00:00Est-ce que c'est un budget qui nous plaît ? Non. Est-ce que c'est le budget initial ? Non. Est-ce que ça nous fait plaisir de suspendre une réforme
00:12qui est essentielle au regard de la dynamique démographique et des chiffres ? La réponse, elle est non. Mais le problème, c'est qu'il n'y a pas de plan B.
00:24C'est-à-dire que les Gersois que j'ai encore rencontrés ce week-end m'ont dit arrêtez. Sortez-nous un budget qu'on puisse passer à autre chose.
00:35On n'a pas discuté du budget pendant six mois encore. Donc oui, non, ce n'est pas un bon budget, clairement.
00:42On a fait des concessions au Parti Socialiste que je trouve un peu excessives, si vous voulez.
00:45Il y a eu trop de concessions.
00:46À mon point de vue, un peu excessives.
00:48Lesquelles alors ?
00:48J'aurais probablement négocié différemment avec le Parti Socialiste. Je ne sais même pas s'il y a eu des négociations.
00:54On a cédé beaucoup.
00:56Pardon, pardon, pardon. Qu'est-ce qui a été too much, selon vous ? Où est-ce que Sébastien Lecornu est allé trop loin vers les socialistes ?
01:04D'abord, sur la réforme des retraites, c'était demandé. Et je pense qu'effectivement, si ça avait été solde de tout compte, aujourd'hui, on ne se poserait pas de questions.
01:13Mais en termes de dépenses publiques, je vais prendre un sujet, je sais qu'il est difficile et pas très populaire.
01:20C'est l'indexation des retraites. On est dans un système par répartition. Les retraites, c'est une dépense. C'est comme ça. C'est un système par répartition.
01:29Et donc, moi, je trouve qu'on aurait pu trouver un compromis si on avait discuté en amont pour dire, bon, peut-être qu'au-delà d'un certain seuil, il ne faut pas les indexer.
01:36Mais ça, ça aurait été une négociation. Ça aurait permis à la fois de faire des économies, de protéger les retraités qui ont les plus petites pensions.
01:46Ça, je pense qu'on aurait pu le faire. Le fait d'avoir cédé sur tous les retraités, c'est l'Assemblée qui a décidé. Et l'Assemblée est à l'image, aujourd'hui, de la société française.
01:55C'est ça, c'est ça, c'est ça.
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