00:00Je voudrais simplement rappeler, comme je l'ai fait, et d'ailleurs je crois qu'on vous a passé des graphiques qui permettent de l'illustrer.
00:08Je peux vous le passer, monsieur le rapporteur, si vous le souhaitez. En tout cas, je vous le ferai parvenir.
00:14Qui montrent que la dotation publique en valeur absolue et en euros courants a baissé, enfin est stable, on va dire, a légèrement baissé de 1,2% pour France Télévisions
00:26entre 2015 et 2025. Donc certes, la dette française a cru, les dépenses publiques ont cru, mais France Télévisions n'y est pour rien.
00:39Et si on raisonne en euros constants, c'est-à-dire qu'on prend en compte le fait que dans ce pays, il y a de l'inflation.
00:46Alors au début, en 2015, c'était une inflation assez faible, mais avec le Covid, l'inflation a été forte.
00:52On a vu les prix de l'électricité, notamment. On a beaucoup de charges qui sont dans nos comptes d'exploitation strictement indexées sur l'inflation
00:59ou sur le prix de la construction, comme les loyers, par exemple. Eh bien, c'est ce qui m'a fait dire dans mon propos introductif, pardon,
01:09et qu'on peut retrouver aussi dans un rapport de l'IGAC et de l'IGF. France Télévisions coûte 500 millions d'euros de moins aux Français qu'il y a 10 ans.
01:19Tout ça pour dire, monsieur le rapporteur, que des efforts, nous en avons fait. Est-ce que c'est suffisant ? Est-ce qu'on peut en faire encore ? Certainement.
01:28Là, et d'ailleurs, ce n'est pas pour rien que la Cour des comptes que vous mentionnez émet sa première recommandation à l'attention de l'État.
01:37Parce que nous avons eu une gestion, à partir de 2023, extrêmement erratique de la dotation publique. Je rappelle que ce qui nous a mis en difficulté en 2025,
01:49c'est le fait d'avoir eu trois coupes budgétaires successives entre le mois de novembre et le mois de février. C'est-à-dire qu'on avait déjà démarré l'année.
01:57Je rappelle que nous sommes une entreprise où nous commandons les programmes de septembre à juin. Donc, quand au mois de février, on vous dit « on coupe le budget »,
02:08on ne peut pas réagir avant le mois de septembre suivant. Il y a une forme d'inertie. Je rappelle aussi que quand aujourd'hui, nous commandons une fiction,
02:17c'est pour qu'elle soit diffusée et rentre dans notre compte d'exploitation dans deux ans ou trois ans.
02:22Donc, il y a évidemment une forme d'inertie entre l'activité de l'entreprise et son compte d'exploitation.
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