03:57est clair ou pas
01:03:58je dis dans un magasin
01:03:59c'est tout ce que j'ai dit
01:04:00je suis d'accord
01:04:00mais après il y a des commandements
01:04:02qui sont faits par les autorités
01:04:03par la salle de commandement
01:04:04on ne peut pas cerner
01:04:05totalement un magasin
01:04:06parce qu'il y a tellement
01:04:07de bordel partout
01:04:08on l'a vu sur les Champs-Elysées
01:04:08car il y en aurait tellement
01:04:10je pense que là
01:04:11ce qui s'est passé
01:04:12avec les Gilets jaunes
01:04:13a été vraiment
01:04:13une grande rupture
01:04:14véritablement
01:04:15les Gilets jaunes
01:04:16les Champs-Elysées
01:04:17sont devenus
01:04:17un objectif
01:04:20oui mais c'est de là
01:04:21que vient l'impunité
01:04:22en fait
01:04:22c'est là
01:04:22c'est que ces gens-là
01:04:23qui ont payé
01:04:24pendant que d'autres boss
01:04:25je comprends
01:04:26que les gens en est assez
01:04:27et moi je parlais
01:04:28des Gilets jaunes
01:04:28la façon dont ça a été géré
01:04:31la façon dont ça s'est passé
01:04:33avec les manifestants
01:04:34est absolument inacceptable
01:04:35dans un pays
01:04:36c'est pour ça d'ailleurs
01:04:36qu'on est tous soulagés
01:04:38quand Nunez
01:04:39a remplacé l'Allemand
01:04:41à la préfecture de police
01:04:42de Paris
01:04:43parce que la façon
01:04:44dont les ordres
01:04:45ont été donnés
01:04:46et par le ministre
01:04:47de l'Intérieur de l'époque
01:04:48Christophe Castaner
01:04:49c'était épouvantable
01:04:50vous vous souvenez
01:04:50qu'on a passé un an
01:04:51à commenter
01:04:52les types éborgnés
01:04:54etc.
01:04:54c'était infernal
01:04:56en fait
01:04:56c'était infernal
01:04:57et c'était infernal
01:04:58aussi pour les policiers
01:05:00qui étaient
01:05:00et qui se retrouvent
01:05:01en fait
01:05:02ils se retrouvent finalement
01:05:03face à des gens
01:05:04qui leur ressemblent
01:05:04et je pense que les policiers
01:05:06ne peuvent pas tout
01:05:07et moi je trouve ça
01:05:09très bien
01:05:09qu'on ferme les Champs-Elysées
01:05:10tant qu'à un moment donné
01:05:11on n'a pas la certitude
01:05:13que ça n'a pas dégénéré
01:05:14moi ça ne me révolte pas
01:05:15Philippe
01:05:16contrairement à vous
01:05:16Non mais parce que
01:05:17vous acceptez
01:05:18que l'ordre soit battu
01:05:19en breche
01:05:20Non non
01:05:20j'accepte pas
01:05:21au contraire
01:05:21je trouve que l'ordre
01:05:22est respecté
01:05:24je pense que
01:05:24si vous prenez le risque
01:05:25c'est une démission
01:05:26c'est une démission
01:05:28un état
01:05:29mais j'admets
01:05:30que c'est difficile
01:05:31voire impossible
01:05:33mais ce qui me gêne
01:05:34c'est qu'on a intégré
01:05:35la philosophie
01:05:36de l'impuissance
01:05:37je ne crois pas
01:05:37je pense qu'on a
01:05:38c'est une forme de sagesse
01:05:39et bien là
01:05:39les Champs-Elysées
01:05:40sont ouverts
01:05:40à partir de 19h
01:05:42et bien donc
01:05:43les Champs-Elysées
01:05:43sont ouverts
01:05:44il n'y a pas de concert
01:05:45non seulement
01:05:45c'est ouvert
01:05:46mais les magasins
01:05:47pourront ouvrir
01:05:48à 19h
01:05:49sur les Champs-Elysées
01:05:50et ensuite
01:05:51ils seront évacués
01:05:53et ils ont
01:05:54il y a un périmètre
01:05:55de sécurité
01:05:55donc les gens sont palpés
01:05:57on va regarder
01:05:58pour que les gens
01:05:59sur les Champs-Elysées
01:06:00soient en parfaite
01:06:00en tout cas sécurité
01:06:01et donc on est d'accord
01:06:02que là il n'y a pas
01:06:03de démission
01:06:03de l'état de droit
01:06:04non mais
01:06:04c'est la limite
01:06:06de la démocratie
01:06:06en fait
01:06:07c'est une sorte
01:06:07de renoncement
01:06:08quand même
01:06:08pourquoi ?
01:06:09parce qu'on accepte
01:06:10d'être dans une société
01:06:11on va faire une zone fermée
01:06:13où on va vous palmer
01:06:14à l'entrée
01:06:14pour faire quelque chose
01:06:16d'absolument normal
01:06:17de pouvoir sortir le soir
01:06:18on ne peut pas tout avoir
01:06:19excusez-moi Joseph
01:06:20c'est un événement exceptionnel
01:06:21quand même
01:06:22au 31
01:06:22non seulement
01:06:22c'est un événement exceptionnel
01:06:23je rappelle que
01:06:24toutes les sociétés occidentales
01:06:26depuis 10 ans
01:06:27se font massacrer
01:06:29d'un tour de rôle
01:06:30par des types
01:06:31avec des ceintures à explosifs
01:06:32ou des camions
01:06:33etc
01:06:33donc on ne peut pas faire
01:06:34comme si il ne s'était rien passé
01:06:35on ne peut pas faire
01:06:36comme si depuis le 11 septembre 2001
01:06:38le monde n'avait pas basculé
01:06:39dans autre chose
01:06:40on ne peut pas faire
01:06:41comme si la France
01:06:41n'avait pas basculé
01:06:42dans autre chose
01:06:43merci beaucoup les amis
01:06:44la tranquillité ça n'existe plus
01:06:45en tout cas
01:06:46Philippe Bilger
01:06:47merci beaucoup
01:06:47Joseph Touvenel
01:06:48merci beaucoup
01:06:48Bruno Pommard
01:06:49merci beaucoup
01:06:50Françoise Degoy
01:06:50merci beaucoup
01:06:51de très belles fêtes
01:06:52de fin d'année
01:06:53c'était un plaisir
01:06:55de vous avoir
01:06:55tout au long de cette année
01:06:57merci
01:06:57mille fois
01:06:58et puis prenez soin de vous
01:07:00parce qu'on a besoin de vous
01:07:02à partir de janvier
01:07:03en tout cas pas tous
01:07:04non je plaisante
01:07:06elle est juste peste
01:07:09génial
01:07:10on l'adore
01:07:11est-ce que vous nous aimez
01:07:12d'autant qu'on vous aime
01:07:13non mais j'aime
01:07:17tous les gens
01:07:18à Sud Radio
01:07:19et c'est vrai
01:07:19qu'on en parlait
01:07:20il y a quelques temps
01:07:21en disant
01:07:22forcément il y a un truc
01:07:23quelque chose
01:07:23il y a une équipe
01:07:28qui est extrêmement soudée
01:07:29et je les aime d'amour aussi
01:07:31allez vous restez avec nous
01:07:32dans un instant
01:07:32on va parler emploi
01:07:33on va parler hôtellerie
01:07:35restauration
01:07:36de sites de loisirs
01:07:37et vous montrer
01:07:38qu'il y a des métiers
01:07:39passionnants
01:07:40en tout cas
01:07:40dans ces secteurs d'activité
01:07:42on en parle dans un instant
01:07:43à tout de suite
01:07:43Sud Radio
01:07:45Parlons Vrai
01:07:46Parlons Vrai
01:07:47Sud Radio
01:07:48Parlons Vrai
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