00:00C'est le minimum qu'il puisse faire.
00:01Moi, je pense que le président de la République, en premier lieu,
00:04le gouvernement un petit peu aussi, a manqué de clarté sur le Mercosur.
00:07En réalité, le président de la République, quand il était au Brésil
00:10ou avec le président brésilien en France, il disait qu'il était pour.
00:14Et que quand il revoyait les agriculteurs ou les forces politiques françaises
00:17qui sont unanimement contre en l'État,
00:19il disait que ce n'était pas tout à fait acceptable.
00:23Donc c'est cette ambiguïté aussi qui énerve tout le monde.
00:25Et ce sentiment que finalement, il y a une forme de dépossession
00:28de la capacité à décider sur ce sujet.
00:32L'Assemblée nationale a voté à de multiples reprises
00:34contre la signature de cet accord.
00:37Et là, on sentait, j'espère que ça ne se fera pas,
00:39mais que cette semaine, c'était sur le point de se faire quand même
00:41contre la volonté française.
00:42Parce que tout simplement, il n'y a pas assez de pays
00:44avec la France pour le contrer.
00:45Il y a pas mal de pays qui attendent ça avec impatience.
00:48On a encore un urgent qui vient de nous parvenir il y a quelques secondes.
00:50L'Espagne qui espère pour son économie que cet accord sera signé.
00:54L'Allemagne, c'est la même chose.
00:55Donc c'est ça, l'Union européenne aussi.
00:57Oui, il y a des intérêts qui sont contradictoires entre les pays.
01:00Mais je pense qu'il y a eu aussi un peu de faiblesse
01:02de la part de l'exécutif français dans les négociations
01:04parce que la position n'était pas claire.
01:07Il y a eu de la faiblesse aussi par rapport au comportement de la Commission.
01:10Il faut rappeler qu'au départ, c'était un accord sur lequel
01:13chaque pays, dont la France, devait avoir un droit de veto.
01:17Et la Commission a utilisé un artifice juridique
01:20pour scinder l'accord en deux
01:21et empêcher que des pays aient individuellement un droit de veto.
01:24Tout ça, à la fin, ça provoque aussi la rage
01:27qu'on voit sur un certain nombre de blocages.
01:29On va continuer.
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