00:00Pour Washington, le décrochage européen n'est plus une hypothèse mais une réalité désormais intégrée dans la hiérarchie stratégique américaine.
00:07Un déclin attribué à une crise de direction politique.
00:10Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump, cible directement l'exécutif français et met en cause son incapacité à trancher.
00:16Vous avez un problème colossal de finances publiques et pendant ce temps-là, Emmanuel Macron se prend pour De Gaulle ou Napoléon.
00:22A l'inverse, aux Etats-Unis, l'administration Trump revendique des choix clairs.
00:26D'abord sur les frontières, redevenues une priorité régalienne, entre contrôles renforcés aux frontières et expulsions accélérées, les Etats-Unis contiennent la pression migratoire illégale.
00:35Ensuite, sur le plan budgétaire, l'immigration et l'État-providence sont clairement dissociés.
00:39L'accès aux aides est conditionné au statut légal et à l'activité.
00:43Sur le terrain sécuritaire, Washington revendique une approche frontale de l'islamisme politique, fondée sur le renseignement, la surveillance des flux financiers,
00:50la dissolution d'organisations relais ou encore la volonté de classer les frères musulmans comme organisations terroristes.
00:56Au niveau économique, la même logique prévaut.
00:58La réindustrialisation est assumée, les secteurs stratégiques sont protégés et l'industrie n'est pas subordonnée aux contraintes climatiques.
01:05D'après Steve Bannon, en France, il faudrait tout d'abord stabiliser la situation en réduisant les dépenses publiques et en contrôlant davantage l'immigration.
01:12La question migratoire que vous vivez est inexplicablement liée à cette crise financière.
01:16On ne peut pas maintenir un Etat-providence tout en ouvrant le pays sans limite.
01:19Entre clarté politique et exécution rapide via décret présidentiel, l'administration Trump revendique une méthode de pouvoir efficace,
01:26là où la France aurait besoin, d'après Steve Bannon, d'un retour aux racines du nationalisme français, d'un Frexit,
01:32ou encore de l'élection de Marine Le Pen, qui à ses yeux resterait la meilleure option.
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