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  • il y a 4 semaines
L'AFFAIRE MAURICE VIENS : NOVEMBRE 84 PARTIE 1 - ÉPISODE 1
Transcription
00:00Mon nom est Stéphane Parent, je suis réalisateur et j'aime faire des enquêtes.
00:05Je ménage aucun effort pour trouver des réponses à mes questions,
00:09mais aussi aux questions des familles qui attendent depuis 20, 30 ou 40 ans
00:12que la justice soit faite dans ces dossiers non résolus.
00:18Pourquoi novembre 1984? C'est parce que dans toute l'histoire du Québec,
00:21on n'a jamais connu un tel événement, c'est-à-dire l'enlèvement de trois enfants la même journée,
00:27et c'est à partir de là que la police va établir un lien possible entre ces cas
00:32et un tueur en série d'enfants qui n'a jamais été arrêté.
00:53Pour tous les aspects juridiques de l'affaire,
00:55j'ai demandé à l'ancien ministre de la Justice et avocat Marc Bellemare
00:59de nous aider à y voir plus clair.
01:03Le 3 novembre 1984, le chauffeur de taxi, Claude Kévillon,
01:10s'est présenté au poste de police de la ville de Montréal.
01:14Il a rencontré Jacques Duchesneau, qui était à l'époque un jeune enquêteur
01:17qui est en charge de l'affaire, et lui a livré des détails
01:21que seul ou l'agresseur ou un témoin de l'agression,
01:28du meurtre même, pouvait connaître.
01:33Mais au moment où Claude Kévillon s'est présenté,
01:36à mon avis, ça constituait un suspect,
01:39sinon quelqu'un qui avait en tout cas été très, très près de l'agression.
01:42À ce moment-là, Kévillon vivait avec l'individu de 24 ans dans son logement,
01:49l'individu au passé criminel extrêmement chargé.
01:53Il est certain que Kévillon avait été très près de l'événement,
01:58et la lettre dans le dépanneur,
02:03sa rencontre avec Duchesneau, les détails qu'il avait,
02:07parce que dès le 3 novembre, il savait que l'enfant morisien
02:14serait retrouvé dans une maison abandonnée sur la rive sud de Montréal.
02:21De fait, le 6 novembre, le jeune morisien, 4 ans,
02:24a été retrouvé affreusement mutilé, assassiné,
02:27dans une maison abandonnée à Saint-Antoine-sur-Richelieu,
02:30donc en Montérégie, sur la rive sud de Montréal.
02:32Il y avait également des détails sur la façon dont il avait été battu.
02:38Il y avait également des mentions, dans ce que Kévillon savait,
02:44reliées à un rouleau de goudron qui était tout près du corps de morisien,
02:50dans cette maison abandonnée,
02:52parce que cette maison-là était en voie de rénovation à l'époque.
02:56Il y avait des choses à dire que, finalement,
02:59seul le tueur pouvait savoir.
03:00Malheureusement, c'est une personne qui avait fait des stages
03:04à Louis-Hippolyte-Lafontaine, dans l'est de Montréal,
03:09et on a eu un ordre de la cour de le retourner à Louis-Hippolyte-Lafontaine.
03:16Alors, on n'a jamais pu, si vous voulez, explorer plus loin ce filon-là.
03:22D'abord, il faut se rappeler du contexte.
03:30C'est arrivé, d'abord, on n'a jamais connu ça au Québec,
03:33l'enlèvement d'autant d'enfants en peu de temps.
03:36Alors, au départ, c'est la police de Montréal,
03:38la police de Montréal qui mène l'enquête dans ce dossier-là.
03:41Et il y avait, à cette époque-là, le superviseur de cette enquête-là,
03:45qui est devenu par la suite directeur à la police de la communauté urbaine,
03:48Jacques Duchesneau, qui connaît son parcours par la suite en politique et tout ça.
03:52Alors, au départ, il y a eu beaucoup d'efforts qui ont été émis par les policiers de Montréal.
03:57Mais quand est arrivée la découverte d'un corps autre que sur le territoire de Montréal,
04:02il y a eu quand même la Sûreté du Québec qui est entrée dans le dossier.
04:06Alors, c'est la raison pour laquelle Quevignon avait été contacté
04:10ou il avait décidé de contacter les enquêteurs de la Sûreté du Québec
04:13dans le cas d'une des victimes.
04:16Et à la suite de ça, il avait communiqué avec moi.
04:18Puis, il m'avait laissé sous-entendre certaines choses,
04:21mais je ne pouvais pas les faire confirmer,
04:23autant par la police de Montréal que de la Sûreté du Québec.
04:26On me disait, on a plusieurs suspects dans la mire des enquêtes.
04:30Alors, cette journée-là, je me suis déplacé, je pense,
04:34avec mon ami Georges-André Parent,
04:36et nous avons rencontré Claude Collignon,
04:39qui nous a fait des déclarations.
04:40Il lui a posé des questions,
04:41puis à l'époque, le rédacteur en chef, Georges-André Parent,
04:45avait décidé de publier intégralement
04:47questions et réponses.
04:49Donc, on n'a pas sorti du cadre
04:51des confidences que Covilion nous avait faites.
04:54Alors, définitivement,
04:55est-ce que la personne pouvait être seule?
04:58Est-ce qu'il a emprunté le véhicule de quelqu'un?
05:00Dans le cas de Covilion, c'est un chauffeur de taxi,
05:03si ma mémoire ne fait pas défaut,
05:05puis lui, il a dit que quelqu'un a déjà emprunté son véhicule,
05:07comme c'est l'information précise concernant la question du corps du jeune vient
05:11dans une résidence abandonnée.
05:15Est-ce que ça a tombé entre deux chaises?
05:18Quand on traînait Jacques Duchesneau,
05:20qui était un enquêteur chevronné,
05:22qui avait de l'expérience,
05:24il a fait ce qu'il avait entre les mains,
05:26mais compte tenu qu'on découvrait trois jours plus tard
05:29le corps sur le territoire de la Sûreté du Québec,
05:32bien, le dossier est resté à la Sûreté du Québec.
05:35OK. L'enfant est retrouvé vers 15h30 cet après-midi
05:39dans une maison située au 156 Mgr Gravel à Saint-Antoine-sur-Richelieu.
05:49Maintenant, il s'avérait que ce serait suite à une information
05:52transmise à la police de la Communauté urbaine de Montréal
05:56que ces derniers seraient rendus ici
05:57pour constater le tout et faire appel ensuite à la Sûreté du Québec.
06:01Est-ce que c'est une maison habitaille à l'année, ça?
06:03Je ne pourrais vous dire,
06:04on n'a pas eu l'occasion d'aller à l'intérieur
06:06pour pouvoir vous commenter la scène en question,
06:09là-dedans, de la demeure.
06:11Tout ce que je peux vous dire, c'est que l'enfant a été retrouvé,
06:13l'enfant qui était disparu depuis juillet du passé.
06:16Le jeune Maurice Vien a été retrouvé ici vers 15h30 cet après-midi.
06:22Je ne sais pas, c'est pas l'enfant, c'est bon.
06:24Je ne sais pas, c'est pas l'enfant qui n'est pas l'enfant.
06:27Donc, c'est qu'il y a un petit quai,
06:30c'est un petit quai, c'est un petit quai.
06:32Il n'est plus qu'il y a un petit.
06:34Ok.
06:371
06:52Quand j'ai parlé avec Duchesneau, même récemment avant de faire l'entrevue, on se rend compte que Jacques Duchesneau, qui fait attention pour ne pas blesser personne,
07:03il laisse sous-entendre que ces dossiers-là n'ont pas avancé parce qu'il y a eu certaines choses qui se sont passées,
07:10puis je reviens là-dessus, c'est le manque de communication entre les corps policiers.
07:15Oui, j'y pense continuellement, pas continuellement, mais à tous les jours.
07:21Ce n'est pas un événement qu'on oublie, on vit avec.
07:28Je ne peux pas vraiment expliquer comment je le sens, c'est très pénible.
07:34C'est pour ça que je n'accorde pas d'entrevue, que je ne fais plus, je n'embarque plus dans le, je ne sais pas comment expliquer, dans le processus.
07:46Dans le processus, oui, c'est ça, c'est trop difficile.
07:50C'est parce que c'est toi que je l'accorde.
07:52Et puis que je sais que tu vas faire un bon film en souvenir du novembre 1984.
08:00Mais est-ce que tu as l'impression que c'est parce que ça ne donnait rien de tout?
08:04C'est justement.
08:06Ça ne donne rien de mettre de l'énergie sur quelque chose qui n'aboutit pas, qui ne mène absolument à rien.
08:12Je n'ai pas eu de nouvelles de personne, à part peut-être au printemps dernier, que j'ai eu un appel d'une policière de la SQ pour me dire que, me demander si je connaissais M. Stéphane Perrin.
08:34J'ai dit oui.
08:35Et puis elle me disait que ce monsieur-là voulait nuire à son enquête.
08:39Alors je lui ai dit, je ne vois pas comment il peut nuire à une enquête qui fait 29 ans qu'il traîne, puis que je n'ai jamais eu de nouvelles.
08:48J'ai dit, elle dit comme ça, quand on aura des nouvelles, on vous en donnera.
08:51J'ai dit, je suis sûre de ne pas avoir de nouvelles bientôt, je n'en ai jamais eu.
08:56Et elle, elle vous a dit ça par rapport à quoi, par rapport à quelle situation ou quel événement supposément qu'on nuirait à leur enquête?
09:04Ah, parce que tu voulais interviewer le petit Manuel, ben le petit, tu vois, je suis encore comme en 1984.
09:11Tu voulais interviewer Manuel Gagnon, qui était, à l'époque, c'était l'ami à Maurice.
09:18Ils étaient tous les deux ensemble lors de kidnapping.
09:21C'est ça.
09:24Puis ça, ça ne faisait pas son bonheur, je crois.
09:27Parce que...
09:27Parce que tu déterrais une vieille histoire, qu'eux autres n'ont pas le goût de travailler dessus.
09:32Exactement.
09:33Parce que, de toute façon, depuis 29 ans, il y avait l'occasion en masse d'aller le rencontrer, Manuel.
09:39Exactement.
09:40Parce qu'à ce moment-là, Manuel avait le même âge que Maurice, il avait peut-être 5 ans.
09:44Maurice avait 4 ans et demi.
09:45Puis en 29 ans, Manuel aussi a grandi, là.
09:49Fait que s'il y avait à l'interviewer, il y avait à aller le voir.
09:54Ils ont eu 29 ans pour aller l'interroger, là.
09:57Après ma rencontre avec la mère de Maurice, je devais retrouver et parler à Manuel Gagnon,
10:02qui était l'ami de Maurice Vien, en 1984.
10:06Après une longue recherche, nous l'avons retrouvé.
10:09J'ai donc un rendez-vous avec Manuel, exactement au même endroit où il a joué avec Maurice, il y a 30 ans.
10:15Bien, on est parti de Dorion pour venir ici, au parc.
10:20Je ne me souviens pas exactement, puis ce n'était pas fait comme ça dans le parc.
10:23Qu'est-ce qu'on a fait exactement?
10:24On a joué, là.
10:25Après ça, on est reparti.
10:27On a passé la rue, puis montrer comment le char était dans le milieu de la voie du centre, là.
10:33Puis quand il nous a vus à l'arrêt d'autobus, il a flashé, puis il a viré l'autre bord sur Rouen.
10:45Il a rentré dans la ruelle, puis on a traversé la rue, puis on l'a posé en arrière de la valise du char.
10:59Puis là, il a ouvert la porte pour sortir.
11:01Puis moi, j'étais déjà parti, là.
11:03Il était à Maurice, puis j'ai fait peut-être 20-30 pieds, mais ça revirait.
11:09Maurice, c'était plus là, là.
11:10Mais moi, j'ai toujours dit que Maurice, il n'a pas embarqué volontairement dans une voiture qui a été kidnappée.
11:33Fait que c'est sûr que c'est quelqu'un que Maurice connaissait pas, qu'il l'a pris, puis qu'il l'a emmené de force.
11:38Et si ça prend un malade pour faire qu'est-ce qu'il a fait, c'est pas quelqu'un comme toi, moi, ou quelqu'un de ton équipe qui ferait une affaire aussi dégueulasse à un petit bonhomme de 4 ans, là.
11:55Puis c'est sûr qu'il n'a pas fait juste une victime.
12:02C'est un malade, c'est sûr que c'est un malade.
12:04Le seul témoin visuel de l'enlèvement de Maurice Vien le 1er novembre 1984 est Manuel Gagnon, qui avait 4 ans à l'époque, qui était son copain, son ami proche, avec qui il avait circulé dans le quartier, il avait même été au parc.
12:21Il faut comprendre qu'à l'époque, les deux enfants fréquentaient la même école, il était à la maternelle.
12:25Il commençait l'année scolaire en septembre.
12:27L'enlèvement est arrivé le 1er novembre 1984.
12:32Alors, pour un enfant de 4 ans qui voit ça, son meilleur ami se faire enlever par un inconnu, brusquement comme ça, en pleine ville de Montréal, sur l'heure du dîner, c'est traumatisant.
12:45Donc, Manuel a conservé un souvenir extrêmement vif de l'événement.
12:51Il a aujourd'hui 34 ans et il a été très peu questionné par les policiers à l'époque.
12:57Probablement parce qu'il se disait un enfant de 4 ans, ça ne retient rien et ça ne sait pas quoi dire.
13:03Mais je pense que ça a été une erreur.
13:05Et aujourd'hui, il a 34 ans, il peut raconter les événements de façon extrêmement précise.
13:09Ça ne veut pas dire que la personne a trempé seul là-dedans.
13:12Moi, je pense que dans le cas des dossiers des enfants qui datent des années 80, il y a peut-être d'autres personnes qui ont trempé indirectement.
13:22Et ça serait important qu'on fasse la lumière parce que ces gens-là qui ont peut-être pu tremper dans ces dossiers-là, il y a 30 ans, sont libres comme l'air.
13:31Puis s'ils se disent, si ça fait 30 ans que ça n'a pas été éclairci, je suis capable d'en faire.
13:36Parce qu'oublions jamais, un pédophile, un tueur comme ça, souvent, il va faire une première victime, puis il ne se fait pas prendre.
13:41Il va en faire une deuxième, une troisième. C'est ce qu'on appelle des meurtres en série.
13:46Moi, je l'ai vu, je l'ai vécu. Je suis arrivé avec des informations précises dans certains dossiers.
13:52Ça avait été négligé. Et ça, quand tu leur mets ça dans le visage, pourquoi vous n'avez pas rencontré telle personne?
13:58Pourquoi la mère vous a dit telle affaire, puis elle soupçonnait telle personne que vous ne l'avez pas rencontrée?
14:03Ils vont te répondre, moi, je n'étais pas dans le dossier à l'époque.
14:06Puis les gars qui sont dans le dossier, ils sont en leur retraite ou bien non, ils sont décédés.
14:11Alors c'est ça qui est le danger. Quand des causes traînent en longueur, bien souvent, des éléments importants de l'enquête sont mis de côté.
14:19Comme Manuel n'a jamais été rencontré par la SQ, j'ai organisé une rencontre afin de les aider et leur donner un coup de pouce pour faire avancer ce dossier.
14:32J'ai attendu Manuel à l'extérieur et à mon grand étonnement, la rencontre n'a rien donné et la SQ n'a montré aucune photo de suspect.
15:02Un autre grand journaliste de l'époque, Richard Desmarais, en savait long sur ses dossiers.
15:29Il a accepté de me rencontrer et nous avons discuté longuement, surtout au niveau de la collaboration entre corps policiers.
15:36Une chose est certaine, c'est qu'avec le temps, on va peut-être avoir de la difficulté à arriver à une conclusion finale,
15:47qui serait celle de découvrir qui est ce tueur en série.
15:50Mais dans le temps, on aurait peut-être dû agir de façon plus concertée, plus collégiale pour faire en sorte que cette enquête-là donne le résultat qu'on espérait tous,
16:01c'est-à-dire de découvrir.
16:02Parce que, imaginez, s'il est encore vivant, ce gars-là, c'est encore un tueur en série.
16:06C'est encore un tueur.
16:08Exactement.
16:08C'est un malade.
16:09Oui.
16:09Le 3 novembre 1984, deux jours après l'enlèvement de Maurice, un inconnu avait livré dans un dépanneur de Repentigny une lettre très longue
16:22qui était écrite au dactylo et qui était adressée à la mère de Maurice Viens, Francine Viens,
16:29qui lui demandait une rançon pour une somme ridicule et qui lui demandait de respecter un certain nombre de conditions
16:35sans quoi l'enfant allait être battu.
16:39Cette lettre-là n'a jamais été remise à Francine Viens.
16:42Elle en a connu l'existence uniquement en février 1985.
16:47Donc, pour la mère, c'est catastrophique parce qu'en fin de compte, la police l'a empêchée d'essayer, finalement,
16:55de respecter les conditions de l'agresseur et de pouvoir éventuellement retrouver son fils vivant.
17:05Alors, imaginez le souvenir qu'elle conserve de cet événement-là et la frustration qui l'alimente aujourd'hui.
17:10Moi, la lettre que je me souviens, c'est une lettre qui avait été dactylographiée.
17:14C'est ça.
17:14C'est sérieux.
17:15Et que c'était, il avait fait une demande de 20 dollars pour payer son bill d'électricité.
17:22Puis il voulait nous rencontrer au stade, au stade olympique.
17:29C'est ça.
17:29Puis qu'il fallait pas cayer de la police, je crois, quelque chose de genre.
17:32C'est ça.
17:32Oui, ça, on m'avait pas tenu au courant de ça, puis je trouve ça révoltant.
17:35Parce qu'il aurait pu m'envoyer là, puis on va dire, comme on voit dans les films,
17:44de me faire suivre et au moins aller voir si...
17:49Parce que toi, d'après toi, les policiers, ils ont batché ça,
17:55ils ont fait que ça a été bâclé d'une certaine façon,
18:00parce que si t'aurais mis au courant de cette lettre-là,
18:04t'aurais été, peut-être, porté le 20 dollars, puis qu'eux autres l'auraient pincé,
18:08bien, tu penses-tu qu'ils se sont présentés là-bas sans toi?
18:11Oui, c'est ce qu'on m'a dit qu'ils avaient fait.
18:14Ils avaient envoyé des policiers là-bas, puis qu'ils ont pas vu personne de suspect.
18:20Bien, c'est toi qui vous l'a rencontrée.
18:22C'est ça.
18:23Fait que c'est sûr que si le suspect était là, puis qu'il m'a pas vue,
18:26il s'est sûrement pas montré.
18:28C'est la logique, je crois.
18:32On avait espéré arriver à faire dire quelque chose à M. Cuvillon
18:37quand on avait été à l'hôpital Louis-Paulette-la-Fontaine en 1985.
18:43Ça, c'était avec la police de Montréal, comme en cachette de la SQ, qu'on avait fait ça.
18:51Parce que la police de Montréal était convaincue que c'était ces deux messieurs-là.
18:58Merci.
18:59Merci.
19:00Merci.
19:01Merci.
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