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  • il y a 5 semaines
Alors que des appels à une "trêve de Noël" se font entendre, la suite du mouvement des agriculteurs, notamment mobilisés contre la gestion de la dermatose bovine, reste incertaine à l'approche des fêtes de fin d'année.

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Transcription
00:00On n'écoute pas les paysans, les paysans de terrain. On n'écoute qu'une seule voix de l'agriculture, qui pour moi, c'est un avis encore une fois qui m'appartient, mais qui n'est pas la bonne, la voix du libéralisme, qui est prônée par un grand syndicat et par des groupes d'agroalimentaires qui dédient toute leur exportation, simplement, qui voient toute l'agriculture française dédiée à l'exportation.
00:18Mais je suis désolé. Moi, mon avis personnel, encore, ça ne l'engage que moi, c'est que de toute façon, nos betteraves sont toujours plus chères que celles de l'Ukraine. Nos viandes sont toujours plus chères que celles d'Amérique du Sud. Mais on pense qu'au prix et on devrait penser santé, on devrait penser environnement, on devrait penser souveraineté en terre. C'est un mot qui est très à la mode en ce moment. Mais comme on dit, maintenant, les politiques l'utilisent beaucoup. Maintenant, il faut qu'ils mêlent l'acte à la parole. Je pense que ce sera important.
00:44Tout le monde peut soutenir les agriculteurs à sa manière, à trois jours de Noël. Comment le consommateur, le français, lambda, peut-il soutenir ce mouvement des agriculteurs, d'après vous ?
00:55C'est très simple, en achetant les produits français, produits locaux. Je ne suis pas dans le débat bio, pas bio. Achetez français déjà pour vos fêtes. On a une tradition de volaille, de chapon, de poulard. On a les traditions aussi de tous ces produits.
01:08Vous savez, on fait beaucoup de crône chez moi, par exemple. C'est un légume que j'adore pour les fêtes. J'étais dans un magasin de distributeurs samedi.
01:16Et j'étais outré parce qu'il y avait des gigots de Nouvelle-Zélande, des agneaux de Nouvelle-Zélande qui étaient à 13 euros le kilo, des gigots qui étaient rouges.
01:23Enfin, ça ne ressemblait à rien. Ils sont remplis de... Quand on voit ce qu'ils mettent sur ces agneaux en plus là-bas, c'est horrible.
01:28Et je voyais à côté un agneau de lait des Pyrénées, le même gigot à 21 euros le kilo. Il y avait 7 euros d'écart.
01:35Et vous savez, quand vous achetez la qualité française, déjà, vous pouvez en manger un petit peu moins.
01:39Ça ne sert à rien de manger 150 grammes d'agneaux. Vous n'en mangez que 100 grammes, par exemple. Donc, ça revient au même prix.
01:43Et puis surtout, quand on cuise un bon produit, il y a moins de pertes. Donc, au final, le gigot d'agneau des Pyrénées, d'agneau de lait, vous êtes gagnant à l'acheter.
01:49Donc, moi, je dis toujours, c'est le rôle du consommateur, du transformateur, comme moi, le restaurateur.
01:54Et aussi, de la filière agroalimentaire à s'organiser différemment.
01:57On a tout basé sur le mondialisme, sur l'ultralibéralisme.
02:01On est en train de casser ce qui fait la richesse de la France, c'est-à-dire le monde paysan, l'agriculture.
02:06Et je pense que ce qu'on voit de bien avec cette crise, en tout cas, et tous ces gens sur les manifs, c'est qu'il y a une vraie prise de conscience.
02:13Et j'espère que ce sera un mouvement de fond.
02:14Mais encore une fois, c'est au consommateur à changer les choses. C'est nous qui avons le pouvoir.
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