00:00C'est dur, c'est dur mentalement parce qu'il y en a qui venaient au début,
00:04ils se disent ça ne bouge pas, comment faire, est-ce qu'on reste là, est-ce qu'on s'en va, c'est compliqué.
00:16Alors pourquoi ça tient encore dans l'Aveyron les barrages ?
00:19C'est parce qu'on a la moitié du cheptel d'Occitanie en termes de bovins.
00:23Du coup il y a un engouement et on a un vivier en tant que manifestant de gens déterminés
00:27à vouloir continuer à être sur les barrages et revendiquer qu'on ne veut pas ça chez nous,
00:31on ne veut pas d'abattage total et les gens en étant là, ils se rassurent les uns les autres
00:35en se disant que si elle arrive chez nous, on pourra se protéger les uns les autres aussi.
00:39Ici se croisent la Nationale 88 et la 75, c'est ici où passent tous les camions et tout.
00:45On sait très bien qu'on embête tout le monde, les gens qui travaillent et tout.
00:50Mais comment faire pour se faire entendre aujourd'hui ? On n'a plus de solution à part ça.
00:57Donc là ce qu'on veut, c'est la vaccination le plus élargie possible,
01:03mais aussi l'arrêt de l'abattage immédiat sur les animaux vaccinés.
01:08Ça va rassurer tout le monde, les vétérinaires pourront revenir dans les élevages
01:13avec du positif et remettre le dialogue.
01:18C'est la solution, on le sait, mais encore une fois on ne comprend pas pourquoi on ne nous écoute pas.
01:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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