00:00Qui en veut, c'est une bonne question. Je pense que c'est d'ailleurs une question qui mériterait d'être posée à beaucoup d'élus. Ce qu'on va constater en ce moment, c'est non pas une attaque massive, mais une fragilisation progressive, régulière, sur la base de décisions techniques ou de décisions budgétaires qui ont toutes la même conséquence, c'est d'augmenter la charge qui repose sur nos familles.
00:24Et cette charge, on l'a calculée en moyenne nationale. Notre calcul du manque à gagner en termes de financement s'élève une fois par an, annuellement, à 900 millions d'euros. 900 millions d'euros, c'est 450 euros par famille.
00:38Et tout ça est une réalité qui se déverse, on va dire, ou qui vient des différentes collectivités. Et particulièrement chez certaines, on note une tendance à accentuer cette situation.
00:52Vous l'avez cité à Lyon. À Lyon, la décision de la métropole de Lyon, elle vient à effet immédiat de retirer 2,6 millions à l'enseignement catholique sous contrat et à l'enseignement juif.
01:03D'ailleurs, en passant, 2,6 millions, c'est 140 euros par famille. Donc, on a déjà un manque à gagner de 450 euros.
01:09Vous rajoutez, dans cette période de fête, 140 euros d'amputation du financement qui va amener les familles à devoir assumer ce supplément.
01:20Vous avez la même chose à Stanislas. Vous l'avez évoqué, c'est vos images qui défilent.
01:24Sur une base que même le rectorat ne défend pas, la mairie de Paris vient de décider de suspendre le financement à hauteur d'un million, 6, là encore à effet immédiat.
01:32Tout ça dénote d'une ambiance d'attaque régulière, souvent en dessous de la ceinture, contre l'enseignement libre et contre l'enseignement catholique en particulier.
01:42Et il n'y a pas une loi Debré de 1959 qui oblige pourtant à financer l'enseignement privé catholique ?
01:49Si, si, bien sûr. Il y a une loi Debré qui est très bien. D'ailleurs, la loi Debré, elle dit quoi ?
01:52Chaque euro dépensé pour un élève que les parents ont choisi de mettre à l'école publique doit être attribué aux écoles sous contrat, dont notamment les écoles catholiques, mais aussi les écoles laïques, les écoles juives.
02:04Le problème, c'est que les textes d'application n'ont jamais été très précis et laissent libre cours à une grande créativité qui nous amène à constater, entre les communes de France, des écarts de 1 à 30.
02:141 à 30, c'est des écarts tellement énormes que nous nous interrogeons sur leur bien-fondé.
02:21Or, quand nous creusons le bien-fondé, des modes de calcul, premièrement, ce sont des modes de calcul qui sont cachés, qui sont discrets, qui ne sont pas publics.
02:29Et deuxièmement, nous avons des improvisations. On va vous expliquer que l'école n'est pas ouverte 24 heures sur 24, donc vous n'allez recevoir du financement que pour 8 heures par jour,
02:40comme si vous expliquiez à votre propriétaire que vous allez payer le loyer que pour les jours où vous êtes là, vous voyez.
02:46Et ce type de créativité se répand dans un certain nombre de collectivités, ce qui nous laisse penser qu'on a là un problème technique
02:54qui permet à certaines idéologies hostiles à la liberté de l'enseignement de diminuer encore les moyens de financement et de ne pas respecter la loi de Bré.
03:05En idéologie hostile, on parle bien souvent d'une gauche qui est hostile à l'enseignement privé d'une part et catholique de l'autre.
03:13C'est une hostilité à la constitution d'abord. C'est-à-dire qu'il n'y a pas en France de monopole de l'instruction.
03:20C'est comme ça, certains peut-être le regrettent, mais la constitution va poser le principe d'une liberté d'enseignement.
03:26À partir de là, vous pouvez choisir de faire une instruction en famille, de choisir des établissements hors contrat,
03:31d'être dans des établissements sous contrat ou d'être dans des établissements opérateurs publics.
03:37Ça, c'est la liberté. C'est un principe constitutionnel en France.
03:40Effectivement, certains, semble-t-il, sont hostiles à la notion de liberté.
03:44Alors, quand ils sont hostiles à la notion de liberté, plus à une dimension religieuse,
03:48et dans cette dimension religieuse particulièrement, ça peut arriver à la catholicité,
03:54effectivement, là, vous avez un empilement d'hostilités qui vont venir se traduire dans les cas que vous venez d'évoquer.
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