00:00Deuxième sujet est évidemment sur l'économie.
00:03Je vais ici dire à nos agriculteurs qui manifestent la clarté de la position de la France depuis le début.
00:12Sur le Mercosur, nous considérons que le compte n'y est pas et que cet accord ne peut pas être signé.
00:16Et c'est la même chose, c'est la cohérence de l'Europe et c'est une Europe qui protège son agriculture et ses producteurs.
00:23Nous sommes pour échanger. La France est d'ailleurs une grande puissance agricole et agroalimentaire qui échange à travers le monde, qui exporte.
00:33Mais nous ne pouvons pas accepter de sacrifier la cohérence de notre agriculture, de notre alimentation, la sécurité alimentaire de nos compatriotes sur des accords qui ne sont pas encore finalisés.
00:46Nous avons depuis le début été très clairs. Nous nous demandons ce qu'on appelle une clause de sauvegarde.
00:51Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est un frein d'urgence. Si on a des marchés qui sont déstabilisés, il faut pouvoir stopper les choses.
00:58La Commission a fait une proposition, le Parlement l'a améliorée, les discussions sont encore tenues hier.
01:02Mais elles ne sont pas terminées, il n'y a même pas le vote. Donc ça n'est pas encore prêt.
01:06Mais on avance dans la bonne direction. Mais je veux avoir la vérité des prix et nos agriculteurs avec moi.
01:13La deuxième chose, on veut la réciprocité. Et c'est très simple à comprendre.
01:17Et je ne comprends même pas qu'il y ait de débat sur ce sujet.
01:20C'est que quand on a interdit des substances à nos agriculteurs, ce qui leur a demandé des efforts,
01:24quand on leur a dit qu'il ne faut plus utiliser tel pesticide, quand on leur a dit qu'il ne faut plus utiliser telle molécule pour produire,
01:30parce qu'il en va de la sécurité alimentaire de nos compatriotes, ils ont fait cet effort.
01:35Ça leur a souvent coûté de l'argent. Ça a rendu leur vie plus dure.
01:39Et aujourd'hui, on voudrait ouvrir notre marché à des gens qui ne respectent pas ces mêmes règles.
01:43C'est absurde. Personne ne peut comprendre ça.
01:45Donc on veut ces mesures de réciprocité, ce qu'on appelle ces clauses miroirs.
01:50La Commission a commencé à faire des propositions.
01:52On doit aller plus loin. Il y a des comités qui se réunissent en janvier.
01:55Je regarde les choses. On n'est pas prêts. Le compte n'est pas.
01:59Et la troisième chose, on dit qu'il faut des contrôles.
02:02Parce qu'une fois qu'on a mis toutes ces règles, si on ne les contrôle pas dans nos ports, nos aéroports,
02:05quand ça arrive, on n'est même pas sûr que c'est respecté.
02:07Il y a des engagements qui ont été pris pour dire au 1er janvier, on va les augmenter.
02:12Très bien, on va regarder.
02:14Donc vous voyez bien qu'au moment où nous nous parlons, nous ne sommes pas prêts.
02:17Le compte n'y est pas pour signer cet accord.
02:20Parce que je veux qu'on traite comme il se doit notre agriculture.
02:24On doit être respecté.
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