Des milliers d'agriculteurs se dirigent ce jeudi 18 décembre vers la capitale belge au moment où les représentants des 27 se réunissent en Conseil européen. Ils dénoncent l'accord de libre-échange du Mercosur, la réforme de la PAC ou encore la gestion française de l'épidémie de dermatose.
00:00Ça va être la baisse de nos produits agricoles, que ce soit en viande bovine, en céréales, en miel,
00:06il y a plein de productions qui vont être touchées directement.
00:10Donc ça, en ce moment, on n'a pas besoin de ça, on n'a vraiment pas besoin de ça.
00:14Ça fait longtemps qu'on se bat contre le Mercosur, on est là à Bruxelles pour montrer notre mécontentement.
00:21Vous personnellement, ça aurait quoi comme conséquence ? Vous me parliez des coûts, des revenus qui pourraient baisser ?
00:27Oui, parce que ces produits-là, ils utilisent plein de produits, ils n'ont pas la même traçabilité,
00:32ils n'ont pas les mêmes normes que nous et ils produisent beaucoup moins cher que nous.
00:36Nous, en France, on nous rajoute toujours des normes, toujours des choses en plus
00:40et on est encore dans ce mouvement de toujours faire mieux en France et on peut le comprendre quelque part.
00:45Et là, on ouvrirait les frontières à des produits qui sont bas de gamme.
00:48Mais c'est quoi la cohérence ? C'est vraiment la cohérence qu'on vient dénoncer ici, aujourd'hui, à Bruxelles.
00:53Est-ce que vous pourriez rivaliser avec ces produits sud-américains si jamais ils arrivent en masse sur le continent européen ?
00:57Jamais, jamais, aucun, aucun. Parce que notre environnement est beaucoup plus cher, notre social est plus cher.
01:04Tout ce qu'on produit, notre mécanisation, l'alimentation de nos animaux est beaucoup plus cher.
01:09Tout est beaucoup plus cher en France, en Europe.
01:11Donc on ne sait pas faire, on n'utilise pas d'hormones de croissance, on n'utilise pas.
01:15Il y a plein de produits phytosanitaires qui sont interdits dans ces pays-là qu'on n'utilise plus en France.
01:21Ils utilisent des choses qu'on n'utilise plus en France.
01:24Donc à un moment de temps, c'est quoi cette politique ? Où est la cohérence ?
01:28C'est ça qu'on veut dire à Manderlein.
01:31Et s'il faut, on ira la voir dans le Parlement.
01:34Est-ce que vous comprenez aussi que dans le même temps, il y ait des pays qui soient plutôt favorables à cet accord ?
01:38L'Allemagne, l'Espagne et que la France n'aura peut-être pas le dernier mot ?
01:41On le comprend, on est sacrifiés. Les agriculteurs, on est sacrifiés pour vendre des automobiles ou pour vendre autre chose.
01:48Donc à un moment de temps, on vient le dire ici qu'on ne veut pas être les sacrifiés.
01:51Tous les pays de l'Europe sont là aujourd'hui. Tous les pays de l'Europe sont contre le Mercosur.
01:55À un moment de temps, il faut que les agriculteurs, ils soient écoutés.
01:58Il y a Emmanuel Macron qui est de votre côté. Il a répété encore tout à l'heure qu'il ne souhaitait pas que cet accord soit signé en l'État.
02:05Vous comptez beaucoup sur le président français ?
02:07Il ne faut pas qu'il lâche. On a senti quelques faiblesses d'Emmanuel Macron.
02:09Là, il s'est rétabli. Maintenant, il ne faut pas qu'il lâche. Il faut qu'il soit très ferme et qu'il arrive à convaincre d'autres pays à faire une minorité de blocage.
02:17On voit que les Italiens sont en train de revenir avec nous.
02:20Donc il faut encore d'autres pays qui reviennent avec nous.
02:23C'est important que les différents pays européens écoutent leurs agriculteurs.
Commentaires