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00:00Vous êtes sur France 24 et vous avez raison, bienvenue dans votre journal de l'Afrique.
00:06A la une ce soir, le mandat de la Monusco prolongé d'un an, la mission de maintien de la paix de l'ONU en RDC
00:13aura un rôle dans la surveillance du cessez-le-feu avec les rebelles de l'AFCM 23 dans l'est du pays.
00:18Explications à suivre.
00:21On parlera aussi de football en cette veille d'ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations.
00:25Une canne qui vit un tournant historique car elle se jouera désormais tous les 4 ans.
00:29A partir de 2028, nous irons au Maroc voir la préparation des lions de l'Atlas,
00:34mais aussi celle des éléphants qui chercheront à défendre leurs titres avec des supporters sur les starting blocks.
00:41Et notre focus de ce soir s'intéresse à la santé maternelle au Bénin,
00:44où notre invitée a fondé il y a 10 ans une maternité dans le village de sa grand-mère,
00:49Flora Coquerel, Miss France 2014, franco-béninois, s'est lancée dans un projet humanitaire
00:55il y a plus de 10 ans.
00:56Une réalité loin des podiums, mais aussi au plus près des mères et des bébés.
01:00Elle nous racontera.
01:04On ouvre ce journal en allant en République démocratique du Congo,
01:07où le mandat de la MONUSCO a été prolongé d'une année.
01:10La mission de maintien de la paix de l'ONU aura un rôle dans la surveillance.
01:14D'un cessez-le-feu avec les rebelles de l'AFCM 23 dans l'est du pays,
01:17Emmett Livingstone nous en dit plus.
01:19Vendredi soir, l'ONU a prolongé le mandat de sa force de maintien de la paix
01:28en République démocratique du Congo jusqu'au 20 décembre 2026.
01:33La mission est chargée de protéger les civils dans les provinces du Nord-Kivu et de Litori.
01:38Mais la MONUSCO jouera également un rôle de médiation dans le conflit
01:41entre les rebelles de l'AFCM 23 en vertu du nouveau mandat.
01:45Elle est chargée d'aider le gouvernement congolais à neutraliser la milice des FTLR.
01:50Et la MONUSCO s'est également vue confier un rôle dans la surveillance d'un cessez-le-feu
01:55convenu entre les rebelles et le gouvernement, qui a été signé en octobre.
01:59Cela pourrait ramener certains éléments de la MONUSCO dans la province du Sud-Kivu,
02:04où les rebelles de l'AFCM 23 ont lancé une offensive ce mois-ci.
02:08Pour rappel, la MONUSCO s'était retirée du Sud-Kivu l'année dernière,
02:11dans le cadre d'un plan progressif de départ de la RDC,
02:15qui a été mis en suspens avant cette prolongation de son mandat.
02:21On passe à la Coupe d'Afrique des Nations,
02:23la plus grande compétition sportive du continent qui fit d'abord un tournant.
02:27La Cannes se jouera désormais tous les quatre ans à partir de 2028.
02:31Un changement voulu par la CAF pour mieux aligner le calendrier international
02:35et ménager les joueurs africains évoluant en Europe.
02:38Autre annonce, la création d'une Ligue des Nations africaines dès 2028 sur le modèle européen.
02:48Et sur le terrain, la veille de l'ouverture du tournoi, nous allons au Maroc,
02:52où l'équipe haute se prépare pour son match d'ouverture face aux Comores.
02:55Même si des critiques ont été faites sur des dépenses,
02:58les évacuations de migrants et les inégalités sociales,
03:01l'engouement des supporters monte à mesure que la compétition approche.
03:04Écoutez sportif, Hakimi blessé, régraoui sous pression et rabat repeinte aux couleurs du football africain.
03:12On écoute Achraf Hakimi.
03:13Ça fait longtemps qu'on attend ce moment, depuis qu'on est éliminé de la dernière Coupe d'Afrique.
03:22On sait, comme on l'a dit, la responsabilité qu'on a, la envie qu'on a.
03:27Et aussi, on a travaillé beaucoup pour être prêts pour cette Coupe d'Afrique.
03:34Ça commence dès demain.
03:36Aussi, on devait respecter l'adversaire.
03:38C'est un grand adversaire.
03:40Et nous, on est prêts pour faire un bon spectacle et de prendre la victoire.
03:46Et comme je dis, de continuer notre objectif, que c'est de laisser la canne à la maison.
03:50Les autres équipes aussi se préparent, comme celle des Ivoiriens.
03:55Les éléphants, tenant du titre de la canne, partent confiants,
03:58avec tout un pays en ordre de bataille pour soutenir son équipe nationale.
04:02Le reportage de Julia Guggenheim, Abidjan.
04:06Sur les étals des marchés abidjanais, les maillots sont de retour
04:11et les supporters venus compléter leur collection, gonflés à bloc.
04:15Après une victoire à domicile, les éléphants remettent donc leur titre en jeu au Maroc.
04:33Une aubaine pour les commerçants qui rivalisent d'originalité
04:36pour faire porter les couleurs de la Côte d'Ivoire à leur climat.
04:39Moi, mon travail, ce sont les maillots, mais le moment de la canne, là,
04:44c'est différent vraiment des autres moments.
04:46Voilà, actuellement, il y a beaucoup de clients par rapport à les autres moments.
04:50On fait confiance à notre équipe.
04:53Alors, tout qu'on fait à nous, on part avec la Côte pour aller les présenter
04:58et on ramène la Côte à la maison.
05:01Si plusieurs milliers d'Ivoiriens ont prévu de faire le déplacement au Maroc
05:05pour soutenir leur équipe nationale,
05:07la Coupe d'Afrique des Nations se prépare aussi à Abidjan.
05:11À l'agora de Koumassy, une des fanzones officielles ivoiriennes, c'est l'effervescence.
05:16Tu penses qu'on peut finir de monter ça à quelle heure comme ça ?
05:18Non, on ne peut pas te donner l'air.
05:20On attend à peu près entre 5 000 et 7 000 personnes.
05:23On voit qu'il y a de l'engouement.
05:25Il y a des gens qui nous contactent chaque jour pour avoir le programme.
05:29Ils sont assez chauds à l'idée de vouloir venir ici pour profiter de cette canne.
05:34La Côte d'Ivoire jouera son premier match contre le Mozambique le 24 décembre prochain.
05:40On passe à notre focus de ce samedi soir avec une invitée que vous connaissez sans doute pour sa couronne
05:47mais que l'on découvre ce soir pour son engagement.
05:49Miss France 2014, Flora Coquerel a fondé l'association Kelina
05:54pour aller améliorer la santé maternelle au Bénin, pays d'origine de sa mère.
05:5911 ans après sa maternité, Nana Zalia, construite à Basilia, a vu naître plus de 400 bébés.
06:06Un engouement humanitaire loin des projecteurs mais terriblement essentiel.
06:09Merci Flora Coquerel et bienvenue dans votre journal de l'Afrique.
06:12C'est un plaisir de vous recevoir.
06:13Merci beaucoup.
06:14Bonsoir.
06:15Alors, vous êtes née en France mais vous avez passé vos premières années au Bénin.
06:19En quoi cette double culture a façonné votre conscience sociale dès l'enfance ?
06:24Alors, effectivement, je suis née en France d'un père français et d'une maman béninoise.
06:29On a évolué en France la plupart du temps mais j'ai eu la chance de partir au Bénin très tôt
06:35et d'y aller quasiment tous les étés.
06:37J'ai toujours été très proche de mes racines maternelles
06:41et mes parents nous ont inculqué pas mal de valeurs dont le don de soi dès le plus jeune âge.
06:48J'ai eu le meilleur exemple possible puisqu'eux-mêmes avaient leur propre association quand j'étais plus jeune.
06:54Donc, dès qu'on partait au Bénin, c'était et pour voir la famille maternelle
06:57mais également pour participer à la construction d'écoles, de bibliothèques, faire du parrainage scolaire.
07:04Et naturellement, en grandissant, j'ai eu cette envie de poursuivre leurs actions avec la création de Kélina en 2014.
07:10En 2014, vous êtes Miss France, très exposée médiatiquement.
07:15À quel moment vous vous dites, d'ailleurs c'est de la poursuite, une continuité de votre engagement, même dans l'enfance,
07:22mais en quoi ça vous a peut-être été encore plus utile, j'allais dire, cette exposition médiatique ?
07:28J'ai toujours su que j'avais cette envie de prendre le relais des actions de mes parents.
07:34Je ne savais pas que ça allait arriver aussitôt puisqu'en 2014, on a fondé l'association le jour de mes 20 ans, symboliquement.
07:40Miss France n'était pas un rêve de jeune fille comme on peut le croire, ça s'est présenté à moi
07:46et j'avais envie de donner un sens à cette année qui nous permet de prendre la parole.
07:50Et naturellement, je me suis tournée vers les actions qu'avaient mes parents
07:53et avec cette envie très forte de me consacrer aussi aux femmes béninoises
07:58et de devenir un peu leur porte-parole, notamment les femmes qui se situent en zone rurale,
08:03qui sont parfois oubliées, très loin d'infrastructures sanitaires pour accoucher dans des conditions respectables.
08:11Et donc, on a souhaité leur redonner cette dignité en apportant notamment cette maternité
08:15et les qualifications au personnel qui agissent au sein de cette infrastructure.
08:20De cette infrastructure, construire cette maternité, vous l'avez dit, dans une zone rurale,
08:25ce n'est pas une affaire simple.
08:27Aujourd'hui, que représentent pour vous ces 400 naissances de Nana Zalia, justement ?
08:33C'est une concrétisation, c'est une partie du chemin.
08:38C'est vrai qu'on a beaucoup travaillé, on a beaucoup lutté durant toutes ces années
08:44puisque ça nous a demandé du temps.
08:46La maternité a ouvert ses portes en 2021.
08:49Donc maintenant, on est très heureux de voir qu'elle fonctionne et qu'elle s'agrandit
08:53puisqu'on touche également des femmes qui viennent du Togo,
08:56qui traversent la frontière pour venir accoucher au sein de la maternité Nana Zalia.
09:00C'est pour nous une concrétisation.
09:01Mais c'est seulement une virgule dans notre histoire et pas un point final, j'ai envie de dire,
09:07puisqu'aujourd'hui, on a envie d'avancer.
09:08Alors justement, parlons des nouveaux projets de Kélina.
09:12On parle d'un dispensaire, d'un bloc opératoire.
09:15Parlez-nous-en, justement.
09:16Totalement.
09:17On a ouvert un dispensaire face à la maternité cette année.
09:19Donc le dispensaire a seulement quelques mois
09:21puisqu'on s'est aperçu, comme nous sommes dans une zone rurale,
09:25dépourvue d'infrastructures médicales,
09:27on s'est aperçu que beaucoup d'habitants du village et des villages alentours
09:31se rendaient au sein de la maternité pour se faire soigner.
09:33Ce qui n'était pas le but premier, évidemment, de la maternité.
09:37Donc on a décidé d'ouvrir un dispensaire face à la maternité
09:40qu'on souhaite désormais agrandir avec des salles de consultation annexes,
09:45notamment dentaires et ophtalmologiques,
09:46pour offrir un maximum d'offres de soins aux habitants.
09:51Alors soyons précis, pour construire et assurer cet agrandissement, justement,
09:57il vous fallait 300 000 euros.
09:59Vous avez fait une soirée caricative où vous avez recueilli près de 100 000 euros.
10:04Là, maintenant, il vous manque 200 000, c'est ça ?
10:05Exactement.
10:06Et en plus de cet agrandissement,
10:09on a aujourd'hui l'ambition de construire un bloc opératoire
10:12pour répondre à toutes les urgences vitales, obstétricales,
10:15puisque jusqu'aujourd'hui,
10:18elles ont l'obligation de parcourir encore 60 kilomètres
10:21pour se rendre à l'hôpital le plus proche.
10:23Donc notre projet évolue, grandit.
10:26On a besoin de mécènes et de partenaires pour nous accompagner,
10:28puisque nous sommes uniquement à la tête du wagon,
10:31mais nous sommes juste à la tête.
10:33On a besoin d'une chaîne solidaire
10:35qui nous permet d'aller au bout de nos projets et de nos ambitions.
10:39Alors ceux qui nous écoutent, qui voudraient aider,
10:42qu'est-ce qu'ils doivent faire, qu'est-ce qu'ils peuvent faire ?
10:44Prendre contact avec nous, bien évidemment.
10:46Sur KELINA ?
10:46Sur KELINA, associationkelina.org,
10:49également sur les réseaux sociaux.
10:51C'est vrai qu'aujourd'hui, ça nous permet de faciliter les échanges également.
10:54Il est possible, bien entendu, de faire des dons.
10:58Il n'y a pas de petits dons, il faut dire les choses clairement.
11:00Il n'y a pas de petits dons.
11:01Effectivement, pour une association, il n'y a pas de petits dons.
11:04Toute aide reste la bienvenue, donc n'hésitez pas à nous contacter.
11:08Ah oui, ils ne vont pas hésiter, c'est sûr.
11:10Et je sais que vous avez aussi d'autres ambitions, d'éducation, d'insertion.
11:15Totalement, les envies sont grandes.
11:17Aujourd'hui, on ne marche pas à pas, puisqu'on est une association familiale.
11:23Mais on a beaucoup de projets.
11:25Donc au-delà de la maternité, comme je disais,
11:27on a l'envie de développer ce dispensaire,
11:30de construire le bloc opératoire,
11:31mais également de faire de la formation, voire de la e-formation,
11:34car aujourd'hui, tout est possible.
11:35Les connexions Internet sont même très bonnes et favorables dans les zones rurales.
11:40Et de continuer aussi le dépistage, qui est très important.
11:44Mais alors, peut-être qu'après Miss France, je ne sais pas,
11:48un poste dans la politique, parce que c'est politique, là.
11:51Ça viendra peut-être.
11:52Ce n'est pas à l'ordre du jour, mais ça viendra peut-être.
11:54Ah oui, carrément.
11:55C'est peut-être, on aura, j'espère que ça, oui, ça enregistre.
11:57Enfin, le Journal de l'Afrique enregistre.
12:00Donc on pourrait, effectivement, vous voir un jour,
12:04avec un engagement politique plus affirmé, on va dire.
12:08Ça pourrait être possible.
12:09Pour l'instant, on va rester avec Elina.
12:12Oui, parce qu'au milieu, c'est compliqué en ce moment.
12:14Donc on va essayer de ne pas dire des choses.
12:17Mais effectivement, on suivra, évidemment, vos aventures.
12:20Flora Coquerel, merci infiniment d'être venue sur le Journal de l'Afrique,
12:24de nous avoir parlé de ces très beaux engagements, justement,
12:27au sein de Kelina, et pour la maternité,
12:31et toutes ces femmes dans ces zones rurales
12:32qui ont cruellement besoin de santé, évidemment,
12:35et d'actions comme les vôtres.
12:36Merci infiniment d'être venue chez nous, Flora Coquerel.
12:39Et c'est ainsi que nous refermons ce Journal de l'Afrique.
12:41Merci à tous ceux qui nous ont suivis partout dans le monde.
12:44Et ce soir, en particulier, de Basilia à Paris,
12:47en passant par Abbas, c'est là où se joue la Coupe d'Afrique des Nations.
12:51Restez avec nous, car l'actualité continue sur France 24.
12:53Merci.
12:57Depuis 2006, en français, en anglais, en arabe et en espagnol,
13:06les plus grandes personnalités internationales
13:09nous ont fait confiance lors d'interviews exclusives.
13:12Des leaders mondiaux nous partagent leur vision du monde.
13:15Vous avez 142 pays qui ont signé la déclaration de l'UE.
13:18Des artistes et créateurs nous inspirent.
13:23Des intellectuels et innovateurs façonnent notre avenir.
13:29Les plus grandes personnalités sont sur France 24.
13:32Liberté, égalité, actualité.
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