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00:00Générique
00:12...
00:13Bonjour à tous et merci de nous rejoindre
00:28aux quatre coins de l'Europe, au Danemark,
00:31ce petit pays nordique de 6 millions d'habitants
00:33qui détenait de juillet à décembre 2025
00:37la présidence tournante de l'Union européenne.
00:40Et justement, il en a profité pour asséner sa vision géopolitique
00:46qui a beaucoup changé ces dernières années.
00:48Nous verrons que sous le gouvernement social-démocrate
00:51de Mette Fédéric Seine, il se veut très dur
00:55sur les questions migratoires au plan national et européen,
00:59mais aussi qu'il a rejoint la politique européenne
01:02de sécurité et de défense commune
01:04après la guerre en Ukraine,
01:07et ce, pour renforcer considérablement
01:09son secteur de la défense.
01:12Le Danemark, en position stratégique à l'entrée de la mer Baltique
01:16et en pleine présidence du Conseil de l'Union européenne,
01:19a subi des cyberattaques.
01:21Plusieurs de ces aéroports et sites sensibles
01:24ont été aussi survolés par des drones,
01:27et ce, au moment où le patron des renseignements
01:29mettait en garde contre une possible attaque russe
01:32à l'encontre d'un pays de l'Union européenne d'ici 5 ans.
01:36Pour les survols de drones,
01:38dans le contexte du sommet européen
01:40qui a eu lieu ici en septembre,
01:42l'enquête est toujours en cours.
01:44Ce qu'il faut comprendre, globalement,
01:47c'est que nous avons affaire à une Russie
01:49toujours plus agressive.
01:52La Russie ne fait pas seulement la guerre en Ukraine,
01:55mais elle mène aussi, selon nous,
01:57ce que nous appellerions une guerre hybride
01:59contre l'Occident.
02:02La Russie est, dans le même temps,
02:05en train de renforcer ses défenses,
02:07de se réarmer pour se préparer
02:08à une confrontation avec l'Occident et l'OTAN.
02:12La Russie n'a pas encore décidé
02:15de passer à l'action,
02:17mais elle se prépare à pouvoir le faire
02:19si c'est l'option qu'elle choisit.
02:23Nous sommes maintenant à Castelette,
02:25qui est l'ancienne citadelle militaire
02:28qui abritait les soldats contre l'invasion,
02:30qui a toujours une fonction, d'ailleurs, militaire.
02:32Nous en parlons tout de suite
02:33avec Christelle Chaldemose.
02:35Bonjour.
02:35Bonjour.
02:36Alors, une invasion de drones
02:38sur l'aéroport de Copenhague
02:41qui a dû fermer,
02:42avec 20 000 visiteurs,
02:44vous avez l'impression que ça vient d'où ?
02:46Eh bien, ces survols ont fait
02:48beaucoup de bruit au Danemark.
02:49Je pense que les Russes seraient heureux
02:52si les citoyens danois étaient divisés.
02:54Ils ne soutenaient pas très fortement
02:56l'Ukraine comme ils le font.
02:57Alors, nous menacer,
02:59nous rendre un peu inquiets,
03:01générer du chaos,
03:02il ne fait aucun doute
03:03qu'au Danemark, nous n'avons pas été
03:05et nous ne sommes pas encore assez protégés.
03:09Nous avons, au cours des dernières années,
03:11utilisé l'argent pour financer un État-providence
03:15plutôt que pour la défense.
03:17Parce que lorsque le mur de Berlin est tombé,
03:20nous pensions que maintenant,
03:21nous aurions désormais aussi la paix
03:23et la démocratie dans la partie est de l'Europe.
03:26Les survols de drones ont donc été
03:28un réveil brutal pour nous.
03:30Nous en joignons à faire plus pour nous protéger.
03:32Le Danemark, dirigé par une social-démocrate,
03:36Metteux-Frédriksienne,
03:38a investi 7 milliards d'euros dans la défense.
03:42Vous allez monter à 3,5% du PIB de défense
03:46dès cette année.
03:47Vous avez d'ailleurs réintégré en 2022,
03:50par référendum,
03:52la politique européenne de défense
03:54et de sécurité commune.
03:55Tout ça, c'est très bien.
03:57Vous allez acheter américain ?
03:59Je suis très heureuse de notre prise de conscience
04:03après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine.
04:06Deux tiers des Danois ont dit
04:07« oui, soyons pleinement intégrés
04:09à l'Europe de la défense »
04:11car nous avions nos exemptions auparavant.
04:13Et je pense que c'était une bonne décision.
04:15En même temps, le gouvernement a décidé
04:17de dépenser beaucoup d'argent
04:18pour améliorer notre défense
04:20parce qu'elle en avait bien besoin.
04:21Mais oui, nous allons acheter
04:23des armes américaines.
04:25Nous faisons partie de l'OTAN.
04:26Et l'OTAN est aussi l'Amérique.
04:28Et l'Amérique a été l'un des alliés
04:30les plus proches du Danemark
04:31pendant des décennies,
04:32depuis même avant la Seconde Guerre mondiale.
04:35Donc, nous faisons confiance aux Américains.
04:37Mais il ne fait aucun doute
04:38que nous essayons aussi
04:40de diversifier notre défense.
04:43D'ailleurs, récemment,
04:44vous avez ouvert votre service national
04:46davantage aux filles.
04:48Il a été allongé à 11 mois.
04:50Mais vous avez tout de même au Danemark
04:526 millions d'habitants
04:53et une armée de seulement
04:549000 soldats professionnels.
04:56Est-ce que c'est assez ?
04:57Oui, les femmes seront recensées
05:00quand elles auront 18 ans.
05:02Elles seront appelées
05:03et pourront se porter volontaires.
05:05C'est bon pour l'égalité des sexes.
05:09Vous avez beaucoup plus de talent
05:10si vous demandez aussi aux femmes
05:12de participer.
05:14Et puis, oui, il ne fait aucun doute
05:15que nous avons besoin
05:17de plus de Danois
05:18qui veulent être des soldats
05:19afin de protéger le Danemark.
05:22Jusqu'à présent,
05:23les soldats professionnels
05:24nous ont suffi.
05:25Recrutés sur la base du volontariat,
05:27mais il n'est pas sûr
05:28que cela suffira à l'avenir.
05:31Christelle Chaldemose,
05:32ces derniers mois,
05:33votre pays,
05:34à la présidence de l'Union européenne,
05:36a été ciblé par de nombreuses
05:37campagnes de désinformation,
05:39on regarde tout de suite
05:39lesquelles avec Charlotte Prudhomme.
05:42Le Danemark est régulièrement
05:43ciblé par les fake news,
05:45surtout quand le contexte
05:46géopolitique est tendu.
05:47C'était un tweet
05:50en apparence écrit
05:51par notre député danois,
05:52M. Karsten Hünge.
05:54Il a écrit que
05:55les situations exceptionnelles
05:57appellent aussi
05:57à des solutions exceptionnelles.
06:01Donc, sur la question
06:02du Groenland,
06:04dans la bataille
06:04entre les Etats-Unis
06:05et le Danemark,
06:06nous devrions demander
06:08de l'aide à la Russie.
06:10Le député en question
06:11a très vite nié
06:12être à l'origine
06:13de ce faux tweet.
06:14L'objectif de cet infox ?
06:16Faire croire à un public international
06:17que les politiciens danois
06:19étaient divisés
06:20sur le dossier
06:20du Groenland,
06:21donc le pays fragilisé.
06:23Ici aussi,
06:24à Tchakete,
06:24on vérifie les faits.
06:27On doit verrouiller
06:28pour la sécurité
06:29des journalistes ici.
06:32Il y a certaines personnes
06:34qui n'aiment pas
06:34qu'on vérifie
06:35ce qu'ils disent.
06:36TikTok,
06:37X,
06:37Facebook,
06:38Instagram,
06:39Telegram,
06:40l'équipe surveille
06:40les réseaux sociaux
06:41à l'aide de logiciels
06:42s'arrêtant sur des mots-clés
06:44comme Russie,
06:44Propagande ou Trump.
06:46La première ministre
06:47a fait les frais
06:48de la réécriture biaisée
06:49d'une interview
06:50au Financial Times.
06:51Ça a été déformé
06:54sur ce poste de Télégramme.
06:56Nous n'avons plus le temps.
06:58Nous pourrions aussi bien reculer.
07:00Les Russes ont gagné
07:01la guerre contre l'Ukraine.
07:05Mais ce qu'elle a réellement dit
07:06était quelque chose
07:07de différent.
07:08Elle a dit
07:09« Nous devons travailler
07:10plus vite.
07:11Nous devons trouver
07:12plus d'argent
07:13pour soutenir l'Ukraine. »
07:16Elle n'a pas abandonné.
07:17La majorité des Danois
07:19fait confiance
07:19aux médias traditionnels
07:20et il ne serait que 43%
07:23à craindre
07:23ces manipulations numériques.
07:25Vous êtes dirigée
07:26par une social-démocrate,
07:27Mette Friedrichsen.
07:28Et pourtant,
07:29elle fait alliance
07:30avec la droite radicale
07:31de Georgia Meloni
07:32pour écrire une lettre
07:33demandant
07:34est-ce que la Cour européenne
07:36des droits de l'homme
07:37et moins de pouvoir
07:38en matière migratoire ?
07:39Est-ce que vous n'avez pas
07:40adopté une ligne
07:41très droitière
07:43sur les questions migratoires ?
07:44Il s'agit d'une incompréhension
07:46très courante.
07:47Si notre parti social-démocrate
07:49danois soutient
07:50et défend
07:50une politique migratoire ferme,
07:52c'est précisément
07:53pour protéger
07:54les plus vulnérables
07:55de notre société.
07:56En effet,
07:57un afflux trop important
07:58de migrants au Danemark
07:59compromet une intégration
08:01juste et harmonieuse.
08:03Les plus touchés
08:03sont souvent
08:04les plus pauvres,
08:05ceux qui vivent
08:05dans des quartiers
08:06où cohabitent
08:07réfugiés et migrants,
08:09ce qui perturbe
08:10le fonctionnement
08:11des écoles, etc.
08:12Il est donc essentiel
08:14de maîtriser
08:14le nombre de migrants
08:15car les chiffres
08:16ont un impact.
08:17Cela ne signifie pas
08:18pour autant
08:19que nous devons refuser
08:20d'aider ceux
08:21qui ont besoin d'aide.
08:22La question est simplement
08:23de savoir
08:23si l'aide doit être donnée
08:25sur le sol européen
08:26ou si nous ne pouvons pas
08:27les aider en dehors
08:29de l'Europe.
08:30C'est la question
08:30que nous posons
08:31et l'hypothèse
08:32sur laquelle nous travaillons.
08:34Et oui,
08:35actuellement,
08:35les pays qui partagent
08:36la même position
08:37que le Danemark
08:38sont principalement
08:39dirigés par des partis
08:40de droite.
08:41Mais nous constatons
08:42également que de plus
08:43en plus de pays européens
08:44se joignent à ce mouvement.
08:46Sur cette question
08:47migratoire,
08:48le Danemark,
08:49évidemment,
08:49est un pays
08:50très présent
08:51avec, je le disais,
08:52des sociodémocrates
08:53qui ont effectué
08:53un virage radical
08:55après la grande crise
08:56des réfugiés
08:57de 2015.
08:58On regarde tout de suite
08:59pourquoi avec
09:00Luc Brown.
09:00Je m'appelle Jawaer,
09:05j'ai 27 ans
09:06et je travaille
09:07à temps plein.
09:09Je vis dans ce pays
09:09depuis 10 ans maintenant.
09:11Nous sommes venus
09:11au Danemark
09:12quand la guerre civile
09:13a éclaté en Syrie.
09:14C'était très important
09:15pour moi de comprendre
09:16la culture
09:17et la langue danoise
09:18pour sentir que j'appartiens
09:20à la société
09:21dans laquelle je vis.
09:22Comme la plupart
09:26des migrants
09:26au Danemark,
09:27Jawaer et sa famille
09:28ont obtenu
09:29des permis
09:29de séjour temporaires
09:30renouvelables
09:31tous les deux ans.
09:33Je ne peux prévoir
09:34ma vie que jusqu'en 2027.
09:36Après ça,
09:37je ne sais pas
09:37ce qui arrivera.
09:41Ce qui nous cause
09:43le plus de stress
09:43c'est de ne pas savoir
09:44ce que l'avenir
09:45nous réserve.
09:46Le pays a de très fortes
09:48exigences linguistiques
09:49et professionnelles
09:50pour les demandeurs d'asile.
09:51En 2024,
09:52moins de 1000 demandes
09:53ont été acceptées,
09:54plus bas chiffre
09:55depuis 40 ans.
09:56Ils sentent
09:57de plus en plus
09:58qu'ils ne sont pas
09:58les bienvenus.
10:00Cette rhétorique
10:01très dure,
10:01notamment de la part
10:02du gouvernement,
10:03a eu un impact
10:04très négatif
10:05sur les réfugiés
10:06qui vivent ici.
10:08Dans sa course
10:08au pouvoir,
10:09la première ministre
10:10Mette Frideriksen
10:11a adopté une ligne dure
10:13contre l'immigration.
10:16Certains électeurs
10:17se tournent
10:17vers les partis populistes
10:18et maintenant,
10:20on voit
10:20les sociodémocrates
10:22réagir par des politiques
10:23migratoires plus strictes.
10:26C'est une course-poursuite
10:27à qui sera le plus strict,
10:28qui aura le label
10:30« dur sur l'immigration ».
10:32C'est ce qui les a maintenus
10:33au pouvoir.
10:33Si vous êtes un politique
10:38et que vous souhaitez
10:39restreindre les droits
10:40des réfugiés,
10:41quel effet cela aura
10:42sur votre société ?
10:44Est-ce que cela en fera
10:45une société plus juste
10:46et plus durable
10:47en termes de démocratie
10:48et de droits
10:49pour tous les citoyens
10:50dans votre pays ?
10:51Les migrants
10:52provenant de pays
10:53non occidentaux
10:53représentent moins de 7%
10:55de la population danoise.
10:56Beaucoup de Danois
10:57trouvent incompatible
10:58par exemple
10:58que l'islamisme radical
10:59ait sa place
11:00dans notre culture
11:01et dans notre mode de vie.
11:02Sous la pression
11:03de l'extrême droite
11:04et des populistes
11:04comme le Parti populaire danois,
11:06le gouvernement
11:07a durci ses politiques.
11:08Nous nous sentons confortés
11:10car désormais
11:10jusque dans les rangs
11:11du Parti populaire socialiste
11:13au Parlement danois
11:13ainsi que du côté
11:14des partis de droite,
11:15on parle de la nécessité
11:16de limiter l'immigration.
11:18L'accord implicite
11:19quand on est accueilli
11:20en tant que réfugié,
11:21c'est de rentrer
11:22lorsque les conditions
11:22de sécurité le permettent.
11:24Nous pensons qu'il est temps
11:25pour les Syriens
11:25de rentrer dans leur pays
11:26et d'aider à sa reconstruction.
11:28Cela devrait être logique
11:29puisqu'il s'agit
11:30d'une protection temporaire.
11:34Je n'ai pas l'intention
11:35de rentrer en Syrie
11:36car j'ai construit un futur,
11:39un futur ici.
11:42J'ai des amis danois,
11:44des voisins sympas
11:45grâce à qui je me suis sentie
11:46la bienvenue au Danemark.
11:49Je n'ai pas reçu
11:50le même traitement
11:50de la part des hommes politiques,
11:52je dirais.
11:53Pas avec la politique migratoire
11:54menée ici.
11:56Et c'est de pire en pire.
11:57Poussé par le Danemark
12:00et par la droite,
12:01les 27 ont ouvert la voie
12:02en décembre
12:03à l'envoi des déboutés
12:04du droit d'asile
12:05dans des centres de retour
12:06hors des frontières
12:07de l'Union européenne.
12:08Et nous sommes maintenant
12:25à Superkillen,
12:26ce parc incroyable
12:27à Nordbro.
12:29C'est un quartier
12:29de Copenhague
12:30qui démontre
12:32que le vivre ensemble,
12:34c'est possible
12:35parce qu'il revient de loin,
12:37il revient d'avoir été
12:38stigmatisé
12:39dans la fameuse loi danoise,
12:42une loi anti-ghetto.
12:43Il y a des quartiers
12:45en France,
12:46on dira HLM
12:47qui ont eu
12:49l'honneur
12:52d'être mis
12:52sur la liste
12:53des ghettos danoises.
12:56Mais il y a deux ans,
12:57ça a sorti
12:58parce qu'ils ont réduit
13:00le nombre de personnes
13:02immigrées
13:04des pays non-occidentaux
13:06par changer
13:07la composition
13:09des habitations.
13:10Et aussi,
13:10il y avait
13:11des initiatives sociales,
13:14mais la base
13:15de la désignation
13:17des quartiers,
13:18c'était
13:18l'origine
13:20des habitants.
13:21C'était
13:22le premier critère.
13:23Et donc,
13:24il y a maintenant
13:24un cas devant
13:25le cours européen
13:26contre le Danemark
13:27sur ces questions.
13:29Parce que le gouvernement
13:29danois estime
13:30qu'il y a une population
13:31étrangère nombreuse,
13:32c'est toujours le chiffre
13:33de 15%
13:33qui inclut d'ailleurs
13:34les Européens.
13:36Donc,
13:36ce chiffre est
13:36beaucoup plus bas
13:37de la population.
13:39Qu'est-ce qui s'est passé
13:40pour qu'il y ait
13:42un consensus
13:42anti-migrants
13:43en quelque sorte
13:44dans ce pays ?
13:46Il y a dix ans,
13:47l'extrême droite,
13:48Stenskvall-Geparty,
13:50ont gagné
13:50un pourcentage
13:53de votes
13:53de 20%,
13:55qui était le plus large
13:56qu'ils ont eu.
13:57Et en réaction
13:59à Christiane Borg,
14:00le Parlement danois,
14:02ils ont eu
14:02cette vision
14:03que c'est parce
14:03qu'ils ont
14:04anti-immigrés
14:05qu'ils ont eu
14:05du succès.
14:06Donc,
14:06ils ont adopté
14:07leur politique
14:08anti-immigrés
14:09pour avoir
14:10le succès.
14:11Au lieu de regarder
14:13mais quelles sont
14:14nos politiques
14:14pour les petites villes
14:15en région,
14:17quelles sont
14:17nos politiques
14:18pour créer
14:19des travails,
14:21pour des bâtiments,
14:22pour des habitants,
14:24ils ont seulement
14:25se fixé
14:25sur la question
14:27des migrations.
14:28Je vous parlais là
14:29de Metteufric Ritsen,
14:30qui est pourtant
14:31social-démocrate
14:32et qui fait alliance
14:35au niveau européen
14:36avec la droite radicale,
14:37c'est-à-dire
14:37Giorgia Meloni,
14:39en Italie,
14:40pour demander
14:40l'externalisation
14:42des demandes d'asile.
14:43C'est les demandeurs
14:44d'asile,
14:44on voulait externaliser
14:46le traitement
14:47de leurs demandes
14:48d'asile
14:49à Rwanda.
14:51Et s'ils aient
14:51le droit d'asile,
14:54ils restera
14:54à Rwanda.
14:56En ce moment,
14:57on se met en pause.
14:58on est en train
14:59de voir,
15:01comme vous avez dit,
15:02en planning
15:03avec Meloni,
15:04d'externaliser
15:05au niveau européen.
15:06Vous vouliez
15:07nous montrer
15:07quand même
15:08justement
15:08un exemple positif
15:10d'intégration
15:11par le sport
15:12avec ce club de foot
15:13que nous allons
15:14tout de suite visiter.
15:15Vous nous emmenez
15:29dans un lieu
15:29où justement
15:30on se rend compte
15:31que les clichés
15:33des Danois
15:34sur l'immigration
15:35peuvent être surmontés.
15:38Quels sont-ils
15:38ces clichés ?
15:39Les clichés,
15:40c'est que
15:40les immigrés
15:41sont des criminels,
15:43ils n'aiment pas
15:43la démocratie,
15:44ils ne veulent pas
15:45l'égalité
15:45homme-femme.
15:46Les moyennes
15:47des Danois
15:48ont une idée
15:49que 27%
15:51issus d'immigration
15:53sont des criminels,
15:54même si
15:55que le vrai chiffre
15:56c'est 3,5.
15:58Et ici,
15:59à Norbo United,
16:00un club de foot,
16:01on a la possibilité
16:03que les enfants
16:03de toutes les familles
16:04dans le quartier
16:05se réunissent
16:06sur le terrain
16:07de foot
16:08et ils font connaissance
16:09de l'un à l'autre.
16:10Ici,
16:11c'est foot tous les soirs.
16:12Qu'il pleuve,
16:13qu'il neige,
16:14le club compte
16:15100 équipes
16:15et 2300 membres
16:17aux origines
16:17très mélangées,
16:18pratiquant ainsi
16:19le vivre-ensemble.
16:22Alors,
16:22votre fils,
16:23il est goal en ce moment ?
16:24Oui,
16:24Benjamin,
16:25oui,
16:25ça fait 3 ans
16:26qu'il a commencé
16:26à jouer de foot.
16:28Eh bien,
16:28c'est surtout
16:30dans la crise syrienne,
16:32il y avait
16:32beaucoup de questions.
16:33Politiquement,
16:34c'est encore très tense,
16:36ces questions
16:37de l'immigration.
16:38pas tellement ici
16:39au Nurembro,
16:39mais dans les petits villages.
16:42Ils ne sont pas connus
16:43pour être très inclusifs.
16:45Ça fait presque 17,
16:4818 ans
16:48qu'ils ont créé
16:49ce parc
16:50où nous sommes maintenant.
16:51Donc,
16:53vous pensez
16:53que ça a changé
16:54le quartier ?
16:55Eh bien,
16:56oui,
16:56c'est un quartier
16:57où il y a
16:58beaucoup de personnes
16:59qui jouent du foot,
17:00mais avant,
17:00c'était un ghetto.
17:02Maintenant,
17:02c'est un quartier
17:03qui est très sympa.
17:07C'est la fin
17:08de cette émission
17:08consacrée
17:09à la géopolitique,
17:10vue du Danemark
17:11et un tout petit peu
17:11au football aussi.
17:13Vous nous retrouvez
17:14sur notre site
17:15www.france24.com
17:17Au revoir.
17:18Au revoir.
17:18Au revoir.
17:19Au revoir.
17:19Allez, hop,
17:20ciao.
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