00:00Aurèle qui n'est pas encore remplacée par l'IA, on a besoin d'une expertise en chair et en os de notre médecin pour comprendre les enjeux autour de cette grippe hivernale qui s'intensifie.
00:10On va regarder la carte qui a été publiée par le Centre des publics France. L'épidémie, elle est là, elle est bien installée. On n'est pas encore au pic. On en est où exactement de cette épidémie ?
00:20Comme vous l'avez dit, sur la carte de France, on peut voir que quasiment toutes les régions sont en rouge, c'est-à-dire qu'elles sont en situation épidémique.
00:30Et la chose qui est assez intéressante, c'est qu'on a un modèle de santé publique France qui a été fait avec l'Inserm pour savoir quand est-ce qu'on va avoir le pic épidémique,
00:39puisque d'accord, on est dans le rouge, mais est-ce qu'on va aller encore plus loin et probablement que ce serait dans 7 jours et qu'ensuite on aurait une décrue début janvier.
00:47Mais ça va quand même impliquer le fait qu'il risque d'y avoir énormément de tensions au niveau de l'hôpital, puisqu'il faut bien se rendre compte que...
00:52Donc attendez dans 7 jours, donc pile à Noël.
00:54Donc pile à Noël, exactement.
00:55Il y aura moins de monde à ce moment-là ou pas du coup ?
00:58Alors ça veut surtout dire que les motifs d'hospitalisation probables seront liés à des cas de grippe.
01:03Et il faut bien comprendre que malheureusement, des patients qui nécessitent d'être hospitalisés, ils ne mettent pas qu'une semaine.
01:08C'est-à-dire que lorsque vous allez arriver sur la phase de décrue, on va continuer à payer d'un point de vue hospitalier tout ce qui s'est passé avant,
01:14puisque parfois les patients peuvent rester plusieurs semaines hospitalisés.
01:17Donc quand même, la chose qui nous fait un peu peur pour les hospitaliers, c'est est-ce qu'on va avoir les places pour être capable de gérer tout le monde ?
01:23Alors on parle beaucoup du variant K, la grippe K même, on appelle ça parfois.
01:28Est-ce qu'on dit qu'il est plus dangereux ? Est-ce qu'il est plus contagieux ? On fait le point avec vous ce matin.
01:32Eh bien l'OMS a répondu à la question le 10 décembre, ils ont fait un communiqué de presse où justement, ils ont dit qu'à l'heure actuelle, il n'y a aucun argument pour dire que la grippe AH3N2,
01:42avec une petite mutation qu'on va l'appeler la grippe K parfois, eh bien vous allez avoir une grippe qui n'a pas plus de sévérité.
01:50Par contre, c'est vrai que dans les faits, ce qu'on observe, c'est qu'elle est en train de remplir le paysage virologique et que finalement, c'est probablement le variant qui se démarque le plus.
01:59Ensuite, la question qui vient après, ça va être l'efficacité vaccinale.
02:03L'efficacité vaccinale, c'est vrai qu'on ne serait pas forcément sur la meilleure efficacité.
02:06Pour que vous compreniez, il faut comprendre qu'ici, vous avez un virus de la grippe, votre corps le reconnaît parce que vous avez des marqueurs.
02:15Ces marqueurs-là, ça c'est le virus de la grippe qu'on va vous injecter lorsque vous avez un vaccin.
02:22Sauf que le vaccin, on a dit, il est basé sur des souches anciennes qui datent de février.
02:26Le virus a muté et donc vous allez avoir vos récepteurs qui vont un petit peu se modifier.
02:31Ça reste du virus de la grippe, mais ça n'a plus exactement la même forme.
02:35Et donc, votre corps, il va avoir des difficultés à reconnaître les étiquettes sur votre virus de la grippe.
02:42Et donc, dans ce cas-là, il y a un risque d'échappement immunitaire.
02:44Donc, ça veut dire que le vaccin qu'on a fait là, il risque d'être probablement moins efficace.
02:47Moins efficace pour ce variant.
02:49J'aime beaucoup vos démonstrations. Il ne fait pas peur votre petit virus de la grippe.
02:52Là, on dirait un cartouli.
02:53Vous avez mis deux petites oreilles, deux petites oreilles des maglutinines.
02:56Pour adoucir tout ça. Merci Aurel.
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