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  • il y a 6 semaines

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00:00Europe 1, Christine Kelly
00:02La suite à 11h44
00:03sur Europe 1, Mercosur, blocage,
00:05manifestation à Bruxelles, soutenez-vous
00:07la mobilisation des agriculteurs
00:10on en parlera dans un instant Christine
00:12avec votre invité, Christian Convert
00:13ancien secrétaire général de la
00:15coordination rurale, mais le débat se poursuit
00:18avec vos deux chroniqueurs
00:19Gabriel Cluzel et Eric Tegner
00:21Oui Eric Tegner, on a envie de savoir
00:24effectivement, on plante le décor
00:26avant d'avoir effectivement notre intervenant
00:28quelles sont les différentes positions
00:30du chef de l'État sur le Mercosur, parce qu'on l'a entendu
00:32ce matin, on va entendre un extrait d'ailleurs
00:34tout à l'heure, et où il dit que voilà
00:36c'est pas prêt, on va jouer des bras
00:38la France peut donner son veto, etc
00:39quelles ont été ses positions ?
00:41Alors elle va vous montrer que c'est une vaste comédie, parce que
00:44Emmanuel Macron, il faut savoir que depuis son élection
00:46en 2017, il s'est prononcé
00:48favorablement à cet accord du Mercosur
00:50il était le candidat
00:51favorable à tous les accords du libre-échange
00:54on peut penser à ceux avec le Canada
00:55ceux avec le Japon évidemment, et le voyage
00:58à l'époque déjà, le Mercosur comme un marché
01:00stratégique pour les exportateurs
01:02européens, et les inquiétudes
01:04agricoles, à ce moment-là, n'étaient absolument
01:06pas prises en compte. Alors on a vu
01:07d'abord un premier revirement
01:09uniquement symbolique, en 2019
01:11rappelez-vous, c'était suite à
01:14l'immense incendie dans la forêt amazonienne
01:16c'était à l'été 2019, et pour
01:18des raisons écologiques à l'époque, pas pour le soutien
01:20aux agriculteurs, et bien il avait
01:22commencé à instituer une première rupture
01:24rhétorique en disant, finalement il fallait
01:26peut-être questionner cet accord du Mercosur
01:28mais pour autant, ils n'ont pas du tout cherché
01:30à bloquer juridiquement cet accord
01:32au niveau européen, aucun veto
01:34formel, pas de coalition européenne également
01:36pour le bloquer. Alors c'est à partir de 2020
01:382021 vraiment, qu'on voit un Emmanuel
01:40Macron qui commence à prendre la stratégie
01:42d'une ambiguïté stratégique, c'est à dire
01:44que, au niveau français, il va
01:46aller voir les agriculteurs et il leur exprime des
01:48inquiétudes en parlant de nécessité
01:50de mettre des clauses miroirs, par exemple, dans cet
01:52accord, où la réciprocité des normes sanitaires
01:54et environnementales, et tiens, au niveau
01:56européen, on a un discours un petit peu
01:58à double tranchant, où pour le coup
02:00il laisse la commission continuer
02:02les négociations, pas de blocage, il en est
02:04finalement favorable. Et d'ailleurs, c'est ce qui fait
02:06que les agriculteurs aujourd'hui sont en colère, parce qu'ils ont
02:08l'impression de se faire balader depuis des années
02:10avec ce discours d'Emmanuel Macron, qui n'est pas
02:12le même auprès des agriculteurs qu'auprès
02:14de Bruxelles. Alors ensuite, on se retrouve
02:16à partir de 2022-2023,
02:19on voit que pour le coup, il y a une opposition
02:20agricole qui est beaucoup plus ferme,
02:22et ça nous amène à 2024, où là, Emmanuel
02:24Macron, pour la première fois, de façon
02:26beaucoup plus officielle, il s'oppose
02:28à cet accord du Mercosur. Mais attendez,
02:30il y a encore des certaines conditions,
02:32c'est-à-dire qu'il ne ferme pas définitivement
02:34la porte, et il soutient finalement une sorte de
02:36renégociation ou un accord
02:38complémentaire. Ça rejoint ce que disait
02:40Gabriel, c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
02:42finalement, il aimerait qu'on change trois ou quatre
02:44lignes, mais pour autant, il n'est pas du côté des agriculteurs.
02:46Voilà le décor bien
02:48planté avec Éric Tegner et Gabriel
02:50Cluzel, à propos des différents
02:52points de vue d'Emmanuel
02:54Macron. Christian Convert,
02:56vous êtes en ligne avec nous, ancien secrétaire
02:58général de la coordination
03:00rurale. Vous êtes
03:02sur le terrain, ou bien vous allez à Bruxelles
03:04aujourd'hui ?
03:06Non, écoutez, bonjour Christine, bonjour à votre équipe.
03:08Aujourd'hui, je suis sur le terrain, je suis sur mon département,
03:11puisqu'on est sur des points de blocage.
03:13Bon, je suis responsable du département,
03:15donc des fois, quand même que je sois, c'est moi.
03:16J'ai des collègues qui sont à Bruxelles,
03:18mais aujourd'hui, ça se passe ici dans les Savoies.
03:20Donc, on a deux points de blocage sur des autoroutes
03:22qui sont direction Chamonix
03:24et direction la Suisse, et
03:26on bloque. Voilà, donc les
03:28agriculteurs sont réunis ici aujourd'hui.
03:31De toute façon, pour les mêmes éléments
03:32que vous avez cités, donc
03:34le Mercosur, avec les sujets que vous développez,
03:37et la DNC, puisque ça, ça a
03:38commencé chez nous, donc cette dermatose avec
03:40les abattages totaux. D'ailleurs,
03:42j'ai entendu
03:43la chanson, si je peux dire ça,
03:46que vous avez mis avant. Donc, il y a de quoi,
03:48effectivement, nous ramener quelques larmes,
03:50puisque c'est exactement comme ça que ça se passe.
03:51On reconnaît l'émotion.
03:53C'est une chanson qui se passe.
03:54L'intelligence artificielle qu'on a voulu reprendre,
03:56effectivement, qui est très émouvant.
03:57Oui, oui, mais bon, voilà,
03:59mais ça dit tout,
04:01ça dit tout. Dans cette chanson,
04:02les sentiments qu'on a vécu
04:04et qu'on vit encore à chaque fois que ça arrive
04:06chez un collègue. Donc, on ne comprend pas
04:08qu'on n'arrive pas à faire évoluer
04:10ces protocoles, puisque c'est malgré tout
04:12au nom de protocoles qu'on fait ça,
04:13et pas au nom d'une réflexion qui est nécessaire
04:16aujourd'hui.
04:18Christian Convert, on a l'impression
04:19que c'est un pas en avant,
04:21deux en arrière.
04:22On a l'impression qu'on a déjà vu,
04:24effectivement, les agriculteurs arriver à Bruxelles.
04:26Bruxelles, une capitale qui est habituée
04:28à avoir des manifestations,
04:29qui vont arriver à contenir ces manifestations
04:32à Bruxelles.
04:32Et les agriculteurs vont attendre,
04:34certainement, je caricature un peu,
04:36jusqu'en février, le salon de l'agriculture,
04:38ensuite ça va se calmer,
04:39ensuite on va repartir.
04:40Est-ce que ce n'est pas du déjà-vu ?
04:42Est-ce que ce n'est pas tout ça pour ça ?
04:44Est-ce que ce n'est pas beaucoup
04:45de bruit pour rien ?
04:47Vous voyez ce que je veux dire ?
04:48Est-ce que vraiment, cette fois,
04:49vous serez entendu ?
04:52Cette fois, on serez entendu,
04:53ce n'est pas manifestation à Bruxelles,
04:55j'y suis déjà allé,
04:56quand il y a des milliers de personnes,
04:57donc effectivement,
04:58ça ne peut être que violent.
05:00De toute façon,
05:01c'est chaque fois un cran supplémentaire.
05:03On a vu ça, nous,
05:04avec les abattages des animaux.
05:05On essaye de discuter,
05:07la discussion ne mène à rien.
05:08Donc, effectivement,
05:10c'est chaque fois un cran de plus.
05:11Donc, cette fois,
05:12j'entendais parler des blocages.
05:14Les agriculteurs,
05:14je pense qu'on ne va pas bloquer
05:15la population,
05:16certainement pas pour les fêtes.
05:18Les agriculteurs,
05:18ils ont besoin aussi,
05:20ils ont bien le droit
05:20à avoir un peu de répit
05:21pour les fêtes.
05:22Mais je pense que
05:22si rien ne bouge,
05:24il faut s'attendre
05:25que début de l'année,
05:26effectivement,
05:27ça se passe des choses.
05:28Il n'y aura pas
05:29que les agriculteurs,
05:30parce que ce coup-là,
05:31c'est bien gentil
05:32d'être impuissant,
05:33de dire que le pouvoir
05:34a délégué à Bruxelles,
05:35ce qui est vrai.
05:36Ce que vous avez expliqué
05:37du président
05:38avec l'Union européenne,
05:41bien sûr que c'est vrai.
05:42Mais bon,
05:42le président est bien content
05:43aujourd'hui
05:43d'aller chercher
05:44Mme Mélanie
05:45pour essayer de calmer
05:46quelques jours
05:46après avoir bien craché dessus.
05:48Donc, vous comprenez,
05:49ces discours-là,
05:51on n'y croit plus.
05:52Malheureusement,
05:53on n'y croit plus.
05:54On sait très bien
05:54que dans l'état actuel
05:55du pouvoir français,
05:57il ne peut plus
05:58rien influencer du tout.
05:59Alors, il ne peut plus
06:00rien influencer.
06:00On n'attend plus grand-chose,
06:02effectivement.
06:02On n'attend plus grand-chose,
06:03effectivement.
06:04On n'attend plus grand-chose.
06:05Donc, vous êtes passé
06:06de la colère
06:07au désespoir.
06:09Oui, mais il faudra bien
06:11qu'il y ait une issue.
06:11On ne va pas tous se laisser...
06:13Parce qu'aujourd'hui,
06:14c'est les agriculteurs.
06:15Il n'y a pas que les agriculteurs.
06:16Il y a tous ceux
06:16qui travaillent,
06:17qui sont soumis
06:18à ces normes.
06:19Pour le coup,
06:19la France a une partie
06:20de responsabilité
06:21puisqu'elle est déjà
06:22dans une situation difficile.
06:24Elle veut tout surtransposer,
06:26tout faire mieux
06:27que les autres.
06:28Sauf qu'en faisant comme ça,
06:28on détruit l'ensemble
06:29de notre économie
06:30et surtout l'agriculture.
06:31On ne s'en sentait.
06:32On n'est pas contre
06:33les accords européens.
06:34Mais il y a longtemps
06:34qu'on dit,
06:34notamment à la coordination rurale,
06:36qu'il faut sortir
06:37l'agriculture
06:37de ce libre-échange.
06:39On ne concurrencera
06:41jamais le Brésil,
06:42jamais l'Ukraine.
06:43C'est un timbre
06:44sur une feuille A4.
06:46C'est tout,
06:46la France,
06:47ce qu'elle représente.
06:48Donc, si on ne se protège pas,
06:49vous aurez dans quelques années
06:50pour Noël,
06:51effectivement,
06:52votre colis
06:53avec les produits agricoles
06:54dedans,
06:54Chahine et compagnie.
06:55Oui, Chahine est émue
06:57avec des produits agricoles.
06:59Dernière question,
07:00Christian Convert,
07:01ancien secrétaire général
07:02de la coordination rurale,
07:03est-ce que vous sentez
07:04que les Français
07:05sont avec vous ?
07:07Est-ce qu'ils comprennent ?
07:08Je me suis écarté
07:10un petit peu,
07:11mais donc,
07:12on laisse malgré tout passer.
07:14On est sur une autoroute,
07:15on filtre
07:15tous les gens qui passent,
07:17même si on les a freinés
07:18dans leur journée.
07:19Ils sont tous
07:20à nous soutenir
07:20et à nous apporter
07:21à manger.
07:22Donc, ça veut dire
07:23quand même,
07:23c'est complètement fou.
07:24On a la population
07:25avec nous.
07:26Quand on entend
07:27les députés
07:27cette semaine
07:28à l'Assemblée nationale,
07:29ils sont tous derrière nous
07:29et malgré tout,
07:30rien ne se passe.
07:31Donc, chercher l'erreur.
07:32Nous, on ne comprend plus.
07:32Chercher l'erreur,
07:33nous, on ne comprend plus.
07:34Merci beaucoup
07:34pour votre témoignage.
07:35Christian Convert,
07:36courage sur le terrain.
07:38Christian Convert,
07:38qui était en direct
07:39sur Europe 1,
07:40ancien secrétaire général
07:41de la coordination rurale,
07:42appelez-nous au 01-80-20-39-21.
07:44Si vous aussi,
07:45vous soutenez les agriculteurs,
07:46si vous aussi,
07:47vous criez à propos
07:48de cette souveraineté
07:50qui nous est...
07:50Si ça vous choque
07:51de les voir manifester
07:52si loin,
07:53si vous trouvez normal
07:54qu'ils aillent à Bruxelles,
07:54si vous avez le sentiment
07:55qu'on a perdu la main,
07:57si vous vous sentez encore
07:58représenté.
07:58Gabriel Clousin,
07:59je sens que vous aviez
07:59envie de réagir.
08:00Oui, parce que j'ai trouvé
08:02deux propos spécialement pertinents
08:04de votre invité.
08:06Le premier,
08:07c'est qu'Emmanuel Macron
08:08est bien content
08:08de trouver Georgia Meloni,
08:10c'est vrai.
08:11Pourtant,
08:12habituellement,
08:12ce n'est pas sa tasse de thé
08:13et Victor Orban.
08:14Il y a quand même
08:15deux pays
08:15qui sont du côté
08:17de la France
08:18dans cette partition-là.
08:21Et il faut savoir
08:22comment on les traite
08:23habituellement.
08:25Donc ça,
08:25j'ai trouvé ça intéressant.
08:26Et puis, il dit aussi,
08:27et c'est vrai,
08:27nous sommes un timbre
08:28sur une feuille A4,
08:30nous allons être submergés.
08:31Vous savez combien c'est
08:31le SMIC au Brésil ?
08:33C'est 215 euros.
08:34Comment voulez-vous
08:35qu'en coût de production,
08:37nous puissions rivaliser ?
08:39Et du reste,
08:39même la Pologne,
08:40la Hongrie
08:40ne peuvent pas rivaliser.
08:42Donc, nous allons être absorbés.
08:44Il n'y a pas que l'agriculture.
08:45Sarah Knafo,
08:46il y a quelques mois,
08:47je ne sais pas si vous vous en souvenez,
08:47elle avait posé la question
08:49à Ursula von der Leyen
08:49sur l'article 12-6
08:51de cet accord
08:52en disant
08:52qu'il prévoit
08:54les mêmes conditions immédiates
08:57pour des entreprises étrangères,
09:00du Mercosur,
09:02en cas d'appel d'offres.
09:04Oui, parce que ça,
09:0585% de l'accord du Mercosur
09:07ne concerne pas la réculture.
09:08Exactement.
09:08Donc, il y a d'autres points
09:09tout à fait préjudiciables.
09:10Vous êtes une PME française,
09:12vous allez être
09:12en concurrence directe
09:14avec des entreprises brésiliennes.
09:15Vous n'aurez aucun avantage
09:17à appartenir à la France
09:19ou à l'Union européenne.
09:21Donc, c'est extrêmement inquiétant
09:23pour l'agriculture, évidemment,
09:25mais pour la France
09:26de façon générale,
09:26pour le reste
09:27des activités économiques.
09:28C'était Gabriel Cluzal,
09:29Éric Tecder.
09:30Très rapidement pour dire
09:31que cette alliance
09:32d'une certaine façon
09:33entre Emmanuel Macron
09:34et Viktor Orban,
09:35elle n'est pas nouvelle.
09:36Elle a souvent été cachée
09:38du côté de l'Elysée,
09:38en tout cas,
09:39on ne la revendiquait pas.
09:40Mais déjà,
09:40sur la question du nucléaire,
09:42on sait qu'Emmanuel Macron,
09:43il a beaucoup changé d'avis dessus.
09:44On se souvient
09:45comment déjà
09:45la Commission européenne
09:47à travers Bruxelles,
09:48à travers les Allemands,
09:49chercher d'une certaine façon
09:50à sanctionner
09:51le nucléaire
09:53au niveau européen.
09:54Et à ce moment-là,
09:54Emmanuel Macron avait reçu,
09:55je crois que la première fois,
09:56c'était en 2021,
09:57Viktor Orban à l'Elysée,
09:58encore une fois en catimini.
10:00Ça nous montre quand même
10:01que c'est souvent
10:01un grand jeu de dupes,
10:02vous savez,
10:03cette critique qu'on a
10:04des nationalistes européens
10:06parce que,
10:07sur de nombreux intérêts stratégiques,
10:08on en a bien besoin
10:09de temps en temps.
10:10Éric Tecner sur Europe Envoy.
10:12Écoutez, Emmanuel Macron
10:13qui s'est commis ce matin
10:14et qui a voulu un peu,
10:16je ne sais pas,
10:17mais dire que la France
10:18a quand même un rôle
10:19à jouer, on l'écoute.
10:20Sur le Mercosur,
10:21nous considérons
10:21que le compte n'y est pas
10:22et que cet accord
10:23ne peut pas être signé.
10:24Nous sommes pour échanger.
10:27La France est d'ailleurs
10:27une grande puissance agricole
10:28et agroalimentaire
10:29qui échange à travers le monde,
10:31qui exporte.
10:33Mais nous ne pouvons pas accepter
10:35de sacrifier la cohérence
10:37de notre agriculture,
10:38de notre alimentation,
10:40la sécurité alimentaire
10:41de nos compatriotes
10:42sur des accords
10:44qui ne sont pas encore finalisés.
10:45Vous voyez bien
10:46qu'au moment où nous nous parlons,
10:47nous ne sommes pas prêts,
10:49le compte n'y est pas,
10:50pour signer cet accord.
10:51Parce que je veux
10:52qu'on traite
10:53comme il se doit
10:54notre agriculture.
10:55On doit être respecté.
10:56Voilà, on doit être respecté.
11:00Je veux le compte n'y est pas.
11:02Voilà qu'Emmanuel Macron
11:03tape du poing sur la table
11:04en disant qu'aujourd'hui,
11:05lors de cette réunion
11:06avec les dirigeants européens
11:08à Bruxelles,
11:09il va taper du poing sur la table
11:10pour que les choses,
11:12pour que l'accord du Mercosur
11:13ne puisse pas être signé.
11:15Alors, comme nous disait
11:16Gabriel Cusel,
11:17il faut qu'il puisse être reporté.
11:18Appelez-nous au 01-80-39-21
11:20si, selon vous,
11:21effectivement,
11:22vous êtes choqués
11:23par cette situation,
11:24si notre souveraineté
11:25nous échappe ?
11:25Moi, il y a quelque chose
11:26que je ne comprends pas.
11:27On a un chef de l'État
11:29qui, effectivement,
11:30a été ergiversé
11:31sur la question.
11:32Éric Tegner vient
11:33de l'exploser,
11:35de le présenter.
11:36On a les Français
11:38qui sont absolument
11:39avec les agriculteurs,
11:41qui veulent absolument
11:43avoir une maîtrise
11:43de leur alimentation,
11:45de leur souveraineté.
11:46On a apparemment
11:47le chef de l'État,
11:48etc.
11:49Et puis,
11:49des députés,
11:50des politiques
11:50qui se disent
11:51« Attendez,
11:52il faut qu'on fasse attention
11:53au qu'on va être
11:53soit de nos agriculteurs
11:54et à ce qu'on met
11:55dans notre assiette. »
11:55Et comme disait d'ailleurs
11:56Christian Convert
11:57qu'on a lu en ligne
11:58tout à l'heure,
11:59on a Chine,
11:59on a Tému,
12:00on a envie,
12:00effectivement,
12:01d'avoir une mainmise
12:03sur notre consommation.
12:05Notre consommation
12:05et pour autant,
12:07et pour autant,
12:08Gabriel Cusel,
12:09on ne peut rien faire.
12:11Non, mais il faut se rendre compte
12:12et c'est ce qui fait le lien
12:13entre la crise sanitaire,
12:16la dermatose nodulaire
12:18et puis le Mercosur.
12:20Il faut se rendre compte
12:21que le Brésil,
12:22par exemple,
12:23est censé s'être engagé,
12:24ces pays d'Amérique latine,
12:25à ne pas fournir
12:26de boeuf aux hormones,
12:27de bovins aux hormones.
12:28Parce que vous savez
12:29que c'est interdit en France
12:30depuis les années 80,
12:31parce que autant la dermatose
12:32n'est pas préjudiciable
12:33pour l'homme,
12:34d'après ce qu'on nous dit,
12:35autant les bovins aux hormones
12:37sont dangereux
12:38pour la santé humaine,
12:40cancérigène, etc.
12:41Mais un audit de l'Union Européenne
12:45en 2024
12:45a montré que le Brésil
12:46était incapable
12:47de faire ses contrôles.
12:48Incapable.
12:48D'ailleurs, ça fait partie
12:49des raisons.
12:50Donc si vous voulez,
12:52avancer par Emmanuel Macron.
12:53Mais si vous voulez,
12:54c'est complètement fou.
12:54Et on veut signer avec...
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