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  • il y a 7 semaines
Avec Marc Kerangueven, Président du CERAFEL - Prince de Bretagne (association d’organisation de producteurs) et producteur de choux-fleurs




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##SUD_RADIO_PRES_DE_CHEZ_VOUS-2025-12-20##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, 6h-10h, Maxime Liedot.
00:05Il est 7h14 sur Sud Radio et près de chez vous ce matin, on va parler, vous savez, des légumes qui parfois font recette justement quand ils sont transformés en soupe.
00:14Encore faut-il qu'on les achète et figurez-vous qu'ils, pour la plupart, ils connaissent une période de crise.
00:19Bonjour Marc Kéren-Gueven.
00:21Oui, bonjour.
00:22Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes le président du Serafel qui est une association d'organisation de producteurs
00:27et vous, personnellement, vous êtes également producteur de choux-fleurs.
00:31On parle donc d'une crise inédite de ces fameux légumes d'hiver.
00:35Donc, quel est le problème, Houston ?
00:37Alors, elle est inédite parce qu'elle concerne l'ensemble des produits de saison.
00:43Donc, ça va du chou-fleur au chou-pomme, au petit marron, la mâche, le poireau.
00:48Vous rajoutez l'échalote et l'oignon, vous avez fait le tour à peu près de l'ensemble de la gamme.
00:51Même l'échalote et l'oignon ?
00:53Oui, voilà.
00:54Et donc, on a un problème qui a commencé, je vais dire, début d'année 25, voire même à l'automne 2024,
01:03avec un manque de valorisation sur l'ensemble des produits.
01:05Depuis tout ça, l'année se passe et puis au novembre est arrivé avec, je vais dire, des températures extrêmement douces.
01:13Alors, c'est ça que j'allais vous poser comme question, Marc Kéren-Gueven.
01:15C'est-à-dire que quand on voit, par exemple, les chiffres, 30% des légumes mis en vente, par exemple,
01:20sont restés invendus la semaine dernière. Est-ce que peut-être ce surplus de stock sur certaines étales
01:25s'explique en grande partie par des raisons climatiques ?
01:29Oui, bien sûr. Bien sûr.
01:32Les 30% que vous indiquez là, c'était mardi la semaine dernière.
01:36C'est pour ça qu'on a déclenché un appel à l'aide aux consommateurs.
01:39Tout simplement, oui, des températures extrêmement douces pour la saison.
01:42Donc, je vous dis, 16 degrés certains matins, c'est exceptionnel.
01:46Pour la saison, c'est exceptionnel chez nous.
01:48D'habitude, on doit être entre 8 et 10 degrés.
01:51C'est même la période, généralement, où on fait des reportages sur les chaînes info
01:54et sur toutes les radios pour expliquer que vous devez faire face à une crise du gel.
01:58Normalement, c'est plutôt ça la tendance.
02:00Moins en Bretagne, moins chez nous, parce que c'est pour ça qu'on cultive ce genre de produit chou-fleur,
02:05parce qu'il est très sensible au froid et au gel.
02:08Donc, cette température douce a fait accélérer la pousse.
02:11On s'est retrouvé à récolter, je vais dire, début décembre, on récoltait les décembres avec les janviers.
02:17Donc, on a eu une accélération de la pousse.
02:20Ceci dans l'ensemble des pays européens, donc des pays comme le Royaume-Uni,
02:25comme l'Allemagne, qui habituellement étaient plutôt importateurs de légumes,
02:28avaient même leur propre production à ce moment-là.
02:32Donc, une production qui était en forte augmentation, en rolimétrie.
02:35Et face à ça, un consommateur, lui, pas à cause de cette température douce,
02:39n'avait pas encore switché, comme on dit, vers les produits divers dans la consommation.
02:44Et on notait une baisse de consommation de 8%.
02:47Donc, une production qui augmente et une consommation qui n'était pas là ou qui n'était toujours pas présente.
02:52Est-ce qu'il ne faut pas aussi ajouter à ça le vrai problème de fond,
02:54qui est la concurrence de certains pays européens ?
02:56Vous évoquez à l'instant l'Allemagne et le Royaume-Uni.
02:59Mais en me renseignant aussi sur le sujet, je m'aperçois que l'Espagne, par exemple, et l'Italie
03:03ont également connu des conditions météorologiques favorables
03:07et donc ont permis d'inonder le marché français avec des prix encore plus bas.
03:11C'est-à-dire qu'il y a ceux qui ont pu, on va dire, ne pas importer des produits français
03:15parce qu'ils ont connu des phénomènes météorologiques un peu comparables aux nôtres,
03:19c'est-à-dire avec des températures plus douces.
03:20Mais on a aussi ceux qui en ont profité pour inonder le marché français en cassant les prix, non ?
03:25Tout à fait, tout à fait.
03:27C'est l'autre phénomène, c'est que habituellement, l'Espagne et l'Italie,
03:30on sait qu'ils ont de la production en hiver, c'est comme ça.
03:32Ils ont des températures et un climat qui leur permet.
03:35Mais le problème que l'on rencontre de plus en plus et quasiment maintenant tous les ans,
03:40c'est le manque de compétitivité de la France.
03:43Aujourd'hui, rien que sur nous, 40% d'un coût de production d'un légume en moyenne,
03:49c'est de la main-d'oeuvre.
03:50Donc, donnons un exemple concret sur ça, dans ce cas-là, Marqueran-Gueben.
03:54Par exemple, un chou-fleur, c'est quoi ?
03:55Aujourd'hui, comment ça se passe pour le chou-fleur ?
03:58J'ai vu que c'est 28 centimes pièce et que les coûts de production s'élevaient déjà à 70 centimes.
04:03C'est à peu près ça, l'ordre de prix ?
04:04Voilà.
04:06Et entre 70 et 80, suivant les producteurs.
04:09Et donc, juste sur le terme de la main-d'oeuvre, j'aurais juste rajouté,
04:12la main-d'oeuvre aujourd'hui, minimum en France, c'est 13,79 euros brut.
04:17En Italie, elle est une 9,60.
04:18Oui.
04:19Déjà, vous avez 4 euros sur un seul produit, oui.
04:22Voilà.
04:22Rien que ça, si vous prenez tous les autres facteurs qui font les coûts de production,
04:25voilà l'écart de prix et le manque de compétitivité.
04:29Et donc, nous sommes aujourd'hui un bassin important.
04:31Il faut savoir qu'en Bretagne, avec la marque Prince de Bretagne,
04:34regroupe aujourd'hui 85% de la production de chou-fleur.
04:38D'accord ?
04:39Et nous fixons le prix pour l'ensemble de l'Europe.
04:42Parce que nous sommes le bassin important.
04:44Donc, quand on fixe le prix pour tout le monde,
04:48et qu'on n'est pas compétitif,
04:50il suffit tout le monde d'attendre,
04:52et puis de passer l'en dessous, et voilà.
04:54Donc, on perd le marché national,
04:56parce qu'on n'est pas compétitif sur certains produits transformés,
04:59le chou-fleur peut être transformé, surgelé et autres.
05:00Donc, aujourd'hui, peut-être les produits transformés,
05:03on achète plutôt des produits pas chers venant d'ailleurs.
05:06Et à l'export, on n'arrive plus à exporter,
05:08parce qu'on est plus compétitif.
05:09Donc, qu'est-ce que vous dites aux consommateurs,
05:11à tous ceux qui nous écoutent ?
05:11Allez à l'export jusqu'à présent.
05:13Qu'est-ce que vous dites à tous ceux qui nous écoutent ce matin ?
05:16Justement, un acte d'achat.
05:17Aujourd'hui, tout le monde joue le jeu.
05:20Le producteur, il va récolter,
05:22malgré le fait qu'il perd 50%.
05:24Tous les jours, moi en tant que producteur,
05:27avec mes salariés, quand on coupe un chou,
05:29je ne suis payé qu'à 50% de mon coût de production.
05:32Mais ça ne fait rien, j'ai une conscience professionnelle
05:34qui fait que, comme mes collègues,
05:36on continue, je veux dire, à récolter.
05:38On préfère, à présent voir, planter,
05:40entretenir la culture,
05:41l'envoyer au mieux possible au moment de la récolte.
05:43On préfère récolter,
05:44parce que c'est une satisfaction d'avoir tout bien fait.
05:47Face à ça, l'ensemble des acheteurs,
05:49des négociants qui achètent nos produits
05:50ont également donné un coup de main
05:52en essayant d'acheter tout ça.
05:54Les transporteurs, les fabricants d'emballages,
05:56ont fait tourner leur chaîne
05:59au maximum de leurs possibilités,
06:01parce qu'il y avait deux fois plus de volume.
06:02Donc maintenant, aux consommateurs d'acheter...
06:04Les transporteurs, et où ?
06:05Et donc, jusqu'à la GMS
06:06qui a essayé de mettre le produit en avant,
06:08tout le monde essayait.
06:10Donc, il manquait juste un maillon,
06:11qui est le maillon final,
06:12qui était le consommateur.
06:13Et je voulais juste alerter le consommateur
06:14qu'à travers un acte d'achat,
06:17ils pouvaient sauver la filière.
06:19Et donc, on les encourage
06:20à acheter les fameux légumes d'hiver.
06:22Merci beaucoup, Marc Erangueven,
06:24d'avoir été avec nous.
06:24Je rappelle, vous êtes le président du Serafel,
06:27qui est une association d'organisation de producteurs
06:29et producteurs de choux fleurs.
06:30Donc, vive les légumes d'hiver
06:32dans les prochains jours
06:33et les prochaines semaines.
06:34Il est 7h21.
06:35Serafel, c'est une.
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