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  • il y a 5 semaines
La colère des agriculteurs gronde toujours. Ce mardi 16 décembre, ils restent présents sur de nombreux axes routiers.
Parmi leurs revendication, l'abattage systématique des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire, mais également l'accord de libre-échange entre l'UE et les pays du Mercosur.

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Transcription
00:00C'est le minimum qu'il puisse faire.
00:01Moi, je pense que le président de la République, en premier lieu,
00:04le gouvernement un petit peu aussi, a manqué de clarté sur le Mercosur.
00:07En réalité, le président de la République, quand il était au Brésil
00:10ou avec le président brésilien en France, il disait qu'il était pour.
00:14Et que quand il revoyait les agriculteurs ou les forces politiques françaises
00:17qui sont unanimement contre en l'État,
00:19il disait que ce n'était pas tout à fait acceptable.
00:23Donc c'est cette ambiguïté aussi qui énerve tout le monde.
00:25Et ce sentiment que finalement, il y a une forme de dépossession
00:28de la capacité à décider sur ce sujet.
00:32L'Assemblée nationale a voté à de multiples reprises
00:34contre la signature de cet accord.
00:37Et là, on sentait, j'espère que ça ne se fera pas,
00:39mais que cette semaine, c'était sur le point de se faire quand même
00:41contre la volonté française.
00:42Parce que tout simplement, il n'y a pas assez de pays
00:44avec la France pour le contrer.
00:45Il y a pas mal de pays qui attendent ça avec impatience.
00:48On a encore un urgent qui vient de nous parvenir il y a quelques secondes.
00:50L'Espagne qui espère pour son économie que cet accord sera signé.
00:54L'Allemagne, c'est la même chose.
00:55Donc c'est ça, l'Union européenne aussi.
00:57Oui, il y a des intérêts qui sont contradictoires entre les pays.
01:00Mais je pense qu'il y a eu aussi un peu de faiblesse
01:02de la part de l'exécutif français dans les négociations
01:04parce que la position n'était pas claire.
01:07Il y a eu de la faiblesse aussi par rapport au comportement de la Commission.
01:10Il faut rappeler qu'au départ, c'était un accord sur lequel
01:13chaque pays, dont la France, devait avoir un droit de veto.
01:17Et la Commission a utilisé un artifice juridique
01:20pour scinder l'accord en deux
01:21et empêcher que des pays aient individuellement un droit de veto.
01:24Tout ça, à la fin, ça provoque aussi la rage
01:27qu'on voit sur un certain nombre de blocages.
01:29On va continuer.
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