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  • il y a 3 mois

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00:00Les migrants d'un centre de rétention administratif de Vincennes,
00:05c'est près de Paris, dans le Val-de-Marne,
00:08ont droit en ce moment à un abonnement Beansport, tout frais payé.
00:13Donc c'est vous, c'est moi, c'est vous, chers auditeurs, qui payez.
00:17Pourquoi ont-ils droit à cet abonnement ?
00:18Eh bien c'est pour qu'ils puissent regarder la Coupe d'Afrique des Nations.
00:22Non, ce n'est pas une blague.
00:23Alors, on a vu à l'instant qu'on payait pour les casseurs,
00:27là on paie pour que ces personnes, la plupart du temps en situation irrégulière,
00:32car en cra, donc, puissent regarder le football.
00:36Bon, je veux dire, Alexandre Malafaille, Thomas Bonnet,
00:40Laura Tchékov, Michel Fayad, je ne sais pas,
00:43je ne sais pas quoi dire à ce sujet, honnêtement.
00:46Je ne sais pas quoi dire à ce sujet, parce qu'en fait,
00:49on n'en est pas, alors c'est un cra, pas une prison,
00:53ce sont des retenus et pas des détenus dans les cra,
00:57mais ce n'est pas non plus des enfants de cœur,
00:58parce que s'ils sont là, ce n'est pas pour rien,
01:00c'est qu'ils sont en situation irrégulière.
01:03Faut-il ou pas ?
01:04Alors, on parle beaucoup du bien-être dans ces centres de rétention administratif,
01:09Thomas Bonnet, mais est-ce que là,
01:10on ne pousse pas un peu le bouchon trop loin ?
01:12Écoutez, moi je suis sidéré, comme vous, par cette nouvelle.
01:15Il se trouve que je suis déjà allé dans ce cra à Vincennes,
01:17me visiter en compagnie de députés.
01:20Ce n'est pas le Club Med, je ne vais pas vous faire croire
01:22que c'est un hôtel 5 étoiles.
01:23En revanche, j'ai vu cette salle télé,
01:25je peux bien imaginer où ont lieu ces visionnages de match,
01:30et c'est vrai qu'on a un peu l'impression d'être dans une autre dimension,
01:33au moment où justement on est là pour essayer de réduire l'immigration,
01:36d'expulser davantage.
01:38Là, on offre des conditions qui paraissent,
01:39c'est vrai, en décalage total avec les Français.
01:43Il y avait, j'ai vu moi, des retenus,
01:45puisque ce ne sont pas des détenus,
01:46des hommes, parce qu'il s'agit d'hommes essentiellement,
01:48avec des comportements quand même très problématiques.
01:50La plupart de ceux qui sont retenus dans les CRA aujourd'hui,
01:52il faut bien comprendre, sont ce qu'on appelle des « tops »
01:55dans le langage policier,
01:55c'est-à-dire qu'ils ont causé des troubles à l'ordre public.
01:58Ce ne sont pas simplement des gens...
01:59Ce n'est pas des voleurs de poules.
02:01Voilà.
02:01Donc effectivement, il y a une forme de récompense.
02:03Après, je me mets à la place des policiers,
02:05parce qu'il s'agit de policiers qui travaillent dans ce CRA,
02:07là aussi, ils achètent la paix sociale.
02:09C'est-à-dire que pendant qu'il y a les matchs...
02:10Mais comment les blâmer ?
02:11Moi, je ne leur en veux pas à eux,
02:13parce que je peux tout à fait les comprendre.
02:14Après, le signal qui envoyait, oui, il est désastreux, c'est sûr.
02:16Mais voilà, parce que...
02:17Alors, je vais citer quand même un de mes confrères journalistes
02:20dont je tairais le nom,
02:21parce que ce ne serait pas flatteur pour lui,
02:23mais bon, c'est un camarade de promo
02:26qui, aujourd'hui, travaille dans un média public,
02:29et donc dont on devine l'obédience.
02:31Je vais vous dire ce qu'il a tweeté.
02:32Oui, alors, on s'indigne,
02:35mais dans ces CRA, il y a une surpopulation systématique,
02:38seulement quelques tables de ping-pong,
02:40aucune intimité, car les portes de cellules ne ferment pas à clé.
02:43L'angoisse est permanente,
02:45car ils ne savent pas si demain,
02:47on va les renvoyer dans un avion.
02:49Effectivement, ça serait honteux
02:50qu'ils puissent avoir l'outrecuidance
02:52de passer un bon moment devant un match de foot.
02:55Je ferme les guillemets.
02:56Je pense que...
02:57Voilà, Alexandre Valetoye.
02:58Si ils sont là...
02:59Tout est dit, tout est dit.
03:01À un moment donné, il faut être cohérent.
03:02S'ils sont là, c'est parce qu'ils ont fait
03:03ce qu'il fallait pour être là.
03:04À un moment donné, il faut être responsable de ces actes,
03:07et donc le centre de rétention administrative
03:08est la porte, normalement, de retour vers son pays d'origine,
03:11parce qu'on a été considéré comme étant expulsable.
03:14Et en toute légitimité,
03:15toutes les voies de recours ont été énormément purgées.
03:18C'est logique.
03:19Après, qu'on ait un modèle dans lequel
03:20on décide de mettre de l'humanité,
03:22on ne peut pas s'en affranchir de ces valeurs.
03:24On est tous d'accord.
03:24Non, mais ce n'est pas l'objectif premier.
03:26Non, mais on est absolument d'accord.
03:27Mais à la limite,
03:27pourquoi pas mettre ce que vous voulez
03:29dans ce genre de centre ?
03:30Dans ces cas-là, il faut un minimum d'équité.
03:32Si on en met dans l'écrat,
03:34moi, j'aimerais bien que tous les patients en France,
03:36dans les hôpitaux,
03:36bénéficient effectivement dans les EHPAD,
03:40qu'on leur donne des abonnements à Beansport,
03:41parce qu'à un moment donné,
03:42pourquoi d'abord, eux,
03:44avec les moyens de l'État,
03:45pourquoi on ne ferait pas dans les...
03:46Parce qu'à l'hôpital, il faut payer sa chambre,
03:48il faut payer il y a un coup de temps.
03:48C'est 9 euros par jour, la télé, l'hôpital.
03:519 euros par jour.
03:529 euros par jour.
03:53C'est cette disparité-là.
03:55Après la paix sociale, je suis d'accord.
03:56Mais c'est vrai que le signal envoyé,
03:58à un moment donné où beaucoup de gens ont du mal,
03:59je trouve que pour le coup,
04:01ça n'est pas juste.
04:02Et le signal envoyé,
04:03on peut faire le parallèle avec les prisons aussi,
04:06et toutes les révélations qui ont été faites cette année
04:09autour de tout ce qui a été autorisé aux prisonniers,
04:12que ce soit du surf thérapeutique,
04:14des sorties massage,
04:15de la balnéothérapie,
04:16du yoga,
04:17et même des cours de danse country
04:19qui ont été proposés aux prisonniers.
04:21Bon, franchement, ça n'a jamais empêché la récidive.
04:25Donc, on marche aux la têtes.
04:27Merci Lara Chekhov.
04:28Je pense effectivement que lorsque...
04:31Alors là, on a fait un pas de côté en évoquant
04:34non pas les centres de rétention administratif avec Lara,
04:37mais les centres pénitentiaires, les prisons.
04:40Je ne suis pas sûr qu'on soit dans la prison réparatrice
04:45avec tous ces, j'ai envie de dire, avantages,
04:49tous ces éléments de bien-être
04:52qui sont fournis à ces pensionnaires, Thomas Bonnet.
04:55Surtout que dans un cas, on peut évidemment revenir sur ces dispositifs
04:58qui, pour certains, sont scandales.
04:59Enfin, le surf thérapeutique, honnêtement, c'est lunaire.
05:02À quoi ça ressemble du surf thérapeutique ?
05:03Il y avait des massages aussi pour le visage proposé à des prisonniers.
05:07Du surf thérapeutique, c'est quoi ?
05:08Écoutez, Charles, je ne suis pas moi-même surfeur,
05:09donc je ne peux pas vous répondre,
05:10mais effectivement, je suis heurté.
05:12Et d'ailleurs, le garde des sauts lui-même avait été heurté,
05:14il avait annulé complètement ça.
05:15Mais à la limite, quand c'est dans le cadre de la prison,
05:17on peut...
05:18On peut se dire, bon, il faut éviter la récidive, la réinsertion.
05:24À la limite, on peut y trouver un sens.
05:26Je rappelle que dans l'écras, la seule vocation d'écras,
05:28c'est de retenir des individus qu'on veut expulser avant leur expulsion.
05:33Donc il n'y a pas d'idée de réinsertion,
05:36il n'y a pas d'idée d'éviter la récidive.
05:37Il s'agit simplement de les retenir avant l'expulsion.
05:39Donc là, en effet, il n'y a pas de motif valable
05:42pour justifier tel ou tel dispositif, sinon la paix sociale.
05:45Si je suis un peu trivia, elle est vulgaire.
05:48Alors c'est retenu en cras.
05:51Ce qu'ils vont devenir après, pardon, je m'excuse,
05:54ce n'est plus trop notre problème.
05:55L'idée, c'est qu'ils ne soient plus chez nous.
05:57Donc effectivement, après, ça ne nous regarde plus vraiment
05:59si il est récidive de les troubles à l'ordre public.
06:03L'idée, c'est qu'ils quittent la France.
06:04Michel Fayad, surtout que dans ces cras,
06:06et Thomas Bonnel disait un petit peu,
06:09le problème, c'est que dans ces cras, en fait,
06:11ce sont effectivement des gens qui ne sont pas des enfants de cœur,
06:14mais surtout, moi, ce qui m'inquiète énormément dans ces cras,
06:18c'est qu'on ne connaît pas du tout le pédigré de ces gens-là.
06:20C'est-à-dire qu'ils viennent, on ne sait pas pourquoi ils viennent chez nous.
06:23On sait peut-être qu'ils sont recherchés dans leur pays
06:25pour des actes dangereux, délictueux, sédicieux.
06:28On ne connaît pas toujours leur identité.
06:30On ne connaît pas leur identité.
06:31Ils fournissent des cartes d'identité.
06:33Bon, est-ce que c'est eux ?
06:34Ils achètent un passeport syrien pour même pas 100 euros ?
06:37Voilà, ben oui, grâce à des passeurs notamment.
06:39Vous avez des Soudanais qui se retrouvent avec un passeport syrien,
06:43des Congolais avec des passeports syriens, c'est la réalité ?
06:46Et surtout que certains, alors, heureusement,
06:48ce n'est pas tous les jours le cas,
06:50mais certains retenus en cras
06:52peuvent tout à fait revenir dans la vie civile,
06:56être entre guillemets, ce n'est pas vraiment une libération,
06:59mais relâchés, tout à fait, merci Michel Fayette.
07:01Et là, effectivement, le loup est dans la bergerie.
07:03Ah oui, après, c'est impossible de les récupérer, de les expulser.
07:07Et on le voit, il y a aujourd'hui plus d'un million de QTF
07:10qui vivent avec nous sur le sol français,
07:12d'après les rapports gouvernementaux.
07:14Oui, oui, un million.
07:16Et ce n'est pas rien, un million.
07:17Et l'autre chose qui est importante à dire aussi,
07:19c'est que les matchs de la Cannes,
07:21de la Coupe d'Afrique des Nations,
07:23parfois, ça engendre des conflits, des batailles sur le terrain.
07:26Ils s'affrontent parfois, parce qu'il y a quelques années,
07:28il y avait le match Algérie-Égypte
07:30qui s'était terminé sur les Champs-Élysées
07:32où Algériens et Égyptiens se bagarraient, cassaient et tout.
07:35Donc, en fait, on ne sait pas si demain ou ce soir,
07:37un des matchs engendre un résultat
07:39qui ne convient pas à l'un ou à l'autre.
07:41Et pour X raisons, et qui commence à se battre.
07:44Et donc, qu'est-ce que ferait la police ?
07:45Ce serait du travail supplémentaire à la police.
07:46Mais les conditions de travail,
07:47et Thomas Bonnel disait très bien,
07:49les conditions de travail des fonctionnaires de police
07:50dans ces structures,
07:52les centres de rétention administratives,
07:54sont terribles.
07:55Oui, dans les deux cas, il y a...
07:56Alexandre Malafaille.
07:57Dans le cas, que ce soit les prisons
07:58ou les centres de rétention administratives,
07:59en fait, une des problématiques
08:00à laquelle on est confronté,
08:01c'est que, un, le profil des détenus
08:04ou des retenus a beaucoup évolué
08:06avec le fil du temps.
08:07Donc, de fait, ça pose un vrai problème.
08:09Le rapport n'est plus le même.
08:10Et donc, de fait, la prison telle qu'elle était conçue,
08:12évidemment, une fonction, une vocation
08:14qui est maintenant remise en question.
08:16Et le deuxième problème aussi,
08:17c'est que ces centres ou ces prisons
08:18ne sont plus adaptées à la surpopulation.
08:20Et pour en avoir visité aussi certaines,
08:22je veux dire que les prisons françaises,
08:23alors il y a quelques prisons qui ont été rénovées,
08:24quelques prisons qui sont neuves,
08:25mais dans la plupart des cas,
08:27on a affaire à des endroits
08:28qui sont non seulement, voilà,
08:30trop, trop, trop, trop, trop, trop,
08:31pas habité, si je puis dire,
08:32il y a trop de monde à l'intérieur,
08:33et en même temps,
08:34ils sont dans un état qui est dégradant.
08:36Et donc, ça aussi, ça pose une vraie question.
08:37On est en Europe, je crois,
08:38l'un des pays qui consacre
08:40le moins de moyens à ces prisons
08:41par habitant,
08:44ce qui est quand même, malgré tout, renvoi.
08:45Alors, bien sûr qu'on va dire
08:46pourquoi il faut payer pour ça,
08:46mais il faut payer pour ça
08:47parce que ça fait, entre les mains,
08:48une partie des obligations d'un état régalien.
08:50Et puis, je crois qu'à un moment donné,
08:55une fois qu'on a des prisons
08:56qui sont complètement saturées,
08:58avec des gens qui sont
08:58dans un état de surpression,
08:59avec en plus, bon,
09:00tous les profils qui ont changé,
09:01une justice qui essaie de bien faire,
09:02alors on fait, on invente des trucs
09:04et qui, parfois, sont confinés à l'absurde, bien sûr.
09:06Alors, effectivement, pas de confusion.
09:08Centre de rétention administratif et prison,
09:11ce n'est pas la même chose,
09:12mais c'est quand même, effectivement, un contexte.
09:14Vous parliez, Thomas Bonnet,
09:15de votre expérience de reporter,
09:17donc du côté de Vincennes, effectivement,
09:19dans ce centre de rétention administratif.
09:21J'ai été, il y a deux semaines,
09:23dans une vie parallèle, je suis reporter,
09:25et, en fait, j'ai été, il y a deux semaines,
09:27à la prison de Béziers.
09:30Et alors, c'est incroyable,
09:32parce qu'en fait, les détenus,
09:35là, pour le coup,
09:35ce ne sont pas des retenus,
09:36mais des détenus,
09:37les détenus publient leur vie quotidienne
09:40sur TikTok,
09:41c'est-à-dire qu'ils ont des téléphones.
09:43Alors, maintenant, les téléphones en prison,
09:44c'est comme avoir une baguette de pain,
09:47c'est très facile de s'en procurer.
09:48D'ailleurs, vous vous souvenez peut-être
09:50de l'opération Prison Break,
09:52cette année,
09:52où on avait récupéré
09:5553 000 appareils
09:57et accessoires saisis
09:58par l'administration pénitentiaire.
10:00Franchement, pourquoi les contrôles
10:02sont à ce point défaillants ?
10:03Et surtout que là,
10:04quand on fait cette saisie,
10:05on écope la mer.
10:0753 000.
10:09Là encore, ce sont des choix.
10:11Alors, d'une part,
10:11il y a l'évolution technologique
10:13qui fait qu'ils se sont fait déborder
10:14par les drones,
10:15par plein de moyens différents et variés,
10:17et que les prisons n'ont pas été adaptées
10:18aux discrétés.
10:18On l'a vu à Dijon
10:19avec ce qui s'est passé
10:20avec des lames de scie
10:20qui sont rentrées puis se sont évanées.
10:22Voilà, donc petit à petit,
10:23c'est toujours pareil,
10:23glaive bouclier,
10:24les prisons rattrapent leur retard,
10:25mais aussi,
10:25on a fait des choix.
10:26Des choix politiques,
10:27c'est-à-dire d'être
10:28beaucoup plus permissif
10:29dans la façon dont on accède
10:31à un détenu,
10:33le fait de,
10:33pour des questions,
10:34d'éviter de dégrader
10:35la personne humaine,
10:36plus de fouilles systématiques,
10:37etc.
10:37– À quand une opération place nette,
10:39Alexandre Malafaille,
10:40dans les prisons ?
10:41– À quand une opération place nette,
10:42avec Gérald Darman ?
10:43– Non, mais c'est pas suffisamment.
10:44– Mais faisons l'opération,
10:47mais dans ces cas-là,
10:48recommençons à mettre des règles
10:49à l'entrée
10:50qui empêchent que tout ce qui ne doit pas rentrer
10:51ne rentre pas.
10:52– Mais ça, aujourd'hui,
10:53les textes aujourd'hui ne permettent pas
10:57de fouiller de manière systématique
10:59les gens qui rentrent en prison.
11:00– J'ai été à la prison de Béziers,
11:01un surveillant pénitentiaire,
11:03Alexandre Malafaille,
11:03m'a montré sa fiche de paie.
11:04D'accord, je ne suis pas dans le discours syndical
11:06à deux balles, pardon,
11:07mais le pauvre gars à 40 ans,
11:10il est à 2000 euros par mois.
11:12Et alors, il y a des risques également
11:14de mutinerie dans ces prisons.
11:16– Vous pouvez être ciblé à l'extérieur ?
11:18– Alors voilà certains,
11:19alors ça c'est aussi extrêmement intéressant
11:21ce que vous dites Alexandre Malafaille,
11:22parce que certains surveillants pénitentiaires,
11:24en plus de gagner un salaire de misère,
11:26s'expatrient à 100 kilomètres
11:27de leur lieu de travail
11:28pour éviter de croiser à Auchan, Carrefour
11:31ou Lidl des anciens détenus
11:33qui seraient sortis des familles.
11:34– Oui, voilà, c'est des frais,
11:36enfin bref, et alors en plus
11:38des téléphones portables,
11:40ils peuvent se faire livrer par drone,
11:42évidemment des stupéfiants,
11:44on se souvient de ce qui s'était passé
11:45il y a un an à la prison de Nantes,
11:47où il y avait des centaines de colis
11:49qui étaient arrivés par les fenêtres,
11:51et du coup, dans les prisons,
11:53il y a des brouilleurs de drones,
11:55mais en fait ça ne marche pas,
11:56et ça c'est un secret de polychinelle,
11:58personne ne veut le dire.
11:59– Même Abdeslam, on a su qu'il était
12:01en train de peut-être préparer un…
12:02– Avec une clé USB.
12:03– Avec une clé USB, oui.
12:04– En fait, vous savez,
12:05la politique ce sont des signaux,
12:07et en prison comme en centre de rétention,
12:09il faut faire passer un signal de fermeté.
12:11Alors encore une fois,
12:12on est sur le volet de la paix sociale,
12:13parce que quand vous parlez
12:14avec des agents pénitentiaires,
12:15et c'est votre cas, ça a été mon cas,
12:17parfois, ils préfèrent que le détenu
12:19et un téléphone ne fassent pas de problème
12:20que de devoir affronter la vraie détention
12:23telle qu'elle est censée être exercée.
12:25C'est triste à dire,
12:25mais c'est aussi une réalité avec les problèmes
12:29que ça peut poser de sécurité, etc.
12:31Et vous voyez, sur les centres de rétention administratives
12:33dont on parlait tout à l'heure,
12:33c'est aussi une question de signal.
12:35Quand Laurent Wauquiez propose
12:37d'installer un CRA à Saint-Pierre-et-Miquelon,
12:38tout le monde lui tombe dessus en disant
12:39« Mais qu'est-ce que vous voulez faire ?
12:41C'est quoi cette idée ? »
12:42Vous voyez, entre installer un CRA à Saint-Pierre-et-Miquelon
12:44et installer Bein Sport
12:46à la télévision du CRA de Vincennes,
12:47il y a peut-être un juste milieu,
12:48il y a peut-être une voie à suivre
12:50pour essayer au moins
12:51que les ressortissants étrangers sous OQTF
12:54n'aient pas forcément envie de revenir dans ce CRA.
12:56Et juste, je le rappelle,
12:57parce que vous en avez parlé tout à l'heure,
12:58aujourd'hui, le délai maximum, c'est trois mois.
13:01Vous voyez, on a essayé de l'allonger.
13:03C'était l'été dernier qu'on a essayé.
13:04C'était la loi Marlex.
13:05Le Conseil constitutionnel a malheureusement censuré ce dispositif.
13:09Je rappelle quand même que le meurtrier de Philippines
13:11au bois de Boulogne
13:12était justement sorti d'un CRA
13:13parce qu'on était arrivé au bout des trois mois
13:15et qu'on n'avait pas eu le laisser passer consulaire.
13:16Donc, vous voyez, il y a quand même aussi
13:18des concrétisations réelles
13:19de ce que posent comme difficulté ces CRA.
13:21Certains ont du sang sur les mains, effectivement.
13:24Vous avez raison.
13:24Madame Eloni, en Italie,
13:27a fait un partenariat avec l'Albanie
13:29pour envoyer les CRA italiens vers l'Albanie
13:31pour que d'Albanie,
13:32ils puissent petit à petit repartir dans leur pays.
13:34Ce n'est peut-être pas quelque chose de très humain,
13:37mais en même temps,
13:37si on n'a pas d'autre choix,
13:38parce que l'Algérie, par exemple,
13:39ne veut pas coordonner...
13:40Si vous faites ça chez nous,
13:42vous vous prenez une volée de bois vert...
13:43Oui, c'est en France,
13:45et déjà, c'était l'idée du diable.
13:47Je sais, mais quand le Royaume-Uni
13:49avait tenté de le faire avec le Rwanda,
13:51l'Italie le fait avec l'Albanie,
13:53et vous avez aussi en parallèle l'Allemagne
13:55qui suspend le regroupement familial,
13:56il y a des choses que les pays européens,
13:58membres de l'Union européenne font
13:59et que nous, on ne fait pas.
14:01C'est dramatique.
14:02C'est dramatique tout ça.
14:03Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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